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New Canadiana :: Nervous Talk – Nervous Talk

- Nervous Talk
- Nervous Talk
- (Shake! Records // Hosehead Records)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the rat face of Kyle Valade:
Nervous Talk’s self-titled tape is a violent daydream on a Friday afternoon. Listening at work, you’ll have no choice but to play some ferocious air drums while the guitar player throws in tastefully flashy touches all over the place. There’s some 60’s and 70’s ground up and thrown into the mix, but you’ll find yourself pining for going from show to show down Hastings. Walking late through the Downtown Eastside with its concrete, rats, and shipping containers, intersecting with pals you only see at shows, heading outside between bands, and listening to the real thing.
De la face de rat de Kyle Valade:
(Traduit par Sergio Calla)
La bande audio éponyme de Nervous Talk est une violente rêverie d’un vendredi après-midi. L’écoute au travail donne le gout de jouer sauvagement à la batterie invisible, alors que le guitariste démontre avec vigueur, son gout « tape à l’œil » charmant. Le mélange des années 60 et 70, donne envie de faire la tournée des spectacles le long du boulevard Hastings. Se promener tard à l’est d’un centre-ville tout en béton, les rats et les conteneurs d’expédition, croisant des copains que vous ne voyez que pendant l’entracte des shows tout en écoutant ce qui est authentique.
New Canadiana :: Sister Blanche – When a Drug Becomes a Cult
- Sister Blanche
- When a Drug Becomes a Cult
- (Gary Cassettes)
- Victoria/Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the gnawed appendages of Piper Curtis:
Wandering through a witchy haze, feet not quite touching the ground. Waves of discontent fill the air. Feeling intensely lovely, calm amongst unrest and agitation. There is a dissonance between us and this fuzzy dreamscape.
Static, moving all around. Witches watch through a shroud of fog. Dusk descended before we awoke here and remains, permeating.
Par les appendices rognés de Piper Curtis:
(Traduit par la scansion sabbatique de Benoit Arcand)
Errance dans une brume de sabbat, les pieds pas tout à fait au sol. Des ondes de discorde emplissent l’atmosphère. Le sentiment d’être ardemment aimable et posé dans ce tumulte, ce trouble. Il y a dissonance entre nous et ce paysage onirique flou.
La statique fluctuant tout autour. Des sorcières guettent à travers des linceuls de brouillard. Le crépuscule tombe avant que nous nous réveillions, et demeure, prégnant.
Video :: Flyin’ – Death Has Lost It’s Sting

- Flyin’
- Death Has Lost It’s Sting
- (Directed by: Andrea Lukic)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the flour-dusted dome of Brian Cleveland:
In Andrea Lukic’s world, general inexplicable weirdness occurs. Dig a little deeper and you find their friends in Weed being similarly haunted by their inner workings. Local skateboarders and artists fall into the roles of geriatric villains on an improvised, silent mission. Dazzled by shiny things, smoke and mirrors leave them with nothing of value. It likely took just as much time to clean flour out of their hair as it will take to get this earworm out of your head.
Du dôme fariné de Brian Cleveland:
(Des épices diluées de Marie-Pier Chevrier)
Dans l’univers d’Andrea Lukic, la bizarrerie est généralisée et inexplicable. Creusez un peu, et vous y trouverez leurs amis de Weed, tout aussi hantés par leurs mécanismes internes. Les skateboarders et artistes locaux succombent au rôle de vilain gériatrique en mission silencieuse et improvisée. Émerveillés par l’éclat de choses scintillantes, ils se retrouvent les poches vides devant tant de poudre aux yeux. Il aura probablement fallu aussi longtemps pour débarrasser leurs cheveux de farine qu’il vous en prendra pour oublier leurs vers d’oreille.
New Canadiana :: Twin Crystals – Child’s Life

