Tag: mellow
New Canadiana :: Gal Gracen – Blue Hearts In Exile
- Gal Gracen
- Blue Hearts in Exile
- (Green Burrito)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the electrified exotica of Bryce Warnes:
Seven chill communications from Role Mach janglist Gal Gracen make up Blue Hearts in Exile. Alternating between instrumentals and songs – electrified guitar exotica and wavering, soulful proclamations of love – this cassette creates the perfect atmosphere for a romantic night-time beach picnic or basement couch makeout party. “Love Fantasy, My Beautiful Girl” chugs along with an earworming bassline, while “Sylvan Tragedy” glistens with sleazy, falsetto melancholia. These are soft ‘n sexy jams for summer ’13’s Casanovan conquests.
De l’exotisme électrisant de Bryce Warnes:
(Traduit sous la pleine lune par Patrick Du Tremble)
Sept transmissions décontractées par Gal Gracen (projet solo de Patrick Geraghty de Role Mach) constituent Blue Hearts in Exile. En alternant instrumentaux et chansons – entre l’exotisme électrisant de la guitare et les déclarations d’amour chancelantes et émouvantes – cette cassette crée l’ambiance parfaite pour un pique-nique romantique au clair de lune sur la plage ou pour les câlins sur le canapé du sous-sol. La ligne de basse qui transporte “Love Fantasy, My Beautiful Girl” reste ancrée dans la tête, et “Sylvan Tragedy” scintille d’un curieux falsetto mélancolique. La bande sonore douce et sexy des conquêtes casanoviennes de l’été 2013.
New Canadiana :: WTCHS // Thoughts on Air – Split 7″
- WTCHS // Thoughts on Air
- Split 7"
- (Perdu)
- Hamilton, ON
- ::web/sounds:: // ::web/sounds::
From the free and easy mind of Christina Bell:
“Mr. Hands” – WTCHS‘ contribution to this eerie steel-town piece of genius – is over four minutes of vital, crushingly heavy rock. Exercising their musical mathematics, WTCHS delivers sharp call-and-answer segments throughout, as industrious guitar riffs back luridly distant vocals. The driving force of the aggressive, acute drum line drives the track forward energetically. “Mr. Hands” is a serious shot in the arm of pure rock n’ roll. On the flip-side, Thoughts on Air’s “Harness” is a slower tune that rocks just as hard. As always, TOA’s experiment with sound results in a mesmerizing song, both dark and hopeful.
De l’esprit libre et tranquille de Christina Bell:
(Traduit de la force envoûtante de Dominic Mpile)
Jouant plus de quatre minutes cruciales, la toune « Mr. Hands » est un heavy rock percutant qui découle de la contribution de WTCHS sur Thoughts on Air 7”, lequel est un étrange tube métal industriel de génie. En jouant une musique mathématique, le groupe WTCHS livre des segments action et réaction pointus sur le tube « Mr. Hands ». Les riffs de la guitare électrique reprennent les harmoniques des voix lointaines. La force envoûtante du tambour, agressif et grave, anime la toune énergiquement vers l’avant. En effet, « Mr. Hands » de WTCHS est un important électrochoc du pur rock n’ roll. En revanche, « Harness » de Thoughts on Air est une chanson lente qui fait aussi bouger. Comme toujours l’essai avec son de TOA résulte en une chanson qui hypnotise, à la fois sombre et pleine d’espoir.
New Canadiana :: The Courtneys – The Courtneys
- The Courtneys
- The Courtneys
- (Hockey Dad Records)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the debauched summer of Chris Sayer:
The Courtneys drift back to the sound of the early ’90s while reflecting a fun-in-the-sun west coast mentality. Heavy repeating basslines and snare/kick combos form a punk backbone, while dreamy guitar riffs add a timeless pop element. This is the soundtrack for surfing with beach babes in Tofino, all night dance parties by the bonfire and other fun debauchery. The Courtneys make you forget your worries and hand you a cold beer instead.
