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New Canadiana :: Barnaby Bennett – Shadows and Reflections

Barnaby Bennett - Shadows and ReflectionsBarnaby Bennett - Shadows and Reflections

This Calgarian cosmonaut and MTT-wunderkind sits a spell on the banks of the elysian ocean, strumming his guitar and occasionally dipping his toes into the celestial well-spring. His sound might seem paradoxical at first, but the goal here isn’t to bury/subvert folk or country, instead seraphically lifting them up up up. In “A Satisfied Mind,” chugging psychedelics, in the form of a burnt-out dub, give way to Bennett’s cosmic croons — Flying Burrito Brothers comfortably in orbit. “Mystery Girl” does the opposite, with its hushed strums retreating back into the void. This anthology spanning six years and 20 (!) songs is lovingly delivered between worlds, outside the entrance to the Church of Parsons.

Originaire de Calgary, le cosmonaute et organisateur prodige du festival MTT s’assoit brièvement sur les rives de l’océan élyséen, grattant sa guitare et se mouillant les orteils de temps à autre dans la source céleste. Si ses sonorités peuvent paraître paradoxales, son but n’est pas d’ensevelir ou de détourner le folk et le country, mais de les élever angéliquement vers le firmament. Sur « A Satisfied Mind », le souffle psychédélique d’un dub brûlé croûle sous le charme cosmique de la voix de Bennett, comme les Flying Burrito Brothers décrivant une orbite douillette. Les accords feutrés de « Mystery Girl » s’inscrivent dans un mouvement contraire, se repliant vers le néant. Cette anthologie de 20 (!) chansons, couvrant six ans de travail, vient au monde entre les mondes, sur le parvis de l’Église de Parsons.


Barnaby Bennett – A Satisfied Mind


Barnaby Bennett – Mystery Grrl

New Canadiana :: Fuck Montreal – Saturn Return

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Fuck Montreal - Saturn Return

Fuck Montreal’s entire online discography vanished in early 2012, leaving only a few gory videos to hold on to. The two-year hiatus has given way to Saturn Return, a glitter and ham covered claw dramatically emerging from its shallow grave. Is the fog lifting, or getting thicker?

Use the new cassette like Coles Notes — it’s stacked with the best of Jenna Empey and Alex Currie’s five-year output, including 31 songs from their own releases, comps, and unreleased demos. Allow Fuck Montreal to drag you through rows of blood-soaked teeth and silky, soft gum. Get comfortable in waves of sonic sludge and spooky bass-driven melodies just to be jolted by Empey’s blood curdling howl. How many love songs threaten to “make you scream and talk in tongues and fuck you with a knife”? She pours bees on herself in her dreams and if that’s not enough, there’s even a grungy Springsteen cover.

La discographie en ligne de Fuck Montreal a entièrement disparu au début de 2012, ne laissant aucune trace à l’exception de quelques vidéos sanglants. Après deux ans de silence, ils font paraître Saturn Return : un album en forme de main décharnée, couverte de glitter et de jambon, surgissant théâtralement hors de sa tombe de fortune. Le brouillard se dissipe… ou est-ce qu’il s’alourdit?

Cette nouvelle cassette est remplie des meilleurs extraits des cinq ans de collaboration entre Jenna Empey et Alex Currie : 31 pièces issues de leurs albums, de compilations et de démos inédits. Laisse Fuck Montreal te traîner à travers des rangées de dents tachées de sang et de gencives molles et soyeuses. Prélasse-toi dans les vagues de bouette sonique et les mélodies de basse terrifiantes jusqu’à ce que les hurlements d’Empey te figent le sang. Combien de chansons d’amour te menacent de « te faire crier et parler en langues, de te baiser avec un couteau » (“make you scream and talk in tongues and fuck you with a knife”)? Elle se recouvre d’abeilles en rêve, et si ça ne suffit pas, il y a même une version grunge de Springsteen.


Fuck Montreal – Knife Fuck


Fuck Montreal – I Pour Bees on Myself

New Canadiana :: VCR – VCR

VCR - VCR

You find an unmarked tape in the bottom of a dollar bin. The contents: a static-ridden montage of infomercials, cartoons, and ’80s trash transporting you to the wacked out world of VCR. Toxic sludge organ drips from open drain pipes swirling around your altered consciousness, punctured by incomprehensible ravings, with a texture of mangled vocal and guitar as your only guide. The spectacular disorder helps negotiate the underbelly of this surreal vision, this universe of dark comedic exaggeration.

Tu trouves une cassette sans étiquette au fond d’un bac à 1 $. Elle contient un montage de publi-reportages, de dessins animés et d’autres cochonneries des années 80, criblé de statique, qui te transporte vers le monde wack de VCR. Des tuyaux d’écoulement vomissent à l’air libre la bouette toxique d’un orgue, ponctuée de délires incompréhensibles, qui tourbillonne dans ta conscience déformée, avec pour seul guide une texture de voix et de guitares déchirées. Ce désordre spectaculaire te dirigera à travers les bas-fonds de cette vision surréelle, univers lugubre d’exagération comique.


VCR – Think Twice


VCR – Dirty Girl/City Boy

Tune In :: Dan Galway on Human Feelings

Dan Galway - Human FeelingsDan Galway - Human Feelings-thumb

Submerged. A yawp from the deep, bubbling up to tundra. Time-lapse low tones and light tracers that liquefy the day under cover of night. A droning from the planet’s tipping point, coloured by the murky daydream of some suburban gymnasium slow dance.

Dan Galway unpacks the space between anxiety and intent – the tricky idea that “being human is difficult because we have to feel” – with the riddled atmospherics of his remote outpost: a single bulb in an uncluttered room; his stored motorbike’s dormant heat; sled dogs howling at the abyss of snow and sky outside; trans-zen-dental single notes and strong cadences decoded through a pair of headphones; his family sleeping down the hall. Galway says his four-month-old likes watching the computer screen but is startled by loud noises, “so he is a harsh critic.”

The Iqaluit-based artist gives the scoop on his song titles and what they grapple with.

 


“Human Feelings”

This song is one of Galway’s favourites and the CD-R’s title track because it speaks to the prevailing theme of his music: the complexity of emotions. “Human interaction is difficult. We are unable to express ourselves save for a setting in which that is implied. This is resolved by being honest to ourselves and others.”

 


“Latest Triumphs”

Galway: “This track speaks to the inherent tension within true happiness. The dissonant low tones sound both in opposition to and in harmony with each other. Feeling truly happy is a miracle, but it is not free from self doubt and anxiety.”

