Tag: pop

New Canadiana :: Scott Hardware – Mutate Repeat Infinity

Weird_Canada-Scott_Hardware-Mutate_Repeat_Infinity.jpg

Scott Hardware is an accurate eponym, considering the skillful blend of old skool house, electro and pop Scott Hardwood (also Ken Park) has consolidated on this release. Mutate Repeat Infinity, which came out on Banko Gotiti this past June, is a tricky pop record placing complex lyrical content over energetic, offbeat patterned, beats. It’s an album that lets you figure a greater plot and carries you along in it. You are the new protagonist.

Scott Hardware est un éponyme qui vise juste, compte tenu du talentueux mélange de house, d’électro et de pop façon vieille école qu’a consolidé Scott Hardwood (alias Ken Park) sur cette cassette. Mutate Repeat Infinity, dont la sortie a eu lieu en juin dernier chez Banko Gotiti, pose du contenu lyrique complexe sur des rythmes décalés et énergiques. Il s’agit d’un album pop délicat qui te laisse deviner une intrigue plus grande avant de t’y emmener. Le nouveau protagoniste, c’est toi.

Scott Hardware – He Began Again

Scott Hardware – Mutate

New Canadiana :: POM – POM EP

POM-pomEP.jpg

The Internet. Digital echoes become reflections of ourselves from the ideals (and flaws) of our bodies in the form of endless retweets, reactions and likes. This is nothing new, but POM find the beauty and horror lying in this relationship rallying to infinity. The syncopated rhythms of POM’s instrumentals feel coolly calculated, but underscored by it all is the incongruent marriage of the real and the programmed. Its incompatibility knows no limits, but there is a thrill in the known and unknown beauty created by the shifting powers of control. “Take time to look inside – you’re mine”.

L’Internet. Les échos numériques deviennent les reflets de nous-mêmes, les idéaux (et les travers) de nos corps sous forme de gazouillis partagés, de réactions et de « J’aime » sans fin. Ça n’a rien de nouveau; POM a découvert la beauté et l’horreur se cachant derrière cette relation d’échanges à l’infini. Le duo semble avoir calculé de sang-froid sa musique instrumentale aux rythmes syncopés. Cependant, le tout met en évidence le mariage incongru du réel et du virtuel, de l’improvisation et de la programmation. Cette incompatibilité ne connaît aucune limite, mais un délicieux frisson réside dans la beauté connue et inconnue créées par le pouvoir changeant de l’emprise. « Prends le temps de regarder à l’intérieur; tu es à moi »

POM – Echo

POM – I Don’t Know

New Canadiana :: Benjamin Muñoz – Dear Ennui

Weird_Canada-Benjamin_Munoz-Dear_Ennui.jpg

The chalky timbre of TUMS rattling in their bottle, the infinite drum roll of heavy rainfall: the right poly-rhythms have a way of both soothing us and sparking contemplation. With its heavy industrial past—echoes of primitive robots stamping out die-cast auto parts—Hamilton seemed destined to be Canada’s home of arrhythmic pop. Benjamin Muñoz cobbles warm, percussive electro, where tumbling woodblocks spoon seamlessly with avant-garde jazz-breaks. Delayed pianos dovetail sampled vocals forging sweater-weather melodies. Easily at home among Berlin’s Leaf Label, or Caribou’s debut explorations as Manitoba, Dear Ennui offers daydream voyages on pleasantly unpredictable oceans, slave to rogue waves, and bound by no anchor.

Le timbre crayeux d’un flacon de TUMS que l’on secoue, le roulement de tambour perpétuel d’une pluie battante: les bons motifs polyrythmiques apaisent et invitent à la contemplation. Avec son lourd passé industriel -lors duquel retentissait la résonance de robots primitifs martelant des pièces d’automobile moulées – Hamilton semblait destiné à être le foyer canadien du pop arythmique. Benjamin Muñoz nous concocte de l’électro percutante et chaleureuse dans laquelle s’harmonisent le wood-block et les interludes jazzy avant-gardes. Des mélodies de temps frisquet issues de l’accord entre des notes tardives de piano et des échantillons vocaux. Bien à sa place aux côtés de la maison de disque berlinoise Leaf Label, ou de Caribou à ses débuts, sous le pseudonyme Manitoba; Dear Ennui offre une rêverie de voyages sans ancre sur des eaux imprévisibles, esclave aux vagues scélérates.

