we are northernly


New Canadiana :: Simon Frank – Double Image

Simon Frank - Double Image

Simon Frank, one half of Hot & Cold, takes a break from working on his ESG PhD to drop another visionary post-punk gem. Darkened disco lights revolve to the ticking beats as weakened amps blast out commands, attempting to simultaneously subdue and awaken our senses. We listen to the rambling truths from a midnight lecturer, his swagger reminding us of our distant ideals. Caught in the cold wave of a nightclub exodus, these double images keep our bodies in sweltering heat.

Simon Frank, un des deux membres de Hot & Cold, prend une pause de son doctorat en ESG pour sortir un autre bijou post-punk visionnaire. Des lumières disco assombries tournoient au rythme des tic-tacs pendant que des amplis crachent des ordres en tentant d’apaiser nos sens et de les réveiller en même temps. On écoute les vérités décousues d’un conférencier nocturne, sa démarche arrogante nous rappelle nos idéaux lointains. Pris dans la vague froide à la sortie d’une boîte de nuit, ces doubles images maintiennent nos corps dans une chaleur étouffante.


Simon Frank – Old Phase


Simon Frank – Whiskey Mutton Chicken

New Canadiana :: Tired – Tape II

Tired - Tape IIWeird_Canada-Tired-Tape_II-thumb

Just when I had stopped picking out the leftover shrapnel from Tired’s initial declaration of war, a new wave arrived to fling the sludge back through my eardrums. Deirdre from Pleasence called Josh Bastien her favourite guitar player in a recent issue of Offerings and his chops are in full devastation mode here. Holes are burnt through speakers and brains haven’t been this scattered since the last time you saw Drainolith. The demolition crew of Seeger and Shapiro have cleared the rubble so that Jesse can chant the team slogan to rousing applause. Burying everything in a molten field of heavy duty machinery and broken strings, this is next best thing to running through your local tar pit. Those still digging their way out from listening to too much of that THIGHS tape may have to wait a while longer. There’s nowhere to go but down with these sounds.

Je venais tout juste de ramasser les derniers éclats laissés par la première déclaration de guerre de Tired qu’une nouvelle vague boueuse est venue traverser mes tympans. La technique de Josh Bastien – le guitariste préféré de Deirdre de Pleasence selon un numéro récent de Offerings – est totalement dévastatrice : des trous brûlants perforent les haut-parleurs. Les cerveaux n’ont jamais été aussi dispersés depuis la dernière écoute de Drainolith. Les démolisseurs Seeger et Shapiro ont dégagé les décombres pour que Jesse puisse scander leur slogan au son d’applaudissements assourdissants, ensevelissant tout dans un fond en fusion de machineries lourdes et de cordes cassées. Après s’enfoncer dans votre fosse de bitume locale, c’est ce qu’il y a de mieux. Ceux qui cherchent toujours à remonter après avoir écouté trop de THIGHS devront attendre encore. Avec ces sons, on ne peut que descendre.


Tired – Tired


Tired – Murder Acquital

New Canadiana :: Poler Bear – The Winter At Your Ears

Poler Bear - The Winter At Your EarsPoler Bear - The Winter At Your Ears

Stare out the warm window: the roads are plowed to the pavement and the streetlights shimmer orange across piled up snow. The darting tale of a snowshoe hare is told in bounding tracks across the lawn. The wind howls. The house elicits a terrible shiver; the long-suffering groan of Atlas shaking the shelter’s wooden bones. Once, there were no houses here. What a terrible sight this must have been, this wind-burned prairie. Poler Bear – Saskatoon’s Josh Robinson – sings to the stillness of the winter night, the diamonds studded in a hard crust of snow, the thin pane of insulated glass.

Regardez par la chaleureuse fenêtre : les routes sont marquées dans la chaussée et les lumières orange des lampadaires scintillent sur les bancs de neige. Le récit précipité d’un lièvre d’Amérique est raconté dans des traces de sauts dans la pelouse. Le vent hurle. La maison provoque un terrible frisson; le gémissement durement éprouvé d’Atlas secouant les os de bois du refuge. Jadis, il n’y avait pas de maisons ici. Quelle terrible vue cela devait être, cette prairie brûlée par le vent. Poler Bear – Josh Robinson, de Saskatoon – chante la tranquillité de la nuit hivernale, les diamants qui parsèment l’épaisse neige, la mince vitre de verre isolant.


