Tag: prog

New Canadiana :: LA ROSE – lean period

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Bedroom sophistry unfurls late-night curlicues, its lo-fi heartache screaming synthesized apologies that bounce off walls to rest, at long last, in the deepening emptiness of the space between weary ears. A catalogue of downtrodden pop-plunderphonics that bleed soft-spoken requiem; these entries are retreating voices and cigarette smoke, turning bright and polished daydreamed lovery into pale, ghostly, mournful parables. Intoned sepia dreams; clouded glasses and knees scraped against sharp pavement. The answer to the echoes that dance upon an upside down stage eyes hooked to the shadows that move across quiet ceilings.

Le sophisme d’alcôve déroule des enjolivures nocturnes, pendant que son chagrin lo-fi hurle des excuses synthétisées qui rebondissent sur les murs jusqu’à ce qu’elles se reposent, enfin, dans le vide de plus en plus grand entre des oreilles fatiguées. Un catalogue des pop-plunderphonics opprimés qui dispersent le requiem doux; ces entrées sont des voix en retraite et de la fumée de cigarette qui transforment les roucoulades rêvées brillantes et bien polies en paraboles pâles, spectrales, et funèbres. Les rêves sépia entonnés; la buée sur les lunettes et les genoux égratinés par la chaussée rugueuse. La réponse aux échos qui dansent sur une scène à l’envers, les yeux rivés aux ombres qui se déplacent sur les plafonds silencieux.

LA ROSE – please

LA ROSE – find

New Canadiana :: Leon Patriz – Nice Try

Weird_Canada-Leon_Patriz_Nice_Try

The farewell cries of a Pacific Coast town in its death throes, captured like fireflies in a peanut butter jar. Twin peaks of Malkmusian symphony and cynical folk lullaby emanate from mess halls and cantina bandstands. This was once a nice place to live. And after this final, triumphant orchestra, it will belong to the bears once again.

Une ville de la Côte Ouest au seuil de la mort crie ses adieux, prise au piège comme des lucioles dans un pot de beurre d’arachides. Le double sommet à la fois symphonie à la Malkmus et ballade folk empreinte de cynisme résonne depuis la scène à la tablée des officiers et à la taverne. This was once a nice place to live. Et après le final triomphant de l’orchestre, les ours règneront à nouveau.

Leon Patriz – Pubescent

Leon Patriz – Otter Song

Psyché.qc.ca :: Dionne-Brégent – Deux

Psyché.qc.ca :: Dionne-Brégent – Deux

Two, the number of the generation, the number of duality. Dionne-Brégent, a unique group in Québec’s 1970s musical landscape, became prophets on their second record. The duo began by casting a spell through a long invocation reminiscent of foreign devotional music, like an Asian El Topo soundtracked by Tangerine Dream. Once under the charm of the initiation ritual, the flipside sucks listeners into the swirling synths of Brégent, backed up strongly and effortlessly by a variety of complex rhythms from Dionne. Alongside them comes an arrangement of brass, strings and choir vocals, adding finishing touches to the already wide spectrum of sounds and worldly instruments played by the pair of multi-instrumentalists. These elements combine to form a unique album in its own right. Two stars out of two.

Deux, le nombre de la génération, le nombre de la dualité. Dionne-Brégent, groupe unique dans le répertoire québécois des années 70, se font prophètes dans leur deuxième album. Le duo commence par nous envoûter dans une longue invocation aux accents rappelant autant de la musique de dévotion étrangère qu’une trame sonore d’un El Topo asiatique faite par Tangerine Dream. Sur la deuxième face, déjà charmés par le rituel d’initiation, vous êtes happés par toute la force des synthétiseurs tourbillonnants de Brégent si bien appuyés par une variété de rythmes complexes si aisément confectionnés par Dionne. Toute une brochette de collaborateurs vient encore rajouter de la couleur à la déjà très grande diversité de sons et d’instruments du monde joués par les deux multi-instrumentistes. Le tout forme un album unique se méritant deux étoiles sur deux.

Dionne-Brégent – Campus (extract)

Dionne-Brégent – Le Prophéte (extract)

New Canadiana :: Zacht Automaat – Zacht Automaat

Zach Automaat - Zacht Automaat

Walk through the luminescent sliding doors and feel the weight evaporate from your body. Step through the archives of time and look out at the glass walls that hold back the drifting stars. Notice the spectral starships crossing paths in the distant view. The cosmic residue of their flight path carries waves of sound as they intercept the room’s speaker system. A digital screen scrolls like a conveyer belt filled with passing phrases, “Ancaster Heights”, “The Smiling Wilderness”, “Disturbed Ground’”, the script runs endlessly. The words are given meaning as each wave grows to an audible strength. On the outside, the distant vessels can be seeing touching down near foreign embassies, welcomed by euphoric sounds. The speculation is confirmed. Our own takeoff has begun, bound for the farthest reaches of these celestial zones. Set yourself free and take in the spectacular view.

This collection is a bag of magic borrowed from the enchanted hands of a band that evades hyperbole. Veterans of the interstellar scene, Carl Didur and Michael McLean have parsed the cryptex of popular music and entered into a new dialogue as Zacht Automaat. Adopting new methods and strategies, they have sewn together opposing forces before pulling them apart again to see all the pieces in a different perspective.

