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New Canadiana :: Mystics – DII

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The next wave of Hamilton annihilation is upon us: Mystics, the logical conclusion to the best/worst Pitchforkmedia.com review and the proceeding 2,500 days collectively coming to terms with the idea that we might not have anything to say about anything anymore (BEST NEW MUSIC). We avert our eyes, sharpen our elbows and blast our eardrums to the point of uselessness, a self-harm compulsion akin to repeatedly braining yourself on a concrete wall. The rest of us are over here preaching Mystics to the choir.

La prochaine vague annihilatrice en provenance de Hamilton déferle sur nous. Mystics est la conclusion logique de la revue du meilleur et du pire de Pitchforkmedia.com, et des 2500 jours qui ont suivi où l’on s’est collectivement fait à l’idée que nous n’avons peut-être plus rien à dire sur quoi que ce soit désormais (MEILLEURE NOUVELLE MUSIQUE). Nous détournons le regard, jouons des coudes et mitraillons nos tympans jusqu’au point de non-retour, une compulsion automutilatrice qui s’apparente à se cogner la tête contre un mur de béton à plusieurs reprises. Le reste d’entre nous sommes par ici, à prêcher Mystics au chœur.

Mystics – So Cold

Mystics – Bad Times

New Canadiana :: Pop Crimes – Digital Dream b/w Radio Eye

Weird_Canada-Pop_Crimes-Digital_Dreams_bw_Radio_Eye

I caught this band at one of Sled Island 2013’s many lost soul refugee camps for Canada’s rock set. Pop Crimes were perfectly suited for that particular form of climate crisis: deep, heady and drowning in hopelessness. When you’re running from the floods, you have to pick your poison: do we bliss out and pretend that nothing is wrong? Do we try and connect with the internal doom swells and ride the lightning? Consider this post-Sled guilt that I was busy shotgunning warm Pilsner and asking “what band is this?” instead of getting dirty, filling sandbags or rescuing puppies. Winnipeg remains the soundtrack for my guilty conscience.

J’ai vu ce groupe à un des nombreux camps de réfugiés pour les âmes perdues du rock canadien du festival Sled Island 2013. Pop Crimes convenait parfaitement à ce genre de crise météo: riche en émotions, enivrant et se noyant dans le désespoir. Quand on fuit des inondations, il y a un choix à faire : est-ce qu’on se la coule douce et on fait semblant que tout va bien? Est-ce qu’on essaie de connecter avec les vagues pessimistes intérieures et risque l’électrocution? Considérez ceci de la culpabilité d’après Sled, où j’étais occupé à caler de la Pilsner chaude et à demander “C’est quoi ce groupe?”, plutôt que de me salir à remplir des sacs de sable ou à sauver des chiots. Winnipeg reste la bande-sonore de ma mauvaise conscience.

Pop Crimes – Radio Eye

Pop Crimes – Digital Dream

New Canadiana :: Open Channels – Open Channels

Open Channels

Schizoid collab. Jeff King brings the stimulating, plaintive, post-singles format of the ’60s — brisk pacing, great hooks, crisp playing, bright production — with a precision that warms to the touch. Meanwhile, Tony Zucco is an ice-cold pop-manipulator embedding heavy catch into deceptively simple structures. This is music enthusiasm with zero pretension and implicit sincerity.

Collaboration schizophrène s’il en est une. Jeff King apporte le stimulant et le plaintif caractéristiques au format post-simple des années 60 – rythme fébrile, mélodies accrocheuses, jeu vif, production lumineuse – avec une précision qui réchauffe le coeur. Pendant ce temps, Tony Zucco, le bidouilleur pop au sang-froid, incorpore des canons bien sentis au sein de structures d’une simplicité trompeuse. De l’enthousiasme musical d’une sincérité implicite sans prétention aucune.

Open Channels – All About It

Open Channels – You Wanted It All

New Canadiana :: Sexy Merlin – Heater

Sexy Merlin - Heater

Adjectives serve no purpose here, as Sexy Merlin is not something you come to intellectually. Which is not to call Heater anti-intellectual, as this maxi-single has a mindfulness most modern dance producers would be wise to cop. You either feel the bass in your pleasure centres or you miss the point entirely. Rhythmic layering, unique sonic textures and a sprinkle of mystery emerge from these tunes, colluding to embed themselves in the body. Move. Don’t think.

Editor’s Note: The scanned image above is the j-card for the limited edition cassette, but the quintessential format of Heater is its 12″ version complete with disco sleeve. Sexy, indeed.

