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Video :: Flyin’ – Death Has Lost It’s Sting

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In Andrea Lukic’s world, general inexplicable weirdness occurs. Dig a little deeper and you find their friends in Weed being similarly haunted by their inner workings. Local skateboarders and artists fall into the roles of geriatric villains on an improvised, silent mission. Dazzled by shiny things, smoke and mirrors leave them with nothing of value. It likely took just as much time to clean flour out of their hair as it will take to get this earworm out of your head.

Dans l’univers d’Andrea Lukic, la bizarrerie est généralisée et inexplicable. Creusez un peu, et vous y trouverez leurs amis de Weed, tout aussi hantés par leurs mécanismes internes. Les skateboarders et artistes locaux succombent au rôle de vilain gériatrique en mission silencieuse et improvisée. Émerveillés par l’éclat de choses scintillantes, ils se retrouvent les poches vides devant tant de poudre aux yeux. Il aura probablement fallu aussi longtemps pour débarrasser leurs cheveux de farine qu’il vous en prendra pour oublier leurs vers d’oreille.

 

New Canadiana :: Eating Out – Burn

Eating Out - Burn

Supergroup is a funny word. It summons visions of older men in sharp hats, or maybe younger men in eyeliner. Eating Out is a supergroup in that it features four punx from three super bands, but there is not a shred of ego heard in the music, nor a single note wasted. The songs on Burn sparkle and crunch like a smashed bottle on pavement darkened by West Coast cloudbursts. And then the closer, “That’s My Man,” is a ghostly-winsome grunge-pop dream. 100% fun.

Le terme « supergroupe » est amusant. Il rassemble les visions de vieux hommes portant d’élégants chapeaux, ou peut-être d’hommes plus jeunes portant du eye-liner. Eating Out est un supergroupe dans le fait qu’il comporte 4 punks provenant de 3 super groupes, mais aucune trace d’ego ne se trouve dans leur musique et aucune note n’y est perdue. Les chansons de Burn éclatent et craquent comme une bouteille se brisant sur la chaussée assombrie par les averses de la côte Ouest. Et puis, le dernier morceau, « That’s My Man », se voit être un rêve pop grunge fantomatique-charmant. Voilà 100 % de plaisir.

Eating Out – Burn

Eeating Out – That’s My Man

Cameo :: Janelle Hollyrock on Various Artists – Emergency Room Vol. 1

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The Emergency Room was a former fish-processing factory turned back alley recording/performing/practice space in Vancouver’s notorious drug- and rat-infested Downtown Eastside. Originally started in 2006 by Keith Wecker of Sex Negatives while hosting shows in Emily Carr University’s underground garage with Justin Gradin of Random Cuts and recording engineer Jordan Koop of Twin Crystals, the ER moved to East Hastings in ’07 and for a little over a year became the hub of Vancouver’s art punk community. When I reviewed this LP for my zine back in 2008 I wrote that the growing popularity of “the ER as a secret, illegal venue is at risk of imploding at any minute” and to get it “before this souvenir becomes an artifact.” And sure enough the Emergency Room did end up shutting down soon after this comp was released. But while secret venues and warehouse spaces pop up in East Van just as often as they’re closed down, the ER was the first to leave behind a vinyl compilation of what went down.

Optimistically titled “Vol. 1”, the comp features eight bands who performed or recorded at the space in its first year including Defektors, Petroleum By-Product, Vapid, White Lung, Mutators, Twin Crystals, Nü Sensae, and Sick Buildings plus a 20-page stitch-bound photo book of bands who played the space like Montreal’s AIDS Wolf and others. At the time, Mutators had toured North America and were arguably the most well known outside Vancouver, but that spot’s now definitively taken up by the Pitchfork-approved White Lung, who back in 2008 had only released one 7” (“Local Garbage” on Ryan Dyck of B-Lines’ label Hockey Dad).

Five years later, I like this comp even more than when it came out. It opens with two straight ahead garage-punk tracks from Defektors (misspelled as Defectors on the sleeve) before offering two more by Petroleum By-Product, who were still going by The Petroleum By-Products at the time and only just beginning to tweak their sound away from a focus on garage-pop towards the minimal-synth-driven New Wave sound they’ve achieved in the last few years. Side A wraps up with Mish Way screaming over White Lung’s raw, frenetic “Therapy” right after Vapid burst off the vinyl with two energetic pop-punk blasts, “Sex Stain” and “Die”. After taking a two-year break, Vapid are finally playing shows again, now with The Tranzmitors’ Bryce Dunn on drums and a new LP coming out this summer on Nominal / Deranged Records.

