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New Canadiana :: Organ Mood – Comme si nous étions déjà libres

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A bottle at interstellar sea, Comme si nous étions déjà libres washes ashore on a planet in perdition after a century of roving in orbit. Vinyl record from the past, vision of a magnified future, the artefact is engraved of the dreams and hopes of a bygone humanity. Galvanizing hymns to listen to in weightlessness, one hand on the heart, the other brandishing the flag of the united people. In the capsule, an instruction manual, primitive cartography of the galaxies travelled during their expedition through the stars. It’s one simple record for man, but a mystifying record that will propel you far, far away.

Bouteille à la mer interstellaire, Comme si nous étions déjà libres s’échoue sur une Terre en perdition après un siècle d’errance en orbite. Disque de vinyle venu du passé, vision d’un avenir magnifié, l’artefact est engravé des rêves et espoirs d’une humanité révolue. Des hymnes galvanisants à écouter en apesanteur, la main sur le cœur, l’autre brandissant le drapeau des peuples unis. Dans la capsule, un livret d’instructions, cartographie primitive des galaxies parcourues lors de son périple à travers les étoiles. C’est un simple disque pour l’Homme, mais un disque mystifiant qui vous propulsera loin, loin, loin.

Organ Mood – Expérience cybernétique des signes de la main

Organ Mood – Desire Paths

New Canadiana :: Tasseomancy – Palm Wine Revisited

Weird_Canada-Tasseomancy-Palm_Wine_Revisited

One step beyond madness lays ecstasy. Beyond the 3D, 4D, 4AD, beyond Kate Bush, the Burning Bush, beyond hungry ghosts howling over ethereal darkwave … beyond freaks, and future folk, and avant dark synthesis. Beyond Beyond Beyond – the Lightman sisters’ voices sublimely converge. 10 disembodied chorales fill up limitless space. Synthesizers, and steelpans drone. Two twins singing a soundtrack to the killing and creating of worlds, from behind the veil, seated outside the reach of both. The Palm wine makes the colours brighter, the visions more vivid, and reality clearer.

Un pas par-delà la folie se trouve l’extase. Par-delà la 3D, la 4D et 4DA, par-delà Kate Bush et la bouche de Yahvé, par-delà les fantômes affamés qui hurlent sur du darkwave éthéré… par-delà les freaks, le folk futuriste et la sombre avant-garde synthétique. Par-delà Par-delà Par-delà – là où convergent sublimement les voix des sœurs Lightman. Dix chœurs spectraux remplissent l’espace infini. Sur fond de synthés et de steeldrum. Derrière le voile, reposant hors d’atteinte l’une de l’autre, deux jumelles chantent la trame accompagnant la mort et la naissance d’univers. Le vin de palme rend les couleurs plus brillantes, avivent les visions et éclaircit la réalité.

Tasseomancy – Braid. Wind Is Coming

Tasseomancy – The Grass Harp

New Canadiana :: Charles Barabé – Les confessions

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Victoriaville is known as the home of the last manufacturer of wood hockey sticks (they make ‘em with a composite material now). It’s where Merzbow tells you not to smoke in the visitor’s dressing room of a hockey rink (yup). They claim there, like every town east of Montreal, that they invented poutine. Also, Victoriaville is from whence comes our man Charles Barabé. The only way to describe this cassette is “monumental”. The centrifugal compositional force throughout his set of monstrous pillars of tone and evened synthesis around which dance other sounds, field recordings, what have you. If they were architecture in downtown Montreal a bank would own them and I’d skate the things: marble stairs and straight, shiny ledges. Since I couldn’t get my sorry act together to hoof it uptown to get a physical copy, I had to listen off of bandcamp. My jank setup had the Internet throwing me mad shade in the form of French toothpaste ads with a lady talking about gum disease while some awful tune crashed around behind. Not really what I need while I’m checking out Barabé.

