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New Canadiana :: Zale To Infinity – Ghosts
- Zale To Infinity
- Ghosts
- (Self Released)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the travelling blues of Heather Reid:
Ghosts is nothing less than the palpable sensation of movement, gliding through mental space. It’s a naturalistic traipse through time. Opener “Dream/Intro” starts with the chiming of the bells, giving way to hushed singing laced through with energetic guitar melodies and snatches of folkiness. Swells of lyrics sound beautiful, but they fade like rotting pages into the past, melting into the music.
Gentle but precise, these are rhythmically forward-moving tunes that remember psychic lullabyes with harmonicas, organs, and electronic shimmers. Zale to Infinity captures the sunny moments of love and warm days, but through the portions of memory, through portals of wintry lonesomeness. Life remembered once your fadedness has made colours pop into the memories and shadows. And when the summer is here, it flashes in a blur of heat and late nights. Summer only really lives in warm sunny hues once we recline in the cold and relive it interiorly. These are songs for journeying, songs for haunting, songs to move through.
De la mélancolie voyagère de Heather Reid:
(Traduit par le blues d’été de Louis-Félix Pellerin)
Ghosts n’est rien de moins qu’une sensation palpable de mouvement, comme de se laisser planer parmi l’espace mental. C’est une déambulation naturaliste à travers le temps. Tout commence au son des cloches de « Dream/Intro », précédant de doux chants en unisson avec des mélodies de guitare énergétiques et de bribes de folk. Un flot de paroles sonne merveilleusement bien, mais s’estompe dans la musique, s’effritant telles des pages poussièreuses englouties par le passé.
Douces, mais précises, ces chansons qui vont rythmiquement de l’avant nous rappellent des berceuses psychiques parsemées d’harmonicas, d’orgues et d’éclats électroniques. Zale to Infinity capture les moments d’amour ensoleillés et les journées chaudes, mais à travers des fragments de mémoire et des portails de solitude glaciale. De la couleur jailli des moments que l’on croyait estompés une fois ceux-ci transformés en souvenirs, et illumine notre mémoire et ses ombres. À peine est-il arrivé, l’été tire déjà sa révérence à coup de vagues de chaleur et de soirées tardives. L’été n’est réellement que teintes chaudes et ensoleillées que lorsque l’on s’allonge au froid et qu’on repasse nos souvenirs. Ces chansons sont faites pour se lancer dans une aventure spirituelle vers des lieux étrangers et éphémères.
New Canadiana :: Zale to Infinity – Songs From My Bedroom
- Zale To Infinity
- Songs From My Bedroom
- (Self Released)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the frenetic quiet of Heather Reid:
Something handheld shimmers strangely in Songs From My Bedroom. Zale To Infinity sets out on a series of delicately mystical adventures. Perhaps I could describe it as clever, fragile pop songs shook through with worldly psych sounds. Or like a widening universe behind a gently closed door. Maybe it’s exactly like a bedroom: the familiar landscape you lie down inside, tracing designs with your fingers as you listen, while your brain falls into an alien reverie. Dipping in and out of lazy consciousness and the old shapes around you again. Prepare yourself for many more trips, as Zale has made the ordinary oscillate into something weird, then back home again. His humour is warped, wry, and sincere, from the heads of dusty psychedelics. Fall from the silky tumult of peachy sitar drones into this soul racket.
De la tranquillité frénétique de Heather Reid:
(Traduit par l’immobilité troublante de Julie Forget)
Il y a quelque chose de portatif qui scintille étrangement dans Songs From My Bedroom. Zale To Infinity se lance dans une série d’aventures délicatement mystiques. Je pourrais peut-être les décrire comme des éclats de chansons fragiles et ingénieux, parsemés de sons psychédéliques terrestres, ou encore comme un univers en expansion derrière une porte fermée avec douceur. C’est peut-être exactement comme une chambre à coucher : le paysage familier dans lequel tu t’allonges et traces des motifs avec tes doigts tout en tendant l’oreille, pendant que ton cerveau tombe dans une rêverie extraterrestre. L’endroit où tu perds et retrouves conscience paresseusement, où tu perds et retrouves les formes connues qui t’entourent. Prépare-toi à bien d’autres voyages, puisque Zale a fait osciller l’ordinaire vers quelque chose d’étrange, et inversement. Son humour tordu, ironique et sincère provient d’un univers psychédélique poussiéreux. Tombe du tumulte soyeux des remarquables ronronnements du sitar vers ce vacarme de l’âme.

