Tag: lo-fi

New Canadiana :: Fish Food – For Mortimer

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Small town Southwestern Ontario is a place with time to kill between house shows. Fish Food fills up the time by mashing hands against instruments and writing lyrics for a brother, a partner, a friend, and even the mean drunk guy, while having big big plans in a small small pond. For Mortimer is homespun and hard hitting, like the smell of cookies in your childhood home which you gobbled for granted. When creativity in this age hits fast and slick, Fish Food reminds us there’s still time for new friends, handmade cassettes, and songs with throwback indie vibes and topical beats.

Le sud-ouest de l’Ontario est une petite ville où il y a du temps à tuer entre les spectacles faits main. Fish Food remplit ces temps morts en frappant ses mains contre des instruments de musique et en écrivant des paroles de chansons pour un frère, un partenaire, un ami et même le méchant type saoul, tout en ayant de grands, grands plans dans un petit, petit étang. For Mortimer est fait maison et percutant tout comme l’odeur des biscuits que vous engloutissiez pour acquis quand vous étiez petits. Malgré cette ère dans laquelle la créativité ne fait que passer, Fish Food nous rappelle qu’il est encore temps de se consacrer aux nouvelles amitiés, aux cassettes artisanales, aux rythmes tropicaux ainsi qu’aux chansons composées d’ondes indie qui retournent aux sources.

Fish Food – Maxwell

Fish Food – (is too fast)

New Canadiana :: DEATH KART – s/t

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Super poppers from BC’s Isle of Slack mix the fuzz with psych proclivities to make a sound brimming with the vigor of beach bummers and the steady flow of lo-fidelities. Down-tempo slackers spill their guts with the richness required to spin lysergic daydreams into hazy somnambulisms, replete with the rich overture of waking to repeat the cycle.

Super poppers venu de l’île du Slack en Colombie-Britannique mixent les tendances fuzz et psych pour produire un son qui déborde de la vigueur de flâneurs de plage et du flux constant de basse-fidélités. Les slackers down-tempo vident leur sac avec la richesse requise pour faire tourner des rêveries lysergiques en somnambulismes vaporeux, remplis de la riche ouverture du réveil pour répéter le cycle.

Death Kart – Beach Bummer

Death Kart – Years

New Canadiana :: Nighttime – Summer EP

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Summer Sadness is a common affliction. Under the long shadows of July, idleness leaves too much room for thought and anxiety. In peeling, blistered skin, the heat of August is suffocating. After eyes spend too long on parts exposed, time passes in recovery. The romance of the season finally burns out when freshets of autumn wind revive and sing farewell to misery.

La tristesse estivale est une affliction commune. Sous les ombres longues de juillet, l’oisiveté laisse trop de place à la réflexion et l’anxiété. Les ampoules font lever la peau; la chaleur d’août est suffocante. Après que les yeux aient trop regardé les parties exposées, le temps passe en convalescence. La romance de la saison s’éteint finalement lorsque les crues venteuses d’automne reviennent et chantent adieu à la misère.

Nighttime – July

Nighttime – O What a Misery!

New Canadiana :: Shōgun – The End

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Hiding in an empty room that is waiting to be filled, Shōgun’s The End stirs the ghosts that rest under chipped baseboards and deep carpet that has never seen the sun. Some strings loop while others creep outwards, towing in the cloudy glow of the late summer sky. These five songs eagerly fill the imperfect spaces where we sometimes reside. And the corners of our mind that all too easily lay dormant.

Caché dans une pièce vide qui n’attend qu’à être remplie, The End de Shōgun tire de leur repos les fantômes qui se trouvent sous les plinthes écaillées et la moquette épaisse qui n’a jamais vu la lumière du jour. Quelques cordes jouent en boucle alors que d’autres se glissent à l’extérieur et remorquent à l’intérieur la lueur ennuagée d’un ciel de fin d’été. Ces cinq morceaux remplissent les espaces imparfaits qu’il nous arrive d’habiter. Et les coins de notre esprit qui se laissent bien trop facilement gagner par le sommeil.

Shogun – Dots and Loops

Shogun – Gazing At Your Face Reflecting the Beauty of the Moon

New Canadiana :: The Moas//Susan – Skid Fiction

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Dreamgaze. Post-finery. Soft tendrils emanating from an otherwise monstrous beast. This plastic coffer possesses a value equivalent to the effort required to reorient centripetal force. Its sinusoidal offering is the crispy clangor that all soft-served and crusty hounds too weak from offerings of stale scraps have been waiting for. It serves as testament to the fact that little is more important than the giants who walk among us: our peers as boisterous lo-fidelities too loud to ignore and too ardent to overlook. These minstrels are jovian in size; fictions factual; non-sequiturs whose static residuals entertain hopes for future Skid.

Du dreamgaze. De la post-parure. De tendres vrilles émanant d’une bête par ailleurs monstrueuse. Ce coffre en plastique possède une valeur équivalente à l’effort requis pour réorienter la force centripète. Son offrande sinusoïdale est le beding-bedang croquant qu’ont attendu tous les enragés mous et croustillants rendus trop faibles à force de se contenter d’oblats de restes rassis. Cette cassette sert à témoigner du fait que peu de choses sont plus importantes que les géants qui marchent parmi nous : nos pairs, à savoir des chansons lo-fi chahuteuses trop bruyantes pour qu’on les ignore et trop passionnées pour qu’on n’en tienne pas compte. Ces ménestrels sont d’une taille jovienne. Des fictions factuelles, des coq-à-l’âne dont les résidus statiques entretiennent l’espoir sur le Skid à venir.

