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Ex Libris // New Canadiana :: The H and Madison Dinelle – On Organization

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These bleeps from the deep mark a transition for Francesco De Gallo and Jesse Osborne Lanthier, shifting from harsh realms to kosmische, electroacoustic to outsider techno. On Organization, an A/V collaboration with photographer Madison Dinelle, dissects their process of creation and deconstruction in sleek monochrome. Of course, the duo has since moved on to new sounds and aliases, continuing to scrape away at the vast unknown.

Ces bips des profondeurs marquent une transition pour Francesco De Gallo et Jesse Osborne Lanthier, qui passent du criard au kosmische, de l’électroacoustique au techno étranger. On Organization, qui est une collaboration audio-vidéo avec la photographe Madison Dinelle, dissèque leur processus créatif/déconstructif en monochrome épuré. Depuis, le duo a bien évidemment poursuivi sa route vers de nouveaux sons et de nouveaux noms, grattant inlassablement devant l’immensité de l’inconnu.


The H and Madison Dinelle – Chaos


The H and Madison Dinelle – Balance

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New Canadiana :: Ames Sanglantes – Defects of a Crystal Lattice

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It’s a heavy slice of pitch-black material, the stuff that supports us through inter-relatedness. The mass and viscosity of which takes time to apprehend, and further study to understand it’s irregularities. Defects of a Crystal Lattice tells us to look closely and then ever closer at the things things are made of. We can always separate the bottom-most layer and uncover the next underworld, bubbling and cognate.

C’est une matière lourde noire comme du goudron; un truc pour nous soutenir à travers l’ interrelationnalité. Il faut du temps pour appréhender sa masse et sa viscosité, et encore bien des études pour comprendre ses irrégularités. Defects of a Crystal Lattice nous invite à regarder de près, de toujours plus près, les choses qui composent les choses. Et chaque fois, on peut séparer la dernière couche pour découvrir un nouvel enfer bouillonnant et analogue.

TRACKNAME

Âmes Sanglantes – Defects of a Crystal Lattice

Âmes Sanglantes – Presence of Impurities

New Canadiana :: Sam Shalabi – Mindlessness

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…and then, from out behind the dark gathering clouds, we were given this brilliantly long-form, strikingly personal and emotionally involving surrealistic double-cassette, kaleidoscopically blending world-wise field recordings, poetic monologues about sex, drugs and mysteries, and densely sweet psychedelic experimental bliss from Sam Shalabi’s seemingly bottomless vaults. The listener is immersed in a wide array of deeply musical explorations which flow into, out of and through one another like a mind lucid with travel, clarity and expansion, meditation and thought thought thought…

Perhaps the best Sam Shalabi release I’ve ever heard, and certainly a landmark album in its own right, Mindlessness was recorded sporadically from 2003-2011 and mixed in Cairo sometime more recently. Its vision is best compared to Luc Ferrari’s experiments, but also such audio verite releases as the first album by godspeed you black emperor (albeit, being stretched and quartered on some medieval torture table), or dare I say Neil Young’s Journey Through The Past, only without any of the rock songs or ’70s commercial pomp. What’s left is a pure expression in moving audio verite sound and third ear listening, a personalized impression of Cairo with tripped out lenses and psychedelic filters to spare. Get ready for a long, strange trip, with a lot of “What”s along the way. Fans of contrabass marathons, street performances where there’s livestock running around, and gritty spoken word about things that matter to those who care, listen up to Mindlessness, and let yourself go.

Puis, du tréfonds des nuages se rassemblant au loin, nous fut donné cette double cassette surréaliste, brillante dans sa longueur, étonnamment personnelle et émotionnellement engageante, mélangeant tel un kaléidoscope des enregistrements sur le terrain en prise directe avec le monde, des monologues poétiques impliquant sexe, drogue et mystère, et une douce et dense béatitude psychédélique des chambres fortes apparemment sans fond de Sam Shalabi’s. L’auditeur est enseveli dans une large série de profondes explorations musicales qui coulent à l’intérieur, à l’extérieur et au travers d’entre elles comme un esprit lucide au fil du voyage, clair et en expansion, méditatif comme une pensée, pensée, pensée…

