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Festivities :: Tidal~Signal

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Later this month, a wave of inspired currents will flood the West Coast soundscape. For two unprecedented evenings, listeners will be immersed in the visionary sound-worlds produced by local women, transgender, genderqueer and intergender artists. Exploring the diverse spectrum of music, encompassing noise, ambient, electronic, drone, experimental techno, improvised, sound and performance art, Tidal~Signal will emanate from within the anchorage of Selectors’ Records in Chinatown, Vancouver on July 30th and 31st.

Plus tard ce mois-ci, une onde phosphorescente de courants inspirés va innonder le paysage sonore de la côte ouest. Pendant deux soirées sans précédent, les auditeurs seront immergés dans les mondes sonores visionnaires produits par les artistes féminines du coin, les artistes les transgenres, le genre queer et intergenres. En explorant l’éventail divers de musique, y compris le noise, l’ambiance, l’électro, le drone, la techno expérimentale, l’improvisation, l’art sonore ainsi que l’art performance, Tidal~Signal va émaner du mouillage de Selectors’ Records dans le quartier chinois de Vancouver le 30 et le 31 juillet.

New Canadiana :: Androgynous Mind – Nightstalker

Androgynous Mind - Nightstalker

Patrick Flegel and Morgan Cook set their instruments to panic mode on this proto-Cindy Lee project. Every bit as moving as the songs on Tatlashea, this is a band that sounds like it’s living in the present year, melting icecaps and all. Pulling no punches, the fast parts are heavy and the slow sections are crushing. Flegel shears and tears his guitar as he tries to grip the molten tar stuck by the neck, while Cook’s destroyed drumset responds to these terrorizing calls with one last gasp. Mutant shrieks travel through plexiglass to reach the ears of some condo boss counting cheques by the pool. His attention is diverted by a knock on the door — someone’s looking to make a deal. The jam continues on through the bitter cold of a winter’s night, working through storm and stress. These transmissions travel from the west coast, so keep an eye out for distractions and make sure you don’t miss them.

Sur ce projet proto-Cindy Lee, Patrick Flegel et Morgan Cook ont mis leurs instruments en mode panique. Toujours aussi émouvant qu’avec leurs chansons de Tatlashea, ce groupe semble vivre dans l’époque actuelle, celle même de la fonte des calottes glaciaires et de tout le reste. Faites sans cachotterie, les parties rapides sont lourdes et les sections lentes sont écrasantes. La guitare de Flegel cisaille et déchire pendant que ce dernier tente de saisir du goudron en fusion et tandis que dans un dernier soupir, la batterie détruite de Cook répond à des appels terrifiants. Au-delà du plexiglas traversent des cris de mutants atteignant les oreilles d’un quelconque propriétaire de condos qui compte les chèques au bord de la piscine. Son attention est détournée par quelqu’un cognant à la porte — on cherche à conclure une entente. Affrontant tempêtes et anxiété, ce jam traverse le froid cinglant d’une nuit hivernale. Gardez l’œil ouvert et assurez-vous de ne pas rater ces transmissions qui nous viennent de la côte Ouest.

Androgynous Mind – Knock On My Door

Androgynous Mind – Bobbi

New Canadiana :: Cindy Lee – Tatlashea

Cindy Lee - Tatlashea

In a post-Women world, Pat Flegel has intermittently poked their head above ground with short-lived projects named after Sonic Youth and soap. Cindy Lee is their latest guise, and on top of a new gender-bending persona, it has also resulted in a downcast collection of stunners tucked amongst outbursts of ramshackle abrasion. The falsetto flutters of “Holding The Devil’s Hand” hearken back to Women’s downer deep-cut “Grey Skies”, while “Promise of Loneliness” is made all the more crushing with its home-recorded warble. “Head Down” stretches out a desolate piano lament before devolving into a classic cop theme, and the 10-minute street hassle of “Find Another Man” is reportedly the result of a jam with smalltown firemen. This cassette is already long OOP, and the only relevant info comes from the unlikely source of a Japanese fan-site, yet sharp-eyed grippers can soon get their mitts on a 7” split from this shadowy shapeshifter.

Depuis Women, Pat Flegel s’est occasionnellement fait entendre à travers des projets éphémères portant le nom d’une chanson de Sonic Youth ou d’une marque de savon. Sous la forme de Cindy Lee, sa nouvelle personnalité de scène androgyne, il nous offre une superbe collection de pièces sombres ponctuées de sursauts d’abrasion déchaînée. Le falsetto frémissant de « Holding the Devil’s Hand » rappelle l’obscure complainte de Women « Grey Skies » tandis que sa qualité d’enregistrement maison rend « Promise of Loneliness » encore plus dévastatrice. Dans « Head Down », une mélopée morne au piano se fond en un thème musical de film de flics; les 10 minutes agitées de « Find Another Man » seraient apparemment le résultat d’un jam avec des pompiers ruraux. Cette cassette, dont la trace d’information pertinente sur Internet se limite étrangement à un fan-site japonais, n’est déjà plus disponible depuis un certain temps, mais les collectionneurs avides pourront bientôt se procurer un split en 7″ de cet esprit protéiforme.