 


“Mediocrity”

“Music is a natural process for me – I generally build on an idea I have in my head for how I want a track to flow. This track, like a lot of my music, is based on the layering and manipulation of repetitive rhythms and melodies. At what point does this no longer challenge the listener? Is that the purpose of this music? If it isn’t, then what is? This must be something all creative types feel – the nagging idea that what you produce is not special, merely mediocre.”

 


“Real Talk”

The “slow, lumbering and uncomfortable” jam set against a 7/8 beat that repped Nunavut on the Wyrd Distro coast-to-coast-to-coast launch comp cassette. Galway calls it an experiment with “the juxtaposition of what we say versus how we really feel. Behind the facade we are people who may never truly know each other. The reason this is so troubling is because we need to exist outside of ourselves. But how well can we really know anyone?”

Submersion. Un gémissement venu des profondeurs bouillonne dans la toundra. Des basses en accéléré, des traînées de lumière qui liquéfient le jour à la faveur de l’obscurité. Un ronflement issu du pivot de la planète, coloré par la fantaisie glauque d’un slow de gymnase en banlieue.

Dan Galway déploie l’espace entre l’angoisse et l’intention, l’idée retorse selon laquelle « être humain, c’est difficile parce qu’il faut tout ressentir », à l’aide des atmosphères déchirées de son emplacement reculé : une ampoule seule dans une pièce épurée, la tiédeur latente de sa moto rangée, le jappement des chiens de traîneau dans l’abîme de neige et de ciel, des cadences fortes et des notes solitaires transcendantales décodées par une paire d’écouteurs, sa famille endormie au bout du couloir. Galway mentionne que son fils de quatre mois aime regarder l’écran de l’ordinateur mais que les bruits forts l’effraient : « c’est un critique impitoyable ».

L’artiste et résident d’Iqaluit nous explique les titres de ses chansons et leur signification.

 


“Human Feelings” (« Sentiments humains »)

C’est une des chansons favorites de Galway et la chanson-titre du CD-R parce qu’elle traite du thème principal de sa musique : la complexité des émotions. « L’interaction entre êtres humains est difficile. On est incapable de s’exprimer en dehors de certains contextes où cette difficulté est sous-entendue. La solution, c’est d’être honnête avec nous-mêmes et avec les autres ».

 


“Latest Triumphs” (« Triomphes récents »)

Galway : « Cette pièce parle de la tension inhérente au vrai bonheur. Les basses dissonantes sonnent à la fois en opposition et en harmonie entre elles. Le sentiment du bonheur réel est un miracle, mais il ne nous libère ni du doute que l’on ressent à propos de soi ni de l’angoisse ».

 


“Mediocrity” (« Médiocrité »)

« Pour moi, la musique est un processus naturel. D’habitude, je commence à partir d’une idée générale du mouvement de la pièce. Celle-ci, comme plusieurs de mes autres pièces, manipule des mélodies et des rythmes répétitifs et les dispose en couches. Mais jusqu’à quel point est-ce stimulant pour l’auditeur? Est-ce le but de cette musique? Sinon, quel est-il? J’imagine que tous les créateurs ont le même sentiment, la même idée tenace que ce que l’on produit n’est pas spécial, mais médiocre ».

 


“Real Talk” (« Paroles vraies »)

Ce morceau « lent, lourd et inconfortable » sur un rythme en 7/8 a représenté le Nunavut sur la cassette compilation du lancement de la Wyrd Distro aux quatre coins du pays. Pour Galway, c’est une expérience qui joue avec « la juxtaposition de ce que l’on dit et de ce que l’on ressent vraiment. Derrière la façade, nous ne nous connaîtrons peut-être jamais réellement. C’est troublant parce qu’on ressent le besoin d’exister hors de nous-mêmes, mais à quel point peut-on vraiment connaître qui que ce soit? ».

New Canadiana :: Doomsquad – Kalaboogie

Doomsquad - Kalaboogie

Born from the marriage of Moon and Crocodile, they emerge fully formed from the holy soil of eroded aeons. The bones of all beings rattle, their cells vibrating, muscles trembling. Skies heathered dark, lighting explodes across the earth as these three beings, contrived of the same infinite blood, rise higher, higher. Six iridescent eyes penetrate the minds of every man, woman, child. Their mouths move in union, with words heard heavily and forever: “Hear. The Terminus Approaches. So Now. Dance.”

Nés de la rencontre de la lune et du crocodile, ils jaillissent à l’état adulte hors du sol sanctifié des éternités corrompues. Chaque créature sent ses os tressaillir, ses cellules vibrer, ses muscles trembler. Sous la bruyère sombre des cieux, une explosion d’éclairs parcourt la terre et ces trois êtres, engendrés du même sang infini, s’élèvent toujours plus haut. Six yeux irisés pénètrent l’esprit de chaque homme, femme et enfant. Leurs bouches prononcent à l’unisson ces mots, qui résonnent pesamment et perpétuellement : « Hear. The Terminus Approaches. So Now. Dance. » (« Entendez. Le terminus approche. Alors maintenant. Dansez. »)


Doomsquad – Head Spirit (for our Mechanical Time)


Doomsquad – Eternal Return

New Canadiana :: Astral Swans – You Carry A Sickness b/w Park Street

Astral Swans - 7"

Super cheerful poltergeist Matt Swann returns under the guise of Astral Swans. As the first release on Dan Mangan’s Madic Records, this 7” contains a pair of phantom hymns cut from the same cloth as the melancholic psychedelia Swann makes as Extra Happy Ghost!!!, albeit taking a more minimalistic approach. On “You Carry a Sickness”, his unembellished vocals float atop a spectral reverie, anchored by sparse percussion and permeated by rays of ’60s-organ sunshine. “Park Street” is an even starker outing, complete with a sample of the late Chris Reimer’s “Truck Middle” that hums and buzzes throughout like some audible form of cosmic background radiation. Take a minute to get lost in the ether — I’ll meet you on the astral plane.

Le poltergeist particulièrement enjoué Matt Swann nous revient en tant qu’Astral Swans. Les deux hymnes fantomatiques de cette galette de 7”, première parution de l’étiquette Madic Records de Dan Mangan, sont faits de la même étoffe mélancolique et psychédélique que l’autre projet de Swann, Extra Happy Ghost!!!, quoique son approche soit ici plus minimaliste. Sur « You Carry a Sickness », sa voix plane sans ornement au-dessus d’une rêverie spectrale ponctuée de percussions discrètes et illuminée par un orgue sixties ensoleillé, tandis que « Park Street » est encore plus dépouillée, avec un échantillon bourdonnant de « Truck Middle », de feu Chris Reimer, qui résonne à travers la pièce comme un rayonnement de fond cosmique. Prenez un instant pour vous perdre dans l’éther, on se revoit sur le plan astral.


