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New Canadiana :: Various Artists – Funeral at a Meth Lab
- Various Artists
- Funeral at a Meth Lab
- (Offerings)
- asterisk, Canada
From the anomalous dreams of Javier Fuentes:
As someone who came up discovering Toronto’s music scene from a distance, Offerings has been one of the most crucial publications I’ve encountered in recent years. This 18-song compilation is a glimpse into the amazing community that has been supported and celebrated in their hallowed pages. Coming off as a dream lineup for the next Wyrd Fest, this tape could also double as the Solaris Top 40. The comp sees some familiar faces rise out from the woodwork armed with potent new jams that fit in perfectly with the already golden hits that are on here. Mutant punk meets mutant concrète, while soul meditations groove alongside kosmische explorations. Rumour has it you can even hear a bonus cut from the Ford Noise Tape if you listen closely. Is this what they play after hours at the Eaton Centre?
Des rêves anormaux de Javier Fuentes:
(Traduit par l’impatience de Virginie Langlois)
J’ai découvert la scène musicale de Toronto à distance et je dois dire qu’Offerings a été l’une des publications les plus cruciales que j’ai découvertes ces dernières années. Cette compilation de 18 chansons donne un aperçu de la formidable communauté qui a été soutenue et célébrée dans les pages bénies de cette publication. Cela ressemble à une programmation de rêve pour la prochaine édition du Wyrd Fest, mais cela pourrait tout aussi bien servir de Solaris Top 40. On trouve sur cette compilation aussi bien des têtes connues qui surgissent d’un peu partout que des nouveaux venus très convaincants qui cadrent parfaitement avec les titres à succès présents ici. À la croisée du punk mutant et de Mutant Concrète, les méditations soul côtoient les explorations cosmiques. Il paraît qu’en tendant l’oreille on peut même entendre un extrait de la fameuse cassette de Ford. C’est ça qu’ils passent au Centre Eaton après la fermeture?
New Canadiana :: Various Artists – PIE-003
- Various Artists
- PIE-003
- (Out of Sound // Poncho Records)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the diffuse afternoonism of Joshua Robinson:
Halifax is a uniquely magnificent place. Masquerading as the second coming of the disparate and displaced flower power generation, its local musicians hold the innate ability to transcend the barriers of time and space. Out Of Sound and Poncho’s collaborative 7” split release fulfills this promise, culling the tenants of the past’s fascination with folklore and infusing it with a reinvigorated proletarian ethic that instantly validates its DIY aesthetic.
Walrus, the Haligonian embodiment of James Mercer with a tinge of Ray Davies, spin a wavy yarn, replacing the cold proximity of the Atlantic with the spirited percussive pulse of drum circle bongos that masterfully belie the alt-rock underpinnings of this ode to diffuse afternoonism. Shadow Folk reimagine the bubblegum-pop of the early ’60s, rich with warm backing vocal ‘oohs’ and ‘ahhs’ that designate this as music from a bygone era of adolescent infatuation. With the immutable spirit of an alt-Americana spaghetti gunslinger, Gnarwhalz rip and run across the red lacquer terra firma of PIE-003 with the clamorous reckoning of party infused recklessness. Lastly, Sheepman exude a slew of musical stylings with origins likely traceable to the lysergic daydreams of their incorporeal predecessors, a primordial conglomeration of marvelously crafted unicellular elevator folk with the vocal stylings of a cheerful Morrissey. This four-way split is the four-course meal that serves to fill the insatiable appetite of our Canadian longing for music that reminds us of our past.
De l’après-midi diffus de Joshua Robinson:
(Traduit de la grasse matinée de Catherine Gaucher)
Halifax est un endroit magnifiquement unique. Se faisant passer pour des membres de la nouvelle génération flower power disparate et déplacée, ses musiciens locaux détiennent une capacité innée à transcender les barrières du temps et de l’espace. La collaboration d’Out of Sound et de Poncho sur ce split 7 pouces remplit cette promesse grâce à une fervente fascination pour le folklore infusé d’une éthique prolétaire revigorée, validant instantanément l’esthétique DIY du EP.
