Tag: mellow
New Canadiana :: Rose Melberg – Distant Ships
- Rose Melberg
- Distant Ships
- (Kingfisher Bluez)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the glittering prizes of Penny Clark:
Rose Melberg’s striding drums and sunny melodies pedal her song like a bicycle through a bright green day. Recorded as part of the Kingfisher Bluez Single Sided Singles club, this 7” has the hazy, warm quality of a projection film reel. Her vivid guitar tone and calm-breeze vocals sail across the horizon, while the song disappears over the glittering waves just as abruptly as it begins. Melberg offers a brief memory of summer, the scent of the rich earth and gentle salt air.
Des récompenses étincelantes de Penny Clark:
(Traduit par la hâte du printemps de Catherine Gaucher)
Grâce à ses percussions marquantes et à ses mélodies ensoleillées, Rose Melberg pédale sur ses chansons comme sur une bicyclette défilant lors d’une radieuse journée. Enregistré pour Kingfisher Bluez et sa collection Single Sided Singles, ce 7 pouces possède une qualité diffuse, chaleureuse et comparable à celle même d’une bobine de projection de film. Ses tonalités vives de guitares et sa voix légère comme la brise voguent à l’horizon, tandis que ses chansons disparaissent tout aussi soudainement qu’elles étaient apparues, parmi les vagues scintillantes. Melberg nous livre un bref souvenir de l’été, un riche parfum de terre et d’air salin léger.
New Canadiana :: Meditapes – Meditape 1: Disconnection
- Meditapes
- Meditape 1: Disconnection
- (Brimfast Records)
- Ottawa, ON
- ::web/sounds::
From the sleepy head of Catherine Debard:
Sometimes some of us are heads on hollow bodies. Our feelings are drained out from our bored, harakiri’d hearts. We are barely ourselves, washed out and evanescent. Floating in an in-between state, we wait for something worth returning to on this earth’s strange reality.
Ottawa sound artist Tarek Al-Zand has set down an anchor for all those frail levitating bodies. Listening to the loops of home-made recording textures, tape hiss, profoundly moving guitars, and soothing ethereal voices, roots can dig out of those thick skins and find their way into a lucid meditation. At this exact moment, you think “Fuck my bed” and just lie on the wooden floor, eyes closed, and breathe. Because it is all too important. You suddenly remember how cool it is to live on a planet filled with awesome nature, organic and human mysteries, that every state is ephemera, and that you have a heart.
De la tête endormie de Catherine Debard:
(Traduit par Catherine Debard)
Parfois, certains d’entre nous sommes des têtes posées sur des corps vides. Les émotions s’écoulent de notre coeur las qui s’est fait hara kiri. Nous sommes à peine nous-mêmes, délavés et évanescents. Flottant entre deux états, nous attendons quelque chose qui mérite que nous replongions dans l’étrange réalité de la Terre.
Tarek Al-Zand, artiste sonore d’Ottawa, a jeté une ancre pour ces corps frêles en lévitation. En écoutant ces loops de textures d’enregistrement-maison, hiss de cassette, profondes guitares mouvantes et voix apaisantes éthérées, des racines peuvent transpercer ces peaux coriaces et trouver leur voie vers une méditation lucide. À ce moment précis, vous pensez “Fuck mon lit” et vous vous couchez sur le plancher de bois craquelé, les yeux fermés et vous respirez. Parce que c’est trop important. Vous vous souvenez tout à coup que c’est vraiment génial d’être en vie sur une planète remplie de natureincroyable, de mystères organiques et humains, que chaque état est éphémère et que vous avez un coeur.
New Canadiana :: Visrei – Firmament / Aokigahara
- Visrei
- Firmament / Aokigahara
- (Self Released)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the dreaming heart of AnneMarie Papillon:
(Translated by AnneMarie Papillon)
Take a deep, cleansing breath and exhale all your worries, far from the scholarly chaos, far from the 9 to 5. Take a break from the uncontrollable speed with an alternative pace, full of contemplative electronica and urgent beats. A defiance to surrender, Visrei might be the sheer personification of escape. It’s both an element of and a remedy to this rapid melancholy of our hearts constantly dreaming of an easier, slower life. In this place, our eyes linger longer at the majesty of the night sky, illuminated with sincerity.
