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New Canadiana :: Clarinet Panic Deluxx – No Tasseomancy

Clarinet Panic Deluxx - No Tasseomancy

It’s strange that this album is called No Tasseomancy. Often lines of sound follow different time signatures only to meet together abruptly and divide again. It is the synchronicity of events leading to an inevitable outcome. Much like the intuitive mysticism of tea leaf readers, this music finds tiny dots of connection in the chaotic movements of the universe. Maybe the movement away from tasseomancy conveys a forethought of the composer(s). No matter, it’s a thoughtful sound.

Il est étrange que le titre de cet album soit No Tasseomancy. Souvent, les ondes sonores se propagent dans différentes directions ne serait-ce que pour venir se croiser soudainement, puis se séparer à nouveau. C’est la synchronicité des évènements menant à un résultat inévitable. Comme le mysticisme intuitif des devins qui lisent dans les feuilles de thé, cette musique parvient à trouver de minuscules points de jonction au cœur des mouvements chaotiques de l’univers. Peut-être cette négation de la tasséomancie nous dévoile-t-elle une certaine prévoyance de la part du/des compositeur(s). Peu importe, il s’agit bien d’un son réfléchi.


Clarinet Panic Deluxx – No Tasseomancy


Clarinet Panic Deluxx – De-Troit

New Canadiana :: The Binz – How to Freak Out Responsibly About the Rise of the Robots

The Binz - How To Freak Out...

The Binz’ How to Freak Out Responsibly About the Rise of the Robots, released by spirited one-man Vancouver punk label, Not Yer Buddy Records, is a seething, violent mass with something friendly at its core. The songs come from a familiar place without being too familiar, moving forward so quickly that there’s not much time to sit and zone-out to any given riff — there’s something even better coming and it’s starting to hit now. But rather than being complex, the album is tireless, with Gary Roberts alternating between singing and screaming, restraint and onslaught, hurtling us towards the end.

How to Freak Out Responsibly About the Rise of the Robots (ou : comment capoter responsablement face à une insurrection de robots) de The Binz, une production de la fougueuse maison de disque punk Vancouvéroise dirigée en solo, Not Yer Buddy Records, est une masse violente et colérique sur un fond amical. Les pistes viennent d’un endroit familier sans toutefois trop l’être, allant de l’avant si rapidement qu’on ne peut pas vraiment prendre le temps de décrocher et de se concentrer sur un riff quelconque, car quelque chose d’encore mieux se fait sentir. À défaut d’être complexe, l’album est plutôt inlassable, Gary Roberts alternant entre cri et chant, retenue et assaut, nous projetant vers la fin.


The Binz – Suffer Master


The Binz – Last Call Master

New Canadiana :: The Marlees – Marlee’s World

The Marlees - Marlee's World

Whether breezily evoking a weary lo-fi Velvets or the Byrds-influenced strand of downer teenage garage, Marlee coats everything in the kind of murk characteristic of the best past and current NZ/Australian imprints. The near-boogie on the last two tracks suggest the tape a sleepier Marc Bolan might have cut for K with Stephen Pastel producing.

Qu’il évoque avec désinvolture un Velvet lo-fi las ou un garage adolescent déprimé sous l’influence des Byrds, Marlee enveloppe tout des traits glauques des meilleurs sons néo-zélandais et australiens du passé et du présent. Les deux dernières chansons, qui inspirent presque la danse, rappellent ce qu’un Marc Bolan légèrement endormi aurait pu enregistrer pour K avec Stephen Pastel à la production.

The Marlees – Caroline

The Marlees – Montego Bay

New Canadiana :: Thantifaxath – Sacred White Noise

Thantifaxath - Sacred White Noise

The debut album from Torontonian black metal wizards Thantifaxath is as easily digested as a near-death experience. With every depraved howl and rhythmic contortion, the anonymous three-piece hurl the listener headlong towards eternity’s void. As the paralyzing sense of one’s finitude looms ever-larger, the Dark Mother rears her head, beckoning with a bloody tongue. What follows is a searing blur of rapturous agony. Now left bodiless and forlorn, the soul seeks refuge in an ocean of wisdom left to dry up long ago. This is the culmination of every nervous glance, every humiliation, every trial of humanity. Perhaps it is not a fear of the end that perpetuates our anxieties but a fear that the end will not come soon enough.

Thantifaxath, le premier album des magiciens black-metalleux torontois, est aussi agréable pour l’estomac que de frôler la mort. Avec chaque hurlement dépravé et chaque contorsion rythmique, ce trio anonyme projette l’auditeur tête première vers le néant de l’éternité. Alors que cette paralysante réalisation que la fin est imminente devient de plus en plus palpable, la Mère Sombre fait son entrée et séduit de sa langue ensanglantée. S’ensuit un flash brûlant d’exquise agonie. Laissée sans joie ni enveloppe corporelle, l’âme se réfugie dans un océan de sagesse asséché depuis longtemps. Ceci est la culmination de chaque regard nerveux, chaque humiliation, chaque épreuve à laquelle on a dû faire face. Peut-être que ce n’est pas une peur de la fin qui perpétue nos anxiétés, mais bien la peur que celle-ci ne vienne pas assez vite.

Thantifaxath – Gasping in Darkness

Thantifaxath – The Bright White Nothing at the End of the Tunnel

New Canadiana :: Wizards // The Faps – Split

Wizards // The FAPS - Split

Wizards trade their surfboards for Sabbathisms, asserting themselves among Saskatoon’s lysergic lineage. On this incense-soaked slow burner, the bridge city fivesome orchestrate a grain-bin séance, conjuring some formless colossus of yore. Ex-Moose Javians the FAPS fill their side with the frenetic kenetics and ramshackle shout-sermons they do best. “Atrophy Wife” does some time in a 6/4 schizo-shuffle before busting out into a fuzz-fueled yelling match. On “IWBSTAR”, the blues makes nice with noise-rock like Grinderman with a touch of ADHD. Grip these Saskatunez before it’s too late.

Les Wizards se font une place dans le patrimoine lysergique de Saskatoon en échangeant leurs planches de surf pour des sabbathismes. Avec ce succès en devenir, le quintette de Bridge City orchestre une séance-silo, évoquant un colosse de jadis sans forme. Pour leur part, les FAPS, d’anciens Moose-Javiens, font ce qu’ils font le mieux : cinétique frénétique et sermons fragiles à vive voix sont au menu. « Atrophy Wife » débute avec un rythme 6/4 schizophréné avant de s’engager dans une partie de gueulage pleine de distorsions. Dans « IWBSTAR », les blues vont bien avec le noise rock à la Grinderman avec un brin de TDAH. Mettez la main sur ces Saskatounes avant qu’il ne soit trop tard.


Wizards – Karma


The FAPS – IWBSTAR