Astral Swans – You Carry a Sickness


Astral Swans – Park Street

New Canadiana :: Teledrome – Teledrome

Teledrome - Teledrome

This virtual galactic domain has suddenly grown hot. The cybernated neutron star is pulsing in binary code to distant nebulae and the data overload has begun, succumbing to computer-generated gravity. Critical density has been reached, and Teledrome is a digital collapsar with hyper-momentum made angular and hexagonal. The pathway to the 12th dimension is now bona fide. You will be absorbed into their stellar black hole, and the spatio-temporal fabric will distend, but time was never real anyway.

Le domaine galactique virtuel se réchauffe soudainement. L’étoile à neutrons cybernétisée émet une pulsation binaire en direction des nébuleuses lointaines. Les données s’accumulent en un raz-de-marée, succombant à la gravité synthétisée numériquement. Nous avons atteint une densité critique : Teledrome est un collapsar informatique rendu angulaire et hexagonal par l’hyper-mouvement. Le chemin vers la douzième dimension est dorénavant authentique. Vous serez absorbés dans le trou noir stellaire, le tissu spatio-temporel se distendra – qu’importe? Le temps n’a jamais vraiment existé.


Teledrome – Boyfriend


Teledrome – Spirals

New Canadiana :: Matthew Dunn – All Is

Matthew Dunn - All Is

Doc Dunn flings open the shutters of perception on this vinyl-only expedition into the inner cosmos. Switched on to heliocentric frequencies, these home-recorded heatwaves were laid down Portastudio style as the blueprint for future flights in a group incarnation, yet stand alone as a soothing and spellbinding trip. Side A starts off with a series of soft-focus sketches varying in degrees of abstraction, but the pair of longer pieces on the flip is where it really lifts off. The 11-minute “All Is And Ever Will Be” hovers on a hazy organ drone with muted splatter-clatter skimming below the surface like a one-man Flower-Corsano Duo. Closer “Earth House” is the coolest pool of equanimity, layering echoed keys with electronic squelch and a headbobbing rhythm to bring the journey back to Satchidananda.

Doc Dunn ouvre grand les volets de la perception avec ce parcours du cosmos intérieur, disponible exclusivement sur vinyle. Ces vagues de chaleur sonores, réglées sur des fréquences héliocentriques et enregistrées maison à la Portastudio, constituent autant un modèle pour des explorations de groupe futures qu’un voyage en soi, à la fois envoûtant et apaisant. La face A présente une série de vignettes floues à degré d’abstraction variable, mais les deux longues pièces du verso décollent pour de bon. Sur « All Is and Ever Will Be », qui dure 11 minutes, la vibration d’un orgue vaporeux est troublée par le fracas d’une batterie sauvage, évoquant une fusion en un seul être du duo Flower-Corsano. La finale, « Earth House » est un lac frais d’équanimité aux sédiments de claviers réverbérés, de giclements électroniques et de rythmes entraînants qui vous ramènent vers le Satchidananda.

Matthew Dunn – Earth House

Matthew Dunn – Worlds of Wonder

New Canadiana :: Notta Comet – Alliums

Notta Comet - Alliums

Imagine E-street’s skronking saxman as the Pied Piper of the post rock-apocalypse. Math and poetry duke it out violently on Alliums in a show of precise, chaotic and cacophonous execution. Spoken word artist Alex Williams nails all the meaningless little rituals to the wall of a tenement Montréal kitchen that is all to familiar with containing passive explosive domestic fits. Hard to believe it’s not a comet.

Imaginez le saxophoniste grinçant du E Street Band en joueur de pipeau de Hamelin de l’apocalypse post-rock. Les mathématiques et la poésie se livrent à un combat de géants sur Alliums dans un tourbillon de performances précises, chaotiques et cacophoniques. Alex Williams déclame ses textes en clouant tous les petits rituels absurdes de la vie quotidienne au mur de la cuisine d’un appartement montréalais qui connaît trop bien les disputes domestiques explosives. On croirait voir passer une comète.

Notta Comet – Between I and J

Notta Comet – Gas Cans Can’t Warm

How To Put On a Show

How To Put on a Show

If you often find yourself saying, “Hey, I love this music, and I am in/know a tonne of bands. I’d like to see some of the bands that I only see in basements get out and play for more people because it will be a really nice night filled with friends and musicking and dance-partying and everything else,” then it may be time for you to get in the canoe and go for it.

Think of this as one of those diagrams about how to do a J-stroke that are posted at the place where you pick up the canoe. Like those, these five points will help you cooperate like a champion. This is important, because you will be working with a lot of different people, and coordinating a lot of different variables, and you’ll be required to delegate and communicate clearly and efficiently. If these processes are refined to a near-telepathic precision, they can grant your show booking process the graceful elegance of a smooth journey over calm waters.

All right. Let us begin our serene voyage.

1. Put some logicking into how you build the bill.

It’s important to have a sense of aesthetic continuity as you contemplate who you want to invite. This doesn’t necessarily mean booking only bands of one genre. It means composing according to a line of sensibility that only you, in your invaluable singularity, can make up. Frankensteining together a bill solely based on people you know are available can result in bad feelings, because people who came to see one act might not be excited enough to stick around for the the other bands’ sets. When you’re in a band that’s worked really hard and rehearsed and maybe isn’t as well known as other bands but is super excited to play to new people it can be really disappointing and unmotivating to watch everyone walk out ten minutes before you start playing. You, as booker, can prevent this with your awesome curatorial skills. Build a bill with a bunch of bands you know will sound really good together so that people that would already come out to see one band are going to be into the others.

2. Choose the right venue, and get everything concretely sorted out and on paper.

You should look to book about two months in advance. That’ll give you lots of time to focus on the coordination and promotion you will need to do to make this show really good without it totally taking over all aspects of your life. It also should mean that you will be able to get a decent night. Keep that in mind when you’re booking: Not so many people will come to a show on Monday the 10th of December, and you want to ensure a great audience for your hard-working performers.

So, if you’ve got a few places in mind, find out who you talk to at these particular venues and what dates they are willing to give you. If one of these sounds promising, and you get a good feel, it’s time to move into the Preliminary Scheming Phase, where you settle how the bands are getting paid and what the sound system is like (or, especially for community center-type venues, if you need to provide a sound system), whether you bring your own sound person or not, legal matters, set times, and how things are going to be managed the night of the show.