Walrus, l’incarnation haligonienne de James Mercer avec une teinte de Ray Davies, remplace la froide proximité de l’Atlantique par le pouls fougueux et percutant d’un cercle de tambours qui dément magistralement les fondations du rock alternatif de cette ode aux après-midis diffus. Shadow Folk réimagine la pop gomme balloune du début des années 60, riche de par ses chaleureux choeurs composés de « oohs » et de « ahhs » qui désignent la musique d’une époque révolue et remplie d’engouements juvéniles. Avec l’esprit immuable d’un flingueur de Western spaghetti, Gnarwhalz traverse la terre ferme de PIE-003 tel le souvenir bruyant d’une fête infusée d’insouciance. Finalement, Sheepman puise dans un tas de styles musicaux dont les origines probables prennent racine dans les rêveries diurnes lysergiques de leurs prédécesseurs disparus, un rassemblement de folk merveilleusement conçu accompagné d’un style vocal évoquant l’allégresse de Morrissey. Ce split est tel un repas quatre services comblant l’appétit insatiable de notre nostalgie canadienne pour la musique évoquant notre passé.
New Canadiana :: Various Artists – Perdu dans l’abysse
- Various Artists
- Perdu dans l’abysse
- (La Cohu)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the liquid mind of Hugo Hyart:
(Translated by the dip of Hugo Hyart)
What happens when two of the most productive entities in Canada team up? They go down to the abyss on the edge of the known world. Taking cues from the James Cameron film with aliens coming from beneath for a change, they make a detour from their trail of galactical altitude. The companions of Jeunesse Cosmique stop by La Cohu for a submarine ramble, trading their spacesuits for scubas. Past a certain depth, beyond conventional human conceptions and away from any stellar ray, this is a space odyssey the other way round into Neptune. Resting in deep ambience, altered heaviness, forgotten gravities. Hazy Montagne Mystique dip our stars’ dust in the water to depths where the sun can’t reach. YlangYlang makes us dance in analgesy until there’s no up or down anymore. Velvet Glacier distort us our minds with enunciations and killer vibes. Téléphone Maison touches the bottom to take its pulse, as we briefly see what it is to be the other. Makes me want to see the movie.
De l’esprit liquide de Hugo Hyart:
Que se passe-t-il quand deux des entités les plus productives du Canada font équipe ? Ils descendent dans l’abysse aux frontières du monde connu. Prenant son inspiration du film de James Cameron avec les aliens venant des profondeurs pour changer, ils font un détour de leur chemin d’altitude galactique. Les compères de Jeunesse Cosmique passent chez La Cohu pour un petit tour en sous-marin et troquent leurs combinaisons spatiales pour des scaphandres. Passé une certaine profondeur, au-delà des conceptions humaines convenues , loin de tout rayon stellaire, une odyssée de l’espace dans l’autre sens direction Neptune. Ambiances reposantes et profondes, pesanteur altérée, gravité oubliée. Hazy Montagne Mystique propage notre poussière d’étoiles sous l’eau jusqu’aux profondeurs où le soleil n’éclaire plus. YlangYlang nous fait valser en analgésie et nous fais oublier haut et bas. Velvet Glacier va ensuite distordre nos esprits en énonciations et en vibrations qui tuent. Téléphone Maison touche le plancher abyssal pour prendre son pouls, tandis qu’on entrevoie le fait de devenir l’autre. Ça donne envie de voir le film.
New Canadiana :: Various Artists – F R U I T S
- Various Artists
- F R U I T S
- (Healing Power)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the Carmen Miranda rights of Jesse Locke:
This platter flows over with a prismatic array of bodacious sounds and mixed mood-inducers from Toronto’s female class of fall 2013. The nine exclusive tunes include Isla Craig’s soft shimmer, Bile Sister wave-dancing in her rave cave, and a freshly bucked ‘n’ blended devotional banger from Tenderness. The righteous Lido Pimienta leads the charge with martial snares and multi-tracked vocals that could summon the revolution, while the all-powerful Petra Glynt booms through a blacklit underground opera hall. Grip this disc quick and get a bonus baggie of bath salts from the krautrock-inspired scents of Spa Kosmische.