Poler Bear – 5am


Poler Bear – Light Boxes

Ex Libris :: Herd Magazine Issues 01-03

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Communities are built and sustained through documentation, collaboration, participation.

Herdmag, free and published independently on a quarterly basis, begins its inaugural issue with a personal letter that offers itself to the city of Ottawa, its home. Herd is a platform for local cultural institutions, musicians, artists, chefs, and writers to make their presence known. With the turn of each page, the idea that one’s creative trajectory must include moving to a larger metropolis (nearby Montreal or Toronto, for instance) is challenged.

“You’re not looking hard enough.” Here is a vibrant roster of groups and individuals who are making things happen. Locally.

In a gripping story about the closure of a historic downtown nightclub, an onlooker imagines what a typical night during the club’s heyday might have been like. Ghosts and figments of the past are recalled alongside the old, discarded carpet that once caught the broken glass of flashbulbs. Herdmag is a collection of these glass shards. Only it is alive and active right now, reflecting, sharing, and documenting cultural activity so that one will never have to wonder about how the city might have looked, sounded, and moved.

Pour faire rouler une communauté, il faut combiner ces trois choses : documentation, collaboration et participation. Herdmag, un trimestriel indépendant gratuit, ouvre son premier numéro avec une lettre personnelle adressée à sa ville d’origine, Ottawa. Herd est une plateforme sur laquelle des musiciens, des artistes, des chefs cuisiniers, des écrivains et des organismes culturels peuvent se faire connaître. La notion que tout cheminement créatif doit passer par les plus grandes agglomérations (comme Montréal ou Toronto, par exemple) est remise en question à chaque page.

« Tu ne cherches pas assez loin. » Voici un vibrant catalogue d’artistes et de groupes qui font brasser la scène locale. Dans une histoire poignante à propos de la fermeture d’un club du centre-ville, un observateur imagine ce qui devait être une soirée typique lorsque l’établissement était à son apogée. Spectres et bribes du passé sont retrouvés aux côtés du vieux tapis qui a naguère attrapé les fragments d’ampoules cassées. Herdmag est une collection de ces mêmes morceaux de vitre. Contrairement à la vieille bâtisse, le magazine est toujours actif en ce moment, remémorant, partageant et documentant l’activité culturelle pour que personne n’ait plus jamais à se demander de quoi la ville avait l’air dans le temps.

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New Canadiana :: S.H.I.T. – Equalizing Distort Radio Session

S.H.I.T. - Equalizing Distort Radio Session

In a trance, mechanically moving against other bodies, sweat and blood mixed with intense explosions of energy: the natural habitat of S.H.I.T. These Toronto hardcore punks inject their music with grittiness in a violent explosion of guttural screams and tube-blowing guitars against the backdrop of skin-busting drums and bone-vibrating bass. The songs gain life, with an imitation of the crowd shoving and punching in the sonic mosh pit. S.H.I.T. destroys their own genre and rebuilds it from the bottom up: harder, better, faster, gnarlier.

En transe, bougeant de façon mécanique contre d’autres corps, de la sueur et du sang mélangés à d’intenses explosions d’énergie : tel est l’habitat naturel de S.H.I.T.. Ces punks hardcore de Toronto injectent leur musique de solide détermination dans une explosion violente de cris gutturaux et de guitares soufflant les tubes dans un décor de batterie qui abîme la peau et de basse qui fait vibrer les os. Les chansons prennent vie avec une imitation de la foule qui pousse et qui cogne dans le mosh pit acoustique. S.H.I.T. détruit son propre genre et le reconstruit de fond en comble : plus dur, meilleur, plus rapide, plus exceptionnel.


S.H.I.T. – Human Kindness


S.H.I.T. – Eraser