Tag: self released
New Canadiana :: Brandon DeVries – Self-Titled
- Brandon DeVries
- Self-Titled
- (Self-Released)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the many couches of Eva Jane:
For a short sweet 12.1 minutes you get to join Brendan DeVries in their bedroom. The intimacy they have with their lyrics provides you with the sense that you’re not in the room with them, but sitting outside, leaning against the wall by the door frame, listening in. And one gains an understanding that this is what they intended. They carry the light and delicate parts of an ethereal touch throughout this self titled album, bringing normal terrestrial business (such as in “Peach Pit” and “Shower Song”) a little higher. Another good folk sharing their individual, natural feedback.
Des nombreux divans d’ Eva Jane:
(Traduit par Diane Beaupré)
Pendant 12,1 brèves et charmantes minutes, vous avez le privilège d’être avec Brendan DeVries dans sa chambre. L’intimité qu’elli partage avec les paroles vous donne l’impression que nous n’êtes pas dans la pièce avec sol, mais assis contre la porte à l’extérieur de la chambre. Et vous réalisez que c’est ce qu’elli souhaitait. Elli donne à tout l’album éponyme une impression aérienne composée de parties légères et délicates, qui emporte les préoccupations terre-à-terre un peu plus haut (comme dans les morceaux “Peach Pit” et “Shower Song”). Un autre bon personne qui exprime ses propres opinions au naturel.
New Canadiana :: Nighttime – Summer EP
- Nighttime
- Summer EP
- (Self-Released)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the summer haze of Laura Stanley:
Summer Sadness is a common affliction. Under the long shadows of July, idleness leaves too much room for thought and anxiety. In peeling, blistered skin, the heat of August is suffocating. After eyes spend too long on parts exposed, time passes in recovery. The romance of the season finally burns out when freshets of autumn wind revive and sing farewell to misery.
Des brumes d’été de Laura Stanley:
(Traduit par l’audace citronnée de Marie-Pier Chevrier)
La tristesse estivale est une affliction commune. Sous les ombres longues de juillet, l’oisiveté laisse trop de place à la réflexion et l’anxiété. Les ampoules font lever la peau; la chaleur d’août est suffocante. Après que les yeux aient trop regardé les parties exposées, le temps passe en convalescence. La romance de la saison s’éteint finalement lorsque les crues venteuses d’automne reviennent et chantent adieu à la misère.
New Canadiana :: Nutrients – Drag On
- Nutrients
- Drag On
- (Self-Released)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the cyborg midwife of Sam Joseph:
You have slayed the dragon! The pound of flesh is yours; this moment was a long time coming. And at this moment of sonic incandescence, goldenrod memories of a million little victories seep into your slackened psyche like an incoming torrent of liquid sunshine – warmer than the Danforth on a July evening. This is a sundown for the ages; put on your shades, open your ears, and, yes, drink in that pop. Make it last. What comes next?
De la sage-femme cyborg de Sam Joseph:
(Traduit par Jessica Grenier)
Tu as tué le dragon! Réclame ton dû : tu as attendu si longtemps pour ce moment. Cet instant de sonorité incandescente, les souvenirs d’un million de petites victoires s’infiltrant dans ton esprit détendu comme un torrent diluvien de soleil liquide – plus chaud encore que le Danforth par un soir de juillet. C’est un crépuscule millénaire : tends l’oreille, mets tes lunettes de soleil, bois un peu de boisson gazeuse… et étire le plaisir. Que faire maintenant?
New Canadiana :: Severed Feathers – The Traveler
- Severed Feathers
- The Traveler
- (Self-Released)
- Peterborough, ON
- ::web/sounds::
From the perforated neocortex of Mark Anthony Brennan:
Chad edged the 1950 Ford Woody gingerly around the Galactic Trooper cruisers parked in orbit. His goal was the “Pie in the Sky” fast-food fly-thru. Next to him Brittany stared at her feet. “Hmm, still mourning over Kurt Cobain” he thought. “Fuck the past. Time to take grunge and rock’n’roll to the stars.”
“Peace, man,” said the hippie at the window, flashing the “V” sign.
“Give us two vegan burgers with gluten-free buns,” said Chad. “Say, where’s some good surf around here?”
“Ah, the Astral Glide is real a mind tickler. As trippy as mescaline.”
“Cool.”