Du coeur rempli d’étoiles d’AnneMarie Papillon:
Prenez une grande inspiration restauratrice, puis expirez tous vos soucis, loin du chaos estudiantin, loin du 9 à 5. Accordez-vous une pause loin du mouvement effréné pour prendre le temps de contempler les mélodies électroniques et les rythmes fébriles. Ennemi de l’abdication, Visrei incarne l’évasion même. Partie intégrante de cette fièvreuse mélancolie qui fait battre nos coeurs perpétuellement en quête d’une vie plus facile, plus lente, il en est également le remède. Une vie où nos yeux peuvent s’attarder plus longuement sur la majesté d’un ciel étoilé, illuminé de sincérité.
New Canadiana :: New Vaders – Dynamic Traxx Vol. 1
- New Vaders
- Dynamic Traxx Vol. 1
- (Limb Soup)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the sparkling caverns of Penny Clark:
The tape presents its songs in fragments, as if each were its own dream. Low, isolated notes take quick, staccato steps underneath a sun-streaked sky made of expansive chords and chirping melodies. Prismatic lines of sound intertwine with each other to create music that is complexly geometrical. Tom Whalen has consistently proven himself as a uniquely talented songwriter and a master of evocative harmonics. With his New Vaders project, he sends the listener through deep, sparkling caverns, into phosphorescent dust storms, across desolate moons and velvet icy space.
Des cavernes scintillantes de Penny Clark:
(Traduit par la résonance orbitale de Catherine Gaucher)
Cet enregistrement présente des chansons en fragments, comme si elles étaient chacune leur propre rêve. Des notes basses et isolées avancent rapidement en staccato sous un ciel strié de soleil fait d’accords vastes et de mélodies stridulantes. Des lignes prismiques de sons s’entrelacent pour créer une musique géométriquement complexe. Tom Whalen s’est toujours avéré être un auteur-compositeur exceptionnellement doué et un maître des harmonies évocatrices. Avec son projet New Vaders, il transporte l’auditeur à l’intérieur de profondes et scintillantes cavernes, dans de phosphorescentes tempêtes de sable, à travers des lunes sombres et dans la froideur d’un espace de velours.
New Canadiana :: Gold – Losing Your Hair
- Gold
- Losing Your Hair
- (Mammoth Cave Recording Co.)
- Calgary, AB
- ::web/sounds::
From the gossamer yearnings of David Ferris:
When it’s cold as fuck, put the top down and make a sojourn to a place which is beautiful, bittersweet and sepia-toned. The cymbals wash on forever and the almost-psychic interplay of guitars and harmonies chase each other, intertwining all plaintive and beautiful-like — all of this cast under a towering, sublime shadow.
In 2012, Kaelen Ohm and Rena Kozak, along with Chris Reimer and Matt Swann, recorded four excellent and affecting songs, and the context of the EP may be familiar to many of you.
The reason there are no proper synonyms for “bittersweet” is because these things seem obvious and natural to us until we attempt to nail them down. Breaking them up into smaller, more articulable components, we can never seem to capture it in the least, and all we are left with are gobbledygook fragments (like this very write-up). Let’s just leave this for now with “Drugs” being a straight-up perfect pop song: the right people in a room at the right time.
Des aspirations étoffées de David Ferris:
(Traduit de la trajectoire douce-amère de Catherine Gaucher)
Lorsqu’il fait foutrement froid, descendez votre toit ouvrant et dirigez-vous vers un endroit magnifique, doux-amer teinté de sépia. Une ombre sublime imprègne le microcosme où des cymbales s’effacent éternellement et où une interaction quasi-psychique s’établit entre guitares et harmonies qui se pourchassent, s’entrelacent, toutes aussi plaintives et belles qu’elles soient.
En 2012, Kaelen Ohm et Rena Kozak, accompagnés de Chris Reimer et Matt Swann, enregistrent quatre excellentes et émouvantes chansons. Certains d’entre-vous êtes familiers avec le contexte du EP en question.
Aucun synonyme ne peut exprimer l’exactitude symbolique du mot «doux-amer» parce que les choses ne nous semblent évidentes et naturelles qu’avant que nous ne tentions de précisément les définir. Même en les subdivisant en composantes plus petites, plus précises, nous n’arrivons jamais à les capturer le moins du monde et au final, nous nous retrouvons avec des fragments de charabia (comme cette critique). Laissons cela de côté pour l’instant avec « Drugs », une parfaite chanson pop sans détour : être avec les bonnes personnes, au bon endroit, au bon moment.
