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New Canadiana :: Soupcans – Soft Party

- Soupcans
- Soft Party
- (Telephone Explosion)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the dank cold cellar of Mitch Jackson:
Word association would suggest a connection between Soupcans and Andy Warhol. That kind of product placement has no place on Soft Party, except if that product placement is for ear plugs. The brutal noise that persists throughout is lifted up by a constant flow of pure meat and potatoes sludge, like they are building a pipeline from the Campbell’s Chunky soup factory right into the core of Hogtown, drowning Rob Ford on the Gardiner. Get your spoons ready.
De la cave froide et humide de Mitch Jackson:
(Traduit par le hache-viande plastique de Mackenzie Smedmor)
Les champs lexicaux suggéreraient un lien entre Soupcans et Andy Warhol. Ce genre de placement de produit ne se trouve nulle part sur Soft Party, à moins qu’il s’agisse de placement de produit pour des bouchons d’oreilles. Le bruit brutal qui persiste tout au long est soulevé par un déluge constant de purée viande et de boue de patates, comme s’ils construisent un pipeline de l’usine de la soupe Chunky de Campell’s directement au cœur de Hogtown et font noyer Rob Ford sur la Gardiner. Préparez vos cuillères!
New Canadiana :: Bruised Knees – CASTINGS

- Bruised Knees
- CASTINGS
- (Self-Released)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the hydrangea gel of Adam Bradley:
Magnetic metal bearings suspended in a translucent, lilac gel. Bass vibrations shuffle their symmetry, rumbling drums make them shake. A vast, cold room with no light. Heaving flashes slash the dark, and purple purse-lipped faces appear, diamond eyed and austere. Warbling synthetic tones echo to penetrate like alarms. Anxiety and urgency are the singular senses, limbs lashed to a metal slab. The ceiling shrinks closer, the music becomes louder. The floor rises, shouts are drowned. Room a slim rectangle, filling with water. Walls become porous with light and hydrangeas curl out to blossom in the pitch.
Du gel d’hortensia d’ Adam Bradley:
(Traduit par Jessica Grenier)
Des billes de métal magnétiques, comme suspendues dans un gel lilas translucide. Les vibrations d’une basse les déplacent symétriquement; le grondement d’une batterie les fait frémir. Une pièce vaste et froide, sans lumière. Des éclairs nauséeux déchirent l’obscurité, révélant des visages cramoisis austères, les lèvres pincées et les yeux en diamant. L’écho de notes synthétiques chante comme une alarme. Le sentiment singulier d’une urgence anxieuse, les membres fixés à une table métallique. L’espace semble rapetisser à mesure que le son de la musique augmente. Le plancher se soulève, noyant les cris. La pièce n’est plus qu’un mince rectangle se remplissant d’eau. La lumière passe par les pores des murs, où des hortensias se mettent à fleurir.
Video :: Pale Eyes – Britl Binary

- Pale Eyes
- Britl Binary
- (Directed by: Adrienne Crossman)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the heavy textures of Halloway Jones:
Britl Binary thumps and soars, floating through kaleidoscopic nature, vivid and poised. Bodies across the gender spectrum, adorned in colourful costumes and lush textures, lean back in their thrones. Meet Pale Eyes’ Ben McCarthy’s intense gaze beyond a veil of pale pink orchids, “Hey, just ‘cause I love you, doesn’t mean I know” – but you will certainly want to find out.
Par les lourdes textures de Halloway Jones:
(Traduction distillée par les nuances pondérées d’ Émily Traichel)
Tambour battant et s’élançant, Britl Binary flotte à travers la nature kaléidoscopique, vivide et pondérée. Des corps qui couvrent tout le spectre du genre, ornés de costumes colorés et de textures luxuriantes, se laissent aller dans leurs trônes. Croisez le regard de Ben McCarthy de Pale Eyes au-delà d’un voile d’orchidées rose pâle, «Hey, just ‘cause I love you, doesn’t mean I know» – mais vous allez certainement vouloir le savoir.
New Canadiana :: WOLFCOW – CODIE’S RODEO

