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New Canadiana :: Stefana Fratila – Efemera
- Stefana Fratila
- Efemera
- (Trippy Tapes)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the function space of Sara Frank:
It’s summer, and the ghost from your childhood home has gotten out again. Efemera steals through your curtains with the crushing sunlight, pollinating gauzy fields inside your clammy afternoon dreams. Elegiac reverberations ooze from the trees. Old sorrows ablate with the rain. You can’t remember putting the record on, but it’s playing anyway.
Par l’espace-fonction de Sara Frank:
(Traduit par la conscience ruisselante Émily Traichel)
C’est l’été, et le fantôme de la maison de votre enfance s’est échappé de nouveau. Efemera se glisse à travers vos rideaux avec l’écrasante lumière du jour, pollinisant les champs vaporeux de vos rêves fiévreux d’après-midi. Des réverbérations élégiaques suintent des arbres. Les vieux chagrins se dissipent avec la pluie. Vous ne vous souvenez pas d’avoir mis le disque en lecture, mais voilà qu’il joue.
New Canadiana :: Sarah Davachi – Barons Court
- Sarah Davachi
- Barons Court
- (Students of Decay)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the sea-drenched island of Katie Jensen:
A long time ago, the island was born. It crept into the ocean with a tiny splash and paddled out into the blue depths. Salt crusted its craggy lips, forming razor sharp stalactites atop the shiny green eyelids of palm fronds.
The earth shifted its shoulders. Thick, bullying waves crashed into the shoreline, nipping granular bites and regurgitating a frothy mass. Ominous clouds muted the sun with discordant, deliberate bowstrokes. The wind wrote twin poems and tucked them between a stand of crooked trees.
Quietly and without complaint, the island pivoted with the earth, but it did not change partners.
De l’île baignée par la mer de Katie Jensen:
(Par le clapotis des mots d’Aliké Harel)
Il y a de cela très longtemps, l’île vint au monde. Elle se glissa dans l’océan en laissant entendre un faible clapotis et nagea dans le bleu des profondeurs. Le sel se cristallisa sur ses lèvres burinées et des stalactites acérées se formèrent sur ses paupières vertes et luisantes en frondes de palmier.
La terre tourna les épaules. De grosses vagues coriaces s’écrasèrent sur les berges, les égrainèrent à petites bouchées et régurgitèrent une masse écumeuse. Les nuages menaçants étouffèrent le soleil avec des coups délibérés d’archet dissonant. Le vent écrivit des poèmes jumeaux et les blottit au creux d’une forêt d’arbres tortueux.
En silence sans se plaindre, l’île tourna avec la terre, mais ne changea pas de partenaire.
New Canadiana :: Sarah Davachi – Qualities of Bodies Permanent
- Sarah Davachi
- Qualities of Bodies Permanent
- (Constellation Tatsu)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the lobbed irises of Joshua Robinson:
This vibration. Brains, fevered. Resonance, numbing and spritely. We caper to a feel, rather than to a sound, while the surge is coloured in the tapestries of a dronery far too anomalous to recognize as being ours. Gyrating lungs; pyres in the sky, and the light in your eyes. When beauty both in sight and sound mixes, to turn away is be stunted. We see with our ears. Finger paintings coloured by sound, and heard as pigment. How fortunate we are to change one for the other: ears as eyes; lobbed irises. Everything at once; these dreams, they are.
Des iris à lobes de Joshua Robinson:
(Traduit par Julie Mayer)
Cette vibration. Des cerveaux, enfiévrés. Une résonance pleine d’esprit qui engourdit. Nous gambadons sous l’effet d’une sensation, plutôt que d’un son, tandis qu’une vague est colorée dans les tapisseries d’une dronerie bien trop anomale pour la reconnaître comme étant la nôtre. Des poumons tournoyants, des bûchers dans le ciel et la lumière dans tes yeux. Quand la beauté de la vision et celle du son s’entremêlent, s’en détourner revient à être attardé. Nous voyons avec nos oreilles. Les peintures à doigts colorées par le bruit se font entendre à titre de pigment. Quelle chance nous avons de pouvoir changer un sens par un autre : les oreilles en guise d’yeux, des iris à lobes. Tout en même temps; ces rêves le sont.