New Canadiana :: The Riderless – Sung High Mast
- The Riderless
- Sung High Mast
- (Self Released)
- London, ON
- ::web/sounds::
From the eavesdropping fauna of Javier Fuentes:
An autumn sunset peers in through the windows and onto the stable of instruments set out by the fire. Forest hymns cut through the rustling hush of the mountains as the repeating patterns entrance the eavesdropping fauna. The skin of each drum trembles as the wind outside picks ups strength, carrying nature’s debris to resting places amongst shards of glass and discarded cans. Conversing notes stay deep in their discussion as they weave together an acoustic drone with patience and virtuosity. Seasons elapse into the subconscious without notice. No need to look outside, the cycle will run its course.
De la faune discrète de Javier Fuentes:
(Traduit par le spleen saisonnier de Virginie Langlois)
Le soleil couchant d’automne perce à travers les carreaux et se reflète sur les instruments disposés près du feu. Les hymnes de la forêt transpercent le murmure silencieux des montagnes alors que les motifs récurrents ravissent la faune venue écouter discrètement. La peau de chaque tambour tremble à mesure que dehors le vent se renforce, transportant les débris de la nature vers des aires de repos au beau milieu des tessons de verre et des vieilles boîtes de conserve. Le dialogue des notes se poursuit et, avec patience et virtuosité, celles-ci se mettent à tisser un drone acoustique. Sans prévenir, les saisons s’écoulent dans le subconscient. Inutile de regarder à l’extérieur, le cycle suivra son cours.
Video :: Ostrich Tuning – “Floor” [Directed by: Ostrich Tuning]
- Ostrich Tuning
- "Floor"
- [Directed by: Ostrich Tuning]
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the wasteland march of James Lindsay:
Toronto’s Ostrich Tuning revisit one of the strongest songs from their first album as a stripped down demo version on their new video for “Floor.” Using Philippe Garrel’s cinematic walkabout La cicatrice intérieure as source material, the ethereal vocals from astral goddess Ami Spears sail over a deep post-punk rhythm that nods along instep to Nico’s wasteland march.
De la traversée désertique de James Lindsay:
(Traduit par Catherine Gaucher)
Pour leur nouveau vidéo, les Torontois Ostrich Tuning revisitent « Floor », une des meilleures chansons de leur premier album, et en livrent une version démo dépouillée. Sur les images de la promenade cinématographique qu’est La cicatrice intérieure de Philippe Garrel, la voix éthérée de la déesse astrale Ami Spears vogue au-dessus d’un profond rythme post-punk qui va au gré des pas de Nico à travers les terres désertes.
New Canadiana :: Justin Scott Gray – Adult Music
- Just Scott Gray
- Adult Music
- (Amok Recordings)
- Elliot Lake, ON
- ::web/sounds::
From the musical forecastings of Joshua Robinson:
A unique combination of folk and post-rock elements imbues these compositions by Elliot Lake’s Justin Scott Gray with an understated sincerity. Pressed to dual-colour cassette, the physical appearance of this release perfectly embodies the binary nature of Gray’s Adult Music. Side A (White) exudes the gentle stirrings of seasonal change, with instrumental elements coalescing to breathe an autumnal calm; a reminder of the palpable space between fall and winter that finds us grappling with the slow decay of the day as the temperate dark stifles the once bright early morning sky. Draped in an intimated melancholy as heavy as the misgiving in his hushed vocals, the songs of side B (Black) belong to the endless night of the cold winter, with frozen hands as substitutes for fragile hearts. This release exists as a poignant audio chronology, its lessons bound in stories hidden in the quiet yet battering liveliness of Gray’s musical forecastings.
Des prévisions musicologiques de Joshua Robinson:
(Traduit par AnneMarie Papillon)
Une combinaison unique d’éléments folks et post-rocks imprègne d’une sobre sincérité les compositions de Justin Scott Gray, en provenance d’Elliot Lake. Enregistré sur cassette audio deux tons, l’apparence physique de cette sortie représente parfaitement la nature binaire d’Adult Music. La face A, (blanche), exhale les doux émois des changements de saisons. Les instrumentations s’unissent pour souffler un calme automnal, un rappel de cet espace palpable entre l’automne et l’hiver où nous nous battons contre la lente décomposition du jour, la noirceur tempérée qui étouffe de plus en plus la lumineuse clarté matinale. Drapé dans une intime mélancolie, aussi pesante que ses vocalises presque faussement murmurées, les chansons de la face B, (noire), appartiennent aux nuits interminables de l’hiver, avec des mains gelées comme substitut aux coeurs fragiles. Cette oeuvre existe comme une poignante chronologie audio. Ses leçons sont masquées à travers les histoires à la fois tranquilles et farouches, des prévisions musicologiques de Gray.