D’après les droits Carmen Miranda de Jesse Locke:
(Traduit dans un rythme tordant de Dominic MPILÉ)
Ce disque résonne de façon remarquable au moyen d’une gamme prismatique et d’une sensibilité inductrice jouées par des Torontoises de la cuvée printemps 2013. Les neuf chansons exclusives incluent le doux chatoiement d’Isla Craig, l’onde dansante à caractère rave de sous-sol de Bile Sister, et le tout nouveau lancement de ruade tordant, plein de dévotion de Tenderness. La vertueuse Lido Pimienta mène la cadence avec des pièges martiaux et de multiples pistes vocales qui pourraient appeler à la révolution, pendant que l’omnipotente Petra Glynt retentit dans une salle d’opéra souterraine éclairée à contre-jour. Procurez-vous rapidement ce disque et obtenez en bonus un sac de bain de sel au parfum d’inspiration krautrock de Spa Kosmische.
Tenderness – Orphans Howling in the Wild (Bucked & Blended Mix)
New Canadiana :: Various Artists – J’m le Fuzz
- Various Artists
- J’m le Fuzz
- (Jeunesse Cosmique)
- Asterisk, Canada
- ::web/sounds::
From the parochial paper of Hugo Hyart:
(Translated by Hugo Hyart)
Fuzz. As a watchword, in many forms: space grunge, ambient modular, hard stoned garage, pünk rawk, droney spatial, etc. (whatever you want). Different colours collide: dreamy fuzz, drossy fuzz, fuzz in trance, fuzz gazing at its shoes, fuzz pop, fuzz out of its orbital trajectory, fuzz phaser, hyperactive fuzz, black fuzz metal, fuzz and Diana Ross, exultant fuzz with examples in no particular order. A pleasurable rock ’n’ roll ‘n’ hardcore post-punk booster shot opens the way for a trip from inner self to outer space through distorted jungles and lunar plains, hybrid nebulas and supernovae in breakdown. This spray-painted CD encases a first class compilation of international guests from the same dimensional plan. The serial compilers and publishers at Jeunesse Cosmique (by the numbers: 11 releases this year, including three compilations) put together a panoramic journey spotlighting rare celestial objects from a fuzz galaxy!
Du feuillet paroissial de Hugo Hyart:
Le Fuzz. En mot d’ordre, à toutes les sauces: grunge de l’espace, ambiant modulaire, garage planant, pünk rawk, spatial bourdonnant…peu importe ce dont vous avez envie. Différentes teintes se confrontent: fuzz onirique, fuzz crasseux, fuzz en transe, fuzz shoegaze, fuzz pop, fuzz à réverbe, fuzz sorti de sa trajectoire orbitale, fuzz phaser, fuzz hyperactif, fuzz métal, fuzz et Diana Ross, fuzz qui exulte par exemples dans le désordre. Une agréable piqûre de rappel rock’n’roll post-punk hardcore ouvre la voie à un voyage du moi intérieur vers le cosmos, à travers des jungles déformées et des plaines lunaires, des nébuleuses hybrides et des supernovas qui s’effondrent. Cet album peint à la bombe renferme une compilation de première classe, avec quelques invités internationaux venus du même plan dimensionnel. Les compilateurs et éditeurs en série de Jeunesse Cosmique, qui ont sorti 11 projets cette année, dont 3 compilations, ont mis au point un parcours panoramique qui met en valeur des objets célestes rares tirés d’une galaxie fuzz!
New Canadiana :: Various Artists – Afterburners Vol. 3
- Various Artists
- Afterburners Vol. 3
- (Bruised Tongue)
- Asterisk, Canada
- ::web/sounds::
From the cryogenic dream pod of Johnnie Regalado:
The latest offering from Ottawa super-label Bruised Tongue is a curatorial holy grail. Doubling down on their contributors to the first and second Afterburners compilations, Vol. 3 showcases 27 stellar jams from some key players and new heroes in weirdo rock. How are there this many shred-heavy bands in our country, let alone compacted onto a single comp? A feast of fuzz and freak-outs, Afterburners Vol. 3 could be the centerpiece of a twisted time capsule, blowing even more minds when it’s cracked open after a few millennia underground.