- WOLFCOW
- CODIE’S RODEO
- (Self-Released)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the upper respiratory system of Sara Bortolon-Vettor:
Sweating psychosis: the kind you get from impulsively doing speed and climbing a mountain. Taking a breath is excruciatingly satisfying. Lack of oxygen has you high. Enthralled in manic hallucination, your heart pops out of your chest. Warm and bloody. Dangling above you. Forever, slightly out of reach…
Des voies respiratoires supérieures de Sara Bortolon-Vettor:
(Traduit par le larynx silencieux de Joannie Pharand)
Psychose en transpiration : le genre de sueur qu’on a quand on prend du speed impulsivement et quand on escalade une montagne. Reprendre son souffle est atrocement satisfaisant. Un manque d’oxygène donne des hallucinations. Captivé par un épisode illusoire, votre cœur sort de votre poitrine. Chaud et saignant. Se balançant au-dessus de vous. Toujours, légèrement hors d’atteinte…
New Canadiana :: BABEL – Martialis

- BABEL
- Martialis
- (Arachnidiscs Recordings)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the expeditions of Johnnie Regalado:
BABEL’s meditations on Mars compose a world that does not get to change from red to green to blue. This Martian chronicle is one of a red world turning redder. A sonic world where isolation is salvation and the familiar story of human introduction of course leads to destruction. Curiosity, Odyssey, Orbiter, Spirit, Opportunity, give these exploits whatever name you want: they’re all still drones.
Par les expéditions de Johnnie Regalado:
(Traduit par les méditations martiennes d’ Émily Traichel)
Les méditations sur Mars de BABEL composent un monde qui n’a pas la chance de changer de rouge à vert à bleu. Cette chronique martienne nait d’un monde pourpré qui s’empourpre toujours. Un monde sonique où l’isolation est le salut et l’histoire familière de l’introduction humaine mène bien sûr à la destruction. Curiosity, Odyssey, Orbiter, Spirit, Opportunity, nommez ces exploits comme vous voulez: ils s’agissent tous toujours de drones.
New Canadiana :: Various – Ride the Tempo presents: Weirdest Tuesday
- Various Artists
- Ride the Tempo presents: Weirdest Tuesday
- (Baffled Octopi Records)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the deleterious delusions of Mark Anthony Brennan:
Light bounces over keyboards bringing to life a midway funhouse of irony. A beat poet feigns insult at proffered money as he fabricates a true account of lies. Everyone smirks. Screams rain down from roller coaster riders who allow themselves to be plunged into high definition hell. A thrown ball bursts through skittles, clattering them across the stall in manic discordance. Alarmed patrons feel relief at the sound of children singing. Short-lived. Not children, but wooden puppets with glass eyes. Strange, beautiful, entertaining, and terrifying.
Par les délires délétères de Mark Anthony Brennan:
(Traduit par la frénésie dissonante d’ Émily Traichel)
La lumière rebondit sur les claviers donnant vie à un palais du rire ironique de mi-chemin. Un poète du mouvement Beat feint l’insulte vers de l’argent offert tandis qu’il fabrique un véritable rapport de mensonges. Tout le monde a un sourire narquois. Des cris dégringolent des passagers à bord de montagnes russes qui se permettent d’être plongés dans l’enfer haute-définition. Un ballon lancé jaillit à travers des skittles, les envoyant à l’autre bout du cabinet avec fracas, en dissonance frénétique. Des mécènes alarmés sont soulagés d’entendre des enfants chanter. Ça ne dure pas. Non pas des enfants, mais des marionnettes en bois avec des yeux en verre. Étranges, belles, distrayantes et terrifiantes.
New Canadiana :: b.burroughs // justin scott gray // the One (family) – ONE TO SUCK, ONE TO FUCK