On the flipside is Mutators’ harsh and experimental “Instinct” and “VVV”. Their dark screamo is as intense and confusing as early ’80s Vancouver noise band Tunnel Canary. Listening to Twin Crystals and Nü Sensae I can almost taste the cigarette smoke and smell the stale beer and vomit that epitomized shows at the ER. Yet it’s the fucked up, scary noise of Sick Buildings’ “The Commuter” that tips this LP from just a crazy good compilation of songs to a snapshot of Vancouver’s underground DIY ethos.

As important as 1979’s Vancouver Complication LP featuring DOA, Subhumans, U-J3RK5 and other seminal Vancouver punk bands, Emergency Room Vol. 1 wasn’t just capturing Vancouver’s weird punk scene at its pinnacle, it was a jumping off point for a lot of these bands. It’s a testament to them that, except for the two sadly defunct noise bands Mutators and Sick Buildings, all are not only still performing but deservedly getting reviewed and approved outside Vancouver. Limited edition vinyl of 924, and I still see this around in record stores. Pick it up if you find it!

Janelle Hollyrock runs Mongrel Zine, a fanzine and record label out of Vancouver, with her partner Bob Scott.

The Emergency Room était situé dans une ancienne usine d’apprêtage de poisson transformée en lieu d’enregistrement, de spectacle et de pratique dans l’est du centre-ville de Vancouver infesté de rats et où circule de la drogue. Ouvert en 2006 par Keith Wecker de Sex Negatives lorsqu’il animait des spectacles dans un sous-sol de la Emily Carr University aux côtés de Justin Gradin de Random Cuts, et de l’ingénieur aux enregistrements Jordan Koop de Twin Crystals. La ER a ensuite déménagé à East Hastings en 2007 et après un peu plus d’un an, est devenue le lieu par excellence de la communauté punk de Vancouver. Lorsque j’ai écouté ce LP pour mon zine en 2008, j’ai alors écrit que la popularité grandissante de “la ER, un lieu secret, illégal, peut prendre fin à tout moment” et qu’il fallait se procurer le vinyle “avant que ce souvenir ne devienne un artéfact.” Évidemment, la Emergency Room a dû fermer ses portes quelques temps après la sortie de cette compilation. Lorsque le lieu gardé secret accueillait des artistes en son sein et gagnait en succès dans l’est de Vancouver juste avant la fermeture, la ER a été le premier lieu de spectacle à accoucher d’une compilation vinyle sur des raisons de sa fermeture.

Titrée avec optimisme “Vol. 1”, la compilation réunit huit groupes qui se sont produits ou qui ont enregistré pendant la première année du studio, dont: Defektors, Petroleum by-Product, Vapid, White Lung, Mutators, Twin Crystals, Nü Sensae et Sick Buildings; de plus a été publié un album photo de 20 pages des groupes qui s’y sont produits, comme le groupe Montréalais AIDS Wolf et bien d’autres. À cette époque, les Mutators étaient en tourné en Amérique du nord et étaient sans doute le groupe le plus connu à l’extérieur de Vancouver, mais cette place est depuis tenu par White Lung, encensé par le site Pitchfork. White Lung, en 2008, avait seulement sorti un tube de 7” (“Local Garbage” sur Ryan Dyck de B-Lines du label Hockey Dad).

