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New Canadiana :: Each Other – Traces to Nowhere b/w Sit Still

Each Other - Traces to Nowhere b/w Sit Still

Moments pass; Each Other persists. The Nova Scotian wunderkinds have traversed twisted trails to arrive at these amber-encased oscillations, cramming a Rundgren-esque treasure trove of hooks into two new insta-classics. Paradigmatic pop moves that transcend an already-flawless discography.

Des moments passent; Each Other persiste. Les vents wunkers de Nouvelle-Écosse on traversé des chemins tordus pour arriver à ces oscillations enfermées dans l’ambre, forçant un trésor Rundgren-esque d’accroches en deux nouveaux classiques-instan. Des mouvements de pop paradigmes qui transcendent une discographie déjà parfaite.

Each Other – Traces to Nowhere

Each Other – Sit Still

New Canadiana :: Hey Mother Death – Hey Mother Death EP

Hey Mother Death - Hey Mother Death EP

Down at the candlelit cabaret, Hey Mother Death are swaying onstage in spontaneous reverie. On their lavishly packaged debut cassette, this Granelli schooled duo hovers through an unclassifiable sound-cloud of spoken word, sleaze-guitar and haunted Hohner spectres. The aura of Isabella looms large. 50 copies. G.R.I.P.

En bas au cabaret éclairé à la chandelle, Hey Mother Death se balancent sur scène dans une rêverie spontanée. Sur leur cassette de début somptueusement emballée, ce duo éduqué par Granelli se tient à travers un nuage de son non classifié de mots prononcés, de guitare malveillante et de spectres Hohner hantés. L’aura d’Isabella pèse lourd . 50 copies. SAISISSEZ.

Hey Mother Death – You Left Me

Hey Mother Death – Desert of Trees and Water

New Canadiana :: Nihilist Spasm Band – Nothing Is Forever

Nihilist Spasm Band - Nothing is Forever

Canada’s elder statesmen of ear-tickling anti-traditionalism have been a national treasure for nigh on five decades. Deriving their name and modus operandi from the found object street orchestras of New Orleans, the NSB has been tirelessly jamming (almost) every Monday since the late 1960s on a motley selection of modified noise makers. Nothing Is Forever proves definitively that they’ve dipped into the fountain of youth, as this four-song slab from Wintage finds the band sounding as mirthful as ever. The immortal foghorn of Bill Exley booms down from the pulpit, once again setting the stage for Art Pratten’s free-squealing “Pratt-A-Various” and the Sharrockified moves of guitarist Murray Favro. John Clement slides in on his fretless, three-string bass passed down by the late, great Hugh McIntyre, while John Boyle tosses in a kitchen drawer of percussion and well-timed cymbal splashes. Longtime adoptee Aya Onishi gets her time to shine on the instrumental title track, letting loose with a deluge of extraterrestrial squiggles on oversized kazoo. In the end, Exley sums it all up with a plainspoken credo: “Music is hard work. You must practice day after day, week after week, month after month, year after year.”

De la nation détruite de Jesse Locke:
Les hommes d’états aînés du Canada d’anti-traditionalisme chatouilleur d’oreille on été un trésor national depuis cinq décennies. Dérivant leur nom et modus operandi des orchestres de rue des objets perdus de Nouvel Orléans, le NSB a jammé infatigablement (presque) chaque Lundi depuis la fin des années 1960 sur une sélection hétéroclite de faiseurs de sons modifiés. Nothing is Forever prouve définitivement qu’ils se sont trempés dans la fontaine de jeunesse, comme cette tranche de quatre chansons de Wintage trouve le groupe sonnant aussi joyeux que jamais. L’immortel sirène de brume de Bill Exley retentit du fond du pupitre, une fois de plus plaçant le scène pour le libre couinement ‘’Pratt-A-Various’’ de Art Pratten et les mouvements Sharrockifiés du guitariste Murray Favro. John Clement glisse sur sa basse à trois cordes sans frette léguée par le dernier, super Hugh McIntyre, pendant que John Boyle jète dans la cuisine un tiroir de percussion et des éclats de cymbale au rythme. L’adoptée depuis longtemps, Aya Onishi obtient son temps pour briller sur le titre de la piste intrumentale, se laissant aller dans un déluge de gribouillis extraterrestres sur un kazoo trop grand. À la fin, Exley résume le tout avec un crédo simplement dit : ‘’La musique est un travail difficile. Vous devez vous pratiquez jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année.”’