First you establish the nature of your relationship with the house. Every place has a different approach to setting up their shows:

  • Some have in-house bookers that are helpful and will tell you straight up what you need to do to make this happen. This is the best case scenario.
  • Some have in-house bookers that are not very helpful and might not be fun to work with. In these cases, your best course of action is to accept that you’re not going to get a lot of help and just start doing until they stop you. They don’t know what sort of sound equipment they have? Check it out when you’re there. They don’t have a house policy about bar percentages or promotion or security? Tell them how you plan to do things instead of waiting for them to get back to you (they might not if you don’t). You can’t find power cords? Ask first, and if you don’t get help, start looking around. Eventually you’ll either get the things you need or cross a boundary to the point where they have to help you.
  • Some places will not have an in-house booker and therefore will expect you to figure it out yourself. See above.
  • Some places, like awesome community centers, might not have put on events of this nature before. This means you will have to be very thorough in the planning stages (not the least because you may have discovered a new all-ages capable venue which can help build a ridiculously exuberant scene in your town, and you might want to keep that going). Be sure to discuss every detail, especially those of a legally relevant nature: Will you need to hire security? Is it going to be all ages? Will the event be licensed (if so, what sort of license can you obtain)? In this scenario, it’s always a good idea to seek advice. We’re here for you.

Once you’re booked in, there are a few logistical considerations to be settled:

  • Where is the door person stationed?
  • Where is the merch stationed?
  • Who is doing door? Do they have a person in-house? Do you provide a door person?
  • Who is doing sound? Is there someone in-house? Do you provide a sound person? Do you have to do sound?

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If you have to do sound, there are a bunch of things that need to be sorted out:

  • What kind of PA do they have, if any? (It there isn’t a PA, you may want to rethink your choice of venue. Renting a PA for a night costs around $100, low end. If you don’t think you can cover this, peace out).
  • What is the power/outlet/standard gear situation? Is it adequate to power all of the gear of the bands that are performing? For example, a super heavy drone band with three guitar amps and one bass amp will need access to at least two electrical outlets on stage, exclusive of the PA protocol, for best case scenario. Several MCs with one turntablist will require less electrical engineering, but will need extra vocal mics. A band with numerous instrumentalists might require more and different mics than are in house. Point being, specificity is a virtue when you’re coordinating tech requirements.
  • Does the venue have adequate power bars and extension cords to allow the people playing to put their amps/mics on the stage where they want them to be? This is really important. The people on stage need to be able to stand in relation to their bandmates the way they want to to feel good performing.
  • What time is load in? (Ideally, before snack time).

Try your damndest to get the bands playing to share their backline.

  • Backline is the big, heavy equipment: kick drum, floor toms, hardware for drum kits, bass amp, and possibly guitar amps.
  • This will make life so much easier for everyone involved, including the sound person. Miking a drum kit takes a lot of time, and it’s extremely ideal for the sound person to only have to do that once. Minimizing the amount of gear that needs to be set up/torn down also makes life a lot easier for the bands playing.
  • It also helps keep the time between sets down, which encourages the crowd to stick around to hear other bands. This is a point that can be brought up to the bands playing as an incentive for them to share if they are otherwise reluctant.
  • Plus, sharing gear is a way for bands to get to know one another and build up good associations, which helps build a strong and resilient community.

But, that being said, gear sharing does introduce the possibility of one band’s gear getting broken by another band. This is awkward and creates bad feelings. To avoid this:

  • Make sure the drummers know that they need to bring their own breakables: cymbals, the kick pedal, and the snare. Most drummers assume this, anyways. Drummers are essentially totally magical that way. But it’s good to check.
  • Leading up to the show, introduce everyone who’s sharing gear through email and make sure that everyone knows who’s sharing what. This will make sure that no one feels like they’re put on the spot the night of, and that everyone who will be sharing gear has an understanding about the idiosyncrasies of what they’ll be working with. This is especially important for amps. When people know exactly how those amps work and are aware of any eccentricities related to those amps, it’ll make it very much less likely that they will get blown. Building on this base, getting the bands to discuss this in person is a good idea since it allows for visual demonstration the night of, and, then, hey, having the email trail there helps make sure that everyone has each other’s contact information. Just in case.

Get these things written down in an email. Send it to everyone involved in advance of the show and bring a physical print to the event. It ought to detail:

  • The event date
  • The load-in time
  • The backline and gear sharing plans
  • The sound set-up
  • The guestlist protocol, and a confirmation of who’s on/how many folks each band can list
  • The food and drink provisions for performers
  • The location, or lack thereof, of private space for people performing

And answer:

  • How will the door income be shared? Sometimes, for instance, people work out who incurs the most in travel costs and divides things accordingly. Sometimes the sound person needs to be paid. Sometimes there is a guarantee afoot (which is when the venue demands a certain income from the night, after which the bands are paid). Sometimes you may need to recuperate printing costs for postering.
  • Is there an expectation that merch-table manning will be a collective effort? If so, how will funds be tracked?

Once everything’s settled, send that email around to everyone so that people know what kind of gear they’re going to be plugging into and how the cover charge is going to be split up. If you need to pay a rental fee or guarantee, or recoup other expenses, explicitly state how much that is so that the people are playing understand why they might not get a full share of whatever comes in at the door. Also make sure that if anything changes up to the day of the show that you keep everyone concerned in the loop. Bring a copy of the most up-to-date info email with you so that you don’t end up in unpleasant conversations about how someone did or didn’t hear about something that you thought was settled.

If you’re setting this up, it’s your job to make the bands that you’re bringing in get done right by.

Communicating beforehand and during the night of the show, and getting things written down, helps prevent misunderstandings. If you’re dealing with a bar-type venue, it’s also the most guaranteed way of making sure that things don’t go sideways at the end of the night when it’s time to get paid.

3. Promotion

Posters

It is extremely important to make cool posters. This can cost money, although it doesn’t have to. If you know anyone who has access to a photocopier, hit them up. If not, try to keep costs down (say, $40 maximum) and, if you need to, reclaim that. If you get creative then you can come up with some really nice, unique visuals for not very much money. For instance, once, as part of putting on a show that my band played at, I spent two afternoons putting together these rad posters that had lino-cut prints layered over a spray-paint stencil. I put them up, real high, on lampposts all over Queen Street and Kensington. They looked completely different from other posters and they were up for a long time. That was the best turn-out for a show we ever had. In other words, putting the work in to make your visual promotion distinctive will really get results. Plus it is fun and an art-form in its own right and it is incredibly validating to see the thing that you designed all over your neighborhood.

