Tag: Nova scotia
Ex Libris :: Growing Up With a Multiple Mom [Jenny Gillespie]
- Growing Up With a Multiple Mom
- Written by: Jenny Gillespie
- (Self Published)
- (6 pp., soft cover, staple bound)
- Halifax, NS
- ::web/words::
From the multiplicity of Jordan Voith:
Growing up with a Multiple Mom creates a space for connection. Jenny’s pain is an afflicted organ pumping sickness into her life. It is insidious and powerful, manifesting in her relationships and her behaviours and her thoughts. To know Jenny we must know her pain. And, more than anything else, that is how Growing up with a Multiple Mom works – as an exercise in understanding and an attempt at mitigation through sharing. It is an uncomfortable read, but that is the point; this is uncomfortable subject matter. The reader’s discomfort is a sharing of the weight. And boy is it weighty.
De la multiplicité de Jordan Voith:
(Traduit par la souffrance littéraire de Julie Forget)
Le livre Growing up with a Multiple Mom crée un espace propice à la connection propice à la connection. La douleur de Jenny est un organe souffrant qui injecte la maladie dans sa vie. Elle est insidieuse et puissante et se manifeste dans ses relations, dans ses comportements et dans ses pensées. Pour connaître Jenny, il faut connaître sa douleur. Mais plus que tout, c’est de cette façon que Growing up with a Multiple Mom fonctionne – en tant qu’exercice de compréhension et en tant que tentative d’allègement par le partage. Il s’agit d’une lecture pénible, mais c’est bien son but, le sujet étant pesant. L’inconfort du lecteur est un partage de ce poids. Et ouf… quel poids lourd à porter.
New Canadiana :: Construction and Destruction – Dark Lark
- Construction and Destruction
- Dark Lark
- (Headless Owl)
- Port Greville, NS
- ::web/sounds::
From the welcomed abyss of Chris Sayer:
Construction and Destruction mix the slow-paced blues-rock of a smoke-filled roadhouse with raw power vocals. The coos and whispers of the siren song draw you in before the wailing banshee shakes everything apart. Dark Lark contains an emotional density, especially on “Leviathan and Whale”, conjuring despair and melancholy through piano and vocals. The album teases the imagination with guitar sounds replicating the pulse of an aneurysm on “Black Dirt”, with lyrics reflecting life’s regrets and burdens while faced with impending doom. Dark Lark draws out the beauty in the darker side of life that seems less explored, a welcomed expedition into the depths of the abyss.
De l’abîme bienvenue de Chris Sayer:
(Traduit par la fin éminente d’Andréanne Dion)
Construction and Destruction mélangent le blues-rock aux rythmes lents d’un relais routier enfumé avec des chants crus à la Raw Power. Les roucoulements and les murmures du chant des sirènes vous attirent, avant que les gémissements de la banshee ne fassent tout tomber en morceaux. Dark Lark est émotionnellement dense, surtout sur “Leviathan and Whale”, qui évoque le désespoir et la mélancolie par le piano et le chant. L’album provoque l’imagination à l’aide de guitares qui reproduisent le pouls d’un anévrisme sur “Black Dirt”, et de paroles qui réfléchissent sur les regrets et les fardeaux d’une vie tout en faisant face à une fin éminente. Dark Lark extrait la beauté des aspects sombres de la vie qui semblent être moins explorés, une expédition bienvenue dans les profondeurs de l’abîme.
Video :: Old and Weird – All of My Friends [Dir. Heather Rappard]
- Old and Weird
- All of My Friends
- (Director: Heather Rappard)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the goshdarn gallery of Jared Majeski:
As a landlocked Albertan since birth, oceanic inspirations remain an elusive distance. What’s it like growing up near the sea? Halifax director Heather Rappard departs from her grainier, art house experiments for a spin-the-bottle-awkward trip to gallery with fellow Haligonian creative types, Old and Weird. Mildly Lewisian in its goshdarn playfulness, “All of My Friends” sums up everything wrong with our generation in the only way possible: booze, art and internet memes. But hey, what do all the squares in the world know anyway? Like the gals tell us: “As long as I’m happy I’ll be happy…er, whatever.”
De la folie extatique d’Jared Majeski:
(Traduit maladroitement par Andréanne Dion)
Pour un Albertain enfermé dans les terres depuis sa naissance, les sources d’inspirations océaniques demeurent à une insaisissable distance. Comment est-ce que de grandir près de la mer? Heather Rappard, la réalisatrice d’Halifax, s’éloigne de son style granuleux et expérimental en faveur d’un voyage à la galerie d’art (qui s’avère être aussi embarrassant qu’une partie de jeu de la bouteille) avec des créatrices elles aussi Haligoniennes, Old and Weird. Passablement Lewisien dans son sacré enjouement, “All of My Friends” résume tout ce qui ne va pas avec notre génération de la seule façon possible : à force d’alcool, d’art et de mèmes internets. Mais hé, qu’est-ce que tous les gens assommants du monde savent de toute façon? Comme les filles nous le disent : “As long as I’m happy I’ll be happy… er, whatever.”
