Tag: prairie
New Canadiana :: Alex Curtis – Sheer Curtain

- Alex Curtis
- Sheer Curtain
- (Self-Released)
- La Ronge, SK
- ::web/sounds::
From the stop-start -isms of Joshua Robinson:
Icy wind and the whir of a stop-start motor on a frozen driveway. Broken is the one whose overtures are those of semi-northernly frigidity; intoned voices commixed to the point of spililng through the frosted windows of a basement too cold to keep itself warm. The yearning is obvious; spoken even. Pale blue eyes and the reckoning of humanity, fragile while loosening itself from the drapery of iconoclastic figures of the past. To breathe while sleeping is a gift, given that nihilism is the sad voyeur whose eyes frost the warm heart in the early dark of a prairie morning.
Des tressaillements de Joshua Robinson:
(Traduit par les yeux ni bleus ni pâles de Maya Keshav)
Le vent glacial et le ronronnement intermittent d’un moteur sur une allée gelée. Brisé est celui dont les ouvertures sont d’une frigidité quelque peu nordique, les voix qui s’élèvent se métissent jusqu’à ce qu’elles se renversent par les fenêtres givrées d’un sous-sol trop froid pour se garder au chaud. Le souhait est clair; même prononcé à voix haute. Les yeux bleus pâles et le jugement de l’humanité, fragile tout en se dénouant de la draperie des personnages iconoclastes du passé. Respirer en dormant, c’est un don, étant donné que le nihilisme est le voyeur triste, duquel les yeux gèlent le cœur chaud dans le noir de la prairie tôt le matin.
VIDEO :: Black Tremor – Impending
- Black Tremor
- Impending
- (Directed by: Peter Grier)
- Saskatoon, SK
- ::web/sounds::
From the prodding madness of Joshua Robinson:
The arid dystopianism creeps in underneath my door. The wind, carrying granules of parched earth, taps against my cheek:
——-’Shhhhhhhhhhhh’——–: the sound of a madness prodding my brain.
“What is this?”, it asks, knowing full well that I could not speak as dust filled my mouth.
——-’Shhhhhhhhhhhh’——-: the sound of walls giving way to prairie cyclones.
“The broken earth,” speaking with my eyes yet insinuating with my hand as I reach for the cracked glass sitting on my bedside table. Water rolls down my forearm, reaching my chapped lips and meeting the grime in my mouth as I choke on my first taste of mud.
Des petits coups de folie de Joshua Robinson:
(Traduit par les lèvres gercées de Julie Mayer)
Le dystopianisme aride s’insinue en dessous de ma porte. Le vent, porteur de granules de terre asséchée, tape contre ma joue :
——-‘Shhhhhhhhhhhh’——–: le son de la folie frappant mon cerveau à petits coups.
« C’est quoi ça?», demande-t-il, sachant très bien que je ne pouvais parler alors que la poussière remplissait ma bouche. ——-‘Shhhhhhhhhhhh’——-: le son des murs qui cèdent sous les cyclones des prairies.
La « terre brisée » parle avec mes yeux, mais se lie d’amitié avec ma main alors que je tends le bras pour prendre le verre craquelé posé sur ma table de chevet. L’eau coule le long de mon avant-bras, atteint mes lèvres gercées et rejoint la crasse de ma bouche alors que je m’étouffe à mon premier goût de boue.
New Canadiana :: The Moas//Susan – Skid Fiction
- The Moas//Susan
- Skid Fiction
- (Beaumont Records)
- Saskatoon, SK
- ::web/sounds::
From the crusty undulance of Joshua Robinson:
Dreamgaze. Post-finery. Soft tendrils emanating from an otherwise monstrous beast. This plastic coffer possesses a value equivalent to the effort required to reorient centripetal force. Its sinusoidal offering is the crispy clangor that all soft-served and crusty hounds too weak from offerings of stale scraps have been waiting for. It serves as testament to the fact that little is more important than the giants who walk among us: our peers as boisterous lo-fidelities too loud to ignore and too ardent to overlook. These minstrels are jovian in size; fictions factual; non-sequiturs whose static residuals entertain hopes for future Skid.
De l’ondulation croustillante de Joshua Robinson:
(Traduit par Julie Mayer)
Du dreamgaze. De la post-parure. De tendres vrilles émanant d’une bête par ailleurs monstrueuse. Ce coffre en plastique possède une valeur équivalente à l’effort requis pour réorienter la force centripète. Son offrande sinusoïdale est le beding-bedang croquant qu’ont attendu tous les enragés mous et croustillants rendus trop faibles à force de se contenter d’oblats de restes rassis. Cette cassette sert à témoigner du fait que peu de choses sont plus importantes que les géants qui marchent parmi nous : nos pairs, à savoir des chansons lo-fi chahuteuses trop bruyantes pour qu’on les ignore et trop passionnées pour qu’on n’en tienne pas compte. Ces ménestrels sont d’une taille jovienne. Des fictions factuelles, des coq-à-l’âne dont les résidus statiques entretiennent l’espoir sur le Skid à venir.