Nihilist Spasm Band – You Can Do It If You Try

Nihilist Spasm Band – Music Is Fun

New Canadiana :: Expwy – Bag of Waters

EXPWY - Bag of Waters

With insatiable pop addiction, Expwy forge wondrous anomalies between classic riffery and a future primitive brimming with mutant fuzz and choralic melancholy. Bag of Waters enslaves with every sonic ritual, finding wikked balance between jangled nuance and blasted harmonies; without warning, it’ll radiate cultic catchiness to every stalwart remover within the spectral radius of your dual blaster. Its ambitious existence remains a beacon to the brilliant creative energies exploding within our tundradic paradise. Totally and unabashedly awesome.

Avec l’addiction insatiable de la pop, Expwy façonne les anomalies merveilleuses entre la rifferie classique et un avenir primitif qui déborde de fuzz mutant et de mélancolie chorale. Bag of Waters vous rendent esclave avec chaque rituel sonique, en trouvant un équilibre méchant entre la nuance cliquetante et les harmonies bruyantes; sans alerte, il va émaner l’entraînement cultuel à chaque déménageur loyal dans le rayon spectral de votre double pistolet. Son existence ambitieuse reste un phare pour les énergies brillantes et créatives qui explosent dans notre paradis toundratique. C’est complètement génial sans éprouver la moindre honte.

Expwy – Cargo: Headstones

Expwy – Glinting Buckles Harnessed the Moonlight

Expwy – I Lost a Million Narrow Steps to a Hard Luck Cockeye

New Canadiana :: Beach Velvet – Beach Velvet

Beach Velvet - Beach Velvet

With just enough slacker isolation to eschew the waning spring, Beach Velvet’s warbled shimmer slips unseen into the eternal heat of summer noons. It’s an easy sound that hits all the right vibes and osmose into your mind to the rhythm of swirling jangle and warm riffs. Relish in the simplicity of tape jammers and log cabin chillin’, mentally free-basing off these tape waves.

Avec juste assez d’isolement fainéasse pour éviter le printemps en déclin, le scintillement gazouillé de Beach Velvet se glisse inaperçu dans la chaleur éternelle des midis estivaux. C’est un son facile qui atteint toutes les bonnes ondes et qui fait danser votre tête au rythme en osmose de cliquetis tourbillonnant et de riffs chaleureux. Savourez la simplicité des mélodies en cassette et la détente cabane en rondins, en voyageant mentalement dans ces ondes de cassette.

Beach Velvet – Orange Krush

Beach Velvet – Backyard Shade

New Canadiana :: The Cable-Knits – Twins

The Cable-Knits - Twins

Calgary’s Cable-knits play summery skate jams for when you got dumped by your brace-faced teenage girlfriend and just want to bust a boneless into the pool. Knotty threads of guitar drive the duo’s junk-fi pop into a swift set of sugar rush head-boppers. Turns out Stalwart Sons plus Hunter Gatherer equals hook city.

Cable-knits de Calgary jouent les mélodies estivales de skateboard pour les moment quand tu viens d’être largué par ta blonde ado en broches et t’as simplement l’envie de sauter directement dans la piscine. Les fils noueux de guitare transforment la pop junk-fi du duo en collection rapide de chansons entraînantes qui débordent de sucre. Il se trouve que Stalwart Sons plus Hunter Gatherer égalent une ville d’accros.

The Cable-Knits – Eyelash Got You Down

The Cable-Knits – Leejay’s Peejays

New Canadiana :: Moonwood – River Ghosts

Moonwood - River Ghosts

Borne on the fever dreams of aquatic explorers, Moonwood journey fringeward through the fourth underworld. Their mesmerizing pursuit of exotic minimalism is peppered with gourd flutes, lap harps and ekatantari to give their forlorn excursions final entry within nature’s infinite drone. Music for water borne disease, indeed. Clear-blue vinyl for the pure of grip.

Porté par les hallucinations à la fièvre des explorateurs aquatiques, Moonwood voyagent vers la marge à travers la quatrième pègre. Leur poursuite hypnotique du minimalisme exotique est tacheté par les flûtes de gourde, les harpes qui tiennent sur les genoux, et les ekatantari pour donner enfin à leur excursions mélancoliques l’entrée dans le drone infini de la nature. C’est de la musique pour les maladies d’origine hydriques, bien sûr. De vinyle bleu clair pour ceux qui sont les vrais acheteurs.

Moonwood – Drawing Water From a Poisoned Well

Moonwood – Six Daemon Medicine Bag

New Canadiana :: Burro – Burnt Monument

The scorched ferocity barely tethers Burnt Monument‘s searing atonal bliss to our malignant reality. Revelling within the distorted chaos of a guitar-driven daily dance, Burro decimate every squalid soundscape in their pursuit of tautolic wretchery. It’s the ultimate display of damaged purity; a cacophony of annihilation; a treatise on the fundamental nature of obliteration. Ultimate Shred™.

