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New Canadiana :: SB – Relaxed by Craft

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This smooth, hazy, sunshine-slacker is a moody heavy-lidded atmospheric romp in sun-dappled oblivion. Fully realized and materialized by Logan Holmes in the Greenhouse. At dusk shut your eyes to the sun, lizard-like, and let the last of its heat and light melt your neomammalian complex. Resolution. Beck.

Ce slacker ensoleillé, fluide et brumeux est une pièce maussade, hermétique et atmosphérique dans un oubli tacheté de soleil. Entièrement réalisé et produit par Logan Holmes aux studios Greenhouse. Au crépuscule, ferme les yeux sous le soleil, comme un lézard, et laisse les dernières parcelles de sa chaleur et de sa lumière fondre ton complexe néo-mammalien. Dénouement. Beck.

SB – Thunderbird

SB – Always Passing

New Canadiana :: Dead Beat Poet Society – Induction

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Captains! my Captains! our fearful trip has just begun. We’re drunk and high, lost in the perpetual agitation brought on by our responsibilities. We’re generation Y warriors, wool pulled over our eyes, pretending everything’s alright. Our yawp is not savage, but pointed, and matches the fire in our restless bones.
Walk the path where Kay Moon and Zakary Slax stand. Energized and alert.

Ô, Capitaines! Mes capitaines! Notre voyage effroyable ne fait que commencer. Soûls, nous planons, perdus dans le tumulte perpétuel entretenu par nos responsabilités. Nous sommes les guerriers de la génération Y, au regard masqué d’un lainage, affectant un air béat. Notre cri n’est pas sauvage, mais ciselé et aux couleurs du feu, fébrile jusqu’à la moelle. Prenez le chemin où se tiennent Kay Moon et Zakary Slax. D’aplomb et alerte.

Dead Beat Poet Society – Coming of the Age

Dead Beat Poet Society – Gen Y

New Canadiana :: Hexigen – Regenerations I-V

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It feels like electricity thudding into your body through the nerves of your fingertips. It rockets up into the ticklish base of your brain.

Brampton’s Hexigen releases a semi-improvised rainstorm of droning airborne frictions showering out of a near-future dystopia, from a time when the few remaining habitable areas of the earth have been enclosed in impenetrable low-lying domes.

The air, the rain, the sun: just cold and distant projections in the encased and gasping remnants of our dimming organic world. Our once soft bodies now composed of 60% cybernetic parts.

All touch so cold and plastic — but we will long to feel the texture of skin, and shriek for it in our coded dreams.

C’est une sensation comparable au martèlement de l’électricité qui traverse ton corps par les nerfs situés au bout de tes doigts. Ça se propulse jusqu’à la base chatouilleuse de ton cerveau.

Hexigen, groupe originaire de Brampton, lance une pluie diluvienne semi-improvisée de frictions bourdonnantes portées par le vent. Ces dernières coulent, tel un jet de douche, d’une dystopie de l’avenir proche, d’un temps où le peu de zones habitables restantes de la Terre sont enfermées sous d’impénétrables dômes de faible altitude. L’air, la pluie, le soleil : que des projections froides et distantes dans les vestiges mis sous verre et haletants de notre monde organique déclinant. Nos corps jadis tendres sont désormais composés à 60 % de pièces cybernétiques.

Tout contact est si froid et plastique, mais nous nous languirons de ne pas sentir la texture de la peau, et la réclamerons à grands cris dans nos rêves encodés.

Hexigen – RGN i: Initiation Wave

Hexigen – RGN iv: Razor Limbs Uncoil

New Canadiana :: Hex Ray – Coin of the Realm

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While all the post-for emma, forever ago kids were off in the forest writing their own “Flume,” Dallin Ursenbach was building a submarine out of an old espresso machine and some emptied out growlers. His crew: Laura Leif (whose own manifold compositions were inhumanely genius, yet only heard by the wind) and Adam Kamis (jack of all trades, master of many). The submarine allowed for anything; congealed noble harmonies fused with immediate, faultless songcraft; 1990’s maritimes-esque slacker pop made somehow current; sadness blurred with fun. Matter blended with void, fuzz flowing into fuzz.

