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New Canadiana :: Novel – Discrete Noise

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A messy bedroom, a bitten nail gnawed down to the half moon. Fragments of receipts crushed into origami. Scattered crumbs forming pointillistic portraits in unflattering nudes and terracottas. Half-finished journals scrawled with cryptically chronicled entries, buried between mattresses; the memories poked into squishy folds of grey matter.

Discordant, angular guitars kick sheets off the bed, scattering beach sand. Crooning, pastiched vocals quaver into a warped mirror. It throws back a grinning doppleganger dancing within a flimsy cage of glass and plywood.

Saucy drums interrupt the poorly-attended pity party like a mother knocking on the door. They won’t go away until they’ve made their point.

Une chambre en désordre, un ongle rongé jusqu’à la lunule. Des bouts de reçus réduits en origami. Des miettes éparses formant des portraits pointillistes dans des tons chair et terracotta peu flatteurs. Des journaux à moitié finis barbouillés d’entrées chroniquées de façon mystérieuse, enfouis entre les matelas; des souvenirs rentrés avec les doigts dans les replis spongieux de matière grise.

Les guitares discordantes et angulaires arrachent les draps du lit, répandant du sable de plage. Les voix pastichées chantonnantes tremblotent dans un miroir déformant. Ce dernier renvoie un sosie souriant qui danse dans une frêle cage faite de verre et de contreplaqué.

Des tambours inopportuns interrompent la séance d’apitoiement peu courue telle une mère frappant à la porte. Ils ne partiront pas avant d’avoir fait passer leur message.

Novel – Cramped Knees

Novel – More Like You

Ex Libris :: Guillaume Morissette – New Tab

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In New Tab, Morissette maintains a quotidian focus, and the effect is one of bittersweet boredom and comfort in familiarity. Protagonist Thomas navigates empty employment, abortive courtships, and casual substance abuse; it’s an old landscape, arable for a type of solidary ease, but not much more. Comfort invites inertness, and inertness invites lack. In response, Morissette proffers a Seinfeldian zen as panacea. He gives the void a bear-hug (might as well get cozy with your most enduring companion), and in his embrace, absence starts to look an awful lot like substance. Sure, a steady diet of bad beer and worse hangovers might not be enough in the conventional sense, but when you think about it, it’s not not enough, either. The universe abides, man.

Dans New Tab, Morissette continue de s’intéresser au quotidien en dépeignant le confort de ce qui est familier et la douce amertume de l’ennui. La vie de Thomas, le protagoniste, est ponctuée de relations avortées, du manque d’emplois et de consommation occasionnelle de drogue. C’est un ancien paysage, parfait pour une certaine aisance solidaire, sans plus. Le confort invite l’inertie, et l’inertie amène le manque. Pour réponse, Morissette présente comme panacée une zénitute Seinfeldienne. Il donne un gros câlin au vide (aussi bien être à l’aise avec son compagnon le plus persistant); et dans cette étreinte, l’absence se met à ressembler énormément à de la substance. C’est sûr qu’au niveau conventionalité, une routine de mauvaise bière et de gueules de bois encore pires n’est peut-être pas suffisante, mais quand on y pense, ce n’est pas pas suffisant non plus. C’est simple, l’univers approuve.

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