The Moas – Jovian

Susan – Stranger Fiction

New Canadiana :: The Walls Are Blonde – Karaoke’eko

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Here is the last bittersweet popsicle of a long-gone summer vacation. If you remember correctly, it was presented to you by the cheshire-grinned ice-cream man whose smile belied the fact he was ready to embark on a vacation of his own. You’d hoped the fun in the sun would never end. You’d vowed to see your first kiss again one day. You wanted to make that popsicle last forever. How naïve. Those golden days are mere memories – lost to the rear-view mirror of time from the moment Mom and Dad finished loading the minivan. Look at you now! Where did things go so wrong?

Voici le dernier popsicle doux-amer d’un congé estival révolu. Si tu t’en souviens bien, tu l’as reçu du marchand de glaces dont le sourire, évoquant celui du chat du Cheshire, dissimulait le fait qu’il était lui-même prêt à partir en vacances. Tu avais espéré que le plaisir au soleil ne finirait jamais. Tu t’étais juré de revoir un jour le partenaire de ton premier baiser. Tu voulais faire en sorte que ce popsicle dure toujours. Quelle naïveté! Ces jours radieux ne sont plus que de simples souvenirs, perdus dans le rétroviseur du temps à partir de l’instant où Maman et Papa ont fini de charger la fourgonnette. À présent, regarde-toi! À quel moment les choses ont-elles si mal tourné?

The Walls Are Blonde – I Count Tears

The Walls Are Blonde – Morning Birds

Video :: Jack Thomas – Not For You

 

Jack Thomas blows you a kiss from the bottle. Smooth, and easy…shhhhhh. As sweet as summer’s kiss. Raining rose petals just for you, for us. Blurring in and out to create a man of charm, of mystery, of…desire. I give in.

Jack Thomas vous envoie un baiser de la bouteille. À l’aise et facile… chut. Aussi doux qu’un baiser d’été. Des pétales de rose pleuvent juste pour vous, pour nous. Ils s’estompent pour révéler un homme plein de charme, de mystère, de… désir. Je capitule.

New Canadiana :: The Lonely Parade – Splenda Thief

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There is a desire for the real and the raw on “Splenda Thief,” a title that reflects a need to strip away the artifice for an experience that can only be described as truthful. Slowly revealed over the course of the EP, The Lonely Parade use their music as a weapon of sonic destruction to strip away the feigned and the forced. The first half of their tape strikes physically, pulsating over a wall-of-sound and lo-fi vocals to awake the senses. Those physical sensations are brought into embracive light on the latter end, awakening a disclosure ceaselessly being uncovered but continuously being sought.

On sent le désir de l’authenticité à l’état brut en écoutant Splenda Thief, un titre qui illustre la nécessité d’éliminer tout artifice d’une expérience qui ne peut qu’être qualifiée de vraie. Révélée lentement tout au long du EP, la musique de The Lonely Parade sert d’arme de destruction sonore pour éliminer tout ce qui est feint et faux. La première moitié de l’enregistrement vient nous chercher physiquement en faisant vibrer un mur de sons et de voix pour réveiller les sens. Ces sensations se transforment plus tard en lumière, réveillant l’inconnu qui se révèle constamment, mais que l’on cherche toujours.

The Lonely Parade – Mono

The Lonely Parade – Mono

Video :: New Love Underground – “Prom Night Break Up”

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It’s hard not to fawn over the cloying melodrama of New Love Underground’s “Prom Night Break Up”. They use the forest to frame quick and poignant shots weaving in and out of a synth dream ballad. Nearly four minutes of bouncing between catharsis and nostalgia; a contrast we know and love. Regardless of how your prom night turned out, there is a schmaltz about this video that we can all relate to.

Difficile de ne pas lécher les bottes du mélodrame mièvre qu’est Prom Night Break Up de New Love Underground. Le duo utilise la forêt afin de cadrer des clichés instantanés poignants qui se faufilent à travers une ballade onirique sur synthétiseur. Cette dernière représente près de quatre minutes de rebondissements entre la catharsis et la nostalgie; un contraste familier qu’on aime. Peu importe comment s’est terminé votre bal de finissants, il y a, dans cette vidéo, un sentimentalisme auquel on peut tous s’identifier.

New Canadiana :: OK Jazz – Ok Jazz

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Who remembers weird Canadian sketch comedy Kids in the Hall? OK Jazz do, dedicating a jocular titled track to the pitiful sexist with vegetation for hair. OKJ knows what peeves Cabbage Head and do it best by diving into the fine art of tiered satire. OKJ chants for gender equality in harmonious solidarity. Clean guitar and complimenting overdriven bass tones slither underneath blissful singing. The sound is indefinite and signature throughout their debut. OKJ can belt a shrill voice to drive their take home message; to join their people’s club. Anybody is invited. Embrace the state of mind and you won’t be waitlisted.

Qui se rappelle de Kids in the Hall, cette émission canadienne à l’humour étrange? OK Jazz s’en souvient et dédie un titre plaisantin à ce pitoyable sexiste aux cheveux végétaux. OKJ sait ce qui se trame dans cette tête de chou et l’illustre parfaitement grâce à l’art fin de la satire à niveaux multiples, célébrant l’égalité des sexes dans la solidarité harmonieuse. Une guitare claire complémentée de tons de basse surmultipliée s’immisce sous un chant merveilleux. Sur ce premier album, le son reste indéfini tout en étant distinctif. Mais OKJ peut également scander son message d’une voix stridente : joignez-vous à notre club! Tout le monde est le bienvenu. En adoptant cet état d’esprit, vous pouvez oublier la liste d’attente.

OK Jazz – Cabbage Head

OK Jazz – Fuck the Boys Club