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New Canadiana :: Dories – Outside Observer

- Dories
- Outside Observer
- (Self Released)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the egg salad massacre of Sam Joseph:
You once watched the world go by from the backseat. Now, you grip the wheel as an embittered young adult, as you make your way to a friend’s wedding, or perhaps another final exam, or maybe a late-night flight to the end of the world. The starfire syncopation of streetlights and Pantone-perfect Mile End row houses sears your sleep-deprived eyes like flank steak on the grill (and boy does that metaphor make you wish you could break the ramen routine just this one time). You’re being waved through. Drive into the darkness; it is only the pretext to a new day.
Du massacre d’une salade d’œufs de Sam Joseph:
(Traduit par le prochain examen final de Maya Keshav)
Autrefois, tu regardais passer le monde sur le siège arrière. Maintenant, tu serres le volant en tant que jeune adulte aigri, pendant que tu te diriges vers le mariage d’un ami, ou peut-être un autre examen final, ou un vol de nuit vers la fin du monde. La syncope scintillante des lampadaires et des maisons Pantone-parfaites en rangée du Mile End calcine tes yeux en manque de sommeil comme une bavette sur le grill (et ouf que cette métaphore te donne envie de rompre la routine du ramen juste une seule fois). Tu es en train d’être invité à passer. Tu roules dans l’obscurité; ce n’est que le prétexte d’une nouvelle journée.
New Canadiana :: Dead Beat Poet Society – Deimos

- Dead Beat Poet Society
- Deimos
- (Self-Released)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the gnarled heartbeat of Justin Crowe:
Far from dead and on the beat, these mysterious souls wail from beyond, rocking into the sun and then crawling back into the shadows. A vision of tiptoeing through a darkened house while a secret performance is happening in the next room; sensing a hidden beauty. Spider-like guitar affectionately weaving through words of devotion that are not afraid of dipping toes into colder water. Avoiding the total dark, these songs could easily be heard under brighter skies, behind the garage, eyes focused on the ones you love.
Des battements coeur noueux de Justin Crowe:
(Les lamentations de l’au-delà d’Odile Leclerc)
Loin d’être mortes et sur la touche, ces âmes mystérieuses se lamentent de l’au-delà, se bercent au soleil avant de ramper pour retrouver les ombres. L’impression d’être en train de marcher sur la pointe des pieds dans une maison sombre pendant qu’une performance secrète a lieu dans la pièce d’à-côté; la sensation d’une beauté cachée. Telle une araignée, une guitare tisse affectueusement avec des mots de dévouement qui n’ont pas peur de se tremper les orteils dans des eaux plus froides. Évitant la noirceur totale, ces chansons pourraient facilement être entendues sous des ciels plus clairs, derrière le garage, les yeux fixés sur ceux qu’on aime.
New Canadiana :: TOWANDA – Plaything

- TOWANDA
- Plaything
- (Self-Released)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the shadow puppet sonata of Mackenzie Smedmor:
The air is thick with sonic fuzz, and the overbearing shadow of unease hangs above. While most suck in the bitter smog, Towanda lets out the snarls we’ve learned to outwardly deny and inwardly accept. The inexpressible desires churn the hedonist angst in the belly of your existence… because “love is wasted on the loved.” The demanding pulsations rupture the peaceful plastic façade in a chaotic yet oddly soothing mantra.
Plaything unapologetically toys with its players amidst devastating intimacy and snarky euphoria.
De la sonate de marionnettes de l’ombre de Mackenzie Smedmor:
(Le brouillard amer de Odile Leclerc)
L’air est épais de duvet sonique et l’ombre de malaise impérieuse se balance au-dessus. Pendant que la plupart aspirent le brouillard amer, Towanda laisse sortir les grognements que nous avons appris à nier extérieurement et à accepter intérieurement. Les désires inexprimables retournent la colère hédoniste dans le ventre de votre existence…parce que ’’L’amour est gaspillé sur l’aimé.’’. Les pulsations exigeantes rompent la façade paisible de plastique dans un mantra chaotique, mais étrangement apaisant. Le jouet joue sans honte avec ses joueurs parmi une intimité dévastatrice et une euphorie mordante.
New Canadiana :: Notta Comet – Embankments