En effet, cinq ans plus tard, j’aime encore plus cette compilation qu’à sa sortie. Elle débute avec deux chansons underground d’un son sec punk de Defektors (mal écrit sur l’étui comme ceci : Defectors), suivent deux autres chansons produites par Petroleum By-Product, qui à l’époque s’appelaient encore The Petroleum By-Products et venaient tout juste de sampler leur son (différent de sons pop-garage) par le biais du synthétiseur minimaliste produisant du son new wave qu’ils ont produit les dernières années. La face A emballe par la voix de Mish Way qui crie sur ce cru frénétique de White Lung, “Therapy”, qui suit Vapid, lequel fait exploser le vinyl avec deux tubes énergiques pop punk, “Sex Stain” et “Die.” Après s’être offert une pause de deux ans, Vapid se produit en spectacle de nouveau, accompagné maintenant du membre de The Tranzmitors, Bryce Dunn au tambour, un nouveau LP sortira cet été sur le label Nominal / Deranged Records. Sur l’autre face de l’album, se trouve Mutators avec respectivement des tubes rigoureux et expérimental “Instinct” et “VVV”. Leur cri sinistre est aussi intense que confus comme celui du groupe bruitiste de Vancouver du début des années 1980 Tunnel Canary. En écoutant Twin Crystals et Nü Sensae, je peux presque goûter à la saveur de cigarette et sentir le gout de mauvaise bière et de vomi ressentis lors des spectacles à l’ER, mais c’est le foutu et effrayant bruit de la chanson «The Commuter» de Sick Buildings qui fait basculer ce LP de bonne compilation enthousiasmante vers un éthos fait-le-toi-même de l’underground vancouvérois.

Aussi important que Vancouver Complication de 1979, le LP rassemble DOA, Subhumans, U-J3RK5 et d’autres groupes punk séminaux de Vancouver. Emergency Room Vol. 1 ne rassemblait pas seulement l’étrange genre punk de Vancouver à son sommet, mais permettait à plusieurs de ces groupes de s’exprimer. C’est un souvenir pour ces groupes, à l’exception des deux défunts groupes bruitistes Mutators et Sick Buildings, en ce sens que tous ne faisaient pas que se produire en spectacle mais méritaient à juste titre de se faire connaitre et de se faire acclamer hors de Vancouver. Une édition limitée du vinyl de 924 est toujours disponible, et je la vois souvent dans des magasins de disque. Quand vous la verrez, achetez-la!

Janelle Hollyrock dirige Mongrel Zine, un fanzine et label hors de Vancouver, avec son partenaire Bob Scott.

Twin Crystals – Trinity

Defektors – Burning Light

Mutators – Instinct

New Canadiana :: Various Artists – Bloodstains Across British Columbia

In a show of ridiculous viscosity, Mammoth Cave have focused massive gravity waves on the festering Vancouver fringe-punk milieu, condensing their sinusoids into ten bursts of minute-long mayhem. It’s the second in their Bloodstains series of Provincially-minded polaroids capturing this psychotic wave of ADD. Bands include: Nü Sensae, Role Mach, White Lung, Shearing Pinx, AHNA, Shipyards, Needles//Pins, B-Lines, Manic Attracts, Indian Wars, Young Mums, Timecopz, and Student/Teacher. Shred.

En signe de viscosité ridicule, Mammoth Cave se sont concentrés avec les énormes ondes de gravité sur le milieu pourrissant de fringe-punk de Vancouver, en condensant leurs sinusoïdes en dix une-minute éclats de pagaïe. C’est le deuxième dans leur série Bloodstains de polaroïds d’esprit provincial qui saisissent cette vague psychotique de TDA. Les groupes incluent: Nü Sensae, Role Mach, White Lung, Shearing Pinx, AHNA, Shipyards, Needles//Pins, B-Lines, Manic Attracts, Indian Wars, Young Mums, Timecopz, et Student/Teacher. Déchirez.

Nü Sensae – Tea Swamp Park

Shearing Pinx – Golden Spruce

Needles//Pins – My Politics

Role Mach – Sun Yat Sen

Ex Libris :: Nü Sensae Fanclub Newsletter #1

Vancouver’s Nü Sensae have gone the extra megameter in artist-fanperson relations by sending every member of their fanclub a newsletter, holiday greeting, and membership card. On top of tour dates and upcoming releases, the newsletter takes a turn for the weird by introducing a Nü Sensae Tattoo (“cut it out and take to yr local parlour”), Ask Nü Sensae section, expose titled Albums We Love, hilarious interview with Broken Water, and medium-difficulty Crossword (“Meth raging oregon town”, “Streisand as a pal”, and “Smell Heaven”). An obvious labor of love in two stapled, xeroxed pages. For those interested in the grippage, e-mail: nusensae [at] gmail [dot] com. But don’t forget to write them back!