Handbills

Making handbills is also excellent and should not be overlooked. Make sure you give handbills to all of the bands to help them self-promote, and also, a four-by master copy so that they can photocopy more if they need to. Give handbills to all of your friends who go out to shows and might bring yours up. Keep some to carry around yourself so that you can give them to people who are interested. However, I have found through personal social awkwardness times that it’s not very effective to just give handbills to people without there being some context for you doing so. If you are talking to people about music, it might come up that you are putting on a show. If they seem interested, offer them a handbill. Sometimes you can even offer them a few, because they might want to let their friends know.

Word of Mouth

This is also an area where building a solid bill is super important. Complementary bands = complementary friends. If someone hears about a show from more than one source, they will probably show up.

The Telephone Machine

Two weeks before the show, call your friends. Tell them about it. Phone calls work really well. Go sparingly with mass texts– they won’t bring anyone who wasn’t already going to come. If you really want to use one, save it for the day before the show as a reminder and include the names of the bands, the venue address, the time, and the cover (this makes it easy for people to forward the text to friends of theirs that they may have invited).

The Internet

Don’t rely very much on Facebook. Facebook event invitations are about as compelling as a reminder call from your phone company that your bill is overdue. Making an event will put your show on peoples’ radar, and you’ll even get several assurances of an intent to show up, but these aren’t the sort of commitments you would build a house on. By all means, create a Facebook event, but only to reinforce the other promotion work that you’ve done.

The Media

If there is a radio station or podcast that seems correspondent with the bands that you are promoting a show for, get in touch with them. Sometimes they’ll do a bit where they play songs from the bands that are going to be there, and then do a plug for the show afterwards. This is a great way to reach out to people who are new to town and are into the music you’re promoting but don’t know anyone yet. They will come to this show because they want to meet people to get down with. And you are helping them, which is an awesome thing for those of us who get rambly and move around a lot.

If there is a publication or review site that matches up well with what you’re up to, see if you can’t invite someone to come down and write about the show, or, even better, do an interview or album review beforehand about how worthwhile it would be to go.

4. The Night Of

Avoid Indulgence

Resist the temptation to partake in substance-type revelry until after the show. You will need your wits about you to deal with things like equipment breakdown, keeping everything on schedule, being clear about the distribution of the funds that come in, and that sort of thing.

Introductions

Make sure that you introduce yourself to and acknowledge the importance of and are explicitly respectful to the staff at the venue, especially the people you will be interacting with throughout the night (bartenders, sound-persons, door people). They are the people you are relying on the most during the event. For all intents and purposes, they are in charge of things in that space and can help you make everything be the most smooth, smooth as a yacht-canoe. Plus, besides the fact this is just the way things should be done, being nice will earn you an excellent reputation and that will make it easier to put on more shows in the future.

Be Kind to the Door-Person

Make sure the door person knows that they are in control and that you are available to answer any questions they might have. Make sure they have a clear and descriptive guest list. They will have to deal with people who claim they can get in because they work at the venue, as well as people who are just trying to scam their way in. They need to know precisely who goes in for free so that they don’t have stressful conversations with people at the door who should be getting in for free but haven’t been identified.

If it’s fallen to you to recruit a door person, remember that this person is giving up their night because they are into this music and into supporting their community. If at all possible, pay them a reasonable amount of money for helping out ($10/hour is standard) and remember to send them a thank-you note the next day. This is a recognition of the value of their time and of the fact that it can be a bit trying and occasionally very difficult to get folks to pay cover/show ID when they are drunk and hyper and Saturday-nighting.

Be sure that any reviewers or press people are specifically identified so you know if they showed up or not when you follow up on the event.

Mind the Gear (and the Sound)

Chances are there will be some weirdness around gear. There almost always is. Don’t sweat it. It’s showtime. But, night-of, it’s an extremely good idea to monitor communication between everyone that’s playing to make sure that everyone’s on the same page. This may work out to be quite a bit of affective labour, so it’s good to be prepared for it by having a good pal there to high five you if someone lets the pressure get to them too much and says something unpleasant to you.

Make it a point to work well with the sound person. They have probably been working pretty hard for years to get good at doing this, and they don’t make a whole heck of a lot of money in the process. A little sincere respect for these factors will go a long way. Anyways, it is customary to introduce yourself to him or her during soundcheck and to offer a beer and to say thank you to them after the show.

5. Following Through

Check In With The Makers

Did they have a nice time? Did they have everything they needed? This is not just to smooth over any blips during the night of the show, but also so that you can learn about things that you might not have predicted to be problems so that you can prevent these in the future. Even if something did go wrong, getting in touch in the next day or so helps build trust between you and the people you’ve worked with.

Check In With the Post-Press

If there were people who came down to review the show, shoot them an email two days afterwards to thank them for showing up, whether or not they did. It’s good etiquette, and it’s also a gentle reminder/impetus to write something about the night.

Check In With the Venue

Thank them for helping put the event together, unless they were a total jerk. This does happen sometimes, I’m afraid, but it’s still useful to follow up with them in such circumstances, because whatever they have to say will be useful in terms of helping you understand how any problems that showed up happened, even if you have to put on your thickest lizard skin when talking to them because they’re not very tactful.

Thank Yourself

You did this because you are awesome and you are helping keep our DIY world vibrant and exciting. Sometimes people will shit on you about things that were totally beyond your control. Sometimes people will forget to thank you. Sometimes you will feel like you worked your ass off and no one even acknowledged that. If that happens, email me at extralogical@gmail.com and I will send you a thank you message to remind you that what we have wouldn’t be possible without you being totally awesome and dedicated and that you rule.

 

Eileen Wennekers schemes, makes, writes, and Marxist-analyzes the crap out of everything all the time in Toronto, Ontario. When not placing her dissertation carefully in a corner in order to watch it warily, she amuses herself by writing strange pataphysical fables and helping to edit Weird Canada’s Ex Libris section. She’s put on shows in big halls and garages and bars and basements from time to time since 2001, which is when she first started playing them herself. A lot of what she knows about how to do this has also come from talking with friends who do sound, book, play, and run venues.

This How-To was greatly enriched by the contributions of other Weird Canadians, without which it would have been much, much less sensible.

S’il vous arrive de vous dire que vous aimez tel ou tel genre de musique et que votre souhait le plus cher serait de voir les artistes émerger des sous-sols, car ils seraient la trame sonore parfaite pour une excellente soirée entre amis, rien ne vous empêche de sauter, à pieds joints, dans cette aventure et de voguer, juché sur un canot virtuel, entre les vagues de l’incertitude.