Du cocon cryogénique de Johnnie Regalado:
(Traduit par les affolements bizarres d’Andréanne Dion)
La dernière parution de Bruised Tongue, le super-label d’Ottawa, est un saint graal de sélection minutieuse. Redoublant les contributions retrouvées sur les première et deuxième compilations Afterburners, le volume 3 présente 27 excellentes chansons de quelques-uns des principaux acteurs et nouveaux héros du rock bizarre. Comment peut-il y avoir autant de groupes portés sur le shred dans notre pays, sans compter sur une seule compilation? Un festin de bourdonnements et d’affolements, la compilation Afterburners Vol. 3 pourrait être la pièce maîtresse d’une capsule historique tordue, qui sera encore plus hallucinante lorsqu’elle sera ouverte après quelques millénaires sous terre.
Organ Eyes – Teenage Kingdomdom
Cameo :: Janelle Hollyrock on Various Artists – Emergency Room Vol. 1
- Various Artists
- Emergency Room Vol. 1
- (Nominal // Grotesque Modern)
- Vancouver, BC
- Originally Released: 2008
- ::web/sounds::
From the Vancouver complication of Janelle Hollyrock:
The Emergency Room was a former fish-processing factory turned back alley recording/performing/practice space in Vancouver’s notorious drug- and rat-infested Downtown Eastside. Originally started in 2006 by Keith Wecker of Sex Negatives while hosting shows in Emily Carr University’s underground garage with Justin Gradin of Random Cuts and recording engineer Jordan Koop of Twin Crystals, the ER moved to East Hastings in ’07 and for a little over a year became the hub of Vancouver’s art punk community. When I reviewed this LP for my zine back in 2008 I wrote that the growing popularity of “the ER as a secret, illegal venue is at risk of imploding at any minute” and to get it “before this souvenir becomes an artifact.” And sure enough the Emergency Room did end up shutting down soon after this comp was released. But while secret venues and warehouse spaces pop up in East Van just as often as they’re closed down, the ER was the first to leave behind a vinyl compilation of what went down.
Optimistically titled “Vol. 1”, the comp features eight bands who performed or recorded at the space in its first year including Defektors, Petroleum By-Product, Vapid, White Lung, Mutators, Twin Crystals, Nü Sensae, and Sick Buildings plus a 20-page stitch-bound photo book of bands who played the space like Montreal’s AIDS Wolf and others. At the time, Mutators had toured North America and were arguably the most well known outside Vancouver, but that spot’s now definitively taken up by the Pitchfork-approved White Lung, who back in 2008 had only released one 7” (“Local Garbage” on Ryan Dyck of B-Lines’ label Hockey Dad).
Five years later, I like this comp even more than when it came out. It opens with two straight ahead garage-punk tracks from Defektors (misspelled as Defectors on the sleeve) before offering two more by Petroleum By-Product, who were still going by The Petroleum By-Products at the time and only just beginning to tweak their sound away from a focus on garage-pop towards the minimal-synth-driven New Wave sound they’ve achieved in the last few years. Side A wraps up with Mish Way screaming over White Lung’s raw, frenetic “Therapy” right after Vapid burst off the vinyl with two energetic pop-punk blasts, “Sex Stain” and “Die”. After taking a two-year break, Vapid are finally playing shows again, now with The Tranzmitors’ Bryce Dunn on drums and a new LP coming out this summer on Nominal / Deranged Records.
On the flipside is Mutators’ harsh and experimental “Instinct” and “VVV”. Their dark screamo is as intense and confusing as early ’80s Vancouver noise band Tunnel Canary. Listening to Twin Crystals and Nü Sensae I can almost taste the cigarette smoke and smell the stale beer and vomit that epitomized shows at the ER. Yet it’s the fucked up, scary noise of Sick Buildings’ “The Commuter” that tips this LP from just a crazy good compilation of songs to a snapshot of Vancouver’s underground DIY ethos.