De l’été de débauche de Chris Sayer:
(Traduit en revenant de la plage par Hugo Hyart-Dauvergne)
The Courtneys retrouvent le son du début des années 90 avec une mentalité côte ouest très fun-in-the-sun. Lourdes lignes de basse répétitives et combos caisse claire/grosse caisse mettent en place une charpente punk sur laquelle se greffent des riffs de guitare oniriques qui ajoutent une touche de pop intemporelle. C’est la bande-son parfaite pour surfer avec des beautés de plage à Tofino, danser toute la nuit autour du feu de camp et autres jeux débauchés. The Courtneys vous font oublier vos soucis et vous tendent plutôt une bière fraîche.
New Canadiana :: Night Sides – EP
- Night Sides
- EP
- (Fixture Records)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the droning dream of Joel Thibert:
As Zoe Kirk-Gushowaty takes a break from her photography and film work to record as Night Sides, she gives us fortunate souls a glimpse into her minimalist, droning dream world. Vocals and instruments fade in and out of focus as you drift through these strange visions. “Hunny” is a lumbering giant marching past and howling indistinguishably as you look up in awe. In “Lesson 1”, you become lost in an industrial train yard amongst the clanging metal. Then you wake up, only to have your mother sing you back to sleep with “Dream”. “Lullaby” closes the tape with its staggering, flickering yearn, and offers another invitation into nocturnal reverie. Close your eyes and wander.
Du rêve bourdonnant de Joel Thibert:
(Traduit tard par Hugo Hyart-Dauvergne)
Faisant une pause dans son travail photographique et cinématographique pour enregistrer sous le nom de Night Sides, Zoe Kirk-Gushowaty offre à nos âmes veinardes un aperçu de son monde des rêves minimaliste et bourdonnant. Instruments et voix apparaissent et disparaissent fantomatiquement au cours de cette dérive au travers d’étranges visions. « Hunny » est un géant lourd, déambulant et hurlant de manière indistincte, que l’on regarde passer d’en bas, abasourdi. Dans « Lesson 1 », on se perd dans un dépôt de locomotives en pleine zone industrielle où le vent porte les cliquetis du métal. C’est à ce moment que l’on se réveille, pour mieux se rendormir au son d’une berceuse maternelle dans « Dream ». « Lullaby » clôt la cassette dans un soupir sublime qui vacille et lance une invitation à une nouvelle rêverie nocturne. Fermez les yeux et laissez vos pensées vagabonder.
Cameo :: Adam Bradley on Errand Boy – Errand Boy
- Errand Boy
- Errand Boy
- (Self Released)
- St. John’s, NL
- Originally Released: 2007
- ::web/sounds::
From the knotted thoughts of Adam Bradley:
Over the four years I spent in St. John’s plodding through my degree, I rarely went to shows or involved myself directly with the local music scene. While Newfoundland’s capital city is flush with talent and a hearty love of music, I never really found myself drawn to the dominant themes of hard rock, trad and hardcore, among other styles that then held sway. However, Bryan Melanson’s self-titled 2007 release as Errand Boy rose meekly yet bravely to my attention like a shy kid’s hand at the back of a classroom.
This music is boldly vulnerable but retains a sense of wonder, scoring the knotted thoughts of someone ambling over rocky Newfoundland hills hungover, full of regret and fascination jointly. The tones and tone can at any time resemble the jangly guitar work of Do Make Say Think or fade to the patient, crunchy ambience of Múm. Spastic drum loops barrel under many tracks, and in place of vocals, Melanson makes liberal use of sampled dialogue to build themes from disparate elements, following the breadcrumbs of Illinois’ emo breakcore forbear and quoted influence, Stunt Rock. On this record, impression gives way to pop mutation, and sees Errand Boy’s calculation of so many forms draw together as a shimmering, emotive, mechanical mixture.
Adam Bradley is a concert programmer for Wavelength Music Arts Projects and production manager at The Music Gallery. He designs hand drawn show posters and, among other publications, has contributed to Exclaim! and Offerings.