Peut-être la meilleure sortie de Sam Shalabi que j’ai pu entendre, et certainement un album marquant qui a tout pour se le permettre, Mindlessness a été enregistré sporadiquement entre 2003 et 2011, et mixé au Caire plus récemment. Sa vision pourrait être comparée aux expériences de Luc Ferrari, mais aussi à une vérité audio telle que le premier album de godspeed you black emperor (bien qu’étirée et écartelée sur un chevalet de torture médiévale) ou encore, oserais-je, à Journey Through The Past de Neil Young, mais sans aucune des chansons rock ou des pompes commerciales des années 70. Il ne reste alors que la pure expression de l’émotion audio dans la vérité du son, l’écoute intuitive, avec la troisième oreille, une impression personnalisée du Caire à travers des verres optiques trippés et assez de filtres psychédéliques pour tout le monde. Tenez-vous prêts pour un long voyage étrange, avec de nombreux points d’interrogation tout au long du chemin. Fans des marathons de contrebasse, des performances de rue au milieu du bétail, et de spoken word graveleux qui importe pour ceux qui s’en soucient, plongez dans Mindlessness, et laissez vous aller.


Sam Shalabi – A Duck Inside You

New Canadiana :: Ramzi – Dezombi

Ramzi - Dezombi

On her first release for Los Discos Enfantasmes, Montreal’s Ramzi revitalizes her sound with a glass of Tubby citrus. Her worldly schizo meditations stretch and bump in a psilocybin blender set at the lowest speed, at times sounding like DJ Screw soundtracking Rez.

Dancehall influences peak through on “Byouwa Twopikal,” but the lackadaisical, lysergic pop-and-lock under the song’s surface makes the whole ship rock in angular momentum. Penultimate banger “Ti-Ponch Moun Yo” paints a freaky nightclub where Shangaan electro and Pharoah Sanders are commonplace. Like the best moments of LA’s tropical pop-trippers Sun Araw, Dezombi occupies a similar space where genres are blended, arranged, and melted down into a potent chemical confection that tastes as sweet and spicy as floating over a volcano must feel.

Pour sa première sortie sur le label Los Discos Enfantasmes, la montréalaise Ramzi perfectionne le son qui la caractérise grâce à un verre de jus d’agrumes à la sauce Tubby. Ses méditations schizo s’étirent et heurtent un mélangeur de psilocybine réglé à la vitesse minimale; à certains moments ça ressemble à DJ Screw jouant Rez.

Les influences de la piste de dansesont les plus évidentes sur « Byouwa Twopikal » mais le pop-and-lock languissant et trippant qui affleure à la surface de la chanson permet au navire tout entier d’atteindre une dynamique saccadée. L’avant-dernière détonation « Ti-Ponch Moun Yo » nous transporte dans une boîte de nuit bizarre où Shangaan electro et Pharoah Sanders sont monnaie courante. Comme aux meilleurs moments des pop-trippers tropicaux de LA Sun Araw, Dezombi est ce type de lieu où les genres sont mêlés, arrangés, fondus pour aboutir à une décoction puissante à la fois sucrée et épicée, proche de ce qu’on doit ressentir en flottant au-dessus d’un volcan.

Ramzi – Ti-Ponch Moun Yo

Ramzi – Byouwa Twopikal

New Canadiana :: Le fruit vert – Passiflore

Le Fruit Vert - Passiflore

This rapt cassette of forlorn vocal incantations wades into myriadical mires of keyboard vexations. Honourary enchantresses-de-Montreal, Andrea-Jane Cornell et Marie-Douce St-Jacques, raise our gaping eyes to a misted sonic eclipse while slowly uncloaking their sounds of the witching hour at the pace and shade of pitch itself. Mood-wise, gravity is buoyed by sprite celestial baby giggles and earthly cricket chirps amid improvised urban modes. For this release, eeriness abounds and melodies bow down. Take the time to reap the passionfruits of this labour.