Ce document joue le même rôle que les diagrammes, vous montrant comment ramer, qui se trouvent à l’endroit où vous avez loué le canot. Les cinq règles qui suivent vous aideront à coopérer comme un champion. Vous allez devoir travailler avec une pléthore de gens, en plus de gérer différentes variables, et votre communication se doit d’être claire et efficace. Si tous ces ingrédients sont réunis dans une approche d’une précision quasi-chirurgicale, votre processus sera alors une promenade gracieuse et élégante en eaux calmes.

Voilà. Nous allons maintenant débuter notre voyage.

1. Assemblez votre soirée de manière logique

La continuité esthétique doit guider vos choix lorsque vient le temps de dresser la liste des artistes que vous voulez inviter. Cela ne veut toutefois pas dire qu’il faut impérativement inviter des groupes jouant le même genre de musique. Au contraire, c’est à ce moment que votre sensibilité particulière est votre meilleur allié. Assembler un spectacle à la Frankenstein en fonction de la disponibilité des groupes pourrait ne pas avoir le résultat escompté : les spectateurs venus voir un groupe en particulier ne voudront peut-être pas rester pour assister aux autres prestations. Après des heures et des heures de travail et de pratique, tous les artistes rêvent de jouer devant de nouveaux spectateurs et le choc de voir le public se disperser dix minutes avant une prestation peut être dévastateur. En tant que promoteur, vous devez user de vos talents d’assemblage pour pallier à ce genre de situation. Une solution serait de créer un événement autour de groupes aux sonorités compatibles. De cette façon, tout le monde sera content.

2. Choisissez l’endroit idéal et définissez tout, concrètement, sur papier.

En premier lieu, il faut établir la nature de votre relation avec la salle. Chaque salle a un processus différent quant à la préparation d’un spectacle.

  • Dans le meilleur des cas, certaines salles possèdent des promoteurs attitrés qui pourront vous guider et vous dicter tout ce dont vous allez avoir besoin pour votre soirée.
  • Dans d’autres salles, les promoteurs seront moins enclins à vous aider, ce qui est moins agréable. Dans ces cas-là, il vaut mieux accepter de ne pas recevoir d’aide et enclencher votre projet, jusqu’au moment où ils vous demandent d’arrêter. S’ils vous disent ne pas savoir, voyez par vous-même quel genre de système de son ils disposent. Faites-leur part de votre plan quant à la sécurité, aux pourcentages liés à la vente d’alcool ou encore à la promotion. N’attendez pas qu’ils vous répondent à ce propos. Si vous ne trouvez pas de câbles électriques, demandez-en. Si vous frappez un mur et qu’ils ne vous répondent pas, fouillez. Soit vous trouverez tout ce dont vous allez avoir besoin, ou vous dépasserez le point à partir duquel ils seront dans l’obligation de vous aider.
  • Certaines salles ne disposent pas de promoteur attitré et, du même coup, vous serez obligés de tout faire vous-même. Voir plus haut.
  • Certaines salles peuvent ne jamais avoir été utilisées pour un spectacle. C’est pourquoi vous devez faire preuve de précision lors de votre planification. Ce n’est pas une mince affaire, même si vous avez découvert un centre nouvel-âge ayant la capacité de soutenir votre spectacle et que ce centre pourrait devenir le lieu par excellence vous aidant à développer la scène alternative dans votre ville. N’oubliez aucun détail. La sécurité sera-t-elle nécessaire? Y aura-t-il une limite d’âge? Cet événement nécéssite-t-il un permis? Si c’est le cas, quel permis faudra-t-il obtenir? Dans cette situation, demandez de l’aide. Nous sommes là pour vous.

Une fois que la salle est réservée, quelquess considérations logiques doivent être prises en compte.

  • À quel endroit la table d’accueil sera-t-elle située?
  • À quel endroit la marchandise se trouvera-t-elle?
  • Qui sera responsable de l’accueil? Y a-t-il un employé de l’endroit responsable? Devrez-vous fournir votre propre responsable?
  • Qui sera le technicien sonore? Y a-t-il un employé de l’endroit qui s’en charge? Devrez-vous fournir un technicien ou vous en occuper vous-même?

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Si vous vous occupez de la sonorisation, il faudra tenir compte de ces facteurs.

  • Quel est le type de console dont l’endroit dispose? C’est un facteur important lorsque vient le temps de choisir un endroit. La location d’équipement coûte au bas mot 300 $ pour une nuit. Si vous ne pouvez pas assumer ces coûts, retirez-vous.
  • Quelle est la configuration électrique de l’endroit? Serait-il adéquat de brancher tous les instruments des groupes participants? Un groupe heavy utilisant 3 amplificateurs de guitares et un amplificateur pour la basse aura besoin d’au moins deux prises électrique indépendantes de celle où se trouvera votre console. Si vous prévoyez inviter plusieurs rappeurs et une seule personne aux tables tournantes, vous aurez besoin de moins de prises électriques, mais de plus de microphones. Un groupe dans lequel une panoplie d’instruments sont joués nécessitera sans doute plus de microphones de nature différente. En somme, il faut être précis lorsque vient le temps de planifier les besoins techniques.
  • Est-ce que l’endroit dispose d’un nombre adéquat de barres d’alimentation et de rallonges permettant aux groupes d’y brancher leur matériel où ils le veulent? Cette question est très importante. Les musiciens doivent être en mesure de se placer confortablement sur la scène.
  • À quelle heure doit débuter l’installation? Préférablement avant le dîner.

Essayez autant que possible de faire en sorte que tous les groupes jouant lors de votre soirée partagent le même équipement de base.

  • L’équipement de base comprend la grosse caisse, les toms et la structure de la batterie, en plus de l’amplificateur de la basse et possiblement ceux des guitares.
  • Ceci facilitera la vie à tout le monde, y compris les techniciens du son. Brancher des microphones autour d’une batterie prend du temps et le technicien ne devrait le faire qu’une seule fois au cours de la soirée. Le fait de minimiser le nombre d’appareils à monter ou démonter facilite aussi la vie aux groupes participants.
  • Ceci aura également pour effet de minimiser le temps entre les prestations, ce qui encourage l’auditoire à rester dans la salle. Cet argument vous aidera à convaincre les groupes qui se montreront réticents à partager l’équipement.
  • Et puis, le fait de partager les équipements crée un sentiment communautaire entre les groupes.

Ceci dit, le fait de partager l’équipement peut aussi entraîner des dommages. Cela crée de mauvaises situations. Voici quelques trucs pour éviter que cela se produise.