New Canadiana :: Nicholas Krgovich – On Sunset
- Nicholas Krgovich
- On Sunset
- (NK World Service)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From behind the steering wheel of Stefana Fratila:
Top-down, see him drive-by wearing all-white. Just a moving speck on these starry hills, fingers swimming in the glove compartment. Percussion nips at his ears like little laughing Hollywood spirits, strings swelling at the same rate of his heart cracking: “you must know that I don’t want to just watch the wheels go round, yeaah!” The sun has set and he rolls into the backlot. Wrap your hands with this silk, breaking out of this scenery as your own heart weakly speaks, repeats: “makes me feel like going home / under a low-slung moon’s soft glow”. Hold your torches high, it’s Oscar Night.
Depuis l’arrière du volant de Stefana Fratila:
(Traduit par le pare-brise déglingué de Julie Mayer)
Regardez-le passer près de vous, la capote abaissée, tout de blanc vêtu. Juste un petit point qui bouge sur ces collines étoilées et dont les doigts nagent dans la boîte à gants. Les percussions mordillent ses oreilles tels de petits esprits rieurs hollywoodiens, les cordes se gonflent au même rythme que son cœur craqué : « you must know that I don’t want to just watch the wheels go round, yeaah ! » Le soleil s’est couché et il roule vers le backlot (N.d.T. : zone adjacente du studio de cinéma destinée au tournage extérieur). Enveloppez vos mains dans cette soie et émergez de ce décor, alors que votre cœur parle tout bas, répète : « makes me feel like going home / under a low-slung moon’s soft glow ». Tenez vos lampes de poche bien haut; c’est la soirée des Oscars.
New Canadiana :: Summering – S/T
- Summering
- S/T
- (Self-Released)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the filtertips of Hailey Celesse McCarthy:
Like an incidental chamber between the screen door and the door door, Summering is a slice between real inside and real outside. With sounds catering to both a linger and an exit, it’s hard to trap their waif-like guitar licks and dense rhythms in a single instance of motion. The self-titled EP is a marked, anticipated entrance into an uncanny place: both familiar and new territory.
Des bouts filtrants de Hailey Celesse McCarthy:
(Par les staccatos d’ Aliké Harel)
Comme une voûte accidentelle entre la porte-moustiquaire et la porte-porte, Summering est une tranche entre le vrai dedans et le vrai dehors. Avec des sons invitant tant à la fuite qu’à la contemplation, il est difficile d’encapsuler ses raclements de guitare anémiques et son rythme dense en un seul mouvement. Cet EP éponyme fait une entrée attendue et remarquable dans un lieu inquiétant : un territoire tout à la fois connu et nouveau.
New Canadiana :: Late Spring – Late Spring
- Late Spring
- Late Spring
- (Self Released)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the spinning mind of Laura Stanley:
When spring arrives late, winter still circling, a sense of longing becomes unbearable. This yearning is caught up in the mire of Late Spring. As the EP progresses, the questions asked and experiences given allow the band to hear the snow melting. A toughness has grown to take on summer’s maturity.
De l’esprit bouillonnant appartenant à Laura Stanley:
(Traduit par Mylène Quevillon)
Lorsque le printemps est tardif, et que l’hiver n’en finit plus de finir, l’attente devient insoutenable. Cette aspiration est enlisée dans la fange de Late Spring. Au fur et à mesure de l’avancement de l’EP, les questions posées et les aventures vécues permettent au groupe d’entendre la neige fondre. Une force s’est développée permettant de capturer la maturité estivale.
New Canadiana :: Other Jesus – Bachelors of Art
- Other Jesus
- Bachelors of Art
- (Big Fun Tapes)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the foggy mind and locale of Brian Cleveland:
Seven months of untapped keys have led to an epiphany. Any words would be as distorted as the noise laid overtop this post-punk messiah’s debut. Everything is problematic. It’s up to you to believe now, true follower. Don’t push past the noise and don’t try to define. Just experience this Vancouver trio, have some big fun, and rejoice (on your comfy couch)!