Cette cassette contemplative imprégnée d’incantations vocales désespérées patauge dans une myriade de vexations de clavier. Les enchanteresses honoraires de Montréal Andrea-Jane Cornell et Marie-Douce St-Jacques lèvent nos yeux béants vers une éclipse solaire embrumée tout en dévoilant lentement leurs sons ensorcellants au rythme et à la nuance du pas. Du côté de l’humeur, la gravité est balisée par des éclats de rires de bébés farfadets célestes. Pour cette parution, le frisson abonde et les mélodies se courbent. Prenez le temps de cueillir les fruits de la passion de ce labeur.

Le fruit vert – éphémérides

Le fruit vert – La Castiglione

New Canadiana :: Riccardo Lucchesi // J Hanson – Course of Empire

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A dissertation in audio on a mystic subject: the essence of an empire (the one south of the border) through the miraged eyes of two different artists — one a resident, the other a regular visitor.

J Hanson’s side: A movie for the ears that takes you, as the cover art suggests, to territories above reality. The empire rises and construct itself into all of the frightening horrors and greatness it implies.

Riccardo Lucchesi’s side: A single 25-minute piece entitled “The Blood of Empire (Black as Coal)” that takes you on a thick and liquid trip. The grimy underbelly of the empire reveals what it took to establish the darkness at its essence, buried in an obscure cave where birds sing and strange creatures dwell. As you move through the unreal galleries of the mine (at a steady pace like a ghost on a stray orbit), queer lights begin to flash — or perhaps they’ve always flashed. Who can this be? The American Myth is seen here through eyes that witness the mysteries which are normally obscured. Sometimes you’ve got to listen to the things you can’t see.

Une dissertation audio sur un sujet mystique : l’essence d’un empire (celui au sud de la frontière) à travers les yeux emmiragés de deux artistes différents : l’un autochtone, l’autre visiteur régulier.

Du côté de J. Hanson: Des films pour les oreilles qui vous emmènent, comme peut le laisser penser l’illustration en couverture, dans territoires au-dessus du réel. L’Empire se lève et se construit avec toutes les effrayantes horreurs et les grandeurs que cela implique.

Du côté de Riccardo Lucchesi: Une seule pièce de 25 minutes, “The Blood of Empire (Black as Coal)”, un voyage épais et liquide parfois. Le côté enfoui et sale de l’Empire, ce qu’il a fallu pour établir la noirceur de son essence, au fond d’une grotte obscure ou des oiseaux chantent et d’étranges créatures évoluent. Tandis que l’on avance à travers les galleries iréelles de cette mine (à un rythme constant comme un fantôme sur une orbite détournée), de curieuses lumières se mettent à clignoter, ou ont-elles toujours clignotées. Qui cela peut-il bien être ? Le Mythe Américain se perçoit ici à travers des yeux qui voient des mystères que tout le monde ne voit ou ne remarque pas. Des fois il faut écouter ces choses, ces choses tout simplement invisibles.

Riccardo Lucchesi – The Blood of Empire (Black as Coal) [excerpt]

New Canadiana :: Bataille Solaire – Baal Shamash et Son Char Céleste

Bataille Solaire - Baal Shamash et Son Char Céleste

Asäel Robitaille drifted listeners into an earthbound psych-pop lull on The Lemon Tape, but on this solo expedition he fires up the thrusters into uncharted space. Time-shifting arpeggios and soft comets of synth create a vessel for his sidelong explorations, seamlessly flowing from one zone to the next. Montreal main-stay Félix Morel contributes a perfectly tripped collage for the foldout, part Mati Klarwein and part Barbarella. A+ all around.

Asäel Robitaille drifted listeners into an earthbound psych-pop lull on The Lemon Tape, but on this solo expedition he fires up the thrusters into uncharted space. Time-shifting arpeggios and soft comets of synth create a vessel for his sidelong explorations, seamlessly flowing from one zone to the next. Montreal main-stay Félix Morel contributes a perfectly tripped collage for the foldout, part Mati Klarwein and part Barbarella. A+ all around.