Victoriaville abrite la dernière usine de bâtons de hockey en bois (on les fabrique maintenant en matériau composite). C’est là où Merzbow m’a déjà dit de ne pas fumer dans un vestiaire d’aréna (ouaip). Et comme toute municipalité à l’est de Montréal, ses habitants revendiquent la paternité de la poutine. C’est aussi de Victoriaville que vient notre homme, Charles Barabé. Le seul qualificatif qui convienne à cette cassette est « monumentale ». La composition s’articule autour d’une force centrifuge de piliers toniques monstrueux et de synthé régulier autour desquels dansent d’autres sons, des enregistrements divers, alouette. S’il s’agissait d’un bâtiment du centre-ville de Montréal, il appartiendrait à une banque et je le parcourrais en patins : escaliers de marbre et corniches droites et reluisantes. Comme je ne suis pas parvenu à me bouger le cul pour mettre la main sur une copie, j’ai dû l’écouter sur Bandcamp. Mon ordi de merde s’est laissé bombardé de pubs de dentifrice avec une femme parlant de maladie de gencive sur une horrible mélodie. Pas exactement ce dont j’ai besoin quand j’écoute du Barabé.

Charles Barabé – Les Confessions – A

Charles Barabé – Empreintes – Les monstres humains

New Canadiana :: Various – LNP – Compilation 2

Weird_Canada-LNP-Compilation_2

White. A cavernous room bathed in light. When you make your selection a drawer suddenly juts out from the infinite whiteness. Some selections gleam, like a brand-new super-efficient Porsche. Others are more clunky, but intriguing in their analogue peculiarity. Some remind you of sweaty nights on the techno dance-floors of Chicago. Then there’s the one that brings back memories of the time in Berlin.

So many synths, so many styles. Finally, you decide. Yes, that one is perfect for your Terminator vs. Bladerunner flick.

Blanc. Une salle caverneuse baignée de lumière. Au moment de faire votre choix, un tiroir jaillit de la blancheur infinie. Certaines sélections brillent, comme une Porsche neuve et incroyablement performante. D’autres, moins rutilantes, vous intriguent par leur bizarrerie analogue. Quelques-unes vous rappellent ces nuits humides sur les pistes de danse techno de Chicago. Sans oublier cette dernière au contact de laquelle refont surface vos souvenirs du temps à Berlin.

Tant de synthés, tant de styles. Finalement , vous vous décidez. Oui, celle-ci sera parfaite pour votre prochain film, Terminator vs. Bladerunner.

Robert T. – 1977

Transmit – Frozen Time

New Canadiana :: LIDS – SARSFEST B/W BLANK FLAG

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Lids are rolling thunder, pouring rain. Lids are coming on like a hurricane. Lids’ lightning’s flashing across the sky. Lids are only young but they’re gonna die. Lids won’t take no prisoners, won’t spare no lives. Lids are putting up a fight. Lids gotta kill, they’re gonna take you to hell. Lids gonna get ya, these sides will get ya. Lids kills!

Lids gives ya three sensations from up and down the scene. If you’re into METZ then you’re a friend of thee. See a fine guy from Constantines who hits notes right. Holy Fuck’s Brian Borcherdt’s picking it out tight. Lids won’t take no prisoners, won’t spare no lives. Lids are putting up a fight. Lids gotta kill, they’re gonna take you to hell. Lids gonna get ya, these sides will get ya. Lids kills!

Lids est tonnerre et pluie battante. Lids s’amène dans la tourmente. Lids strie le ciel de ses éclairs. Lids est jeune, mais finira sous terre. Lids ne fait pas de prisonnier, personne ne sera épargné. Lids est prêt pour la bataille. Lids, c’est la mort, prépare-toi pour le croque-mort. Lids aura ta peau, ces chansons auront ta peau. Lids, c’est la mort!