As important as 1979’s Vancouver Complication LP featuring DOA, Subhumans, U-J3RK5 and other seminal Vancouver punk bands, Emergency Room Vol. 1 wasn’t just capturing Vancouver’s weird punk scene at its pinnacle, it was a jumping off point for a lot of these bands. It’s a testament to them that, except for the two sadly defunct noise bands Mutators and Sick Buildings, all are not only still performing but deservedly getting reviewed and approved outside Vancouver. Limited edition vinyl of 924, and I still see this around in record stores. Pick it up if you find it!
Janelle Hollyrock runs Mongrel Zine, a fanzine and record label out of Vancouver, with her partner Bob Scott.
Du fait de la complication vancouvéroise de Janelle Hollyrock:
(Traduit de l’âme vancouvéroise de Dominic MPILÉ)
The Emergency Room était situé dans une ancienne usine d’apprêtage de poisson transformée en lieu d’enregistrement, de spectacle et de pratique dans l’est du centre-ville de Vancouver infesté de rats et où circule de la drogue. Ouvert en 2006 par Keith Wecker de Sex Negatives lorsqu’il animait des spectacles dans un sous-sol de la Emily Carr University aux côtés de Justin Gradin de Random Cuts, et de l’ingénieur aux enregistrements Jordan Koop de Twin Crystals. La ER a ensuite déménagé à East Hastings en 2007 et après un peu plus d’un an, est devenue le lieu par excellence de la communauté punk de Vancouver. Lorsque j’ai écouté ce LP pour mon zine en 2008, j’ai alors écrit que la popularité grandissante de “la ER, un lieu secret, illégal, peut prendre fin à tout moment” et qu’il fallait se procurer le vinyle “avant que ce souvenir ne devienne un artéfact.” Évidemment, la Emergency Room a dû fermer ses portes quelques temps après la sortie de cette compilation. Lorsque le lieu gardé secret accueillait des artistes en son sein et gagnait en succès dans l’est de Vancouver juste avant la fermeture, la ER a été le premier lieu de spectacle à accoucher d’une compilation vinyle sur des raisons de sa fermeture.
Titrée avec optimisme “Vol. 1”, la compilation réunit huit groupes qui se sont produits ou qui ont enregistré pendant la première année du studio, dont: Defektors, Petroleum by-Product, Vapid, White Lung, Mutators, Twin Crystals, Nü Sensae et Sick Buildings; de plus a été publié un album photo de 20 pages des groupes qui s’y sont produits, comme le groupe Montréalais AIDS Wolf et bien d’autres. À cette époque, les Mutators étaient en tourné en Amérique du nord et étaient sans doute le groupe le plus connu à l’extérieur de Vancouver, mais cette place est depuis tenu par White Lung, encensé par le site Pitchfork. White Lung, en 2008, avait seulement sorti un tube de 7” (“Local Garbage” sur Ryan Dyck de B-Lines du label Hockey Dad).
En effet, cinq ans plus tard, j’aime encore plus cette compilation qu’à sa sortie. Elle débute avec deux chansons underground d’un son sec punk de Defektors (mal écrit sur l’étui comme ceci : Defectors), suivent deux autres chansons produites par Petroleum By-Product, qui à l’époque s’appelaient encore The Petroleum By-Products et venaient tout juste de sampler leur son (différent de sons pop-garage) par le biais du synthétiseur minimaliste produisant du son new wave qu’ils ont produit les dernières années. La face A emballe par la voix de Mish Way qui crie sur ce cru frénétique de White Lung, “Therapy”, qui suit Vapid, lequel fait exploser le vinyl avec deux tubes énergiques pop punk, “Sex Stain” et “Die.” Après s’être offert une pause de deux ans, Vapid se produit en spectacle de nouveau, accompagné maintenant du membre de The Tranzmitors, Bryce Dunn au tambour, un nouveau LP sortira cet été sur le label Nominal / Deranged Records. Sur l’autre face de l’album, se trouve Mutators avec respectivement des tubes rigoureux et expérimental “Instinct” et “VVV”. Leur cri sinistre est aussi intense que confus comme celui du groupe bruitiste de Vancouver du début des années 1980 Tunnel Canary. En écoutant Twin Crystals et Nü Sensae, je peux presque goûter à la saveur de cigarette et sentir le gout de mauvaise bière et de vomi ressentis lors des spectacles à l’ER, mais c’est le foutu et effrayant bruit de la chanson «The Commuter» de Sick Buildings qui fait basculer ce LP de bonne compilation enthousiasmante vers un éthos fait-le-toi-même de l’underground vancouvérois.