New Canadiana :: Manuel Armidas – No Lights, Loud Music
- Manuel Armidas
- No Lights, Loud Music
- (God Athletics)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the wool mind of Catherine Debard:
(Translated by Catherine Debard)
Less is more. Tear your heart out. Drink (a lot of) wine with friends. Stay up too late. Stay true to your feelings. Care. Walk across a red light, cars coming quickly. Feel the adventure. Be sincere. Stay simple, lo-fi. Imperfection is beauty. Get inside an abandoned house. Feel the void that used to be plenty. Invent stories. Shout. Howl. The voice is far in the distance. The voice is whispering softly. The voice is broken. The voice is lucid and true. Break your heart, rings on the table of coffees past and to come. Rings of smoke elevate from tiny balconies. Raise the pain. Fumble towards love. Your pain is equal to my pain, is equal to a thousand million heartaches sewn as one. Being human is complex, confused, in all its fragiliy. The guitar is the perfect instrument to soothe, calm. Feel the shadows of Bonnie ‘Prince’ Billy, Loren Connors, Devendra Banhart. The lo-fi free-folk of Manuel Armidas’ No Lights, Loud Music is an intimate opus recorded in 2011.
De l’esprit laineux de Catherine Debard:
La simplicité. Prendre son coeur et l’arracher. Boire (beaucoup) de vin avec des amis. Se coucher trop tard. Rester vrai envers ses émotions. S’intéresser. Se soucier. Traverser une rue sur la lumière rouge, les voitures qui foncent. Sentir l’aventure. Être sincère, être lo-fi. Les imperfections forment la beauté. S’infiltrer dans une maison abandonnée. Sentir le vide qui a déjà été plein. S’inventer des histoires. Crier. Hurler. La voix est lointain. La voix chuchote, la voix est brisée. La voix est lucide et vraie. Briser son coeur. Les cernes de cafés passés et futurs sont sur la table. Les cercles de fumée s’évaporent de minuscules balcons. Élever la tristesse. Tâtonner vers l’amour. Ta douleur est égale à ma douleur, est égale à mille millions de coeurs brisés cousus ensemble. Être un humain, complexe, confus, dans toute sa fragilité. La guitare est l’instrument parfait pour apaiser, calmer. On sent les ombres de Bonnie ‘Prince’ Billy, Loren Connors, Devendra Banhart. L’opus intimiste free-folk lo-fi de Manuel Armidas, No Lights, Loud Music, a été enregistré en 2011.
New Canadiana :: Surely I Come Quickly – Life is Neverending
- Surely I Come Quickly
- Life Is Neverending
- (Self Released)
- Saskatoon, SK
- ::web/sounds::
From the neverending story of Joshua Robinson:
Surely I Come Quickly’s Life Is Neverending is a hazy accompaniment to the short film that shares its name. Throughout, there is the succinct omnipresence of a gradual build to a catastrophic end that remains within arms reach, rooted in place as if determined to outlast the bombast of the swells and surges that never quite come to fruition. The subtlety of these recordings is captivating, with lo-fi basement artistry and a minimalism fueled by sleepless nights. Aron Zacharias of The Wizards has crafted a soundtrack to accompany the brief intervals between calm and clamour, meandering about as opposed to crashing into the walls that house the echos of his ambience.
De l’histoire interminable de Joshua Robinson:
(Traduit par les vagues nordiques d’Andréanne Dion)
Life Is Neverending de Surely I Come Quickly est un accompagnement brumeux du court métrage qui porte le même nom. Tout au long de l’album, le développement graduel qui mène à une fin catastrophique est omniprésent et reste à portée de main, enraciné comme s’il était déterminé à survivre au gonflement des vagues et aux déferlements qui ne se réalisent jamais vraiment. Les subtilités de ces enregistrements sont captivantes et révèlent un talent artistique lo-fi de sous-sol et un minimalisme alimenté par des nuits sans sommeil. Aron Zacharias de The Wizards a créé une bande-son pour accompagner les brefs intervalles entre calme et cacophonie, qui vagabondent plutôt que d’entrer en collision avec les murs dans lesquels habitent les échos de son ambiance.






![Ostrich Tuning - "Floor" [Directed by: Ostrich Tuning]](https://weirdcanada.com/wp-content/uploads/2013/11/ostrich_tuning-video.jpeg)



