Tag: pleasance records

New Canadiana :: Blonde Elvis – On Vanity

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A somber gigue leads a funeral procession through a damp cavern. Sconces of flickering candlelight bounce off slick, cratered rock. Venerable Britpop relics give a knowing wink from their influential promontories.

The procession nudges aside a heavy velvet curtain to reveal a psychedelic dance cave resplendent with glittering heavenly bodies. A troupe of well-dressed cavernicoles devour each other hungrily, wiping their mouths on shredded pop anthems.

A flautist gleefully unfurls a playful tattoo as a harpsichord circles the room giving vigorous handshakes. Crushing drumbeats anchor frayed synth vibratos and unholy harmonies. The wet air hums with hedonistic friction, ready to collapse and expand all at once.

Une gigue sombre guide une procession funèbre à travers une grotte humide. Des candélabres aux chandelles vacillantes rebondissent sur de la roche glissante et couverte de cratères. De vénérables reliques de la britpop font un clin d’œil complice du haut de leurs promontoires influents.

La procession écarte un lourd rideau de velours pour révéler une caverne de danse psychédélique resplendissante de corps célestes scintillants. Une troupe de cavernicoles bien vêtus se dévorent les uns les autres avec avidité, s’essuyant la bouche sur des hymnes pop en lambeaux.

Une flûtiste déroule avec allégresse un tattoo enjoué tandis qu’un clavecin décrit des cercles dans la pièce et donne des poignées de main vigoureuses. De terribles battements de tambour ancrent des vibratos démêlés faits au synthé et des harmonies impies. L’air humide bourdonne d’une friction hédoniste, prêt à se contracter et à se dilater en même temps.

Blonde Elvis – Slow Fall On Egypt

Blonde Elvis – Rubbish Child

New Canadiana :: Das Rad – Radiation

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The first two times I turned on Radiation, I immediately turned it down. After the initial blast of feedback subsided, the music became a wild expression of fuzz destruction: a truck driver drives their truck into the fog, later waking to find that they’ve arrived in a town where they are not the only visitor. “1331”, “Sake of Sound” and “Afterbang” play like a gekiga comic: unassuming at first, until deep evil threads itself into reality. Beware the fog… was it a self-inflicted manifestation of guilt after all?

Les deux premières fois que j’ai voulu écouter Radiation, j’ai immédiatement baissé le son. Mais une fois que la première explosion de feedback est passée, la musique devient l’expression sauvage d’un fuzz destructeur. Un camionneur conduit dans le brouillard, il est réveillé plus tard par la découverte qu’il est arrivé dans une ville où il n’est pas le seul visiteur. « 1331 », « Sake of Sound » et « Afterbang » ressemblent à un manga gekiga : des débuts sans prétention jusqu’à ce qu’une profonde noirceur se superpose à la réalité. Méfiez-vous du brouillard… est-ce qu’il s’agissait finalement depuis le début d’une culpabilité auto-infligée?


Das Rad – 1331


Das Rad – Radiator

New Canadiana :: Wrong Hole – 2012

Wrong Hole - 2012

Enlightenment through ignorance is the way of Wrong Hole. Spurred on by drummer Roland’s chintzy hardcore fury, keyboardist Jon Schouten (of Teenanger infamy) and guitarist Andrew Moszynski (of Comet Control polyphony) promulgate a squall of mid-day malaise. Instead of puritanical moralizing, funnyman vocalist Nick Flanagan spews moronically modest musings on the nature of automobiles, infertility and excessive wealth. Remarkably, at the core of all this absurdist comedy and self-aware idiocy is a profound embrace of the Socratic claim, “I know that I know nothing.” Embed this ancient Greek wisdom under an itchy blanket of sneering scuzz-punk and you get the first reg-rock masterpiece.

L’apprentissage par l’ignorance est la voie de Wrong Hole. Provoqués par l’intense furie rustique du batteur Roland, le claviériste Jon schouten (connu pour Teenanger) et le guitariste Andrew Mszunski (connu pour la polyphonie de Comet Control) répandent une rafale de malaise de mi-journée. Évitant la moralisation austère, le chanteur et comique Nick Flanagan se contente de débiter des conneries idiotement modestes sur la nature des automobiles, de l’infertilité et de la richesse excessive. Remarquablement, au coeur de toute cette comédie absurde et idiotie consciente se trouve une adhésion profonde à la maxime socratique «Je sais que je ne sais rien.». Recouvrez cette ancienne sagesse grecque d’une couverture piquante de scuzz punk et vous aurez le premier chef-d’oeuvre de reg-rock.


Wrong Hole – HDTV


Wrong Hole – I Love Opulence