- Twin Crystals
- Child’s Life
- (Shake! Records)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the hazy memory of Morgan Cook:
Faceless wizards invoke the powers of isolation, alienation and greydom. Jesse Taylor, Jordan Koop and Jeremiah Hayward have maintained a heavy hand in the darker world of Vancouver music since these songs were originally recorded in 2010. The Noise Floor, Nite Prison, Defektors, and Mormon Crosses are just some of the cauldrons from which their magic flows. This recovered collection of self-described synth-punk has the anthemic quality of power ballads, the jitteriness of dark dance and the heavy sludginess the northwest is famous for. Feels like scoring drugs with that person you know you shouldn’t be spending time with. Feels bad but feels so good and you suspect that everything you were looking for is right here.
De la mémoire trouble de Morgan Cook:
(Traduit par les souvenirs clairs de Joannie Pharand)
Des sorciers sans visage implorent les pouvoirs de l’isolation, de l’aliénation et de la grisaille. Jesse Taylor, Jordan Koop et Jeremiah Hayward ont conservé leur pouvoir dans le monde sombre de la musique de Vancouver depuis l’enregistrement original de ces chansons en 2010. The Noise Floor, Nite Prison, Defektors, et Mormon Crosses sont quelques-uns des chaudrons d’où la magie s’évapore. Cette collection repêchée de pièces auto descriptives de punk-synthé possède une qualité symphonique de balades rythmées, une agitation de danse sombre et de granule lourde dont le groupe du nord-ouest est connu pour livrer. On dirait une bonne récolte de drogues avec la personne que vous savez n’est pas bonne pour vous. Ça fait du bien, mais c’est très mal, et vous suspectez que tout ce que vous recherchiez est juste ici.
New Canadiana :: Lt.Frank Dickens – Sunburned
- Lt. Frank Dickens
- Sunburned
- (Horses Records)
- Vancouver , BC
- ::web/sounds::
From the pained heart of Morgan Cook:
There is no comparison to this divisive crooner. Lt. Frank Dickens is a poet and a troubadour. The music is the ship, the voice is the siren and the words are the rocks you wreck yourself upon. Tears flood your eyes and emotion purifies your heart as it is broken and lifted, healed and destroyed. From the mind and hand of Peace’s Dan Geddes with the help of sensitive souls, friends who share and manifest his vision. Lt. Frank Dickens captains this poetic journey through the darkness.
Du cœur affligé de Morgan Cook:
(Traduit par l’impression de déjà vu Julie Mayer)
Il n’y a rien de comparable à ce crooner diviseur. Lt. Frank Dickens est un poète et un troubadour. La musique est le navire, la voix est la sirène et les mots sont les rochers sur lesquels vous vous brisez. Des larmes inondent vos yeux et l’émotion purifie votre cœur à mesure qu’il se brise et s’élève, qu’il est guéri et ravagé. Cet album est conçu par l’esprit et la main de Dan Geddes, membre de Peace, avec l’aide d’âmes sensibles, d’amis qui partagent et manifestent sa vision. Lt. Frank Dickens dirige ce voyage poétique à travers l’obscurité.
New Canadiana :: Prison Hair – Relief Patterns
- Prison Hair
- Relief Patterns
- (Self-Released)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the loose eyelash of Katie Jensen:
Syrupy synths drip over kitchen countertops, warming to the temperature of the human body. From the living room comes a faint, high-pitched whistle; the whirring of a broken television set.
Thick, sluggish beats pulse like cotton balls dabbed on the trembling skin of closed eyelids. Soothing, soft, wet. A rattling snare chews through its harness and rocks itself to sleep.
The radio dial twists past the frequencies of a million collapsing stars, folding inwards like laundry. Galaxies form in cotton creases.
In a house made from memory foam, every surface remembers, and is remembered.
Traduit par les aléas endimanchés Katie Jensen:
(Traduit par les aléas endimanchés Marie-Pier Chevrier)
Des synthétiseurs sirupeux dégoulinent des comptoirs de cuisine et se réchauffent jusqu’à atteindre la température du corps humain. Du salon nous parvient un sifflement aigu et étouffé; le ronronnement d’un téléviseur brisé.
Des rythmes épais et engourdis pulsent comme des balles de coton tamponnant la peau tremblante de paupières closes. Apaisants, doux, humides. Une caisse claire clinquante mâchonne et scinde sa bride et se berce elle-même jusqu’au sommeil.
Le fredonnement de la radio se tord pour atteindre la fréquence d’un million d’étoiles en chute libre, repliées sur elles-mêmes tel le linge propre. Des galaxies se forment dans les plis du coton.
Dans une maison faite de mousse mémoire, chaque surface se souvient et l’on se souvient de chaque surface.
Ex Libris :: Jonathan Petersen – Mystery Party

