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New Canadiana :: Paula – Relaxed Fit
- Paula
- Relaxed Fit
- (Ethereal Sequence)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the blue sunrise of Simon Frank:
More than a year after it was released online, Paula’s Relaxed Fit hits the vinyl big time. In the meantime, Tops guitarist David V. Carriere’s alter ego has helped me soundtrack 12-hour bus rides, poured out of roommates’ speakers during exam season, and made it to the playlist at a party or two. Relaxed Fit is a high-quality collection of semi-electronic, hyper-positive pop miniatures. Punchy drum machines, synth hooks, and cut-up processed guitars set up meaningless/meaningful, melancholic/euphoric lyrics. Even Cadence Weapon stops by for a guest verse, and on “Totally Nice” (one of two previously unreleased tracks) most of the chorus is just “ecstasy!” shouted out. So only one question remains: when we will get the Prime Cuts 12”?
American dreamers: David Carriere from Paula is currently on tour with his other band TOPS. They’re playing shows with Sean Nicholas Savage and King Krule. See the Arbutus Records page for more info!
Du lever de soleil bleu de Simon Frank:
(Traduit de l’aube azur de Catherine Gaucher)
Plus d’un an après sa sortie en ligne, Relaxed Fit de Paula nous frappe de plein fouet en vinyle. Entre-temps, l’alter ego de David V. Carriere, guitariste de Tops, m’a déjà fourni la bande sonore pour mes interminables périples d’autobus, a joué dans les haut-parleurs de mes colocs durant les fins de session et s’est immiscé dans une fête ou deux. Semi-électronique et ultra-positif, Relaxed Fit est une brillante collection de miniatures pop. De percutantes boîtes à rythmes, des synthés entraînants et des collages de guitares modulées mettent la table pour des paroles insignifiantes/signifiantes, mélancoliques/euphoriques. Même Cadence Weapon s’invite le temps d’un couplet, tandis que le refrain de «Totally Nice!» (l’un des deux titres précédemment inédits) est un pur cri d’« extase! ». Une seule question demeure : quand aurons-nous droit au 12 pouces de Prime Cuts?
New Canadiana :: Land of Kush – The Big Mango
- Land of Kush
- The Big Mango
- (Constellation)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the hazy alley of Matty Jeronimo:
Sam Shalabi’s latest offering on Constellation Records features cascading and propulsive female vocals vying for position with a 20-person-strong orchestra, channeling the chaos of Cairo. Piano contemplation and droning eastern strings are circled by sporadically violent horns. Electric guitars surf an endless wave of jittery melodies. Western song forms furtively meet Middle Eastern and Indian harmonies and textures in a hazy alley just off Tahrir Square. At its most dramatic, The Big Mango travels the same road as Die Anarchistische Abendunterhaltung. At its grooviest, it offers parallels to (but never emulates) golden era Afro-jazz. The all-female vocals performed (and written) by various members of Montreal’s indie rock scene are beamed to our planet from a parallel world where radical equality and expression rule. Throw this on the turntable and you might forget winter is looming.
De l’allée brumeuse de Matty Jeronimo:
(Traduit par Lisa Rose)
L’offrande la plus récente de Sam Shalabi au label Constellation Records est caractérisée par des chants féminins propulsifs qui luttent contre un orchestre fort de 20 personnes. Il fait penser au chaos du Caire. Un piano contemplatif et le bourdonnement de cordes indiennes sont encerclés sporadiquement par des cors violents. Les guitares électriques surfent sur une vague infinie de mélodies excitées. C’est une rencontre entre les formes du monde occidental et du Moyen-Orient dans une ruelle brumeuse près de la Place Tahrir. À son moment le plus dramatique, « The Big Mango » voyage sur les traces de Die Anarchistische Abendunterhaltung. À son plus “groovy”, il offre un son parallèle (sans jamais tomber dans l’émulation) à l’afro – jazz de la grande époque. Les chants, tous féminins, sont interprétés (et écrits) par plusieurs membres de la scène indie-rock Montréalaise et rayonnent d’un monde parallèle où une égalité radicale et une liberté d’expression règnent. Si tu mets ce disque dans ta table-tournante, il se pourrait que tu oublies que l’hiver approche.
