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New Canadiana :: Various Artists – MTL Tapes

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Victoriaville, QC label La Cohu ties up the tendrils of Montreal’s subterrestrial creepers with its latest three-cassette comp. These heroes in a clamshell appear to be (loosely) aesthetically sequenced, but there’s no way to avoid a few head breakers with this sonic swath. The celestial tone floats of A Sacred Cloud, Event Cloak and Christian Richer crash-land on the scorched ground of Wapstan and thisquietarmy. A glitched trip from Bataille Solaire gets anti-harsh-mellowed by the faded pop daydreams of RU Real and Xarah Dion. Rock earns a drill killing from Drainolith and Shining Wizard, while the skewed loops of Ala Vjiior ride a merry-go-round on Dalí’s melted clock.

Le label de Victoriaville (Qc), La Cohu, vient boucler les vrilles sousterrestres rampant sous Montréal avec cette tri-composition sur cassette. Ces héros à carapace semblent avoir été (vaguement) programmés esthétiquement, mais on ne peut éviter un ou deux casse-têtes avec cette bande audio. Les sons divins paraissent émaner de l’écrasement de A Sacred Cloud, d’Event Cloak et de Christian Richer sur le terrain carbonisé de Wapstan et de thisquietarmy. C’est un trip bogué de Bataille Solaire protégé par l’anti-pétage-de-bulle des vieilles rêveries pop de RU Real et de Xarah Dion. C’est du rock se faisant découper à la machette par Drainolith et Shining Wizard pendant que les boucles tordues d’Ala Vjiior chevauchent le carrousel d’une horloge fondue de Dali.


Event Cloak – August


R U Real – Headless


Ala Vjiior – PXC BIRX

New Canadiana :: Dada Centauri – III

Dada Centauri - IIIDada Centauri - III

Like twin steamliners heaving through the restless sea, both sides of this tape from Burro bros Andrew Hume and Whitney Ota (on various “modular/mono/poly/synths, electronics, tapes, junk, noise”) simultaneously exude an airy and naturally ominous but overwhelmingly machinistic environment of aquatic immersion. The foggy drones and steam engine beats peak and rise like smooth brushstrokes, vividly conjuring a poly-mod dream where you’re flying but the sunset is nothing more than a sea of trees. In the end, this isn’t music that tells you anything explicitly, feeds you mantras of life and death, nor tries to teach you a lesson. It simply invites you along on its ominous journey; what you learn and take away from the ride is ultimately up to you.

Tel deux paquebots à vapeur identiques fendant les vagues de la mer agitée, les deux côtés de cette cassette concoctée par les Burro bros Andrew Hume et Whitney Ota (à l’aide de différents « modulaire/mono/poly/syntés, électroniques, cassettes, déchets, bruit ») exsudent un spacieux environnement d’immersion aquatique spacieux et naturellement inquiétant, mais aussi excessivement machinal. Les bourdonnements embrumés et les battements de machine à vapeur vont et viennent vers leur apogée tel de fluides coups de pinceau, conjurant avec clarté un rêve poly-modulaire dans lequel vous planez, mais où le coucher de soleil peine à percer la surface d’un océan d’arbres. Finalement, ce n’est pas une musique qui est explicite dans ce qu’elle exprime, qui vous nourrit de mantras de vie ou de mort, ou qui essaie de vous apprendre une leçon. Elle vous invite simplement à faire partie de son périlleux voyage; en fin de compte, ce que vous en retirez dépend de vous.


Dada Centauri – A (excerpt)


Dada Centauri – B (excerpt)

New Canadiana :: Ala Vjiior – Clocks

Ala Vjiior - Clocks

Ala Vjiior is Hobo Cultist Francesco de Gallo’s un-hinged exploration of appropriation music. Warped vinyl is processed, tapes are flipped and reversed. Sound is profoundly altered in a way no concrete poetry can express. Clocks is appropriately abstract as it explores beginnings and ends, shifting and skittering through a variety of moods. At times the tense tones seem to be vying to score Cronenberg’s next body-horror before slowly easing into what might be an eco-acoustic study of the far future. A perfect recording for losing yourself.

Ala Vjiior est l’exploration sans bornes d’emprunts musicaux à laquelle s’est livré Francesco de Gallo, de Hobo Cult Records. Le traitement du vinyle voilé ainsi que les bandes magnétiques renversées et inversées altèrent le son d’une manière si profonde qu’aucune poésie concrète ne peut l’exprimer. Clocks est abstrait à souhait, car il glisse sur la palette d’humeurs qu’il explore d’un bout à l’autre. Parfois, les tons lourds semblent se disputer la trame sonore du prochain musée des horreurs de Cronenberg avant de s’amenuiser peu à peu vers ce qui pourrait être l’écologie sonore d’un avenir lointain. Bref, c’est l’enregistrement rêvé pour s’oublier.