Ici, tous les adjectifs sont inutiles. Sexy Merlin ne se prête pas à une approche intellectuelle. Mais ce n’est pas non plus de l’anti-intellectualisme : ce maxi démontre une présence d’esprit que la plupart des créateurs de musique dance moderne feraient bien d’imiter. Soit on ressent les basses fréquences dans les organes du plaisir ou on n’a rien compris. Il ressort de ces pièces des textures sonores uniques, des rhythmes à plusieurs niveaux et une pincée de mystère qui s’unissent pour s’incruster dans le corps. Bougez, ne pensez pas.

Sexy Merlin – Heater

Sexy Merlin – Yes

New Canadiana :: Apollo Ghosts – Money Has No Heart

To quote the press release, this single is “an homage to the Vancouver punk scene circa 2007-2010… i.e. a post-30 interpretation of Nu Sensae/B-Lines/Chris-a-riffic… an allegiance to the Nanaimo 4-track scene and Lethbridge garage.” The new wave of adjective-punk has arrived folks — post-adjective-punk, or perhaps more fittingly, subjectivity-punk; the end result of talented individuals swimming in the ocean of access, filtering music like baleen whales filter krill. Success in this new musical epoch will require talented people (people like Apollo Ghost’s Adrian Teacher) to actually do something creative with all of this excess. It’s not even December and I will already declare this the best 7” to come out in 2011. Impossibly good musics.

Pour citer la sortie de presse, ce solo est ‘’ un hommage à la scène punk de Vancourver circa 2007-2010…i.e. une interprétation post-30 de Nu Sensae/B-Lines//Chris-a-riffic…… un allégeance à scène de 4 pistes de Nanaimo et le garage de Lethbridge.’’ La nouvelle vague de punk adjectif est arrivée peuple—du punk post-adjectif, ou peut-être de façon plus appropriée, de la subjectivité punk; le résultat final d’individus talentueux nageant dans l’océan d’accès, filtrant la musique comme des fanons baleine filtrent le krill. Le succès dans cette nouvelle époque musicale requerra des gens talentueux (des gens comme Adrian Teacher de Apollo Ghost) pour actuellement faire quelque chose de créative avec tout cet excès. Ce n’est même pas décembre et je vais déjà déclarer que c’est le meilleur 7’’ à sortir en 2011. Musiques impossiblement bonnes.

Apollo Ghosts – Ultra Kool

Apollo Ghosts – Money Has No Heart

New Canadiana :: Madam Raz – EP

Madam Raz features Paul Saulnier (bass) and Benjamin Nelson (drums) of PS I Love You, a band which has certainly hit the stratosphere in the last year or so, and thus providing heavyweight status right from the drop. The pair do not disappoint on the debut Madam Raz EP with a pounding, relentless groove throughout the seven songs of this cassette. However, it’s the pairing of vocalist Amanda Balsys and vocal/guitar shredder Carlyn Bezic that really put this band over the top; the combination of New Wave emoting and deft harmonization that give Madam Raz a unique opportunity to get people fired up. If you can’t tell, I’m really excited about this band. This is a life-or-death grip-emergency.

Madame Raz présente Paul Saulnier (basse) et Benjamin Nelson (batteries) de PS I Love You, un groupe qui a certainement atteint la stratosphère dans la dernière année ou à peu près et ainsi fournissant un statut poids lourds directement du ravin. La paire ne déçoit pas sur les débuts EP de Madam Raz avec une cognante cadence incessante tout au long des sept chansons de cette cassette. Cependant, c’est le jumelage de la chanteuse Amanda Balsys et de la chanteuse/ déchiqueteuse de guitare Carlyn Bezic qui place vraiment le groupe au sommet; la combinaison des gestes d’émotion de New Wave et d’harmonisation qui donnent à Madam Raz une opportunité unique de démarrer les gens. Si vous ne saurez dire, je suis vraiment excité à propos de ce groupe. C’est un attrapage de vie ou de mort d’urgence.

Madam Raz – Kingston Smell

Madam Raz – Other Side

New Canadiana :: NEEDLES//PINS – Drop It b/w Kalifornia Korner

While compiling the Bloodstains Across British Columbia 7”, I asked bands to recommend their favourite new Vancouver band that I hadn’t heard of yet, and almost everyone came up with the same answer. NEEDLES//PINS fit nicely in the modern garage-pop cosmos currently being mined in Ottawa (White Wires, Steve Adamyk) and the Bay Area (Nobunny, Bare Wires, etc). While it can be easy to dismiss genre bands, NEEDLES//PINS gets it right where so many bands fail: hooks and songwriting. Incredible songcraft is at work here, both songs being the winning combination of instantly likable and infinitely memorable. Top notch stuff, highly recommended.