Benjamin Muñoz – Anchors

Benjamin Muñoz – The Bonds That Fail Us

New Canadiana :: Aleem Khan – U R B A N A C H A M P A I G N

weird_canada-aleem_khan-urbana_champaign

There are so many options. P E O R I A F A N T A? A K R O N P E R R I E R? Aleem Khan has already decided: U R B A N A C H A M P A I G N. The bottle that’s been kept hidden in the back of the fridge. Playful, self-assured, and inviting, it’s the sort that can make you feel warm while still being plenty cool. When the final sip, that free-as-can-be closer, holds its 9.5 minute reign, there is only one sparkling beverage, one mid-sized, mid-western locale.

Il y a tellement d’options. P E O R I A F A N T A? A K R O N P E R R I E R? Aleem Khan a déjà décidé: U R B A N A C H A M P A I G N. La bouteille cachée dans l’arrière du frigo. Espiègle, confiante et invitante, c’est le genre qui peut te rendre chaud tout en étant froid. Quand la dernière petite gorgée, un fond libre comme l’air, prend son règne de 9,5 minutes, il ne reste qu’une boisson pétillante, un endroit au midwest de taille moyenne.

Aleem Khan – U R B A N A C H A M P A I G N

Aleem Khan – C A M E O

New Canadiana :: Brave Radar – Lion Head

Weird_Canada-Brave_Radar-Lion_Head.jpg

The elevator’s interior is so reflective it is hard to tell when the door has opened. Stepping inside, a million different versions of yourself extend radially from each corner. Tilting sideways to glimpse your other selves, one figure splits from the lattice. The rogue steps forward and presses an arm through the fluid pane. Your fingers almost touch. The elevator chimes the arrival of the 6th floor, ending the fever dream. Where do you go from here?

L’intérieur de l’ascenseur est si réfléchissant qu’il est difficile de remarquer que la porte s’est ouverte. En entrant, un million de versions de toi-même se répand en étoile de chaque coin. Tu te penches de côté pour entrevoir tes autres toi, quand un des toi se sépare du treillis. L’intrus s’approche et pousse un bras à travers le carreau fluide. Vos doigts se touchent quasiment. L’ascenseur sonne l’arrivée du sixième étage, mettant fin aux hallucinations. Où tu vas maintenant?

Brave Radar – Lion Head

Brave Radar – Covered in Toys

New Canadiana :: Caity Fisher – Party Games

Weird_Canada-Caity_Fisher-Party_Games.jpg

There’s a stain in the carpet, a drink in your hand, and out of someone’s crappy computer speakers Caity Fisher plays her Party Games. Her pop has enough power to rise above the din of the drunken party goers; her fuzzy licks match the fuzz on your tongue. As Fisher croons about feeling good, you drink more and the room begins to spin. She convinces you to dance. At first you’re alone but then others join in. You lock eyes with someone on the other side of the room…

The party ends and you don’t go home alone. A cruel hangover, puke, and a stranger greet you in the morning, but the next round of Party Games is not too far away.

Il y a une tache sur le tapis, un verre dans ta main et venant des haut-parleurs merdiques de l’ordinateur de quelqu’un, Caity Fisher joue sa Party Games. Sa pop a assez de puissance pour s’élever au-dessus des gens saouls qui font la fête, ses rythmes flous correspondent au duvet sur ta langue. Alors que Fisher roucoule à propos du fait qu’elle se sent bien, tu continues à boire et la pièce commence à tourner. Elle te convainc de danser. Au début, tu es seul, mais ensuite d’autres te rejoignent. Tu croises le regard de quelqu’un à l’autre bout de la pièce… La fête se termine fin et tu ne rentres pas seul chez toi. Un lendemain de veille cruel, de la vomissure et un étranger t’accueillent au matin, mais la prochaine partie de Party Games n’est pas trop loin.

Caity Fisher – Party Games

Caity Fisher – Life of the Party

New Canadiana :: LA ROSE – lean period

Weird_Canada-LA_ROSE-lean_period

Bedroom sophistry unfurls late-night curlicues, its lo-fi heartache screaming synthesized apologies that bounce off walls to rest, at long last, in the deepening emptiness of the space between weary ears. A catalogue of downtrodden pop-plunderphonics that bleed soft-spoken requiem; these entries are retreating voices and cigarette smoke, turning bright and polished daydreamed lovery into pale, ghostly, mournful parables. Intoned sepia dreams; clouded glasses and knees scraped against sharp pavement. The answer to the echoes that dance upon an upside down stage eyes hooked to the shadows that move across quiet ceilings.