Du néocortex perforé de Mark Anthony Brennan:
(Traduit par Sergio Calla)
Chad a manœuvré avec soins le Ford Woody de l’année 1950 autour des autos patrouilles galactiques stationnées en orbite. Son but, le rêve d’un service au vol-ant «fast-food» A côté de lui, Brittany regarda ses pieds. “Hmm, Elle fait encore le deuil de Kurt Cobain” se dit-il. “Au diable, le passé. Visons les étoiles pour le grunge et le rock ‘n’ roll.” “Je te souhaite la paix, mon grand” a dit le hippie au kiosque en faisant signe de paix en forme de « v » avec ses doigts.
“Donne-nous deux burgers végétaliens avec du pain sans gluten” dit Chad. “Où peut-on «surfer»pas loin en passant ?”
“Ah, le « voyage astral » est une réalité qui fait chatouiller l’esprit.” “Aussi euphorique que la mescaline.”
“«Cool.»”
New Canadiana :: Bicyclops – Bicyclops
- Bicyclops
- Bicyclops
- (Self-Released)
- Newmarket, ON
- ::web/sounds::
From the buoyant pencils of Shawna Naklicki:
Phil Johnston as Bicyclops brings his three nu-wop EPs together with an unreleased track, artwork contributed by Kate Taylor. “Manatee 6” will submerge you in the sea, and stop time. Glimmers of sunshine will float through the surface. You will move your limbs towards the prismatic light. The warmth will envelop you. Follow the cyclical polyrhythms and VCR -created melodies backwards in time. Give him a chance, and he’ll walk you through.
Des crayons sur les flots de Shawna Naklicki:
(Traduit par Aliké Harel)
Phil Johnston, derrière Bicyclops, rassemble trois EP nu-wop et une nouvelle piste sous une couverture signée Kate Taylor. « Manatee 6 » vous immergera dans l’océan et interrompra le temps. Les rayons du soleil ondoieront sous la surface. Vous agiterez vos membres en direction d’un prisme de lumière. Puis, vous serez enveloppé de chaleur. Suivez la polyphonie cyclique et le VCR, mélodies créées à rebours dans le temps. Accordez-lui une chance, il guidera la traversée.
New Canadiana :: Forager – To Carthage then, I came
- Forager
- To Carthage then, I came
- (Self-Released)
- Calgary, AB
- ::web/sounds::
From the ruinous ruminations of Mark Anthony Brennan:
Guitars are plucked and strummed in mournful notes in amongst a ruin at the crossroads of time. They are the leaves that rustle between the ghosts of buildings. Memories of past magnificence.
A low rumbling. The sonorous moan of the organ signifies a new wind. A coming storm. It portends death and destruction. Whatever beauty and pride there remains is locked forever within these crumbling walls.
Des ruminations en décombres de Mark Anthony Brennan:
(Traduit par Aliké Harel)
Les cordes de guitare pincées et battues jouent un air mélancolique au milieu d’une ruine à la croisée du temps. Elles sont les feuilles qui bruissent entre les bâtiments fantômes. Souvenir d’une gloire passée.
Grondement imperceptible. La complainte sonore d’un orgue annonce un vent nouveau. La venue d’une tempête. Présage de mort et de destruction. Quelque beauté et fierté qui y persistent sont confinées à jamais derrière les décombres de ces murs.
New Canadiana :: Fantasy Creeps – Sludge
- Fantasy Creeps
- Sludge
- (Self-Released)
- Victoria, BC
- ::web/sounds::
From the Monster Manual of Bryce Warnes:
Fantasy Creeps check for weirdness and roll a natural 20. Complete with a front cover typographic tribute to Ozzy et al., “Sludge” is blacklit nostalgia for junior high basement sesh paranoia. Vocalists trade duties, creating a shoulder-angel, shoulder-devil dichotomy of faded angst-moan and classic rock wail. Keeping with this damaged aesthetic, the tape audio is janked, wavering in and out, constantly retreating and advancing. Which makes it hard to focus, sometimes, like reading the Monster Manual through thick clouds of nag champa. Ensorcelling nonetheless. “Sludge” is eight-track art brut for red-eyed dungeon crawlers.
Du Manuel des monstres de Bryce Warnes:
(Traduit par le sourire du dragon Julie Mayer)
Fantasy Creeps effectue un test de bizarrerie et obtient un 20 naturel au lancer de dés. Fourni avec une pochette rendant un hommage typographique à Ozzy et cie., Sludge est la nostalgie à lumière noire du temps où, ados, on devenait parano grâce aux séances de spliffs dans le sous-sol. Les chanteurs se relayent, créant une dichotomie ange-démon de gémissement d’angoisse estompé et de geignement rock classique. Suivant cette esthétique accidentée, la bande audio est en zigzag, ondule par intermittence, bat en retraite et attaque constamment. Ce qui rend des fois la concentration difficile, comme si on lisait le Manuel des monstres à travers d’épais nuages de nag champa. Ensorcelant néanmoins. « Sludge » est composé de huit morceaux d’art brut pour les explorateurs de donjon aux yeux rougis.