New Canadiana :: Bernard Gagnon – Musique Électronique (1975-1983)
- Bernard Gagnon
- Musique Électronique (1975-1983)
- (Tenzier)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the sea lunch of Jesse Locke:
Musique Électronique (1975-1983) is another fascinating archival dig from Tenzier, the vinyl reissue label exclusively dedicated to Quebec’s avant past. Bernard Gagnon’s roots run deep into the Montreal subterrain with woefully under-documented projects ranging from the “speed-psych” band Gandarhva to MetaMusic alongside Kevin Austin, founder of Concordia’s Electroacoustic Studios. After rubbing shoulders with no less than Xenakis and Cage, Gagnon hunkered down to workshop his own radiophonics, seven of which are collected in this snazzy reish.
The multi-part Moog suite “Gwendoline Descendue!” leads things off with a series of brain-tickling passages self-dubbed “musical giallo”, but to these ears sounding closer to a Gristleized El Topo. “Dictée” warps a harried vocal phrase and scribbling pencil into mutant concrete, while closer “Gololo-Mashta” refigures rock group samples into rhythmic shards presaging the sound of Zs. Best of all is “Totem Ben”, an aqueous outernational head-nodder created on Synclavier II that bangs like proto-Hobo Cubes. Stylish b&w cover art from the hyper-talented Felix Morel makes this a must-grip.
Du goûter océanesque de Jesse Locke:
(Traduit par le tricotin à mots d’Aliké Harel)
Musique Électronique (1975-1983) est un autre trésor dépoussiéré par Tenzier, maison de rediffusion de vinyles dédiée exclusivement à l’avant-garde québécoise d’autrefois. Les racines de Bernard Gagnon plongent au creux de l’underground montréalais avec des projets lamentablement sous-documentés tels le groupe psychédélique ultra rapide Gandarhva en passant par MetaMusic formé avec Kevin Austin, fondateur de Electroacoustic Studios à l’Université Concordia. Après avoir côtoyé rien de moins que Xenakis et Cage, Gagnon se retire dans son antre pour travailler sur ses propres radiofréquences, dont sept sont réunies dans cette réédition bichonnée.
« Gwendoline Descendue! », suite en plusieurs mouvements au synthétiseur Moog, ouvre le bal avec une série de passages titilleurs de neurones, un enregistrement qualifié par Gagnon de « giallo musical », mais qui se rapproche plutôt à mes oreilles d’El Topo joué par Throbbing Gristle. « Dictée » distord une phrase anxieuse et un crayon gribouilleur pour obtenir un mutant de musique concrète, alors que la finale « Gololo-Mashta » remanie des extraits de groupes rock en éclats rythmés et annonce le son de Zs. La meilleure piste demeure toutefois « Totem Ben », une création exonationale diaphane sur Synclavier II qui bûche comme du proto-Hobo Cubes et vous fera hocher de la tête en cadence. Avec en prime une pochette signée par l’hyper talentueux Félix Morel, sautez sur cet album immédiatement.
New Canadiana :: Monomyth – King Does This Not Please You? (Behold the Power)
- Monomyth
- King Does This Not Please You? (Behold the Power)
- (Self Released)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the smoke and mirrors of Johnnie Regalado:
An offering from below. A self-aware relic. Sacrificial lamb for the gods of rock. This would surely please the kings. There’s enough blissful harmony here to make a chorus of angels bashful. There are enough duels to the death between dual guitar lines to spill a carpet of blood. Monomyth have composed their opera in a house of mirrors. Twang and tones flex from concave to convex, fine-tuned over a friendly game of cards between fiends. Behold the power….
De la poudre aux yeux de Johnnie Regalado:
(Traduit par l’équilibre de Julie Forget)
Une offrande provenant de plus bas. Une relique qui se connaît bien. Une victime expiatoire pour les dieux du rock. Cela plairait sûrement aux rois. Il y a ici une assez grande harmonie bienheureuse pour rendre les anges d’une chorale timides. Il y a assez de duels à mort entre les doubles lignes de guitare pour faire couler un tapis de sang. Monomyth a composé son opéra dans une maison de miroirs. Des sons de corde pincée et des tonalités se courbent en traits concaves et convexes, bien réglés lors d’une partie de cartes amicale entre démons. Voici la puissance…
New Canadiana :: B.A. Johnston – Mission Accomplished
- B.A. Johnston
- Mission Accomplished
- (Mammoth Cave Recording Co.)
- Barrie, ON
- ::web/sounds::
From the chud love of Matthew Lazenby:
Southern Ontario’s slacker supreme, B.A. Johnston, returns with another helping of lo-fi scumbaggery. With subjects ranging from the splendour of GST cheques to going on bar crawls with aliens, Mission Accomplished revels in pop culture through the eyes of the great unwashed. Those who have witnessed the controlled chaos that is a B.A. Johnston live show will not be disappointed by the rambling humour of his latest offering. For anyone unfamiliar, this collection of comedic anti-folk storytelling — accompanied by a beat up acoustic guitar or 8-bit keyboard swirls — will act as the ideal introduction to one of Canada’s great eccentrics.