Le sophisme d’alcôve déroule des enjolivures nocturnes, pendant que son chagrin lo-fi hurle des excuses synthétisées qui rebondissent sur les murs jusqu’à ce qu’elles se reposent, enfin, dans le vide de plus en plus grand entre des oreilles fatiguées. Un catalogue des pop-plunderphonics opprimés qui dispersent le requiem doux; ces entrées sont des voix en retraite et de la fumée de cigarette qui transforment les roucoulades rêvées brillantes et bien polies en paraboles pâles, spectrales, et funèbres. Les rêves sépia entonnés; la buée sur les lunettes et les genoux égratinés par la chaussée rugueuse. La réponse aux échos qui dansent sur une scène à l’envers, les yeux rivés aux ombres qui se déplacent sur les plafonds silencieux.

LA ROSE – please

LA ROSE – find

New Canadiana :: Strange Fires – Walkabout

Weird_Canada-Strange_Fires-Walkabout

Walkabout is a tumble through town, showing us all of the secret and special places. Edmonton’s Strange Fires yips into culverts, taping the echoes and keeping them warm in their front breast pocket. Together we wander, throw stones in ponds, staring at the ripples, watching fish dart. Walkabout is a time of solemn remembrance, the kind that fills your heart with sparks and makes your toes wriggle. Beneath layers of dust, dirt, and snow we come to see the beauty in the old places we know.

L’album Walkabout nous montre tous les endroits secrets et spéciaux de la ville qu’il traverse à la course. Originaire d’Edmonton, le groupe Strange Fires jappe dans les caniveaux, enregistre les échos et les garde au chaud dans sa poche poitrine. Ensemble, nous vagabondons, nous lançons des cailloux dans les mares, nous fixons les ondes et regardons les poissons s’enfuir. Walkabout est un moment de commémoration solennelle, du genre qui remplit votre cœur d’étincelles et fait tortiller vos orteils. Sous les couches de poussière, de saleté et de neige, nous parvenons à voir la beauté des lieux qui nous sont bien familiers.

Strange Fires – Friends

Strange Fires – Departure

New Canadiana :: The Submissives – Betty Told Me

Weird_Canada-The_Submissives-Betty_Told_Me.jpg

Betty Told Me listens like an album-long conversation on the hazards of hesitating affection. It’s a swaying drama, jangling out a breezy narrative on navigating the mean streets of fallin’ in and outta love. Even though they’re mostly singing about losing, The Submissives are an easy kind of cool. They are bent on telling it like it is. Simple. Straight forward. Unaffected? Aching.

Betty told me s’écoute comme une conversation qui durerait tout un album au sujet des dangers d’une affection hésitante. C’est un drame ondulant, un récit cliquetant et désinvolte sur le pilotage dans les rues périlleuses de l’amour et du désamour. Même si elles chantent surtout sur le fait d’être perdantes, The Submissives sont cools tout de suite en partant. Elles sont résolues à dire les choses comme elles sont. Simplement. Sans flafla. Sans être affectées? Douloureusement.

The Submissives – I Saw Her in the Window

The Submissives – Betty Told Me

New Canadiana :: Amy Casper – One of the Lucky Ones

Weird_Canada-Amy_Casper-One_of_the_Lucky_Ones

Amy Casper is the voice of vulnerability, as her mirror self sings melodiously “Down by the River” or ghostly “Gave You My All”. Down by the River is stripped down to a fish-bone skeleton, leaving Amy Casper to flesh out the compositions with her painfully human voice. She calls to us from a reedy distance, finding that there is no way to go back home “Into the Rope”, and turns strange as she explores the forces around us “Silver Hands”.

Amy Casper incarne la voix de la vulnérabilité, alors que sa réflexion chante mélodieusement “Down by the River” ou fantomatiquement “Gave You My All”. * Down by the river * est épuré, tel un squelette d’arrêtes de poisson, laissant Amy Casper étoffer les compositions avec sa voix douloureusement humaine. Elle nous appelle d’une maigre distance, réalisant qu’il n’y a aucun moyen de rentrer à la maison “Into the Rope”, et elle devient bizarre alors qu’elle explore les forces qui nous entourent “Silver Hands”.

Amy Casper – Silver Hands

Amy Casper – Gave You My All