Des pensées nouées de Adam Bradley:
(Traduit par les fourmis musicales de Stéphanie Trottier)
Durant mes quatre ans à St. John’s et ayant bûché pendant mon bac, rares étaient les fois où je fréquentais des shows, où je m’impliquais directement dans la scène musicale locale. Même si la capitale de Terre-Neuve était bourrée de talent et d’un amour fourmillant pour la musique, je n’ai jamais été tant attiré par les thèmes dominants du hard rock, traditionnel et hardcore, parmi d’autres styles régnants. Toutefois, l’album éponyme de Bryan Melanson, lancé en 2007 sous le nom de Errand Boy, a humblement, mais courageusement soulevé mon attention, tel un garçon timide qui lève le doigt du fond de la classe.
Cette musique est audacieusement vulnérable, mais conserve l’essence de l’émerveillement, marquant les pensées nouées d’un tel avec la gueule de bois, s’égarant parmi les collines rocheuses terre-neuviennes, rempli de regrets et de fascination. La tonalité et le ton peuvent à tout moment ressembler à la guitare grinçante de Do Make Say Think, ou flétrir jusqu’à l’ambiance patiente et croquante de Múm. La batterie spasmodique en boucle défile sous plusieurs pistes et, au lieu du chant, Melanson utilise ouvertement des dialogues abrégés, construisant des thématiques à partir d’éléments disparates et suivant les miettes de pain du groupe emo breakcore illinoisais tant cité Stunt Rock. Sur cet enregistrement, l’impression ouvre la voie vers une mutation pop et les maints calculs de Errand Boy se regroupent pour former un mélange mécanique, luisant et émotif.
Adam Bradley est un programmeur de concert pour Wavelength Music Arts Projects et gérant de production chez The Music Gallery. Il conçoit des affiches de concert à la main et a contribué, entre autres, à Exclaim! et à Offerings.
New Canadiana :: Home Alone – Teddybears & Weed
- Home Alone
- Teddybears & Weed
- (Orchid Tapes)
- Mississauga, ON
- ::web/sounds::
From the terminal suburbia of Pavan Brar:
Home Alone’s Teddybears & Weed moves with a hazy fluidity through the cycles of sleep. Soundwaves map out like shifting EEG patterns throughout the tape’s progression, each song emanating a synesthesiastic glow as every neural pulse reverberates with warm splashes of vibrant colors. Shoegazery and dream-pop tendencies collide and construct soundscapes of obscured vocals and delicate melodic riffs. A soundtrack equally suitable for sleeping in, or deprivation thereof.
De l’angoisse banlieusarde en phase terminale de Pavan Brar:
(Traduit par la synesthésie qui pique du nez de Hugo Hyart-Dauvergne)
Teddybears & Weed de Home Alone se glisse avec une fluidité brumeuse à travers les cycles du sommeil. Les ondes sonores oscillent comme des tracés d’EEG tout au long de la progression de la bande, chaque chanson émettant son aura synesthétique d’impulsions nerveuses résonnant en touches chaudes de vibrantes couleurs. Les tendances dream pop et shoegazières se rencontrent et construisent des paysages sonores de voix obscurcies et des riffs mélodiques délicats. Une bande-son aussi adéquate pour la grasse matinée que pour le manque de sommeil.
New Canadiana :: IceBergFerg – I’m Gonna Build Me a Graveyard of My Own
- IceBergFerg
- I’m Gonna Build Me a Graveyard of My Own
- (Self Released)
- Victoria, BC
- ::web/sounds::
From the past lives of Johnnie Regalado:
Dual-wielding ghastly whispers and precocious picking, IceBergFerg plays a time machine. This sparse recording creates nostalgia for the good old days most listeners (and the player) never got to live through. Tack him on any punk or post-rock live bill and he astonishes audiences with his icy cool style. Wielder of old school honesty and a vocal range vast enough for a great frontier, IceBergFerg sings songs for the new drifting generation.