Aussi important que Vancouver Complication de 1979, le LP rassemble DOA, Subhumans, U-J3RK5 et d’autres groupes punk séminaux de Vancouver. Emergency Room Vol. 1 ne rassemblait pas seulement l’étrange genre punk de Vancouver à son sommet, mais permettait à plusieurs de ces groupes de s’exprimer. C’est un souvenir pour ces groupes, à l’exception des deux défunts groupes bruitistes Mutators et Sick Buildings, en ce sens que tous ne faisaient pas que se produire en spectacle mais méritaient à juste titre de se faire connaitre et de se faire acclamer hors de Vancouver. Une édition limitée du vinyl de 924 est toujours disponible, et je la vois souvent dans des magasins de disque. Quand vous la verrez, achetez-la!
Janelle Hollyrock dirige Mongrel Zine, un fanzine et label hors de Vancouver, avec son partenaire Bob Scott.
New Canadiana :: Various Artists – A Year of Haircuts
- Various Artists
- A Year of Haircuts
- (Dub Ditch Picnic)
- Asterisk, Canada
From the weathered report of Gregory Pike:
One 1936 July day, in Winnipeg, it was a record 42.2 °C (visualize: the hallucinatory sweat-fever of Shearing Pinx’s “Violence”). On Christmas Eve 1879, it was -47.8 °C (visualize: the hypothermic chaos-scramble of Velvet Chrome’s “Étude en Psychobilly”). That’s a 90 °C disparity. A disparity large enough to match the range of kraut-drone, hypno-pop, and space-terror on this comp from Dub Ditch Picnic — the ’Peg’s home of the strange. Somehow, all at the same time, it’s the soundtrack to both lying in the summer sun on a patchwork quilt blanket, and going snow-blind in some prairie field, lost and kilometres from home.
Du rapport de Gregory Pike, exposé aux intempéries Gregory Pike:
(Traduit par le thé noir aromatisé à la confiture de bleuets de Julie Mayer)
En juillet 1936, Winnipeg a connu un record de chaleur atteignant 42,2 °C (imaginez la fièvre et les suées hallucinatoires de « Violence » de Shearing Pinx). En 1879, il a fait -47,8 °C à la veille de Noël, (imaginez le brouillage chaotique et hypothermique de « Étude en Psychobilly» de Velvet Chrome). Entre ces deux pôles, une variation de 90 °C ; un écart assez grand pour le comparer à l’éventail de drone allemand, de pop hypnotique et de terreur spatiale qui forme cette compil de Dub Ditch Picnic ? la maison de l’étrange de Winnie. D’une manière ou d’une autre, c’est à la fois le disque idéal pour lézarder sous le soleil estival, étendu sur une courtepointe en patchwork ou contracter la cécité des neiges dans une prairie perdue située à des kilomètres de chez soi.
New Canadiana :: Various Artists – Weird Pop (?) From The Peace Country
- Various Artists
- Weird Pop (?) From The Peace Country
- (Peace Country Diaspora)
- Asterisk, AB
- ::web/sounds::
From the country road of Jesse Locke:
Recent seasons have seen the Peace Country crop up more than its fair share of surprises from the basement jammer outposts of Goose Lake and Grand Prairie. Now teamed with the Crystal Country crew and some tight-knit, loose-brained Ramshackle regulars, these diasporic cliques have combined for a comp and accompanying zine. There’s a wealth of genre agnostic activity scattered throughout these 17 tunes, from recognizable names like Krang, Taiwan and thee almighty Matthew A. Wilkinson to lesser-hearkened standouts like Dutch Hey Wagon, Butterbones, Organ Magic, Bong Sample, Congregations and (that old chestnut) so much more. Lend an ear to these peacekeepers and follow the North Star to freedom.