De la brume cérébrale et environnante de Brian Cleveland:
(Par la canopée de mots d’ Aliké Harel)
Sept mois sans mettre les mains sur les touches ont apporté une révélation. Tout mot serait aussi tordu que le filigrane de bruit sur le premier album de ce messie post-punk. Tout est problématique. Il ne tient qu’à toi d’avoir la foi, fidèle croyant. Ne t’égare pas par-delà le bruit et ne cherche pas de définition. Savoure les mélodies du trio vancouvérois, aie du fun et réjouis-toi (depuis ton sofa confo)!
New Canadiana :: No Spectrum – No Spectrum
- No Spectrum
- No Spectrum
- Bollokscraft Records
- Kamloops,BC
- ::web/sounds::
From the crippling anxiety of Katie Jensen:
Like a twisting, reverberating steel wire strung between two skyscrapers, feedback loops from on high. Mangled fingers grasp the void, married to some unknown balance; estranged. The slow-motioned clawing frightens tropospheric zephyrs, skittering out of reach.
Beyond the mess of tangled, thrumming guitars, past the vertiginous dipping of your stomach, the melting point arrives.
De l’anxiété paralysante de Katie Jensen:
(Par les mots retors d’Aliké Harel)
Comme un fil de fer tordu et pris de vibrations suspendu entre deux gratte-ciel, l’accrochage acoustique fait de la haute voltige. Les doigts tailladés agrippent le néant, mariés à une sorte d’équilibre inconnu; à l’abandon. Les coups de griffe ralentis effraient les zéphyrs troposphériques, virevoltant hors de portée.
Par-delà les guitares enchevêtrées, après la chute vertigineuse et la peur au ventre, le point de liquéfaction est proche.
New Canadiana :: Supermoon – Comet Lovejoy
- Supermoon
- Comet Lovejoy
- (Alarum Records)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the sweet tooth of Sam Joseph:
From the ashes of Movieland, a new squad of Vancouver fuzz-poppers emerges. The girls of Supermoon are suited up and ready for liftoff with their debut, Comet Lovejoy. A brilliant sugar rocket of twee-pop, S.S Supermoon climbs into the stratosphere before activating full thrust at halfway point (and album standout) “Powersuits,” leaving behind a serpentine exhaust plume. Headed for the cosmos, this spaceship burns at full speed until Comet Lovejoy reaches its frenetic, panicked conclusion. You suddenly find yourself back on solid ground, experiencing a sugar hangover for the ages.
Du bec sucré de Sam Joseph:
(Par le pschiiit sucré d’ Aliké Harel)
Des cendres de Movieland renaît une nouvelle brigade fuzz-pop vancouvéroise. Les filles de Supermoon sont parées au décollage de leur premier album, Comet Lovejoy. Une brillante fusée au sucre de twee-pop, la station spatiale Supermoon s’élève dans la stratosphère avant d’actionner son propulseur (et la pièce maîtresse de l’album) « Powersuits » à mi-chemin, laissant la fumée d’échappement serpenter dans son sillage. En route vers le cosmos, la navette bat son plein jusqu’à ce que Comet Lovejoy atteigne un apogée frénétique et paniqué. Retour brutal sur la terre ferme, vous voilà aux prises avec la surdose de sucre du siècle.
New Canadiana :: Nervous Operator – Yield to the Night
- Nervous Operator
- Yield to the Night
- (MLX)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the sonic slumber of Morgan Cook:
Driving through the night, out of the city, deeper into the darkness, the wind becomes visible in the trees. At first melancholy sets in but soon you are lulled, you are hypnotized and you are contented. Personalities are obscured, there are only patterns. The journey will last as long as it takes to get there. The unknown place. The place where you are transformed. If you like we can stop at a diner along the way.
Du sommeil sonique de Morgan Cook:
(Traduit sur la route perdue de Nicolas Coutlée)
Filant dans la nuit, loin de la ville, l’auto s’enfonce dans les ténèbres, le vent dans les arbres se dévoile. D’abord vous gagne la mélancolie, mais très vite vous vous apaisez, hypnotisé, satisfait. Les personnalités s’obscurcissent, il ne reste plus que des schèmes. Le voyage durera aussi longtemps qu’il le faut pour arriver à destination. Ce lieu inconnu. L’endroit où vous vous métamorphoserez. Si vous voulez, on peut arrêter dans un diner en cours de route.