La férocité brûlée retient à peine le bonheur intense atonal de Burnt Monument de notre réalité maligne. Se délectant dans le chaos tordu d’une danse quotidienne menée par une guitare, Burro décime chaque paysage sonore sordide dans leur poursuite d’une misérabilité tautolique. C’est l’ultime démonstration de pureté endommagée; une cacophonie d’annihilation; un traité sur la nature fondamentale de l’oblitération. Déchirement Ultime™.

Burro – Burnt Sonic Toast

Burro – Red Eye

New Canadiana :: Smoky Tiger – Dragontiger

The Cyber Prophet is back, reppin’ the Chinese zodiac—playing ubiquitous anthems from two (supposedly) suicidal songwriters who you (and classic rock radio) love. His weird cacophony of organ, electric beats, Jim Morrison recordings, and on-board SFX all swish around lyrics you’ve been mumbling since you were in utero, strange, and all one in the sun. After releasing a profoundly fractal-shaped affair, what else could the Year of the Dragon have in store for our Tiger?! West coast: watch out.

The Cyber Prophet est de retour, représentant le zodiaque Chinois—jouant des hymnes omniprésent de deux (supposément) compositeurs suicidaires que vous (et la radio de classique rock) aimez. Son étrange cacophonie d’orgue, de battements électriques, les enregistrements de Jim Morrison et de SFX à bord le tout bruissent à l’entour des paroles que vous avez marmonnées depuis que vous étiez dans l’utérus, étrange et tous en un dans le soleil. Après avoir fait sortie une affaire profondément de forme fractale, quoi d’autre l’Année du Dragon a en réserve pour notre Tigre? Côte Ouest : faites attention.

Smoky Tiger – Peeps r Strange

Smoky Tiger – All Apologies

New Canadiana :: Mac DeMarco – Rock and Roll Night Club EP

Silky sleaze and a sense of humour turn Mac DeMarco (FKA Makeout Videotape) from nu-blooz deity into a self-aware rhythmic slime-rocker. Woozy tremeloed guitars mix with padded percussion to give a warm, lush backing for Mac’s grumbled, sensitive, pitch-shifted nocturnal emissions, while warped radio spoofs and an obsession with blue jeans add to the strange new world that DeMarco creates throughout this mini-LP. It’s hard to separate DeMarco the man from DeMarco the artist, and there’s a certain charming disingenuousness to these songs (I don’t think that a fresh pack of ‘Roys is the only vice of this boy), but it somehow adds to the album’s layers: parsing genuine communication from made-up slang (which exists in levels that rival a Chandler novel), figuring out honest sentiments from in-jokes, discerning artistic creation from pure entertainment. It somehow all works together in a strange mix of talented song-writing and playing, humor, invented nostalgia and infectious everything. Grip before this grip is gone – DeMarco has been unleashed onto the world and these releases will disappear fast.

La vulgarité soyeuse et un sens de l’humour transforment Mac De Marco (FKA Makeout Videotape) de dieu de nuvo-bluse en gluant-rockeur rythmique qui se connaît bien. Les guitares étourdies et trémolo se mélangent avec les percussions matelassées pour fournir un accompagnement chaleureux et luxuriant aux émissions grognantes, sensibles, déformées et nocturnes de Mac, pendant que les parodies tordues de la radio et une obsession de blue-jean augmentent ce nouveau monde bizarre que DeMarco crée avec ce mini-LP. Il est difficile de séparer DeMarco l’homme de DeMarco l’artiste, et il y a quelque chose de fourbe et de charmant dans ces chansons (je crois pas qu’un paquet frais de ‘Roys est le seul vice de ce garçon), mais tant bien que mal il n’augmente les couches de l’album: décrypter entre la communication véritable et l’argot inventé (qui existe dans les couches qui égalent un roman de Chandler), distinguer entre les sentiments honnêtes et les blagues entre nous, discerner la création artistique du divertissement pur. D’une manière ou l’autre, ça marche, dans un mélange bizarre d’écriture et de compétences douées, de nostalgie inventé et de tout ce qui est infectieux. Achetez avant qu’il soit trop tard — DeMarco se lance sur le monde et ces albums vont bientôt disparaître.

Mac DeMarco – She’s Really All I Need

Mac DeMarco – Baby’s Wearing Blue Jeans

Mac DeMarco – I’m A Man