New Canadiana :: Old and Weird – Judy Cool
- Old and Weird
- Judy Cool
- (Self Released)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the oscillating fan of Brennan McCracken:
Grounded by a concrete rhythm section, the newest cassette from Halifax’s Old and Weird saunters by in a breeze of pastel melodies and saccharine vocals. These 13 minutes are deliciously cool, like early evenings in July when shadows are swollen, colours are tenebrous and dandelions are indiscernible from distant sunflowers. The tape is filled with oblique highs, but the featherweight “All of My Friends” stands above the rest. Slyly catchy, no-frills pop at its finest.
Du ventilateur oscillant de Brennan McCracken:
(Traduit en chantant, par Juitch)
Basée sur des parties rythmées en béton, la nouvelle cassette du groupe haligonien Old and Weird se balade dans une brise de mélodies pastelles et de voix sucrées à la saccharine. Ces 13 minutes sont délicieusement fraîches, comme une fin d’après-midi de Juillet, où les ombres s’allongent, les couleurs s’assombrissent et les pissenlits se confondent au loin avec les tournesols. La bande est remplie de hauts obliques, mais le morceau poids plume “All of My Friends” se démarque du reste. Le meilleur de la pop discrètement entraînante et sans superflu.
New Canadiana :: Outtacontroller – Don’t Play Dumb
- Outtacontroller
- Don’t Play Dumb
- (P. Trash)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the ear-bone of Joel French:
Outtacontroller like to party. Fuck it, they ARE a party. The hooks are huge. The energy is off the charts. Plus they’re handsome as hell. Power-pop-punk recorded in the garage. The best part about these East Coast heart-melters is they sound even better live than they do on the 16 cuts this record has to offer. Ear-boners for party-people.
De la chaîne ossiculaire de Joel French:
(Traduit par Felix H-T)
Outtacontroller aiment faire le party. Fuck ça, ils SONT un party. Les accroches sont immenses. L’énergie est démesurée. En plus, c’est des maudits beaux bonhommes. Du power-pop-punk, enregistré dans le garage. En plus, ça sonne encore mieux en show que sur les 16 tounes offertes sur cet album. Érections auditives pour le monde de party.
Video :: Broken Deer – My Heart’s In The Highlands [Dir. Heather Rappard]
- Broken Deer
- My Heart’s In The Highlands
- (Director: Heather Rappard)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the ecstatic madness of Alison Lang:
In Halifax-based videomaker Heather Rappard’s latest work, the black, feral woods of Halifax act as a stand-in for the Yukon, where artist Broken Deer (Lindsay Dobbin) recorded her fifth album Polaura. “My Heart’s In the Highlands” acts as both an elegy and an incantation for places remembered, and the video echoes these sentiments shot for shot. The video’s central figure (played by actress Erika Ellsworth) gazes out windows and pauses within the cool blackness of the forest, conveying a wordless loneliness simply through the slope of her neck and movements of her body. The black and white film crackles and sputters and the skeletal sound of a piano plays against Dobbin’s tiny, haunted voice. The girl wanders deeper into the woods, the film crinkles and fuzzes out in an ecstacy of madness, and a body is stretched out on a rock, channeling Ophelia. Or maybe it’s an grateful supplication to her rightful home. Both Rappard and Dobbin have a knack for deriving comfort from barren, alien landscapes, and the pain and glory of the artist’s isolation.
De la folie extatique d’Alison Lang:
(Traduit de la sombre forêt intérieure de Patrick Du Tremble)
Dans la dernière création de la vidéaste d’Halifax Heather Rappard, les forêts sombres et sauvages d’Halifax remplacent le Yukon, où l’artiste Broken Deer (Lindsay Dobbin) a enregistré son cinquième album Polaura. “My Heart’s In The Highlands” est à la fois une élégie et une incantation pour les lieux remémorés, et la vidéo reflète ces sentiments plan sur plan. Le personnage principal de la vidéo (joué par l’actrice Erika Ellsworth) contemple par les fenêtres et s’arrête dans la fraîche noirceur de la forêt, transmettant une solitude muette simplement par l’angle de son cou et les mouvements de son corps. Le film noir et blanc crépite et grésille et le son squelettique d’un piano joue contre la minuscule voix hantée de Dobbin. La jeune fille erre plus loin dans les bois, le film se froisse et se voile dans une extase de folie, et un corps est étendu sur un rocher, évoquant Ophélie. Ou peut-être est-ce une supplication reconnaissante à sa résidence légitime. Rappard et Dobbin ont toutes deux un talent pour inspirer le confort dans les paysages arides et étranges, et la douleur et la gloire de l’isolation de l’artiste.