- Notta Comet
- Embankments
- (Self-Released)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the silken bursts of Hailey Celesse McCarthy:
Teeming with legs and scales, Notta Comet’s Embankments is a nest of sounds built to cradle an exquisite form. Each sound telescopes outwards and inwards from the chaotic, silken bursts of ‘Goon Glang’ and ‘Warehouse Blues’ which bookend the setae of tracks like ‘Slipstream’ and ‘Freehold Mall’ – where ‘Outro’ is part of the grooming limb of the album. The tapeta lucida of Embankments illuminates their previous works and acts as the penultimate eyelid close before Notta Comet rests.
De l’éclat soyeux de Hailey Celesse McCarthy:
(Le nid de sons d’ Odile Leclerc)
Grouillant de pattes et d’écailles, Embankments de Notta Comet est un nid de sons bâti pour bercer une forme exquise. Chaque son se télescope vers l’extérieur et l’intérieur des soyeux éclats chaotiques de « Goon Glang » et « Warehouse Blues » lesquels entourent la soie des pistes comme « Slipstream » et « Freehold Mall » – où « Outro » fait partie du membre en préparation de l’album. Le papier peint luisant, de Embankments illumine leurs créations précédentes et agit comme l’avant-dernier battement de paupière avant que Notta Comet se repose.
New Canadiana :: Truck Driver – Truck Driver

- Truck Driver
- Truck Driver
- (No Balance)
- Montréal, QC // Kitchener, ON
- ::web/sounds::
From the peripatetic mind of Jason Rule:
Another night of endless exams, revising, staring at the wall, drowning your sorrows. Locked out of the club yet again; a red velvet curtain has smothered your senses. Sitting on a bench at 3 AM near St. Joseph’s Oratory with a pack of cigarettes, listening to your dad’s old folk cassettes. Occasionally a quiet voice rises up through interference, low organ drones, and gentle guitar riffs; other times it mumbles about how being cool is really important, warped with severe granular synthesis pulsating around the mainframe, sharp attack, no decay, no sustain, no release. It’s not your fault. C’est dans tes yeux.
De l’esprit péripatétique de Jason Rule:
(Traduit par l’âme urbaine de Maya Keshav)
Une autre soirée d’examens interminables, tu étudies, tu fixes le mur, tu noies ton chagrin. T’es encore enfermé à l’extérieur de la boîte de nuit; un rideau de velours rouge a étouffé tes sens. T’es assis sur un banc à 3 h du mat près de l’Oratoire Saint-Joseph avec un paquet de cigarettes, t’écoutes les vieilles cassettes folk de ton père. De temps en temps, une petite voix émerge de l’interférence, des drones d’orgues basses et des riffs doux de guitare; d’autres fois, elle marmonne qu’il est vraiment important d’être cool, tordue avec la forte synthèse granuleuse qui palpite autour de l’unité centrale, l’attaque soudaine, aucune chute, aucune décomposition, aucun soutien, aucun relâchement. C’est pas ta faute. It’s in your eyes.
New Canadiana :: Lantern – Black Highways and Green Garden Roads
- Lantern
- Black Highways and Green Garden Roads
- (Fixture Records)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
- buy @ wyrd distro
From the dual citizenship of NPJ:
Another turn, and we are here (again). Lodged in the center of Freelove’s green garden, Lantern emits earthly delights from a steady flame. The glow illuminates multiple pathways, leaving the direction of our decision completely up to us, and the result of our decision completely up to them. Don’t worry baby, BLK HWYS are on our side.
De la double citoyenneté de NPJ:
(Traduit des jardins verts d’ Odile Leclerc)
Un autre virage et nous y serons (encore). Logée au centre du jardin vert de Freelove, Lantern émet des délices terrestres venant d’une flamme constante. La lueur illumine de multiples sentiers, nous laissant la liberté de diriger notre décision et la liberté de leur laisser le résultat de notre décision. Ne t’inquiète pas bébé, BLK HWYS est de notre côté.
New Canadiana :: Carla Sagan – Observer Bias
- Carla Sagan
- Observer Bias
- (Self-Released)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the of Local Dimension of Laura Donohue:
Predictably, another cosmic-Rorshach test is passed with flying colours. The Cosmos Update notes that there have been fewer sightings of UFOs and more stories of abductions. Good. Star-gazing on a sticky summer evening, we draw straws to decide who will try to convince the pilot to stop along the way and pick up all remaining pals. As long as we have each other we’ll do well on Mars. We’ll teach them frisbee.
De la dimension locale de Laura Donohue:
(De la soirée d’été collante d’ Odile Leclerc)
Prévisiblement, un autre test de cosmique-Rorshach est passé haut la main. La Mise à jour du Cosmos constate qu’il y avait moins d’apparitions d’ovnis et plus d’histoires d’enlèvement. Bien. Regardant les étoiles par une soirée collante d’été, nous tirons à la courte paille pour décider qui va essayer de convaincre le pilote d’arrêter sur le chemin et de ramasser tous les amis restants. Pourvu que nous nous avons l’un l’autre, nous allons bien réussir sur Mars. Nous allons leur enseigner le frisbee.
New Canadiana :: Seri Oko – Seri Oko
- Seri Oko
- Seri Oko
- (Self-Released)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the criminally soft hands of Simon Petley:
Since the dawn of electric light we have deliberated wildly about what may lurk in freshly rendered darkness, the space ransacked of radiation by the flick of a switch. This narrative replays in the basements and attics of the city’s industrial graveyards, when the house lights go down and phantasm reigns. Upon this shade Seri Oko casts their billowing proclamation: sending it sinuating with layers of feedback to the darkest reaches of the room. Gutted, we surface, with visions of silky rapture thwarted by metallic hum.
From the criminally soft hands of Simon Petley:
(Traduit par l’extase soyeuse d’Odile Leclerc)
Depuis l’aube de la lumière électrique nous avons réfléchi furieusement à ce qui peut rôder dans l’obscurité fraîchement retournée, l’espace ravagée de radiation par l’effleurement d’un interrupteur. Cette narration rejoue dans les sous-sols et les greniers des cimetières de villes industrielles quand les lumières de la maison s’éteignent et le fantasme règne. Sur ce ton, Seri Oko jette leur proclamation gonflante, l’envoyant sinuer avec des couches de réactions dans les confins les plus noirs de la pièce. Estomaqués, nous faisons surface avec des visions d’extases soyeuses déformées par un fredonnement métallique.
New Canadiana :: Look Sacré – Nécromensonge