Depuis la route de campagne de Jesse Locke:
(Traduit au pôle Nord par Dominic Mpilé)
Depuis quelques temps déjà, la Région de la Rivière de la Paix génère plus que son lot de surprises avec ses groupes de sous-sol en provenance des avant-postes de Goose Lake et Grand Prairie. Aujourd’hui associées au label Crystal Country et à la famille d’hurluberlus de Ramshackle, ces cliques diasporiques s’allient cette fois pour produire une compilation et un zine. Faisant étal d’un véritable foisonnement agnostique de genres, ces 17 chansons nous sont livrées par des noms bien connus comme Krang, Taiwan et le tout-puissant Matthew A. Wilkinson, mais aussi par de moins connus méritant tout autant notre attention tels Dutch Hey Wagon, Butterbones, Organ Magic, Bong Sample, Congregations et (vieille rengaine) bien d’autres encore. Prêtez l’oreille à ces soldats de la paix et suivez l’étoile Polaire vers la liberté.
New Canadiana :: Various Artists – FORCHRISTSAKE Compilation
- Various Artists
- FORCHRISTSAKE Compilation
- (FORCHRISTSAKE)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the consubstantiality of Benoit Poirier:
From the label that put out the first album by the lovable Silver Dapple comes a comp that, instead of trying to skim that “Montreal Sound”, commits itself to a corridor of the possible. It’s a Weird Canada all-star cast including Meta Gruau, Phil Console, Velvet Chrome, Solids, Feel Alright and Vulgar, you!, plus the first two official recordings of psych-punkers PyPy (Duchess Says + Red Mass), and some surly caresses by Leap, Primitive Hands and Fleshmoves. Two songs x 10 bands, in a sole studio with the same two dudes, which gives the thing its vector. From the slacker rock of Feel Alright to the hammer synth-punk of Phil Console, from the brutish collage of Velvet Chrome to the fuzzy alt-pop of Solids, it’s not the portrayal of a scene (Montreal has a lot of them already) as much as the convergence of degrees of separation which together form a river. From the nihilistic to the spastic, the crooner to the banshee; like the symbiotic heterogeneity of a long night, on a cassette, with cover art designed and silkscreened by über-reliable champs Sel Et Vinaigre. I suggest you go with the flow.
De la consubstantialité de Benoit Poirier:
De la part du label qui a fait paraître le premier album des coqueluchables Silver Dapple nous vient une compilation qui, au lieu de chercher à écumer le son de Montréal, s’engage dans un corridor possible, en enregistrant 2 tounes inédites X 10 bands (un all-star cast de favoris de Weird Canada du tabarnac incluant Meta Gruau, Phil Console, Velvet Chrome, Solids, Feel Alright et Vulgar, you!, plus les deux premiers enregistrements officiels des psych-punkers PyPy (Duchess Says + Red Mass), pis des caresses revêches de Leap, Primitive Hands pis Fleshmoves. Two tounes x 10 bands, donc, dans un même studio avec toujours les deux mêmes gars, ce qui donne une erre d’aller et une ligne directrice à la patente. Du slacker rock de Feel Alright au synth-punk marteau de Phil Console, du collage bruitiste de Velvet Chrome à la alt-pop fuzzée de Solids, c’est pas tant le portrait d’une scène (des miroirs qui la rende utopique, Montréal en a déjà pas pire) que la convergence de degrés de séparation qui font un fleuve ensemble, du nihil au spasme, du crooner à la banshee, comme dans l’hétérogénéité symbiotique d’une longue nuit, sur une cassette, dont la pochette est championnement designée et sérigraphiée par les über-fiables Sel Et Vinaigre : pogne cette vague-là.