Tandis que les flos post-For emma, forever ago étaient tous partis dans la forêt pour composer leur propre « Flume », Dallin James construisait un sous-marin à partir d’une vieille machine à expresso et de quelques cruchons vides. Son équipage? Laura Leif (dont les multiples compositions inhumainement géniales n’étaient pourtant entendues que par le vent) et Adam Kamis (homme à tout faire aux nombreux talents). Tout était possible dans le sous-marin – comme fusionner de nobles harmonies figées à une composition de chanson impeccable. Un style slacker pop maritimesque des années 90, mis au goût du jour par on ne sait quel artifice : la tristesse estompée par le fun, la matière qui se mélange au vide, le fuzz qui se déverse dans le flou.

Hex Ray – Shifting Sands

Hex Ray – Wolves

New Canadiana :: Isaac Vallentin – Hedera

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The elders became concerned when the young man sang by himself in the woods. They brought him a guitar. Soon the trees were filled with folk songs of imagination. Curious, they gave him an electric guitar. The air then reverberated with sonic emotion. Fascinated, they proceeded to supply him with an assortment of electronic equipment. To their astonishment the young man incorporated it all into his communion with the forest. From far and wide, everyone marvelled at this electronic fusion and interplay; the sounds of the city and the voice of nature; the solitary singer and his global audience.

Les anciens commencèrent à s’intéresser au jeune homme lorsqu’il chanta seul dans les bois. Ils lui apportèrent une guitare. Sitôt, les arbres furent remplis de chansons folk qui sortent de l’imaginaire. Curieux, ils lui donnèrent une guitare électrique. L’air se mit alors à retentir d’une émotion acoustique. Fascinés, ils continuèrent en lui fournissant un assortiment d’équipement électronique. À leur grand étonnement, le jeune homme incorpora le tout à sa communion avec la forêt. Venu de toutes parts, tout le monde s’émerveilla devant cette fusion électronique et les interactions qu’elle crée: les bruits de la ville et la voix de la nature; le chanteur solitaire et son auditoire mondial.

Isaac Vallentin – Garden Pt. 1 (You Own To Fight)

Isaac Vallentin – I Will Be Water

New Canadiana :: Zakary Slax – Harvest From The Mindfields Of Wild Boredom

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Old but fresh trax from Zak Slax, a dirge for the stained wasteland of pristine and polished punk, with echoes of vintage junk and modern gunk that ooze into the cells of our frazzled senses. Go for broke and don’t read the comments. It’s nice and cool down in the sludge. When you feel the heat, slip on the shades and enter the void. The wavy mirage will suck you in. It’s gonna be a rager.

Des pistes sonores de Zak Slax, nouvelles et familières. Un chant funèbre en l’honneur du terrain vague taché de punk pur et poli, accompagné par des échos de bric-à-brac vintage et de saletés modernes qui suintent dans les cellules de nos sens usés à la corde. Risque le tout pour le tout et ne lis pas les commentaires. C’est bon et cool de se vautrer dans le sludge boueux. Lorsque tu sens que la chaleur monte, enfile tes lunettes de soleil et pénètre dans le vide. Le mirage ondulé va t’aspirer. Ça va être un méchant party.

Zakary Slax – No Money

Zakary Slax – Rock N Roll Granola

New Canadiana :: Motoko :: Inner Life

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This instrumental output from the keyboard of Jordan Pearson is the soundtrack to a synthesized contemplative dream state. If your computer screen saver was a shifting stream of consciousness, this current is drifting into a tropical journey, driving top-down down a coastal highway, lounging poolside while a gentle breeze rustles pixilated palms. Wipe your drip dry eyes as you watch phosphorescent waves swell and recede underneath the shimmering cosmos. The scene dissolves into a hazy landscape whizzing by on your sunset drive into the technicolour abyss and reflected on all sides by the shapes and sounds of your own softly aching heart.

Cette production instrumentale sortie du clavier de Jordan Pearson est la piste sonore parfaite pour atteindre un état de rêve contemplatif synthétisé. Si l’écran de veille de ton ordinateur était un flux de conscience changeant, ce courant virerait en voyage tropical au cours duquel tu roules avec la capote abaissée sur une autoroute côtière et où tu te détends au bord de la piscine pendant qu’une douce brise bruisse dans des palmiers pixellisés. Essuie tes yeux à séchage spontané pendant que tu regardes des vagues phosphorescentes enfler et refluer sous le scintillement du cosmos. Le tableau, qui se dissout dans un paysage brumeux filant à toute allure lors de ta virée au soleil couchant vers l’abysse technicolor, se reflète de tous côtés par les formes et les sons de ton propre cœur légèrement endolori.