  • Les batteurs participants doivent chacun amener les parties les plus fragiles (cymbales, pédales, caisses claires) de la batterie. La plupart des batteurs comprennent cette logique, mais même si les batteurs sont des êtres magiques, il ne coûte rien de vérifier.
  • Dans les jours précédant le spectacle, jouez les entremetteurs entre tous ceux partageant les équipements, afin de vous assurer de savoir qui fournit quelle pièce d’équipement. Cela évitera que quelqu’un n’arrive les mains vides, et ainsi chaque participant sera en mesure de connaître les moindres particularités des appareils avec lesquels ils vont travailler. Ce dernier point est primordial pour tous ceux qui vont travailler avec les amplificateurs. Lorsque les groupes maîtrisent le fonctionnement des amplificateurs et qu’ils sont conscients des caprices de ces appareils, ils ont beaucoup moins de chance de péter. Le fait de permettre une discussion entre les groupes leur permettra à leur tour d’en discuter en personne le soir du spectacle. En plus, après le spectacle, le contact entre les groupes sera maintenu, juste au cas où.

Toutes ces choses doivent se retrouver dans un courriel que vous enverrez à tous ceux qui sont concernés par le spectacle et dont vous devrez vous assurer d’en avoir une copie sur place, le jour même. Ce courriel doit inclure :

  • la date de l’événement
  • l’heure de montage
  • le plan de partage des équipements
  • l’installation sonore
  • le protocole pour la liste d’invités et une confirmation du nombre d’invités par groupe
  • les provisions (nourriture et boissons) pour les artistes
  • le cas échéant, l’endroit réservé aux artistes dans la salle

Ce courriel doit aussi fournir des réponses aux questions suivantes :

  • Comment les revenus de la vente d’entrées seront-ils partagés? Parfois, cela est calculé par rapport aux frais de voyage. Parfois, les techniciens du son doivent être payés. Parfois, l’endroit qui vous prête la salle vous demande une garantie qu’il vous faudra payer avant de diviser le reste entre les musiciens. Parfois, vous devrez aussi récupérer les frais liés à l’impression des affiches.
  • La gestion de la marchandise demande-t-elle un effort collectif? Si tel est le cas, quel sera le suivi des fonds?

Une fois que tout cela sera défini, envoyez ce courriel. De cette façon, tout le monde sera au courant de tout ce qui concerne l’équipement et les recettes. Si vous devez payer des frais ou des garanties de location, ou qu’il vous faut regagner d’autres dépenses, faites-le savoir explicitement. Cela aura pour effet de faire comprendre aux participants qu’il se peut qu’ils ne repartent pas avec la totalité des gains. Aussi, il faut que tous les participants soient au courant du moindre changement que vous apportez. Ayez en main une copie du courriel le plus récent de manière à ne pas vous retrouver dans une conversation déplaisante si quelqu’un dit ne pas être au courant de quoi que ce soit.

Quand vous montez un spectacle, c’est votre devoir de vous assurer que les groupes que vous engagez sont bien traités.

La communication au préalable et durant la soirée, et le fait d’avoir une trace écrite de toutes les décisions, aident à prévenir les situations fâcheuses. Si votre soirée se déroule dans une salle de type bar, vous éviterez des revirements de situation lorsque viendra le temps de payer tout le monde.

3. La promotion

Affiches

Il est très important de faire de super belles affiches. Le travail de graphisme peut être payant, mais il n’est pas nécessaire que ce soit le cas. Si vous connaissez quelqu’un ayant un accès à une photocopieuse, rien ne vous empêche de leur parler. Sinon, essayez de réduire les coûts (par exemple, 40 $ maximum) et réclamez votre argent à la fin du spectacle au besoin.

Avec un peu de créativité, on peut créer de superbes affiches avec peu de budget. Une fois, j’ai passé deux après-midis à construire ces affiches qui déchirent, avec une linogravure étalée sur un stencil en aérosol, pour un spectacle de mon groupe. J’ai placé ces affiches assez haut, sur les lampadaires autour de Queen Street et de Kensington. Elles étaient complètement différentes des autres et elles y sont restées longtemps. Ce fut notre spectacle le plus populaire à vie. Bref, faire l’effort d’une promotion visuelle différente vous permettra d’obtenir des résultats. En plus, c’est à la fois un plaisir et une forme d’art en soi. Et qui n’a jamais rêvé de voir sa propre création autour de son voisinage?

Dépliants

Les dépliants sont une autre excellente idée qu’il ne faudrait pas passer sous silence. Essayez de donner des dépliants aux groupes afin qu’ils fassent leur propre promotion. Faites-leur parvenir une copie maîtresse pour qu’ils puissent faire autant de copies qu’ils le désirent. Donnez également une poignée de dépliants à vos amis qui assistent à des spectacles afin qu’ils soient les porte-parole du vôtre. Gardez-en aussi que vous pourrez distribuer vous-même aux intéressés.

Par contre, il n’est pas très utile de donner des dépliants à n’importe qui sans contexte. Si vous parlez de musique à des gens, l’occasion est parfaite pour leur annoncer que vous montez vous-même un spectacle. S’ils sont intéressés, offrez-leur un dépliant. Vous pouvez également leur en offrir plus d’un afin qu’ils puissent eux-mêmes les distribuer à leurs amis.

Le bouche à oreille

C’est une raison de plus d’avoir une liste d’artistes complète. Des groupes complémentaires cachent des amis complémentaires. Si quelqu’un entend parler d’un spectacle par l’entremise de plusieurs sources, il sera alors plus enclin à assister à ce spectacle.

Le téléphone

Appelez tous vos amis, deux semaines avant le spectacle. Parlez-leur de l’événement. Les appels font toujours le travail. Les messages texte ne vont généralement pas interpeller des gens qui ne comptaient pas déjà se rendre au spectacle. Vous pouvez toutefois les envoyer la veille du spectacle, comme rappel. Inscrivez-y le nom des groupes, l’adresse de la salle de spectacle, l’heure et le prix d’entrée. De cette façon, ils peuvent transférer le message à leurs amis.

Internet

Ne vous fiez pas sur Facebook. Les invitations aux événements qui s’y trouvent ont autant d’impact que cet appel de votre compagnie de téléphonie qui vous signale que votre facture est en souffrance. Votre spectacle sera mis sur le radar de plusieurs personnes et vous allez obtenir plusieurs déclarations de présence, mais ces déclarations sont peu fiables et il ne serait pas conseillé de bâtir une maison sur de telles fondations. Créez un événement Facebook mais utilisez cet outil comme support pour tout le travail de promotion que vous aurez fait.