De l’amour de la chud de Matthew Lazenby:
(Traduit avec la tête dans les étoiles par Andréanne Dion)
B.A. Johnston, l’ultime fainéant du sud de l’Ontario, est de retour avec une autre portion de saloperies lo-fi. Avec des sujets allant de la splendeur des chèques de TPS au récit de soirées arrosées avec des extraterrestres, Mission Accomplished baigne dans la culture populaire telle que vue à travers les yeux de la populace. Ceux qui ont été témoins du chaos contrôlé qu’est un spectacle de B.A Johnston ne seront pas déçus par l’humour décousu de son plus récent album. Pour tous ceux qui ne sont pas familiers avec B.A. Johnston, cette collection de récits humoristiques anti-folk accompagnée de guitares acoustiques déglinguées ou de tourbillons de clavier 8-bit sera une introduction parfaite à l’un des grands excentriques du Canada.
New Canadiana :: OK Vancouver OK – Food Shelter Water
- OK Vancouver OK
- Food Shelter Water
- (Kingfisher Bluez)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the aching care of Joel Thibert:
If you’re not familiar with OK Vancouver OK’s impressive back catalogue, Food Shelter Water is a great place to start. Channeling tenderness, the environment, and driving yelp-rock in joyous rotation, the band charges through 14 songs that often glorify nature without ever proselytising it. “I’ve Been Since I’ve Been” oscillates and churns, pulling you along with aching care before building and ending on a thick rising bassline. The album cuts a wide swath, ranging from the frantic questioning yips of “What’s My Memory For?” to the mounting, hopeful yearn of “I Want Children to Swim in a River They Can Drink From”. Cup your tea, hold hands, and make time for this record.
Des douloureuses précautions de Joel Thibert:
(Traduit en se préparant un thé par Hugo Hyart)
Si le stupéfiant catalogue de OK Vancouver OK ne vous est pas familier, Food Shelter Water est un bon début. Canalisant la tendresse, l’environnement et un entraînant rock glapissant en de joyeuses rotations, le groupe charge avec 14 morceaux qui glorifient souvent la nature sans jamais en faire le proléthisme. « I’ve Been Since I‘ve Been » oscille et tournoie, vous entraînant avec de douloureuses précautions avant de se constituer et de finir en une épaisse ligne de basse. L’album fauche large, allant de jappements interrogateurs frénétiques et anxieux de « What is my memory for ? » à l’aspiration pleine d’espoir réconfortant de « I Want Children to Swim in a River They Can Drink From ». Versez-vous une tasse de thé, tenez-vous par la main, et prenez le temps d’écouter ce disque.
New Canadiana :: Dirty Inputs – Oberon EP
- Dirty Inputs
- Oberon EP
- (Self Released)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the orbiting radar of Adam Bradley:
Awake to this. Drifting in the void, on double-axis spin, a vast dappling of starlight perforates an ocean of black. Oberon delivers us to this, the view of a stone on course through the solar system, a voyeuristic tour of sublimity. It invites us to visit its namesake, a moon of Uranus that orbits some 2,720,000,000 kilometers away from Earth. Using warm synths, software and drum machines, Aaron Dawson (Off The International Radar), chose to approach ambient electronic music with a classical mind. At times channeling Gustav Holst, this suite explores the reaches of epic expanse, liminal space and plain awe.
Du radar en orbite d’ Adam Bradley:
(Traduit à 2,720,000,000 kilomètres d’Obéron par Andréanne Dion)
Prenez-en conscience. À la dérive dans le vide, dans une révolution sur deux axes, une immense étendue d’étoiles mouchète un océan de noir. Oberon nous livre ceci, la vue d’une pierre qui traverse le système solaire, une visite voyeuriste de la sublimité. Il nous invite à visiter son homonyme, une lune d’Uranus qui orbite à quelques 2,720,000,000 kilomètres de la terre. À l’aide de synthétiseurs chaleureux, de logiciels et de boîtes à rythmes, Aaron Dawson (de Off The International Radar) choisit d’aborder la musique électronique ambiante avec un esprit classique. Évoquant parfois Gustav Holst, ces morceaux explorent les confins d’une étendue interminable, l’espace frontière et l’émerveillement pur et simple.