- Jonathan Peterson
- Mystery Party
- (Rhino Press Book Shop)
- Vancouver, BC
- ~32 pages, saddle stitched
- ::web/words::
From the twitching nebula of Nick Smith:
Take a stroll down the lush pages of Mystery Party and you’ll quickly encounter things at-once familiar and strange. Piecing together the elements floating before our eyes, we recognize the earmarks of known life forms and also their skewed surroundings. We’re asked to rework what we previously understood, to stretch the elasticity of our definitions to the point of abstraction. Macroscopically, microscopically and all points in between become rich in fruitful matter which feeds the parts of us, osmotically refreshing our thought and feeling centers. This is the big here, it’s the long now, and it’s one party you definitely don’t want to miss.
De la nébuleuse tremblante de Nick Smith:
(Traduit par Kevin Godbout)
Promène-toi dans les pages luxuriantes de Mystery Party et tu tomberas rapidement sur des choses immédiatement familières mais toutefois singulières. En rassemblant les éléments qui flottent devant nos yeux, on reconnaît l’essence de formes vivantes ainsi que leur environnement étranger. On nous demande de (re)travailler ce qui était autrefois compris, d’étirer l’élasticité de nos définitions jusqu’au point d’abstraction. Macroscopiquement, microscopiquement et tous les points entre les deux deviennent riches en matière nourrissante qui nous soutient, et par osmose rafraîchit nos centres de réflexion et d’émotion. C’est le grand ici, le long maintenant, et c’est une célébration que tu ne veux certainement pas manquer.


New Canadiana :: TV Ugly – UCLA Yankee Cola
- TV Ugly
- UCLA Yankee Cola
- (Alarum Records)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the late night reflections of Eleanor Wearing:
Stay out late. Sleep in. As days and weeks melt together, faces and sounds carve out permanent space in your memory. Hold them there, as reminders of sweltering July heat when winter rains threaten to turn you into a human teabag. Ditch the fancy art show. Go to trash party island instead. All your friends are there. The party goes late, and nothing good happens before midnight.
Des réflections nocturnes et tardives d’ Eleanor Wearing:
(Traduit par cocktails monotones Marie-Pier Chevrier)
Dehors toute la nuit. Grasse matinée. Au fil des jours et des semaines qui se confondent, les visages et les sons se creusent une place permanente dans votre mémoire. Gardez-les y, un doux rappel de la chaleur étouffante de juillet lorsque les pluies hivernales menaceront de vous transformer en poche de thé humaine. Fuyez les événements artistiques distingués. Choisissez plutôt les débauches insulaires et festives. Tous vos [amis]](https://dumbband.bandcamp.com/) y sont. On y fête tard, et rien de bon n’arrive avant minuit.
New Canadiana :: Leon Patriz – Nice Try
- Leon Patriz
- Nice Try
- (Paradise Meadows)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the friscalating dusklight of Sam Joseph:
The farewell cries of a Pacific Coast town in its death throes, captured like fireflies in a peanut butter jar. Twin peaks of Malkmusian symphony and cynical folk lullaby emanate from mess halls and cantina bandstands. This was once a nice place to live. And after this final, triumphant orchestra, it will belong to the bears once again.
De la brunante frigorifique de Sam Joseph:
(Traduit par Aliké Harel)
Une ville de la Côte Ouest au seuil de la mort crie ses adieux, prise au piège comme des lucioles dans un pot de beurre d’arachides. Le double sommet à la fois symphonie à la Malkmus et ballade folk empreinte de cynisme résonne depuis la scène à la tablée des officiers et à la taverne. This was once a nice place to live. Et après le final triomphant de l’orchestre, les ours règneront à nouveau.
New Canadiana :: Jonathan Scherk – Catalogue 1-12
- Jonathan Scherk
- Catalogue: 1-12
- (Self-Released)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the grinning tooth of Katie Jensen:
You’re at a party and it isn’t much fun. Clusters of secrets dangle from the ceiling. Pinched conversationalists poke their noses into everyone’s business. On the snack table, pressed against the farthest wall, is a punch bowl brimming with dark, celestial liquid. You shuffle over and clumsily ladle a cupful into a crystal goblet and take a trepidatious sip. All four limbs melt against the cream wall, running down in gooey streaks. The most embarrassing items in your handbag spill out first. Someone steps in your puddle and tracks it across the shag carpet. They laugh and wipe their feet. Your mother always said you were a mess.
De la dent souriante de Katie Jensen:
(Par les mots en coulisses d’ Aliké Harel)
Tu te trouves à un party plutôt emmerdant. Des grappes de secrets oscillent suspendues au plafond. Les bavards au bec pincé se mêlent des affaires de tout le monde. Sur la table de grignotines plaquée sur le mur du fond se trouve un bol de punch comble d’un liquide noir et céleste. Tu te faufiles tout près, verses une louche avec maladresse dans un verre de cristal et tu sirotes une gorgée furtive. Les quatre membres fondent sur le mur couleur crème et les coulées visqueuses dégoulinent au sol. Ton sac à main se renverse et le contenu le plus gênant s’en échappe. Quelqu’un pile dans ta flaque et laisse des traces de pas sur le tapis touffeté. Ils rient et s’essuient les pieds. Ta mère disait toujours que tu attirais la poisse.