Les médias

S’il y a une station de radio ou un podcast qui vous semble correspondre aux groupes pour qui vous organisez ce spectacle, contactez-les. Parfois, ils feront jouer quelques chansons des groupes invités, avant d’annoncer le spectacle lui-même. C’est là une excellente façon d’inclure les nouveaux arrivants dans votre ville qui aiment ce genre de musique. En entendant cela, ils viendront au spectacle, car ils voudront faire connaissance avec d’autres gens ayant les mêmes goûts musicaux. De cette façon, vous offrez une aide grandement appréciée aux mélomanes D’un autre côté, s’il y a une publication ou un site faisant de la critique musicale, qui concorde bien avec votre projet, voyez s’il est possible d’inviter quelqu’un, afin qu’il y ait un reportage sur le spectacle.

4. Le soir venu

Évitez de consommer

Résistez à l’appel de toute substance avant la fin du spectacle. Vous aurez besoin de tous vos sens, afin de régler différents dossiers, tels que les bris d’équipements, la gestion du temps, la collecte d’argent pour payer les groupes, etc.

Présentez-vous

Assurez-vous que les employés de la salle vous connaissent et reconnaissent le respect que vous leur accordez, particulièrement ceux avec qui vous devrez interagir toute la nuit (serveurs de bar, techniciens au son, responsables de la porte). C’est d’eux que vous dépendrez lors de l’événement : ils sont responsables de son déroulement et avec leur aide, la soirée ira comme sur des roulettes. Votre gentillesse vous permettra en plus d’avoir une bonne réputation et de monter plus de spectacles à l’avenir.

Soyez gentil avec le responsable de la porte.

Assurez-vous que cette personne sache qu’elle est en contrôle et que vous êtes disponible pour répondre à ses questions. Assurez-vous également qu’elle ait accès à une liste d’invités claire et descriptive. Le responsable devra s’occuper des gens qui disent pouvoir entrer sans payer parce qu’ils travaillent dans la salle, en plus de ceux qui essaient d’entrer sous de faux prétextes. Il devra savoir précisément qui est autorisé à entrer gratuitement, de manière à éviter les conversations désagréables avec des personnes non identifiées.

Si vous devez fournir votre propre sécurité, rappelez-vous que cette personne sacrifie sa soirée pour votre concert et sa communauté. Si possible, donnez-leur un montant raisonnable pour leur aide (normalement environ 10 $/heure) et envoyez-leur un remerciement écrit le lendemain. C’est une marque de reconnaissance et une façon de dire que vous tenez leur temps en haute estime. Et puis, ce n’est pas facile de travailler lorsqu’on a une foule soûle, énervée et faisant la fête devant soi.

De plus, il faut vous assurer que toute personne de la presse soit clairement identifiée. Comme ça, vous allez savoir quelle personne est passée à votre spectacle et votre suivi sera ainsi facilité.

Attention à l’équipement (et au son)

Il est fort possible qu’il y ait des malentendus au sujet de l’équipement : en fait, ça arrive presque toujours. C’est pas si grave. Mais le soir venu, il est important de s’assurer de la bonne communication entre les groupes. C’est un travail affectif qui peut être éprouvant, alors assurez-vous d’avoir un ami à proximité pour vous remonter le moral si quelqu’un se laisse emporter par le stress au point d’émettre des commentaires désagréables à votre sujet.

Soyez gentil avec les techniciens de son. Ils ont sans doute travaillé fort (et ce, pendant des années) pour arriver à être bons dans leur métier. Ils ne deviennent par ailleurs pas millionnaires avec ce travail. Un peu de respect sincère pour cela pourrait vous mener loin. De toute façon, c’est la coutume que de se présenter aux techniciens pendant les tests de son et de leur offrir une bière, en guise de remerciement, après le spectacle.

5. Le secret est dans le suivi.

Faire le suivi avec les musiciens

Ont-ils eu du plaisir? Ont-ils eu tout ce qu’ils désiraient? Vous faites cela non seulement pour apaiser les mauvais moments qui auraient pu se dérouler durant la soirée, mais aussi pour apprendre au sujet de choses que vous n’auriez sans doute pas pu considérer comme étant des problèmes, afin de les régler à l’avenir. S’il y a eu de mauvaises surprises, il est bon de contacter les musiciens le lendemain pour rétablir la confiance entre vous.

Faites le suivi avec la presse

Si des gens sont venus pour faire la critique de votre spectacle, écrivez-leur un courriel, dans les deux jours, pour les remercier de leur présence. Faites ce geste même s’ils ne se sont pas présentés. C’est la base de l’étiquette et ça peut les encourager doucement à faire la couverture de la soirée.

Faites le suivi avec la salle

Remerciez-les de vous avoir aidé à mettre cet événement sur pied, sauf s’ils ont été des salauds de la pire espèce. Même s’ils n’étaient pas tout à fait des enfants de chœur, renseignez-vous tout de même. Toutes les choses qu’ils vous diront seront utiles afin de comprendre comment les problèmes se sont présentés, et ce même si vous devez revêtir votre épaisse peau de lézard pour affronter leur manque de tact.

Remerciez vous vous-même

Vous avez fait ça pour deux raisons : parce que vous êtes extra et parce que vous avez aidé à maintenir notre monde DIY vivant et excitant. Parfois, les gens vont vous critiquer pour des choses qui étaient pourtant hors de votre contrôle. Parfois, ils vont oublier de vous remercier. Parfois, vous allez sentir que vous vous êtes cassé le derrière pour un projet et que personne n’osera le reconnaître. Si ça arrive, envoyez-moi un courriel à l’adresse suivante: extralogical@gmail.com et je vais vous envoyer un message de remerciements, vous disant que ce que nous possédons n’aurait pas pu être possible sans vous et que vous êtes le meilleur.

 

Vivant à Toronto, Eileen Wennekers crée, fabrique, écrit et analyse tout avec une profondeur marxiste. Lorsqu’elle ne met pas sa dissertation dans un coin de la pièce pour la regarder avec méfiance, elle s’amuse à écrire des fables étranges et pataphysiques, en plus d’agir comme éditrice de la section Ex Libris de Weird Canada. Elle a produit des spectacles dans divers endroits, allant de grandes salles aux garages, en passant par des bars et des sous-sols, depuis 2001, parfois également en tant qu’artiste. La majeure partie de ses connaissances du milieu vient de discussions avec des amis y jouant des rôles divers (son, production, gestion et création).

Cet ouvrage est le fruit d’une étroite collaboration avec d’autres êtres virevoltant dans l’univers de Weird Canada, sans qui ce document serait beaucoup moins clair.