- Look Sacré
- Nécromensonge
- (Self-Released)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the merry-go-round of the feet of Mathieu Bédard:
(Translated by the the warped gravity of Maya Keshav)
If it sounds “like a ton of bricks”, how do you dance to it? With a sledgehammer? Post-punk rhythms waltz in Nécromensonges, and send us to the floor with every new turn of the grid. It’s like a merry-go-round playing with gravity: it pushes you to the ground, then up in the air you become all light, your head empty of blood. It’s there that the poetry of Look Sacré consumes itself (the blood has returned to your feet); you feel your way along between the corpses and the loose soil, full of images which you touch without eyes. Bring your hippest phantoms…
Du manège de pieds de Mathieu Bédard:
Si ça sonne « comme une tonne de briques », ça se danse comment? Avec une massue? Les rythmes post-punk valsent dans Nécromensonges, et nous renvoient au plancher à chaque nouveau tour de quadrille. C’est comme un manège jouant avec la gravité : ça t’appuie au sol, puis tu deviens tout léger dans les airs, la tête vide de sang. C’est là que la poésie de Look Sacré se consomme (le sang est rendu dans les pieds); on erre à tâtons entre les morts et la terre meuble, plein d’images qu’on touche sans les yeux. Amenez vos fantômes les plus hip…
New Canadiana :: Sarah Davachi – Dominions
- Sarah Davachi
- Dominions
- (JAZ Records)
- Vancouver, BC // Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the deep chasms of Joshua Robinson:
Soft lulls nudge at the drone-ry of sinusoidal eupnea as electronic orchestration brings to light the staying power of a textured calm. The sonic palette is antiquated, but in being so is refined; the tools of bygone times exhumed to breathe once again, exhaling the fine tones of a mastered craft and the channeled voice of a resonant staticism. These compositions are as delicate as glass, as fragile as they are ethereal. Yet, they are elemental in their resonance; flowing structures and layered depths bridging chasms too deep to truly know.
Des abîmes profondes de Joshua Robinson:
(Traduit par la sérénité texturée de Maya Keshav)
Les tendres accalmies effleurent la drone-essence de la douceur sinusoïdale pendant que l’orchestration électronique met en lumière l’endurance d’une sérénité texturée. La palette des sons est vieillotte, mais en l’étant, elle est raffinée; on exhume les outils d’une époque revolue pour qu’ils respirent encore, en expirant les tons délicats d’un métier maîtrisé et d’une voix transmise, immuable. Ces compositions sont aussi délicates que le verre, aussi fragiles qu’éthérées. Mais, leur résonance est fondamentale; les structures fluides et les fonds superposés s’étendent sur les abîmes trop profondes pour vraiment les connaître.