En collectionnant le 7” Bloodstains Across British Columbia, j’ai demandé aux groupes de recommander leur nouveau groupe préféré dont j’ai pas encore entendu parler, et presque tout le monde m’a donné la même réponse. NEEDLES//PINS s’intègrent bien dans le cosmos de la garage-pop moderne qui est en train d’être extraite à Ottawa (White Wires, Steve Adamyk) et la région de la Baie de San Francisco (Nobunny, Bare Wires, etc). Même si c’est assez facile de rejeter les groupes de genre, NEEDLES//PINS y arrivent où nombreux groupes échouent: les accroches et l’écriture de chansons. On trouve ici l’habileté incroyable— les deux chansons sont la combinaison parfaite d’immédiatement agréable et d’infiniment mémorable. De premier ordre, vivement conseillé.


NEEDLES//PINS – Drop It


NEEDLES//PINS – Kalifornia Korner

New Canadiana :: James Leroy – Distinction

Since the dawn of the aughts, Lethbridge music mainstay Paul Lawton and songwriting partner JL Hankey have been cranking out infectious little pop tunes under a variety of aliases (James and The Giant, Coruscant, Light Years and James Leroy). The pitch-shifted vox will turn heads first, yet the duo’s tweaked backdrops include everything from slacker jangle to AM radio breeze, canned crowd sounds to Rapture-ous debauchery (when’s the last time you heard that comparison?). Distinction collects the cream of the crop before the pair’s latest project The Ketamines; drops its debut LP on Dead Beat Records, plus 7-inches on HoZac, Southpaw, and Odd Box.

Depuis l’aube des temps, le pilier de la musique à Lethbridge, Paul Lawton, et son partenaire de composition JL Hankey pondent les petite tounes entraînantes de pop sous une variété de noms (James and The Giant, Coruscant, Light Years et James Leroy). La voix altérée va se faire remarquer avant tout, mais les fonds modifiés du duo comprennent tout depuis la slacker jangle jusqu’à la brise de la radio AM, depuis les sons en boîte du lot jusqu’à la débauche Rapture-esque (c’est quand la dernière fois que t’as entendu cette comparaison?). Distinction ramasse la crème de la cuvée avant que le dernier projet du duo qui s’appelle The Ketamines présente leur premier LP avec Dead Beat Records, ainsi que 7” sur HoZac, Southpaw, et Odd Box.

James Leroy – Wasting Our Time

James Leroy – Celebration

James Leroy – Nervous

New Canadiana :: Myelin Sheaths – Get On Your Nerves

The most realized piece of psy-fi punk shreddery from the camp that put Alberta on the map for fringe aficionados. Burning beyond saturated garage riffery, Get On Your Nerves cauterizes all hemorrhaging power-chord burnitude, thrusting a strychnine hybrid of freejacked harmonies and maximum guitar overdrive straight to the dome. Bask in the crushed pop panoramas bursting through membranes of a nihilist future. Glorious 12″ vinyl LP with a limited clear version. Pass the grippy on the left hand side.

L’album le plus réalisé du psy-fi punk shred du gang qui a mis Alberta sur la scène pour les amateurs du fringe. En brûlant au-delà des riffs saturés de la garage, Get On Your Nerves cautérise toute l’attitude hémorragique et perçant, en poussant un hybride strychnine d’harmonies libres et de vitesse maximal de guitare directement au dôme. Savourez les panoramas de pop écrasée qui transpercent les membranes d’un avenir nihiliste. Un splendide LP 12” en vinyle, avec une version édition limitée qui est transparente. Passez l’ « achetez » à gauche.

Myelin Sheaths – Half-Wit

Myelin Sheaths – Chemistry Lessons

Review :: Fist City – Queen of the Slugs b/w Crime Spree

Southern Alberta’s hilly wasteland continues to explode with Fist City’s anamorphosis from the pop spectrum. Their twin-shriek phenomenon bludgeons us with searing, distorted leads, rolling bass lines, and a bewildering catchiness that has become their harmonic core. Fist City’s debut single is a brilliant sortie from the disempowered rurality of Alberta, charging forward into instant hit and pop satisfaction. Limited to 99-copies and available to Wyrd Alberta patrons exclusively, the 7″ will luckily be rereleased owing to an epic pressing flaw on the b-side. Recommended grippage.

La terre en friche vallonnée d’Alberta du Sud continue d’exploser avec l’anamorphose de Fist City hors de la gamme de pop. Leur phénomène double-cri nous matraque avec les tounes virulentes et déformées, les mélodies déferlantes de basse, et quelque chose de super entraînant qui est devenue leur coeur harmonique. Le début single de Fist Sity est une sortie brillante de la ruralité défavorisée d’Alberta, qui empoigne immédiatement le succès et la satisfaction de pop. Il n’y a que 99 copies qui sont disponibles aux clients de Wyrd Alberta exclusivement; heureusement le 7” sera republié grâce à une énorme erreur d’imprimerie à la face B. Vivement conseillé.


Fist City ~ Queen of the Slugs