Tag: mellow

Wyrd Chill v1

Wyrd-Chill

Maybe you are rolling alone. Shift into a low gear. Open your windows. See that hill ahead? Climb it anyway. Roll into the long coast of nothing.

Peut-être que vous roulez seul. Mettre en marche basse. Ouvrez votre Windows. Vous voyez cette colline en avant? Montez de toute façon. Rouler dans la longue côte de rien.

New Canadiana :: Dwell – Dwell

Weird_Canada-Dwell-Dwell

Dwell is the brainchild of Andrew Noakes, captured by Felicity Williams’ vocals and enveloped in the thick molten honey of his accompaning musicians. Each note quivers and ebbs, begging for release on every crescendo. Will you surrender to the apex? Will you revel in the acme?

Dwell est l’invention originale d’Andrew Noakes, capturé par la voix de Felicity Williams et enveloppé dans le miel chaud et épais de ses musiciens accompagnateurs. Chaque note tremble et décline, demandant jouissance sur chaque crescendo. Allez-vous abandonner au sommet? Allez-vous vous délectez dans l’acmé?

Dwell – Afternoon Soliloquy

Dwell – Fallowfield

New Canadiana :: Birch Barks – abcc

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Under layers of swelling voices we hear a pulsing timeline. The embrace of a subconscious metronome. Keeping pace. Knocking from ear to ear. A comforting companion on an introspective early morning drive, well in advance of the warming light. Birch Barks’ abcc connects on the second lowercase “c.” A second note that beckons, anchoring our ears for a repeated listen.

Sous les couches des voix qui s’élèvent, on entend une chronologie pulsante. L’étreinte d’un métronome subconscient. Il suit l’allure. Il frappe d’une oreille à l’autre. Un compagnon rassurant sur la route introspective du petit matin, bien avant la lumière chaleureuse. L’album abcc de Birch Barks s’unifie sur le deuxième “c” en minuscule. Une deuxième note qui attire, en ancrant nos oreilles pour nous le faire écouter en boucle.

Birch Barks – Nez Peak

Birch Barks – Gravity Straps

New Canadiana :: Nimbes – Les Oiseaux, La Distance

Weird_Canada-Nimbes-Les_Oiseaux_La_Distance

Les Oiseaux, La Distance is a sprawling guitar-pop floater from the shoegaze vortex of Québec. Nimbes’ reverbed-soaked bellowings emerge from the dissonant moments before choice, abandonment, and paralysis. Les Oiseaux, La Distance’s magnetic tape will render all hopeless, buried below warm blankets of minor-key deliverance.

Les Oiseaux, La Distance est un corps flottant tentaculaire en provenance du vortex shoegaze de Québec. Les échos des mugissements humides créés par Nimbes émergent de l’instant précédant le choix, l’abandon et la paralysie. Les Oiseaux, La Distance annihilera tous vos espoirs. Votre seul désir, enfin, sera de vous enfouir sous de chaudes couvertures aux tonalités mineures de délivrance.

Nimbes – Jeloana

Nimbes – Les Peintres

New Canadiana :: Noro – Nightingale

Noro - Nightingale

Calgary’s Samuel Hoeksema walks with eyes closed as layered vocals emanate from the speakeasy lullaby-mouths of reassuring winds, bringing with them the electronic chirrups of the Nightingale of surrender. Singer/songwriter sensibilities are professed alongside the intimation of vocal and synthetic textures of ambient-folk silhouettes. Worlds collide as plumage ossifies to form a battered armour, personalized by the conflagration of spirit-world meanderings. Weightless sound-steps through the wood pine forests of our back-of-the-mind echoscapes embody the tangential networking of the cracks in our skin; a lucid and zephyric capturing of time personified by the grains of sediment thrown up by the collapse of towering, incorporeal monoliths. Nightingale whispers at the windowpane, its breeze comforting itself in the resonant syntaxes of late dusk night-speakers.