New Canadiana :: TV Freaks – Two
- TV Freaks
- Two
- (Schizophrenic Records)
- Hamilton, ON
- ::web/sounds::
From the TV eye of Joel French:
If Iggy Pop looked less like a catcher’s mitt and more like a tattooed shit-disturber with a beer gut. If the Stooges played spastic punk at breakneck speeds. If they all still had the early energy of the Funhouse days. Then maybe they could hold a candle to these Hamilton punks’ live performance. This record sounds and feels just like that. I dare you to stay calm.
De l’œil télévisuel de Joel French:
(Traduit par la danse effrénée d’Andréanne Dion)
Si Iggy Pop ressemblait moins à un gant de baseball et plus à fouteur de merde tatoué avec une bedaine de bière. Si The Stooges jouaient du punk spasmodique à une vitesse casse-cou. Si ils avaient encore l’énergie du début, au temps de Funhouse. Alors peut-être pourraient-ils arriver à la cheville de la performance en direct de ces punks d’Hamilton. Cet album évoque ce son et ces sentiments. Je vous défie de rester calme.
New Canadiana :: Plays:four – Lay Doe EP
- Plays:four
- Lay Doe EP
- (More Than Human)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the soothing disembodiment of Kristian Voveris and Yu Su:
The breathing flow and looping samples of Plays:four (Sam Beatch, Jonathan Scherk and Ellis Sam) craft a soothing sense of disembodiment as the mundane world rolls steadily through your windows on a grey, disoriented morning. Opening with an inviting trickle of watery, tropically warm sounds punctuated with an irregular kicking groove, “Cuit” eventually gives way to a sweltering ambience, driven by laid back percussion. Keeping the EP alive from falling asleep in its haze, or rather guiding its somnambulist listener, are scattered snippets of unique clatters and clinks, or moments like the dreamy climax in “Phyto”, with a nostalgic Jan Jelinek-inspired landscape strangeness. The warmth of analog electronics paired with intricate production turns even more obfuse melodies into pleasing hooks. These are sounds that find their own ways into places in your consciousness if you let them.
De la désincarnation apaisante de Kristian Voveris et Yu Su:
(Traduit par Astrid Arlove)
Le flot aéré des échantillons en boucle de Plays:four (Sam Beatch, Jonathan Scherk et Ellis Sam) crée un sentiment apaisant de détachement, alors que le monde banal défile sans interruption à travers votre fenêtre au cours d’un matin grisâtre et désorientant. Débutant avec le ruissellement invitant de sons tropicaux liquides et tièdes ponctués d’un groove irrégulier et claquant, « Cuit » se transforme finalement en une ambiance accablante, dirigée par des percussions décontractées. Des bribes éparpillées de cliquetis et de tintements uniques ou des moments comme l’apogée rêveuse de « Phyto », qui offre un paysage étrange à la Jan Jelinek, empêchent cet album de s’endormir dans son confort embrumé, ou plutôt guident son auditeur somnambule. La chaleur des appareils électroniques analogiques, mariée à une production complexe, transforme même les mélodies les plus obtuses en d’agréables airs. Ce sont des sons qui font leurs propres chemins à l’intérieur de votre conscience, si vous les laisser faire.
New Canadiana :: Chevalier Avant Garde – Resurrection Machine
- Chevalier Avant Garde
- Resurrection Machine
- (Fixture Records)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the bedroom goth-disco of Pavan Brar:
Melancholy and bliss permeate the entirety of Resurrection Machine, infiltrating the body via the auditory organs and spreading throughout. On their newest release, Chevalier Avant Garde show a great command of the ability to transduce lows into mid-tempo grooves, a transformative process impelling one to both dance and sulk. A composite of ambient electronics and reverbed post-punk vocals, the band’s collective consciousness echoes from within to without, emitting cold psychical waves which set up a suitable aura to welcome the arrival of fall.
De la chambre disco gothique de Pavan Brar:
(Traduit par l’inspiration de Julie Forget)
La mélancolie et le bonheur imprègnent Resurrection Machine en entier, en infiltrant le corps par les organes auditifs et en s’y étendant d’un bout à l’autre. Dans leur plus récente parution, les membres de Chevalier Avant Garde maitrisent parfaitement l’art d’accélérer les grooves lents, un processus de transformation qui incite autant à danser qu’à se renfrogner. Mélange de musique électronique ambiante et de voix post-punk reverbérée, la conscience collective du groupe résonne de l’intérieur vers l’extérieur en émettant de froides vagues psychiques qui créent une ambiance propice à l’accueil de l’automne.