New Canadiana :: Shōgun – The End
- Shōgun
- The End
- (Self-Released)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the of stirring spectres of Brian Fauteux:
Hiding in an empty room that is waiting to be filled, Shōgun’s The End stirs the ghosts that rest under chipped baseboards and deep carpet that has never seen the sun. Some strings loop while others creep outwards, towing in the cloudy glow of the late summer sky. These five songs eagerly fill the imperfect spaces where we sometimes reside. And the corners of our mind that all too easily lay dormant.
Des spectres qui s’éveillent de Brian Fauteux:
(Traduit par le frisson automnal de Julie Mayer)
Caché dans une pièce vide qui n’attend qu’à être remplie, The End de Shōgun tire de leur repos les fantômes qui se trouvent sous les plinthes écaillées et la moquette épaisse qui n’a jamais vu la lumière du jour. Quelques cordes jouent en boucle alors que d’autres se glissent à l’extérieur et remorquent à l’intérieur la lueur ennuagée d’un ciel de fin d’été. Ces cinq morceaux remplissent les espaces imparfaits qu’il nous arrive d’habiter. Et les coins de notre esprit qui se laissent bien trop facilement gagner par le sommeil.
Shogun – Gazing At Your Face Reflecting the Beauty of the Moon
New Canadiana :: Prison Hair – Relief Patterns
- Prison Hair
- Relief Patterns
- (Self-Released)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the loose eyelash of Katie Jensen:
Syrupy synths drip over kitchen countertops, warming to the temperature of the human body. From the living room comes a faint, high-pitched whistle; the whirring of a broken television set.
Thick, sluggish beats pulse like cotton balls dabbed on the trembling skin of closed eyelids. Soothing, soft, wet. A rattling snare chews through its harness and rocks itself to sleep.
The radio dial twists past the frequencies of a million collapsing stars, folding inwards like laundry. Galaxies form in cotton creases.
In a house made from memory foam, every surface remembers, and is remembered.
Traduit par les aléas endimanchés Katie Jensen:
(Traduit par les aléas endimanchés Marie-Pier Chevrier)
Des synthétiseurs sirupeux dégoulinent des comptoirs de cuisine et se réchauffent jusqu’à atteindre la température du corps humain. Du salon nous parvient un sifflement aigu et étouffé; le ronronnement d’un téléviseur brisé.
Des rythmes épais et engourdis pulsent comme des balles de coton tamponnant la peau tremblante de paupières closes. Apaisants, doux, humides. Une caisse claire clinquante mâchonne et scinde sa bride et se berce elle-même jusqu’au sommeil.
Le fredonnement de la radio se tord pour atteindre la fréquence d’un million d’étoiles en chute libre, repliées sur elles-mêmes tel le linge propre. Des galaxies se forment dans les plis du coton.
Dans une maison faite de mousse mémoire, chaque surface se souvient et l’on se souvient de chaque surface.
New Canadiana :: Virgins – Everyone Lost.

- Virgins
- Everyone Lost
- (Self-Released)
- Edmonton, AB
- ::web/sounds::
From the bleak worldview of Trevor Angst:
Be still, don’t breathe. Doomsday is anthropogenic and takes the form of bio-cybernetic revolt. The planet is threatened and engages to resurrect its biomechanical engines of destruction from its underground dormancy to obliterate humankind. It’s the found percussion of hard struck cathedral bells and the incline of a chain hill wooden roller coaster on Everything Dies that mimics dialogue and AI takeover. The droning, Tripod-bass growls are impending. Seismic strides can be mistaken for the sunken heart throbs of those who are enduring a post-apocalyptic world.
Du point de vue austère de Trevor Angst:
(Traduit par les soirées mentholées de Marie-Pier Chevrier)
Immobile, pas un souffle. L’apocalypse est anthropique et prend des airs de révolte biocybernétique. La planète est menacée et s’apprête à ressusciter de leur dormance souterraine ses engins de destruction biomécaniques pour anéantir l’humanité. La percussion retrouvée des cloches de cathédrale sonnées violemment et la pente d’une chaîne de montagnes russes de bois sur Everything Dies mimiquent les dialogues et conquêtes de l’IA. Le bourdonnement et les grognements de basse à Trépied survolent le tout, menaçants. Les éclats sismiques ressemblent à s’y méprendre aux battements de coeur en noyade de ceux qui perdurent dans un monde post-apocalyptique.