Le Calgarien Samuel Hoeksema marche les yeux fermés. Des voix superposées émanent des berceuses clandestines chantées par des vents rassurants qui amènent avec eux les pépiements électroniques de Nightingale. Les sensibilités du compositeur-interprète sont présentées aux côtés des textures vocales et synthétiques suggérées par la silhouette du folk ambiant. Des mondes différents entrent en collision et des plumages s’ossifient pour former des armures usées, personnalisées par l’embrasement d’un monde spirituel nébuleux. Des bruit de pas légers résonnent dans les forêts de pins qui peuplent nos esprits inconscients et incarnent les réseaux divergents de notre peau craquée, comme une saisie lucide et douce du temps, personnifié par les grains de sédiments qui se soulèvent dans l’effondrement d’immenses monolithes incorporels. Nightingale murmure à la fenêtre, sa brise se réconforte elle-même dans les syntaxes sonores de la nuit tombante.


Noro – For Joy


Noro – Armor

New Canadiana :: Whimm – Wm

Whimm - Wm

Layered guitars inexorably wail and drone on this lofty post-rock release, riding the waves of a drummer nurturing a personal vendetta against crash cymbals. A horror surf swell that brings to mind Deerhoof’s “Giga Dance” propels the single, “Michigan Mustang”. Chaos, trance and groove come together to form an insoluble whole. Wm exists in a dimension all its own – one unfettered by stasis or the commonplace.

Des guitares stratifiées hurlent et bourdonnent inexorablement sur cet opus post-rock spacieux, surfant sur les vagues d’une batterie entretenant une vendetta contre la cymbale crash. Un surf d’horreur dans la houle qui rappelle la “Giga Dance” de Deerhoof propulse le single “Michigan Mustang”. Chaos, trance et groove se fondent pour former un tout insoluble. Wm gravite dans sa propre dimension, affranchi des lois de l’inertie et des lieux communs.

Whimm – Framed

Whimm – Michigan Mustang

New Canadiana :: Mystic Triangle – EP

Mystic Triangle - EP

A shimmering shard broken off from a kosmische comet, Benjamin Oginz’ Mystic Triangle loses the astral guitar swarms, but emphasizes much of the minimal darkness found on the near perfect debut of his other cosmic project, Mimico. While staying true to his school of modulation, this hypnotic gothic will appeal to downer-loving late night bat cave smokers and early morning sun rise meditators alike.

Tel l’éclat scintillant d’une comète kosmische, le triangle mystique de Benjamin Oginz élague les essaims d’une guitare astrale mais accentue le côté sombre de la minimale que l’on trouve sur la première sortie presque parfaite de son autre projet cosmique, Mimico. Tout en restant fidèle à son école de modulation, ce personnage gothique hypnotique séduira tout autant les fumeurs des cavernes de chauve-souris, couche-tard, amateurs de substances tranquillisantes, que les lève-tôt qui méditent au lever du soleil.


Mystic Triangle – Faceless (Admiring a Flame)


Mystic Triangle – Modern Language

New Canadiana :: Bad River – Bad River

Bad River - Bad RiverBad River - Bad River

Listening to Bad River is like tubing down a big warm glowing stream with buds, wearing your most comfortable sweater and seeing it all through your favourite filter (mine’s magic-hour). It’s a pleasant voyage that’s immediately intimate, wrapping you up like a dip in perfect-temperature water. Thom Huhtala picks these tunes from the primordial mud of our collective consciousness, and envelops them in layers of murky drift. The bits that emerge above the stalled shoreline and fasten onto our minds ring out high and clear, like the cicada song of late-summer blues. It might be a lazy river, but it’s taken fully in earnest.