Lids te donne trois sensations de haut en bas de la scène musicale. Si tu aimes METZ, prépare-toi à un régal. Un gars des Constantines qui ne manque pas une note. Brian Borcherdt de Holy Fuck qui n’y va pas de main morte. Lids ne fait pas de prisonnier, personne ne sera épargné. Lids est prêt pour la bataille. Lids, c’est la mort, prépare-toi pour le croque-mort. Lids aura ta peau, ces chansons auront ta peau. Lids, c’est la mort!

LIDS – Sarsfest

New Canadiana :: Semen Priest – Third Testament

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A grinning, skeletonized and sunglass-eyed Right Said Fred strutting through strobe lit hell-waste, lava sloshing to the groovy thrust. Rowland S. Howard rolled up in a rug made of disco ball shards, thwacked with sticks by little gremlin versions of A Certain Ratio. Masterful sleaze drips viscous. Fat cherry lips pout in the darkness and lick salaciously. Clammy palms rub together. Teeth gnash anticipation. The air is sulphur and cigarette.

Lunettes fumées et sourire aux lèvres, les squelettes des membres de Right Said Fred défilent dans une décharge infernale illuminée au stroboscope tandis que clapote la lave au rythme du groove. Rowland S. Howard enroulé dans un tapis de tessons de boule disco, fracassée à coups de bâton par les musiciens de A Certain Ratio version Gremlin. Savante débauche qui tombe en gouttes visqueuses. De pulpeuses lèvres rouge font la moue dans le noir et se pourlèchent d’un air salace. Des mains moites se frottent l’une contre l’autre. Des dents qui grincent d’anticipation. L’air n’est que souffre et cigarette.

Semen Priest – Person Suit

Semen Priest – Gendercide

New Canadiana :: Paranerd – Circular Diagonal Cut

Weird_Canada-Paranerd-Circular_Diagonal_Cut

Run. Run through the warehouse. Dark as the furthest corner of the bedroom closet. Mechanical sounds all around. Never sure which one is him.

I know this scene – we’re in a club. But that’s not shitty ’80s dance, it’s dark techno. People are dancing in slo-mo. So strange, so distant. That’s him! He’s following me in the crowd.

Back outside. Keep running. Things grab at me from all sides. Unseen, unfelt, but they are there. He’s still there. Forever chasing. No one will ever call “cut”, will they? This scene will last forever. And he will never stop.

Cours. Cours à travers l’entrepôt. Sombre comme le coin le plus reculé du placard de la chambre. Des sons mécaniques tout autour. Lequel d’entre eux est-ce?

Je connais cette scène – nous sommes dans un club. Mais le dance de merde est remplacé par du techno sombre. Les gens dansent au ralenti. Si étrange, si distant. C’est lui! Il me suit dans la foule.

De retour dehors. Cours encore. Des choses s’agrippent à moi de tous côtés. Invisibles, inaperçues, mais elles sont là. Lui aussi. Perpétuellement à mes trousses. Jamais personne ne s’écrira « Coupez! », pas vrai? Cette scène se poursuivra toujours. Et lui ne cessera jamais.

Paranerd – Circular Diagonal Cut

Paranerd – Ballsacid

New Canadiana :: Naked Chillen – Man Dog Love

Weird_Canada-nakedchillen

Another welcome addition to the Victoria DIY bedroom-jazz movement (See: Jons), the musings of Naked Chillen are an ode to fuzzy, booze-soaked memories forged in the sodium vapour-fueled delirium of the concrete jungle after sundown. Man Dog Love is an after-dark hop-skip-jump-and-stumble into a booth at your favourite greasy spoon after one too many libations. What item will you have off of the late-night menu?

Autre heureuse addition à la scène « jazz de chambre à coucher » de Victoria (voir Jons), les rêveries de Naked Chillen rendent hommage aux souvenirs flous, imbibés d’alcool, forgés à même les vapeurs de sodium illuminant la jungle de béton nocturne. Man Dog Love est un saut de nuit rapide à votre casse-croûte favori après de trop nombreuses libations. Qu’est-ce que vous prendrez sur le menu de fin de soirée?

Naked Chillen – Do You Think I’m Sexy?