Bataille Solaire – Part One

New Canadiana :: Claudio – Long Weekend

This new supra formation of fringeward minds takes a slice of sleaze from Man Made Hill and channels his sexual purity through a classic electro lens. Claudio sees our favorite synth-funk predator fuzed with Bennifer‘s Jacob Harwood, a pairing of extravagant space and narrative that grants Long Weekend solice amongst rare instrumental jammers of its calibre. Guaranteed to jack your Radioshack™ speakers and sizzle the chromium dioxide plating their groove. Lovingly packaged in a die-cut J-Card and produced for maximum dance-floor overdrive by Brandon Hocura.

Cette nouvelle supra-formation de têtes marginales prend une pointe de vulgarité de Man Made Hill et transforme sa pureté sexuelle avec une lentille classique électro. Claudio trouve notre préféré prédateur de synthé-funk mêlé avec Jacob Harwood de Bennifer, un jumelage de l’espace et de récit extravagants qui donne le réconfort à Long Weekend parmi les musiciens rares instrumentaux de leur qualité. C’est garanti d’exploser tes haut-parleurs de Radioshack™ et de cuisiner le dioxyde de chrome qui les plaquent. Emballé avec soins dans une pochette imprimée et fait pour la vitesse maximale sur la piste de danse par Brandon Hocura.

Claudio – 20Wenty

Claudio – Long Weekend

New Canadiana :: Das Amore feat. JLK – Lo sveglio del estasi

To describe Lo sveglio del estasi as “weird” is almost unfair. The subjectiveness of this far-out nightmare turned disco-limbo creates a genre of uncertainty, which is so sexual that I’m afraid I’m the only one who feels this way. I feel naked and awake but in a trance-like state, swaying and bobbing in a slow motion dance alone in Parts Unknown. Das Amore and JLK sound simultaneously natural and synthetic, with drum beats that come from the knocking of a headboard. This trip takes you out of yourself for the shortest half hour of your life and drops you off wanting to ride again.

Décrire Lo sveglio del estasi comme “bizarre” est presque injuste. La subjectivité de ce cauchemar excentrique devenu disco-limbo crée un genre d’incertitude, qui est si sexuel que j’ai peur que je sois le seul qui a ce sentiment. J’ai l’impression d’être nu et réveillé mais dans une sorte de transe, en chancelant dans une danse solitaire dans les Parts Unknown. Das Amore et JLK ont l’air simultanément naturel et synthétique, avec les rythmes du tambour qui viennent du cognement d’une tête de lit. Ce voyage te fait sortir de ton corps pour les trentes minutes les plus courtes de ta vie et te laisse l’envie de voyager encore.

Das Amore feat. JLK – Introduzione al desiderio de la pelle

Das Amore feat. JLK – Soddisfazione impossibile

New Canadiana :: JLK- Empty Spaces

JLK gets downright medieval on her latest cassette. Looping and layering wraithlike vocals with skin-flaying scraps of sandpaper guitar, she re-assembles each piece to create Burroughs-style cut-ups. The XX chromosome of Velvet Chrome has unveiled a sui generis sound in her fittingly desolate shreddery, akin to driving alone on a cactus-lined highway. Shedding genres like snake skins without stopping to gaze at ghosts of artists past, she leaves it all in the rear-view while plotting her next move. GRRRRRIIIIIPPPPP…

JLK devient complètement médiéval sur sa dernière cassette. Faisant des boucles et superposant des vocales de spectres avec des morceaux de guitares de papier sablé à en écorcher la peau, elle réassemble chaque pièce pour créer des coupures de style Burrough. Le chromosome XX de Velvet Chrome a dévoilé un son unique dans son déchirement justement désolé, s’apparentant à conduire seul sur une autoroute alignée de cactus. Se défaisant de genres comme le peau d’un serpent sans arrêter pour regarder les fantômes d’un artiste passé, elle laisse tout dans le rétroviseur pendant qu’elle planifie sa prochaine action. SSSAAIISIIISSSEEZZ…

[audio:http://weirdcanada.com/wp-content/uploads/2011/07/Weird_Canada-JLK-01_Looking_for_Jim_Sullivan.mp3|titles=JLK – Looking for Jim Sullivan] JLK – Looking for Jim Sullivan

[audio:http://weirdcanada.com/wp-content/uploads/2011/07/Weird_Canada-JLK-05_Temporal_Space_II.mp3|titles=JLK – Temporal Space II] JLK – Temporal Space II