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New Canadiana :: Philippe Battikha – Invisible Backgrounds

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Philippe Battikha of CORSE and La Part Maudite steps out for an avant-serenade on this mournful solo offering. The granular tones and careening curlicues of his trumpet drift in slow-mo flow through soundscapes of bustling street corners, Super 8 camera whirr, and less recognizable squishes. Double bass saws through “Beyond You” while “Time For New Hands” casts a pall over haunted pianos, righteous vocals samples, and the soothing ASMR of rain on a windowsill.

Philippe Battikha, membre des groupes CORSE et La Part Maudite prend une pause pour nous offrir une sérénade avant-gardiste sur cet album solo mélancolique. Les enjolivures de sa trompette s’égrènent en formant des spirales qui ralentissent à travers les bruits des coins de rue animés, le vrombissement de la caméra super 8, et autres sons non identifiés. La contrebasse évoque l’égoïne tout au long de « Beyond You » alors que « Time for New Hands » enveloppe de brouillard des pianos hantés, des bribes de voix moralisatrice et de réconfortants ASMR qui rappellent la pluie sur la fenêtre.

Philippe Battikha – Time For New Hands

Philippe Battikha – Beyond You

New Canadiana :: Dorothea Paas – Calm Your Buddy Down

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Crunchy turtle Sunday mornings. Cold coffee sips and house plants swaying green in cool Spring window breeze. Swollen unsure memories pore over the night before. A small kiss, a rip in your favourite old t-shirt, accidentally smashed highball glass. Regretful rolling into wistful, the soft ache in the skull pulsing out questions. Denim and plaid clad reaper sits in a chair close by, whispering dead-leaf nostalgic elegies. Stained and heavy curtains billow while dust motes drift on yellow beams.

Dimanches matins paresseux. Gorgées de café froid et plantes tirant sur le vert dans la fraîche brise printanière. Souvenirs confus de la veille. Un petit bec, un trou dans votre t-shirt préféré, un verre accidentellement cassé. Les regrets font place à la mélancolie, la douleur lancinante sous vos cheveux bat au rythme des questions. Jeans et chemise à carreaux jetés sur une chaise récitent un poème automnal. Les rideaux épais et tachés se gonflent tandis que la poussière est poussée par le vent sur les poutres jaunes.

Dorothea Paas – Vessel

Dorothea Paas – Climbing

New Canadiana :: Pat Jordache – Steps

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Dancing mania is precisely what happens when listening to Pat Jordache’s Steps. We are invited to explore his world, a chaotic orchestral playground. Synths rise and fall like peaks and valleys. Guitars represent the sun and the groove guides us with commanding beats and luscious bass. The voice is always changing, representing characters who carry the album’s narrative – a pursuit for utopia. Do we watch the flowers grow or do we move to oil city? What is your paradise?

La manie dansante est précisément ce qui se passe lorsqu’on écoute Steps de Pat Jordache. On est invité à explorer son monde : un terrain de jeu orchestral et chaotique. Les synthés montent et descendent comme monts et vallées. Les guitares représentent le soleil et le groove nous guide d’un rythme ferme et d’une basse aguicheuse. La voix de l’artiste ne cesse de changer afin de représenter les personnages qui portent le récit de l’album : la poursuite de l’utopie. Regardons-nous les fleurs pousser ou déménageons-nous vers pétroville? Quel est votre paradis?

Pat Jordache – Morning Sun

Pat Jordache – O.M.O.

New Canadiana :: Man Meets Bear – Huronian Cadence

The photo of collaborating artist Experimental Housewife standing in Lake Huron is reminiscent to Man Meets Bear’s cover art. Songwriter Soren Brothers wears his art on his sleeve, bridging his composition with his dedicated hours to limnology with visual transparency.

Huronian Cadence is an ethereal voice resting on nylon string. Soft textures of Latin and classical folk invoke images of a crash test dummy awaiting the ravage of a jersey barrier of heavy modulation. “Go Wild” is particular with cartoonish wails, becoming scratchier and alluring with high gain vocals. Other tracks feature a gated and compressed percussion, adding a closed dimension to the roofless, ambient siren call of Soren Brothers from across the lake.

La photo de l’artiste collaboratrice Experimental Housewife se tenant dans le Lac Huron rappelle les pochettes d’album de Man Meets Bear. Le chansonnier Soren Brothers joue son art à coeur ouvert, et fait le pont avec ses longues heures dédiées à la limnologie avec transparence visuelle.

Huronian Cadence est une voix éthérée posée sur un fil de nylon. De douces textures latines et de folk classique invoquent les images de mannequins de crash test en attente du ravage que leur causera une barrière jersey de lourde modulation. “Go Wild” est particulière, avec ses gémissements cartoonesques, devenant de plus en plus éraflée et allusive avec les voix traitées avec intensité. Les autres morceaux contiennent une percussion filtrée et compressée qui ajoute une dimension fermée au chant de sirène ambiant et sans toit de Soren Brothers venant de l’autre côté du lac.

Man Meets Bear – Owen Sound

Man Meets Bear – Go Wild

New Canadiana :: OK Jazz – Ok Jazz

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Who remembers weird Canadian sketch comedy Kids in the Hall? OK Jazz do, dedicating a jocular titled track to the pitiful sexist with vegetation for hair. OKJ knows what peeves Cabbage Head and do it best by diving into the fine art of tiered satire. OKJ chants for gender equality in harmonious solidarity. Clean guitar and complimenting overdriven bass tones slither underneath blissful singing. The sound is indefinite and signature throughout their debut. OKJ can belt a shrill voice to drive their take home message; to join their people’s club. Anybody is invited. Embrace the state of mind and you won’t be waitlisted.

Qui se rappelle de Kids in the Hall, cette émission canadienne à l’humour étrange? OK Jazz s’en souvient et dédie un titre plaisantin à ce pitoyable sexiste aux cheveux végétaux. OKJ sait ce qui se trame dans cette tête de chou et l’illustre parfaitement grâce à l’art fin de la satire à niveaux multiples, célébrant l’égalité des sexes dans la solidarité harmonieuse. Une guitare claire complémentée de tons de basse surmultipliée s’immisce sous un chant merveilleux. Sur ce premier album, le son reste indéfini tout en étant distinctif. Mais OKJ peut également scander son message d’une voix stridente : joignez-vous à notre club! Tout le monde est le bienvenu. En adoptant cet état d’esprit, vous pouvez oublier la liste d’attente.

OK Jazz – Cabbage Head

OK Jazz – Fuck the Boys Club