Des vies antérieures de Johnnie Regalado:
(Ressuscité par Vincent Rondeau)
Maniant aussi bien le picking précoce que le chuchotement fantomatique, IceBergFerg joue de la machine à remonter le temps. Cet enregistrement minimaliste provoque la nostalgie d’un « bon vieux temps » que la plupart des auditeurs (et le musicien lui-même) n’ont pas connu. En première partie d’un concert punk ou post-rock, il épate la foule avec son style décontracté, voire nonchalant. Détenteur d’un registre vocal vaste comme une grande frontière et d’une honnêteté à l’ancienne, IceBergFerg chante pour la nouvelle génération à la dérive.
New Canadiana :: You’ll Never Get To Heaven – You’ll Never Get To Heaven
- You’ll Never Get To Heaven
- You’ll Never Get To Heaven
- (Divorce Records)
- London, ON
- ::web/sounds::
From the ballroom bliss of Jesse Locke:
Electronic soundscapist Chuck Blazevic and breath-on-glass voiced Alice Hansen are the starcrossed duo behind YNGTH. Waltzing through the chandelier gleam of their Divorce debut, these crystalline miniatures lift feet from ground and linger in perpetuity. Dub bass heartbeat and disembodied Stradivari fluff up the pillow where Leyland Kirby lays his head for a trance-inducing tone float to the pearly gates. Tip top grip.
De la béatitude de bal de Jesse Locke:
(Traduit par Vincent Rondeau)
L’électro-paysagiste sonore Chuck Blazevic et Alice Hansen à la voix embuée forment le duo maudit de YNGTH. Valsant sous la lueur des chandeliers de leur premier album sur Divorce, ces miniatures cristallines se détachent du sol et lévitent en perpétuité. Des basses dub cardiaques et des Stradivari désincarnés font un coussin où Leyland Kirby vient poser sa tête et vous flottez en transe jusqu’aux portes du paradis. À saisir absolument.
New Canadiana :: Get Out – Culture of Defeat
- Get Out
- Culture of Defeat
- (Thing Itself)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the bog scourge of Bryce Warnes:
Get Out is the self-described “downer literary pop” offshoot of Kingston hypno-noise crew False Face. In his sung-spoken missives, our psychopomp/vocalist alludes to Plato’s Cave, flexes his muscles in the mirror, morphs into a glacier, and name-drops E.J. Pratt’s ghost. With Culture of Defeat‘s eight songs alternating between march-along pop jams and tremulous introspection, this schlub-rock chapbook achieves a limping, sleep-cycle rhythm. Sound poetry for the footsore flâneur.
Du fléau des marais de Bryce Warnes:
Get Out est une filiale du groupe hypno-noise de Kingston False Face qui s’auto-proclame de la « pop littéraire déprimante ». Dans ses missives chantées-déclamées, notre chanteur-psychopompe fait allusion à la caverne de Platon, fait jouer ses muscles dans le miroir, devient un glacier et fait référence au fantôme d’E. J. Pratt Avec les huit chansons de Culture of Defeat, allant de la chanson pop entraînante à l’introspection tremblante, ce livret de rock maladroit avance à un rythme claudiquant et circadien. C’est de la poésie sonore pour les flâneurs aux pieds endoloris.
New Canadiana :: Dirty Beaches – Elizabeth’s Theme
- Dirty Beaches
- Elizabeth’s Theme
- (Kingfisher Bluez)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the quiet storm of James Lindsay:
Alex Zhang Hungtai continues his lonely trek down the cinematic instrumental highway, a similar stretch of road that he drove with his synth-laden contribution to the Statement four-way split. For this one-sided 7”, he makes a graceful left turn towards the quiet storm to a place few have been since the ’70s, contemplative and almost completely obscured by clouds.
De la tempête tranquille de James Lindsay:
Alex Zhang Hungtai poursuit son périple solitaire le long de l’autoroute instrumentale cinématique, une portion de route similaire à celle qu’il a parcourue avec sa contribution saturée de synthés pour le split à quatre Statement. Pour ce sept pouces à face unique, il vire à gauche tout en douceur vers la tempête tranquille que peu ont daigné braver depuis les années 1970, un endroit propre à la contemplation et obscurci par les nuages dans sa quasi-totalité.