Naked Chillen – Late Night Menu

Suoni Per Il Popolo Festival 2015

La Sala Rossa

La Sala Rossa

Suoni Per Il Popolo festival is a celebratory eruption of Montreal’s notoriously exceptional independent music scene. This collection of weird-noise and soft-tones will push the limits of what Montreal has to offer, as well as introducing outside Canadian talent. A festival spanning three weeks, featuring approximately fifty concerts across numerous venues within the downtown core, Suoni, parades Montreal’s unique ability to embrace artistic expression like a hug from an old friend.

Mixtape:

1. Xarah Dion – XXX
2. Petra Glynt – Of This Land
3. Big Brave – A Song for Foxes
4. Un Blonde – For You to Drink
5. Porn Persons – Underrated Talkshow
6. Birds of Paradise – The Little Death
7. Heathers – Donna
8. Zones – Not Chet
9. No.Negative. – Feelin’ The Heat
10. Not the Wind, Not the Flag- Conceal
11. Babel – ZWERM.01
12. YlangYlang – Emerald Atoll Eye
13. The Past – Thru a Confusing Zone
14. Les Zerreurs – Beaux Animaux
15. Myriam Gendron – Threnody
16. Blankets – Learning to Drive

Le festival Suoni Per Il Popolo célèbre dans l’effervescence la scène musicale indépendante montréalaise, reconnue pour son exceptionnelle qualité. Cette collection de bruits étranges et de douces tonalités repoussera les limites de ce que Montréal a à offrir, en plus de révéler d’autres talents canadiens. Avec près de 50 concerts sur trois semaines dans différentes salles au cœur de la ville, le Suoni fait montre de la capacité unique de Montréal à embrasser l’expression artistique comme elle le ferait avec un vieil ami.

Mixtape:

1. Xarah Dion – XXX
2. Petra Glynt – Of This Land
3. Big Brave – A Song for Foxes
4. Un Blonde – For You to Drink
5. Porn Persons – Underrated Talkshow
6. Birds of Paradise – The Little Death
7. Heathers – Donna
8. Zones – Not Chet
9. No.Negative. – Feelin’ The Heat
10. Not the Wind, Not the Flag- Conceal
11. Babel – ZWERM.01
12. YlangYlang – Emerald Atoll Eye
13. The Past – Thru a Confusing Zone
14. Les Zerreurs – Beaux Animaux
15. Myriam Gendron – Threnody
16. Blankets – Learning to Drive

Suoni Per Il Popolo Festival 2015 Mixtape

New Canadiana :: Virgins – Depressions EP

Weird_Canada-Virgins-Depressions

Depressions sounds old and hisses like AM radio in the evening. The bent circuits lend themselves to paranormal phenomena. The white noise and interference sounds like pareidolic screams. Maybe it’s a recording of the discarnate people from the otherside. Depressions could be disguised as one of a hundred home recorded tapes of EVP, lost in the archives of a ghost hunter’s basement. The ending of Radio Silence is a bone chilling lo-fi recording. It resembles black box auditory footage. With the last moments of activity recorded, the screams become nasal and shape shift in and out with the missiling pitch of a descending commercial airliner.

Depressions sonne vieux comme le crachotement d’une radio AM en soirée. De pareils circuits tordus se prêtent aux phénomènes paranormaux. Des cris paréidoliques surgissent du bruit de fond et des interférences. Serait-ce les voix d’êtres désincarnées de l’au-delà? Depressions passe pour l’un de ces centaines d’enregistrements maison de voix électronique, perdus dans les archives du sous-sol d’un chasseur de fantômes. Pièce lo-fi à vous glacer le sang, la finale de « Radio Silence » s ’apparente au contenu sonore d’une boîte noire. Sur les derniers moments captés, les cris deviennent nasaux et se transforment en un va-et-vient suivant la trajectoire tonique d’un avion commercial en pleine descente.

Virgins – Radio Silence

Virgins – Your Eyes (Are Cryin’)