New Canadiana :: Broken Deer – Polaraura
- Broken Deer
- Polaraura
- (Self Released)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the ancient light of Javier Fuentes:
Broken Deer’s winter lullabies bring back a lost dream. Visions of walks through frozen bogs and snowy forests play back in the form of vintage NFB footage. Gentle melodies thaw out slowly under the warmth of ancient light. Sparse piano notes loop to the textures of a natural orchestra. A tape machine records the accompanying soundtrack. Hissing winds and river streams carry the songs across the highlands to open ears.
De la lumière ancienne de Javier Fuente:
(Traduit dans la chaleur par Juitch)
Les berceuses hivernales de Broken Deer nous rappellent un rêve perdu. Des visions de balades à travers des marais gelés et des forêts enneigées sont rejouées comme de vieilles bobines de l’ONF. Sous la chaleur de la lumière ancienne, de douces mélodies font doucement fondre la glace. Quelques notes de piano en boucle se mêlent aux textures d’un orchestre naturel. Un magnétophone enregistre cette bande d’accompagnement. Le sifflement des vents et les cours d’eau transportent ces chansons à travers les hautes terres pour nous ouvrir les oreilles.
New Canadiana :: Chik White // Holiday Rambler – Split
- Chik White // Holiday Rambler
- Split
- (Arachnidiscs)
- Halifax, NS // Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the muddy improvisation of James Lindsay:
The latest in Arachnidisc’s series of split tapes (sides 15 and 16) unplugs and takes two steps back in time with strong turns from Chik White (Darcy Spidle of Divorce Records / OBEY Convention) and Holiday Rambler (D. Alex Meeks of Hooded Fang). The music of Chik White takes the crudest elements of American folk as a base for his muddy improvisations that find their muttered, salt-marsh-soul somewhere between Bill Orcutt and Jandek’s acoustics with accompaniment by a junkyard orchestra of Jew’s harp and kitchen-sink-percussion. When once asked by a journalist to help decipher the lyrics to a little-known country blues, John Fahey replied, “they didn’t care about the words” and “were all illiterate anyway.” Holiday Rambler sings for these illiterate ghosts who seem to be nodding in approval while turning a victrola’s crank. The folklore of Alan Lomax blows hard over the Appalachian porches (old men and all) where this could have been recorded, leaving an imperfect atmosphere to dress down these baritone ballads in the twilight.
Des improvisations vaseuses de James Lindsay:
(Traduit par Jan Karza)
La nouvelle série de split-cassettes d’Arachnidisc (côtés 15 et 16) se débranche et retourne deux pas à l’arrière avec de forts moments par Chik White (Darcy Spidle de Divorce Records / OBEY Convention) et Holiday Rambler (D. Alex Meeks de Hooded Fang). La musique de Chik White puise dans les éléments les plus bruts du folk américain pour ses improvisations distordues, envolées qui trouvent leurs murmures de marais salins quelque part entre Bill Orcutt et l’acoustique de Jandek (accompagné par un orchestre de cour à scrap de harpe juive et de percussions d’évier de cuisine). Une fois lorsqu’un journaliste avait demandé à John Fahey son aide pour déchiffrer les paroles d’une obscure chanson country blues, celui-ci avait répondu : “Ils ne s’intéressaient pas aux mots” et “étaient tous illettrés de toute façon”. Holiday Rambler chante pour ces fantômes illettrés qui semblent acquiescer tout en tournant la manivelle d’un victrola. Le folkore d’Alan Lomax souffle fort au-dessus des porches appalachiens (avec leurs vieux bonshommes et tout le reste) où ceci aurait pu être enregistré, laissant une atmosphère imparfaite pour habiller de façon décontractée ces ballades barytones au crépuscule.
New Canadiana :: Robert Loveless and the Loveland Band – Robert Loveless and the Loveland Band
- Robert Loveless and the Loveland Band
- Robert Loveless and the Loveland Band
- (Self Released)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the shifting dial of Brennan McCracken:
The latest transmission from mysterious Halifax shape-shifter Robert Loveless jumps from frequency to frequency with relative ease. Stream-of-consciousness ruminations sit comfortably next to top-notch guitar work from the increasingly prolific Seamus Dalton, whose knotty leads contort around washes of horns and cymbals. Loveless has tried out a bunch of looks, yet each one still seems to suit him to a Tee. This one’s patchy, heavily patterned and loose around the edges. One size fits all.
De la plume métamorphique de Brennan McCracken:
(Traduit par l’ex Néo-Écossienne AnneMarie Papillon)
La dernière transmission de Robert Loveless, mystérieux métamorphe d’Halifax, sautille de fréquence en fréquence avec aisance. Ruminations de conscience siègent confortablement aux côtés de sons de guitares habilement travaillés par le toujours plus prolifique Seamus Dalton, dont les lignes directrices bien nouées se mélangent à des vagues de cymbales et de clairons. Loveless semble avoir essayé toutes sortes de costumes et tous lui vont comme un gant. Celui-ci est joliment rapiécé, comporte foule de motifs et est serré comme il faut. Taille unique.