Through three years and 11 albums, ZA have melted countless minds and challenged the strength of an equal number of hard drives. Running in at around 80 minutes, this monolithic double LP and bonus CD nevertheless stands in a much bigger pool of music that is no less crucial. Those lucky enough to still find copies of the early Medusa tapes should not resist the urge to grip. Each album is a new zone to explore and this release should be considered the official tour for prospective visitors. Many thanks are owed to Calico Corp. for giving these songs the treatment they deserve.

The portal doors are open.

Procédez pas à pas par les portes coulissantes luminescentes et ressentez votre poids s’évaporer de votre corps. Parcourez les archives du temps et faites attention aux murs de verre qui retiennent les étoiles dérivantes. Remarquez les vaisseaux spectraux traversant ces sentiers dans le lointain. Le résidu cosmique de leur route de vol porte des vagues de son qui interceptent le système de haut-parleurs de la pièce. Un écran numerique se déroule comme une bande transporteuse remplie d’expressions passagères, “Ancaster Heights”, “The Smiling Wilderness”, “Disturbed Ground”, le script court infiniment. Les mots acquièrent une signification aussitôt que chaque son grandit à une force audible. À l’extérieur, les vaisseaux lointains peuvent êtres vus atterrissant près des ambassades étrangères, accueillis par des sons euphoriques. La spéculation est confirmée. Notre propre décollage a commencé, entraîné vers des confins plus lointains de ces zones célestes. Libérez-vous et profitez de la vue spectaculaire.

Cette collection est un sac de magie emprunté des mains enchantées d’un band qui évite l’hyperbole. Les vétérans de la scène interstellaire, Carl Didur et Michael McLean ont analysé le cryptex de musique populaire et sont entrés dans un nouveau dialogue en tant que Zacht Automaat. adoptant de nouvelles méthodes et des stratégies, ils ont cousu ensemble des forces opposées les ont rédéfaites pour pouvoir voir tous les morceaux d’une perspective différente.

Pendant trois ans et 11 albums, ZA a fait fondre bon nombre d’esprits et a défié la force d’un autant bon nombre de disques durs. Courant jusu’aux alentours de 80 minutes, ce monolithique double LP et son CD bonus se situ quand même dans une bien plus grande piscine de musique qui n’en est pas moins essentielle. Ceux qui ont la chance de trouver des copies des premières cassettes de Medusa ne devraient pas réffreiner un besoin urgent de s’en saisir. Chaque album est une nouvelle zone à explorer et cette libération devrait être considérée comme le tour officiel pour les visiteurs potentiels. Mille mercis sont dus à la Calico Corp. pour offrir à ces chansons le traitement qu’elles méritent.

Les portes du portail sont ouvertes.

Zacht Automaat – Triumphant Bridge

Zacht Automaat – The Smiling Wilderness

New Canadiana :: The Ednas // New Wings – Ground Sits on Ground

The Ednas // New Wings - Split

This split tape features ecstatic fuzz and aerial themes pulled straight from the Mongolian wilderness of Kitchener/Waterloo. The Ednas emerge from desolate swamps of broken laptops, fighting back waves of content. Jekyll and Hyde vocals trade off between doom and despair while a parallel universe keeps Kevin Shields stuck in New York. To recover from the frenzy and feedback, one only needs to flip the tape for the instrumental musings of New Wings. Although they come from the same noisy birthplace, these guys have their sights set on a different set of constellations, somewhere beyond these salty skies.

Cette cassette partagée offre du fuzz à l’extase et des thèmes aériens tous droits sortis de la Mongolie sauvage de Kitchener/Waterloo. Les Ednas émergent de marais désolés d’ordinateurs portables brisés en repoussant des vagues de contentement. Des voix à la Jekyll et Hyde oscillent entre désespoir et fatalité pendant qu’un univers parallèle retiens Kevin Shields à New-York. Pour se reposer de la frénésie et du larsen, il suffit simplement de retourner la cassette pour profiter des songeries de New Wings. Bien qu’ils viennent du même berceau tapageur, ces types ont le regard tourné vers d’autres constellations, quelque part au-delà de ces cieux salés.

The Ednas – Daybreak

New Wings – Zombie Layton for President

New Canadiana :: Yellowthief – Second Level Skills Vol. 1

Yellowthief - Second Level Skills Vol. 1

Vancouver’s Yellowthief (guitarist Adam Flood and now ex-drummer Poib Fehr), spent countless hours crafting bloodcurdling encryptions of songs that question all reason. These are the type of tunes that make you wonder where your black leather gloves are. Flood’s guitar cuts like precision medical devices used in the wrong hands, while Fehr sounds like an insane gorilla with sledgehammers. The duo has the skill, finesse, and brutality to showcase their love of free-jazz and extreme shredding on both sides of the wax.