Cindy Lee – Holding The Devil’s Hand

Cindy Lee – Promise of Loneliness

New Canadiana :: Chris Reimer – The Chad Tape

Chris Reimer - The Chad Tape

The crater-sized hole left by Chris Reimer’s passing continues to be felt by everyone who knew, loved or listened. As the not-so-secret weapon behind Women’s spidery guitarmonies, he inspired a new generation of golden Calgarians and sprinkled magic dust throughout the subterrain. However, Chris was also an accomplished experimentalist, as heard on cuts like “Woodbine” from Women’s self-titled debut and an iridescent solo set captured live at Weeds Café.

A similar soundworld can be found within this cassette, originally commissioned by Chad VanGaalen and now lovingly bundled with Chris’s words and art. From the six-string melancholia of “Trees Die In Switzerland” and “Small Piece For Guitar” to the white noise fuzz-bath of “Stuck/Rvrs/Talentless Hack” and ominous orchestrations of “Overweight Motorcycle Cops” there’s a sonic cornucopia here. Yet it’s the extended pieces that truly linger, whether explored via La Monte Youngian sundaze in “Truck Middle (digital 1)”, sighing strings and sparse pianos peppered throughout the 10 minutes of “Truck Part One”, or “Finnish Song (2)” trembling like wind chimes in a snowglobe full of hiss. All proceeds benefit the Chris Reimer Legacy Fund, but the real gift of The Chad Tape is its guided tour through another side of a boundless imagination. Purchase here.

L’énorme trou créé par le décès de Chris Reimer continue d’être perçu par tout le monde qui l’a connu, aimé, ou écouté. En tant que l’arme pas-si-secrète derrière les guitarmonies minces de Women, il a inspiré une nouvelle génération des Calgariens dorés, et il a saupoudré la totalité de l’avant-garde de son magie. En plus, Chris était un expérimentateur doué, comme on voit avec les tels morceaux que “Woodbine” sur le premier album éponyme de Women, et un concert solo irisé enregistré en live au Weeds Café.

Un paysage sonore semblable se trouve dans cette cassette, la création de laquelle était commandée initialement Chad VanGaalen, et qui est maintenant empaqueter soigneusement avec les mots et l’art de Chris. Depuis la mélancolie guitare de “Trees Die In Switzerland” et “Small Piece For Guitar” jusqu’au larsen flamme-flou de “Stuck/Rvrs/Talentless Hack” et les orchestrations sinistres de “Overweight Motorcycle Cops” il y a une cornd d’abondance ici. Mais ce sont les morceaux prolongés qui restent vraiment dans la tête, soit qu’ils sont explorés via l’ensoleillement de La Monte Youngian dans “Truck Middle (digital 1)”, les cordes grognantes et les pianos rares qui tachettent les dix minutes de “Truck Part One”, ou “Finnish Song (2)” qui tremble comme un carillon dans une boule à neige rempli de larsen. Tous les profits seront remis au Chris Reimer Legacy Fund, mais le vrai don de The Chad Tape est son voyage guidé à l’autre côté d’une imagination sans limites. Achetez-le ici.

Chris Reimer – Truck Part One

Chris Reimer – Small Piece for Guitar

New Canadiana :: Women – Public Strain

From the strained, harrowing winces fluttering throughout “China Steps,” to the obliterated guitar wrenching on “Drag Open,” Women’s sophomore perturbation is a decimating paradigm shift within pop musicalia’s gothic waters. Mesmeric bass lines forge an unstoppable avant-pop matrix transfiguring all notions of stringed cacophony; harmonies dust their standing waves with glimmers of luminous decay; and an endless supply of static coalesces their rock abandon. For all its minor-key desolation, Public Strain is not without its hopeful glimmers; the singular listening experience is cemented with bursts of sunlight through splintering corsets of lysergia. Women have pushed broken destroyed annihilated all boundaries to liberate a brilliant array of chromatosed sinusoids.

Des grimaces claquées et éprouvantes qui battent pendant “China Steps”, jusqu’à l’arrachement détruit de guitare de “Drag Open”, la perturbation adolescente de Women est une révolution conceptuelle qui décime les eaux gothiques du pop musicalia. Les mélodies hypnotiques de basse façonnent une matrice irrésistible d’avant-pop qui transfigure toutes notions de cacophonie cordée; les harmonies sapoudrent leurs ondes stationnaires de miroitements de décomposition lumineuse; et une source intarissable de larsen se fond avec leur abandon rock. Malgré toute sa désolation en mode mineur, Public Strain n’est pas vide de miroitements d’espoir; l’expérience unique d’écoute est cimentée avec les éclats du soleil entre les corsets écailleux du LSD. Women ont repoussé cassé détruit anéanti toutes les limites pour libérer un étalage brillant de sinusoïdes chromatiques.


Women – China Steps


Women – Drag Open