Nü Sensae de Vancouver s’es mis en quatre pour les relations artiste-admirateur en envoyant chaque membre de leur fan-club une infolettre, une carte de vœux, et une carte de membre. En plus de dates des tournées et de lancements imminents, l’infolettre devient un peu bizarre avec un tatouage Nü Sensae (“découpez-le et apportez-le à votre salon du coin”), une section Demandez à Nü Sensae, un exposé qui s’appelle Les Albums qu’on Adore, une entrevue hilarante avec Broken Water, et des mots-croisés assez difficiles (“une ville de l’Oregon trempée de meth”, “Streisand en tant que amie”, et “Sentez le paradis”). Clairement un travail passionné de deux pages agrafées et photocopiées. Pour ceux qui s’interessent, envoyez un message à: nusensae [arobase] gmail [point] com. Mais n’oubliez pas de leur répondre!

Music :: Nü Sensae – TV, Death and the Devil

Bursting through the basement murk of their last string of releases, Vancouver’s blistering two-piece have finally captured their bludgeoning low-end jabs with brilliant fidelity. Let the blaring rapid-snap ferocity course through your body as Andrea’s shrieks peel wigs and burn minds; it’s ritual time in the realm of dualic fringe and we’re all invited to the party. Check your mind at the door, lay your ears at their alter and praise the new queen of shred.

En transperçant l’obscurité sous-sol de leur dernière série d’enregistrements, le duo cinglant de Vancouver a finalement saisi leur coups matraquants low-end avec une fidélité brillante. Laisse couler dans ton corps la férocité vite-claque beuglante pendant que les hurlements d’Andrea épluchent les perruques et brûlent les têtes; c’est l’heure de rituel dans le royaume du dualic fringe et on est tous invité à la fête. Laisse ta tête dehors, immole tes oreilles à leur autel, et encense la nouvelle reine de shred.


Nü Sensae – Night Talker


Nü Sensae – Skull Mecca

Review :: Various Artists – Farm Team

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The literal weight of physical music in Canada is staggering and it doesn’t get easier when you move to city-level. My mind is lost within music’s autogamic jungle, paralyzed by the thought of missing rare species. Hockey Dad Records have eased this acute pressure by presenting a breadth of sounds from Vancouver’s emerging underground. From the wired-pop of Piece Pipe to the teen-garage wailings of Dead Ghosts, Farm Team‘s sloppy, unassuming packaging and curatorial prowess is worth any price of admission. It’s a wild world on the west coast. Waddle not through the sea of cosmic noise hippies and grip Farm Team for a quick guide to Vancouver’s adjective-underground. Featuring: White Lung, Timecopz, Piece Pipe, Nü Sensae, The New Values, The Moody Dudes, Hard Feelings, Defektors, Dead Ghosts, Chris-a-riffic, The Bloggers, and B-Lines

Le poids littérale de la musique physique au Canada chancelle et ça ne devient pas plus facile quand vous bouger au niveau de ville. Mon esprit est perdu dans la jungle autogame de musique, paralysé par la pensé de rater de rares espèces. Hockey Dad Records ont apaisé cette pression aigue en présentant une étendue de sons des souterrains émergeants de Vancouver. Du pop-câblé de Piece Pipe aux lamentations de garage d’ado de Dead Ghosts, le maladroit Farm Team, l’emballage modeste et la prouesse de conservation valent n’importe quel prix d’admission. C’est un monde sauvage sur la côte ouest. Ne vous dandinez pas à travers l’océan de hippies de bruits cosmiques et agrippez Farm Team pour un guide rapide vers les souterrains adjectifs de Vancouver. Présentant; White Lung, Timecopz, Piece Pipe, Nü Sensae, The New Values, The Moody Dudes, Hard Feelings, Defektors, Dead Ghosts, Chris-a-riffic, The Bloggers and B-Lines.

Piece Pipe – Burned Away

Dead Ghosts – Spot a Trend

Timecopz – Walk Alone

The Bloggers – Crazy Glue

Review :: Nü Sensae – Nü Sensae

Nü Sensae - Nü Sensae

Eschewing the cheeky sloppiness that often accompanies the ‘weird punk‘ aesthetic, Vancouver’s Nü Sensae lets loose with a visceral attack of noisy jams that are over much too quick for their own good. The eight songs crammed onto this one-sided 12″ are short bursts of frantic drumming, dirty fuzzed-out bass riffs, and Andrea Luki’s snarled vocals, all packaged together into a wholly ear-blistering listen. When they turn up the rage and Luki unleashes that scream of hers, she sounds like the single most badass frontwoman of any band, ever. This is punk rock that isn’t afraid to be abrasive; the duo takes pride in the rough edges and lo-fi grit of their songs, and rightfully so. If only more bands had as much guts as these kids do and the sense of recklessness that actually lets them pull it all off without sounding forced. This record leaves little doubt that Nü Sensae means business.
[Levin’s Note: Every time I listen to this 12″ I feel like I’m getting punched in the face. Very limited pressing. GRIP OR REGRET.]