Écouter Bad River ressemble à la descente d’une rivière aux eaux chaudes et étincelantes entre amis, vêtu de son chandail le plus confortable en admirant le tout à travers son filtre préféré (le mien, c’est l’heure de la magie). Le doux voyage, instantanément intimiste, vous enveloppe dans la tiédeur d’une baignade parfaite. Thom Huhtala sélectionne les chansons dans le terreau primordial de la conscience collective et les enrobe dans plusieurs couches de limon. Les fragments qui émergent des eaux stagnantes atteignent les berges et s’agrippent à l’esprit, puis claironnent haut et fort, tel le chant du grillon avec son blues de fin d’été. Si le courant est las, le passager, lui, est imbu de solennité.


Bad River – Yard Sale (introduction)


Bad River – Downtown

New Canadiana :: Matthew Dunn – All Is

Matthew Dunn - All Is

Doc Dunn flings open the shutters of perception on this vinyl-only expedition into the inner cosmos. Switched on to heliocentric frequencies, these home-recorded heatwaves were laid down Portastudio style as the blueprint for future flights in a group incarnation, yet stand alone as a soothing and spellbinding trip. Side A starts off with a series of soft-focus sketches varying in degrees of abstraction, but the pair of longer pieces on the flip is where it really lifts off. The 11-minute “All Is And Ever Will Be” hovers on a hazy organ drone with muted splatter-clatter skimming below the surface like a one-man Flower-Corsano Duo. Closer “Earth House” is the coolest pool of equanimity, layering echoed keys with electronic squelch and a headbobbing rhythm to bring the journey back to Satchidananda.

Doc Dunn ouvre grand les volets de la perception avec ce parcours du cosmos intérieur, disponible exclusivement sur vinyle. Ces vagues de chaleur sonores, réglées sur des fréquences héliocentriques et enregistrées maison à la Portastudio, constituent autant un modèle pour des explorations de groupe futures qu’un voyage en soi, à la fois envoûtant et apaisant. La face A présente une série de vignettes floues à degré d’abstraction variable, mais les deux longues pièces du verso décollent pour de bon. Sur « All Is and Ever Will Be », qui dure 11 minutes, la vibration d’un orgue vaporeux est troublée par le fracas d’une batterie sauvage, évoquant une fusion en un seul être du duo Flower-Corsano. La finale, « Earth House » est un lac frais d’équanimité aux sédiments de claviers réverbérés, de giclements électroniques et de rythmes entraînants qui vous ramènent vers le Satchidananda.

Matthew Dunn – Earth House

Matthew Dunn – Worlds of Wonder

New Canadiana :: David and the Woods – David et les bois

David and the Woods - David et les bois

Late in 2013, a few satyrs chose to show their hairy backs to the English language while playing their flutes for a relocated fauna. David and the Woods are some of those tricksters, hiking uphill over ten years of invisible trails to their original lair, only to reflect on themselves and re-emerge as David et les bois. Their meticulousy crafted odes, synthesizing Dyonisian grunge and Orphic folk, are largely paying their toll to the ferryman. Here we are, startled souls, rushing to these restored shores, from the pond where antique reveries of love and dismemberment get played, to the tree hiding its fruits from the ones hungry for meaning. The secret of David’s reconstructed skin oozes in its roots. As they intermingle together, suggesting everything but a sterile prodigal son’s tomb, they spring up again as a ubiquitous rhizome.

Ils sont quelques satyres qui, tard en 2013, ont choisi de montrer leur dos velu à l’anglais et de jouer de leur flûte pour une faune relocalisée. David and the Woods est l’un de ces vire-capot, remontant quant à lui dix ans de sentiers invisibles jusqu’au ravage originel pour se réfléchir David et les bois. Ses odes soignées syncrétisant grunge dionysiaque et folk orphique, paient largement leur écot au passeur. Sur cette rive rénovée, on se rue, touriste ahuri ou garde forestier, de la mare où se joue un antique rut aquatique à l’arbre qui dérobe ses fruits aux affamés de sens. C’est dans ses racines que le pari de cette peau revirée est relevé : s’enchevêtrant d’imagination prodigue, jamais tarie, toujours rejaillissant, rhizome ubique.

David and The Woods – Scaphandre

David and the Woods – Brûle-gueule