Motoko – Light Is Body

Motoko – Rima

New Canadiana :: i hate sex – Circle Thinking

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Edmonton’s i hate sex are a whirlwind of emotion, raw and unfiltered. Life can be overwhelming, draining, and sad, but there’s always comfort in the relationships – reminding yourself that they happened at all gives you solace, despite the cliches. The contrasting melancholic guitar riffs lay underneath the exasperated razor-edged vocals, and what’s left is brutally honest and executed to perfection. Feeling totally overwhelmed by everything around, you need to scream for help even if you don’t know what to say.

Le quatuor d’Edmonton i hate sex est un tourbillon d’émotions, crues et non filtrées. La vie peut être accablante, épuisante et triste, mais il y aura toujours moyen de se consoler à travers les relations qu’on a tissées. Le fait de te rappeler que ces dernières ont eu lieu te réconforte, malgré les clichés. Les riffs de guitare mélancoliques et contrastants reposent sous une voix exaspérée aussi tranchante qu’une lame de rasoir. Ce qui reste est brutalement honnête et exécuté à la perfection. Te sentant totalement dépassé par tout ce qui est aux alentours, tu as besoin de crier au secours même si tu ne sais pas quoi dire.

i hate sex – January 24

i hate sex – San Fransisco

New Canadiana :: Guidewire – Surges EP

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A scream, a pause. An inch of water magnifies the floor like a shivering, glassy coat. It must have flooded overnight.

Blankly, you catch the reflection of a sallow, moonish face; it isn’t yours. A creature echolocates shrilly from behind the couch, the pitch squealing at your outstretched hands. You are not its friend.

Something less than anger retracts its claws inside your gut, tearing the pink, fearful folds, twitching as slowly as a vestigial organ, serving as little function as you do.

Your feet drag forward; you have always been slow; carving up confidence like pale, jellied meats. Fingers click impatiently against the doorframe. They’ve had enough of you.

Un cri, une pause. Telle une nappe vitreuse secouée de frissons, un pouce d’eau produit un effet grossissant sur le plancher. Ce dernier a du être inondé durant la nuit.

D’un air ahuri, tu saisis le reflet d’un visage lunaire au teint cireux; ce n’est pas le tien. Une créature écholocalise avec stridence depuis l’arrière du sofa, le ton monte à la vue de tes mains tendues. Tu n’es pas son ami.

Quelque chose de moins violent que la colère rétracte ses griffes à l’intérieur de tes tripes et déchire leurs plis roses et terrorisés. Ces derniers tressaillent aussi lentement qu’un organe vestigial qui aurait aussi peu de fonctions que toi.

Tu avances en traînant les pieds (tu as toujours été lent), découpant ton assurance comme si c’était de pâles viandes en gelée. Les doigts de la créature pianotent sur le cadre de porte. Ils en ont eu assez de toi.

Guidewire – The Churn

Guidewire – mar mar mar

New Canadiana :: kurt – soft things

Weird_Canada-Kurt_Inder-Soft_Things

Maybe water will fix everything that’s wrong with you. Tighten your internal gears, shift the abstract thoughts, make you loveable. Underneath the surface, your limbs resemble fat peach stems green enough to bend in half.

You swipe your fingers, shooing away bubbles and resisting fluid friction. A fight you can win by yanking out the plug; a fantasy that doesn’t translate to dry land.

Deprived of gravity’s mulish tug, your face falls like magnetic alphabets slipping from a refrigerator. Plunk, plunk, plunk. They don’t spell anything when they hit the ground, just a preschool jumble of half-articulated ideas.

Peut-être que l’eau réparera tout ce qui ne va pas chez toi; resserrer les engrenages internes, décaler les pensées abstraites, te rendre facile à aimer. Sous la surface, tes membres ressemblent de grosses tiges de pêche vertes que l’on pourrait facilement plier en deux.

Du bout des doigts, tu chasses les bulles et le fluide de friction qui résiste. Une lutte que tu peux gagner en arrachant le bouchon; une fantaisie que la terre ferme ne peut traduire.

Privé de la poigne entêtée de la gravité, ton visage tombe comme des lettres d’alphabet magnétiques glissant d’un frigo. Plouk, plouk, plouk. Elles n’épellent aucun mot en tombant sur le sol; rien qu’un méli-mélo préscolaire d’idées à demi-articulées.

Kurt Inder – Pressure

Kurt Inder – Bathtime