Évitant l’arrogante maladresse qui accompagne souvent l’esthétique des ‘weird punk’, Nü Sensae de Vancouver laisse sortir une attaque viscérale de jams bruyants qui sont finis trop rapidement pour leur propre bien. Les huit chansons se tassent dans cette 12’’ à un côté qui sont des éclats de batterie frénétiques, de sales riffs de basse frisée et les chants grondés d’Andréa Luki, le tout emballés ensemble dans une écoute à s’en brûler complètement les oreilles. Quand ils montent la rage et Luki? Quand elle relâche son cri propre à elle, elle sonne comme la chanteuse la plus dure-à-cuire de n’importe quel groupe. C’est du punk rock qui n’a pas peur d’être abrasif; le duo est fier de leurs bords rudes et du grincement lo-fi de leurs chansons et à juste titre. Si seulement plus de groupes avaient autant de courage que ces enfants et le sens de témérité qui les laisse actuellement réaliser tout ça sans que ça sonne forcé. Cet enregistrement ne laisse pas de doute que Nü Sensae est sérieux.
[Note de Levin : Chaque fois que j’écoute ce 12’’, je me sens comme si j’avais reçu un coup de poing au visage. Pressage très limité. MET LA MAIN DESSUS OU REGRETTE.]

Nü Sensae – Raven Tussle

Nü Sensae – Peter Tripp

Review :: Nü Sensae – Three Dreams

Nü Sensae - Three Dreams

Andrea and Daniel, the two voodoo witchmasters branding themselves Nü Sensae, are one of the most exciting streams of punk-consciousness gestating in the west-coast. Which is why I chose Three Dreams as the soundtrack to the hobo fight in my parking lot. Andrea’s iconic flannel-screaming accentuates the mumblings of a displaced mass left behind by unnatural poverty while Daniel sets the dying-pace of their battle with the relentless destruction of his drum kit. The whole listening experience is soon tainted by a hobo army of undead Matoolians raised from their graves by twin jabs of fried bass and fractured drum patterns; it’s voodoo punk and it reanimated your annoying dead-and-beat uncle who’s back to hit on your sister and borrow some money. The now-undead hobos are done fighting. They’re looking for fresh meat. They hear my Nü Sensae. They are devouring my mind and tasting Nü Sensae’s mutant spell running laps in my subconsciousness. This is past-tense. MMMMOooOOooOoOoOOOoORorRRrRRrrerrreeeeeeeeeEEEee.

( Traduit par la boîte à rythmes de Odile Leclerc)

Andrea et Daniel, les deux maîtres sorciers s’étiquettant comme Nü Sensae, sont un des courants les plus excitant de conscience punk dans le ventre de la côte-ouest. Voilà pourquoi j’ai choisi Three Dreams comme bande sonore pour la bataille de clochard dans mon stationnement. Les iconiques cris de baratin d’Andrea accentuent les marmonnements d’une masse déplacée abandonnée derrière par la pauvreté artificielle pendant que Daniel fixe le rythme mourant de leur bataille avec la destruction sans repos de son ensemble de batterie. Toute l’expérience d’écoute sera bientôt tâchée par une armée de clochard de morts vivant Matooliens sortis de leurs tombes par un double coup de basse frite et de répétitions fracturées de batterie; c’est du punk voodoo et ça l’a réanimé votre énervant oncle avare qui est de retour pour flirter avec votre sœur et pour emprunter de l’argent. Les clochards présentement morts ont fini de se battre. Ils cherchent de la viande fraîche. Ils entendent mon Nü Sensae. Ils dévorent mon esprit et goûtent au sortilège mutant de Nü Sensae qui fait des tours de pistes dans mon subconscient. C’est du passé simple.
PPPPLLllLLllLLllLLUUUUUUuuuUUUUUUuuSSSSsssSSS.

Nü Sensae – Fantum

Nü Sensae – Worm(s)