Le groupe vancouvérois Yellowthief, composé du guitariste Adam Flood et de l’ex-batteur Poib Fehr, a passé de nombreuses heures à chiffrer des chansons qui savent glacer le sang dans nos veines et qui nous font douter de notre raison. Le genre de chansons qui nous font chercher nos gants de cuir noir. La guitare de Flood tranche telle une lame de précision médicale tombée entre de mauvaises mains, tandis que Fehr donne l’impression qu’un gorille détraqué s’est emparé d’un marteau de forgeron. Le duo a assez d’habileté, de finesse et de brutalité pour démontrer son amour pour le jazz libre et le shredding extrême, et ce, des deux côtés de la médaille.

Yellowthief – qwuqri vshii

Yellowthief – thriforf eii

New Canadiana :: Zacht Automaat – Bags Inside Bags

Zach Automaat - Bags Inside Bags
The depth of Zacht Automaat’s bag of tricks seemingly knows no bounds, as evidenced by this lysergic whirligig of a double cassette. The Toronto-via-Hamilton-via-The Spaceways duo bent minds with their inaugural 2010-11 onslaught (seven original albums and a Beatles cover record) and have now drifted back into the cosmic consciousness with another hour-plus of mood-altering bubblegum. For Bags Inside Bags, the O.G. pairing of Ganesha-armed multi-instrumentalists Carl Didur and Michael McLean have enlisted Louis Percival (a.k.a. Broken Tree Fort a.k.a. Onakabazien) to man the traps, and Colin Fisher (one half of NTW,NTF) to lay down some skin-peeling sax. This monster release travels from kraut stomp to interstellar bliss-out with stops at the circus and of course a day-trip to Canterbury. For a deeper dip into the Automaat ouevre, check this in-depth and in-the-know article from the desk of Slim Twig.

[audio:http://weirdcanada.com/binary/Weird_Canada-Zacht_Automaat-Bags-Side_II.mp3|titles=Zacht Automaat – Side II] Zacht Automaat – Side II

New Canadiana :: Crabe – ???

Crabe - ???

Crabe have unleashed a totally blasted and inexplicable artifact from the Montreal underground. Forging undefined links between Archimedean power pop and wasted Ramones covers, their unreadably-titled CDR gives the briefest glimpse into basemental prog conjured by the dialectically adventurous. Quintessentially bizarre. We’re not even sure if this is grippable.

Crabe ont déchaîné un artéfact complètement explosé et inexplicable de l’avant-garde montréalaise. En façonnant les liens indéfinies entre la power pop Archimedéenne et les reprises camées de Ramones, leur CDR avec un titre illisible donne le plus petit aperçu dans le prog sous-sol que les dialectiquement aventureux font apparaître. C’est essentiellement bizarre. On n’est pas même certain qu’il soit possible de l’acheter.

Crabe – Alvin Pex

Crabe – I Want You Around (Ramones Cover)

New Canadiana :: Shaker Hymns – Dub Sawyer EP

Imagine following that silly rabbit down a hole and never finding the bottom. A soundtrack to your descent may sound frightening but in fact, after about two minutes of free falling, a sense of peace licks your brain and you forget what it feels like to keep two feet on the ground. Shaker Hymns whoop and flip chords to penetrate typical guitar riffs for the ultimate in desert spy movie darkness. A voice squelches from behind a dune but the bass ‘n’ drums are your canteen of agua. Lifesavers in a strange place that leave you afraid but intrigued. A plane in the sky writes a message that reads: “keep going”.

Imagine que tu suis ce drôle de lapin dans le trou et tu trouves jamais le fond. Peut-être que la bande-son de ta descente a l’air éprouvant mais en fait, après environ deux minutes de chute libre, une sensation de tranquillité lèche ton cerveau et tu oublies ce qui c’est d’avoir deux pieds par terre. Shaker Hymnes hululent et renversent les chordes pour pénétrer les riffs typiques de guitare pour l’ultime du noir des films des espions dans le désert. Une voix piaille derrière une dune mais la basse et la batterie sont ton bidon d’agua. Les sauveteurs dans un endroit bizarre qui te font peur mais tu t’intrigues aussi. Un avion au ciel écrit un message qui se lit: “continue”.

Shaker Hymns – Juanita

Shaker Hymns – Dub Sawyer

New Canadiana :: Solange – The Sweet Fondling Of Darkness, Too Pretty To Breathe

This time-warped transmission from the Watchtower Bible and Tract Society drifts the listener deep into transoceanic distress. Sampledelic hydro vibes drenched in tape-warbled basement prog make for heavy loner moves in a cf. 2011 artifact of modern fringe. Solange’s radiophonic workshop spins skyward as a cast of disembodied voices spin the wheels of confusion. Grip?

Cette retransmission déformée par le temps de Watchtower Bible and Tract Society amènent l’auditeur au fond du désarroi transocéanique. Les ondes échantilledéliques hydro trempées de prog sous-sol gazouillé de cassette font les mouvements gravement solitaires dans un artéfact cf. 2011 de fringe moderne. L’atelier radiophonique de Solange tourbillonne vers le ciel pendant qu’une troupe de voix désincarnées tournent les roues de la confusion. Achetez?

Solange – murder nutured by the brittle, cold teat of death

Solange – let weeping corpses cry