- b.burroughs // justin scott gray // the One (family)
- ONE TO SUCK, ONE TO FUCK
- (Amok Recordings)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the confusing paroxysms of Joshua Robinson:
A horde of demarcated stingers and sweetness. Little are we to know that one is the other is the other. All things equal?
Indexicality: smoke and fire, thunder and torn veneer, a closing eye and embezzled light. If patterns were constant and form immutable, we would all be the same. Ergo the change; the inevitability of gyre; tempering, nothing constant. Janus-faced. Austere in their words, but origins the same.
Des paroxysmes confus de Joshua Robinson:
(De l’hémispère gauche de Diane Beaupré)
Tout et son contraire. Difficile de savoir que l’un est l’autre et l’autre. Tout est pareil? Indexicalité : la fumée et le feu, le tonnerre et le contre-plaqué arraché, un œil qui se ferme et la lumière diffuse. Si les motifs étaient constants et les formes immuables, nous serions pareils. D’où le changement, l’inévitable tourbillon; en mouvement, jamais constant. Visages de Janus. Austère dans leur propos, mais fidèles à eux-mêmes.
the One (family) – nounverbnoun
New Canadiana :: Almonds, Cohen – Ceiling Once Ltd.
- Almonds, Cohen
- Ceiling Once Ltd.
- (Self Released)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the rat shack of Johnnie Regalado:
Sounds of a picnic in the seabreeze. Friends from years back, and across the country, come together to help pin down the fluttering corners of the beach blanket. The taut fabric reverberates a moment from a resonating relationship. Days might go by, but you can still remember our Old Life.
De la cabane à rats de Johnnie Regalado:
(Traduit par Aliké Harel)
La mélodie d’un pique-nique, l’air du large. Des amis d’autrefois et de partout au pays se rassemblent et donnent un coup de main pour ancrer les coins virevoltants d’une couverture de plage. Le tissage de la toile renvoie l’écho d’un moment dans une relation vibrante. Les jours passent, mais le souvenir des jours passés reste.
New Canadiana :: Hush Pup – Waterwings
- Hush Pup //
- Waterwings
- (Shake! Records)
- Toronto, ON // Victoria, BC
- ::web/sounds:: //
From the suspended animation of Katie Jensen:
Fingers glide over turquoise synths, drifting across keys like a swimmer floating; movement and paths directed by currents unseen. Anxiety unwraps its tentacles, imparting shallow indents cleansed by healing waters. Synth droplets find their home in a crystalline puddle. The kick drum releases a shimmering splash of chiptunes.
Ethereal vocal tones reverberate eagerly, bouncing off hallowed walls with warmth and character.
Light reflections triangulate like shifting wrinkles, seeking negative space.
A bass beckons beneath the surface with a crooked finger. It plucks golden notes and drops them; they swirl and undulate, hitting the floor. No wishes will be granted today.
De l’animation suspendue de Katie Jensen:
(Traduit par Aliké Harel)
Les doigts voguent sur les synthés turquoise et naviguent les touches comme un nageur à la dérive; dont les mouvements et le chemin sont tracés par un courant invisible. L’anxiété tentaculaire se dévrille et créent des remous purifiés par l’eau de guérison. Les gouttelettes synthétisées retournent au bercail au creux d’une flaque d’eau cristalline. La caisse propulse une gerbe de chiptunes scintillantes.
Fébriles, les voix éthérées retentissent et ricochent sur les murs vénérables, empreintes de chaleur et pleines de verve.
Les réflexions lumineuses se triangulent comme des sillons mouvants en quête d’espace négatif.
D’un doigt crochu, une contrebasse vous invite sous la surface. Elle pince les notes et les laisse tomber, celles-ci virevoltent et percutent le sol. Aucun souhait ne sera exaucé aujourd’hui.
New Canadiana :: Hexigen – Regenerations I-V
- Hexigen
- Regenerations I-V
- (Self-Released)
- Brampton, ON
- ::web/sounds::
From the spasming futures of Heather Lune:
It feels like electricity thudding into your body through the nerves of your fingertips. It rockets up into the ticklish base of your brain.
Brampton’s Hexigen releases a semi-improvised rainstorm of droning airborne frictions showering out of a near-future dystopia, from a time when the few remaining habitable areas of the earth have been enclosed in impenetrable low-lying domes.
The air, the rain, the sun: just cold and distant projections in the encased and gasping remnants of our dimming organic world. Our once soft bodies now composed of 60% cybernetic parts.
All touch so cold and plastic — but we will long to feel the texture of skin, and shriek for it in our coded dreams.
Des avenirs spastiques de Heather Lune:
(Traduit par la frittata sans patates de Julie Mayer)
C’est une sensation comparable au martèlement de l’électricité qui traverse ton corps par les nerfs situés au bout de tes doigts. Ça se propulse jusqu’à la base chatouilleuse de ton cerveau.
Hexigen, groupe originaire de Brampton, lance une pluie diluvienne semi-improvisée de frictions bourdonnantes portées par le vent. Ces dernières coulent, tel un jet de douche, d’une dystopie de l’avenir proche, d’un temps où le peu de zones habitables restantes de la Terre sont enfermées sous d’impénétrables dômes de faible altitude. L’air, la pluie, le soleil : que des projections froides et distantes dans les vestiges mis sous verre et haletants de notre monde organique déclinant. Nos corps jadis tendres sont désormais composés à 60 % de pièces cybernétiques.
Tout contact est si froid et plastique, mais nous nous languirons de ne pas sentir la texture de la peau, et la réclamerons à grands cris dans nos rêves encodés.