Ala Vjiior – The Last

New Canadiana :: Charles Barabé – Taches

Charles Barabé - Taches

Charles Barabé filled 2013 with relentless discoveries and mind trips through his La Cohu imprint, including this standout solo release. High frequencies conjure an endless fall that makes you think you’re moving forward, as deserted souls of all shapes welcome you to an Elysian field, going round this multi-coloured star at the speed of a tranquil rollercoaster wagon. Sometimes you meet hikers rambling on mountains with no top or base. On the eardrum canvas, the “taches” made by his aural paintbrushes shape a flow to help you find meaning or just contemplate in ataraxia. Much like everything in existence, huh? But beware, for the traps of generalization are numerous. Your mind is in space, yet your ears still hear bits from where you’re sitting. Faraway places in our cranial box are right here. Look! This tape is yet another pair of glasses, showing us once again how the experimental music that seems to resonate so much in Quebec can be bewitchingly evocative. This one is sadly sold out, but we should be hearing more from Barabé in 2014. Dope!

Charles Barabé ne s’est pas épargné pour truffer 2013 de découvertes et de voyages de l’esprit à travers sa marque La Cohu, dont cette remarquable sortie solo. De hautes fréquences te portent dans une chute sans fin qui te fait penser que tu vas en avançant, tandis que des âmes désertées de toutes formes t’accueillent dans un Champ Elyséen faisant le tour de cette étoile multicolore à la vitesse d’un wagon de montagnes russes calme. Parfois tu rencontres des randonneurs se promenant sur des montagnes sans sommet ni base. Sur le canevas du tympan, les « tâches » laissées par des pinceaux auriculaires forment un courant qui t’aide à trouver un sens ou que tu peux contempler en ataraxie. Un peu comme tout dans l’existence, non? Mais prends garde, car les pièges de la généralisation sont nombreux. Ta tête est dans l’espace, mais tes oreilles entendent encore des bribes de là où tu es assis. Les endroits reculés dans notre boîte crânienne sont juste là. Regarde! Ce tape est encore une autre paire de lunettes, nous montrant une fois de plus comment la musique expérimentale qui semble tant résonner au Québec peut être aussi évocatrice et ensorcelante. Celui-là est malheureusement épuisé, mais on devrait entendre à nouveau parler de Barabé en 2014. Cool !

Charles Barabé – Taches A (extrait)

Charles Barabé – Taches B (extrait)

New Canadiana :: Various Artists – Perdu dans l’abysse

Various Artists - Perdu dans l’abysse

What happens when two of the most productive entities in Canada team up? They go down to the abyss on the edge of the known world. Taking cues from the James Cameron film with aliens coming from beneath for a change, they make a detour from their trail of galactical altitude. The companions of Jeunesse Cosmique stop by La Cohu for a submarine ramble, trading their spacesuits for scubas. Past a certain depth, beyond conventional human conceptions and away from any stellar ray, this is a space odyssey the other way round into Neptune. Resting in deep ambience, altered heaviness, forgotten gravities. Hazy Montagne Mystique dip our stars’ dust in the water to depths where the sun can’t reach. YlangYlang makes us dance in analgesy until there’s no up or down anymore. Velvet Glacier distort us our minds with enunciations and killer vibes. Téléphone Maison touches the bottom to take its pulse, as we briefly see what it is to be the other. Makes me want to see the movie.

Que se passe-t-il quand deux des entités les plus productives du Canada font équipe ? Ils descendent dans l’abysse aux frontières du monde connu. Prenant son inspiration du film de James Cameron avec les aliens venant des profondeurs pour changer, ils font un détour de leur chemin d’altitude galactique. Les compères de Jeunesse Cosmique passent chez La Cohu pour un petit tour en sous-marin et troquent leurs combinaisons spatiales pour des scaphandres. Passé une certaine profondeur, au-delà des conceptions humaines convenues , loin de tout rayon stellaire, une odyssée de l’espace dans l’autre sens direction Neptune. Ambiances reposantes et profondes, pesanteur altérée, gravité oubliée. Hazy Montagne Mystique propage notre poussière d’étoiles sous l’eau jusqu’aux profondeurs où le soleil n’éclaire plus. YlangYlang nous fait valser en analgésie et nous fais oublier haut et bas. Velvet Glacier va ensuite distordre nos esprits en énonciations et en vibrations qui tuent. Téléphone Maison touche le plancher abyssal pour prendre son pouls, tandis qu’on entrevoie le fait de devenir l’autre. Ça donne envie de voir le film.

Velvet Glacier – L’unique (Remix pour Marie Davidson)

Téléphone Maison – Au chevet des profondeurs

New Canadiana :: Mor† – Plethora

Mor† - Plethora

Renowned audio scientists Jesse Osborne-Lanthier, Samuel Vipond and Matthew Wadell have been working on new reality bending technologies catering to the burgeoning extraterrestrial marketplace. Working in state of the art circuit-bending laboratories funded by interplanetary arts grants, they’ve decided to release their annual shareholders report in the form of a 40 minute tape. Having travelled through the transdimensional portal themselves, they have included field recordings from nymph colonies and other distant systems. Their intricate synth manipulations chronicle this meta exploration through warbling frequencies and static squalls that build and unravel like a pinball machine on autopilot. Recent stock reports point to a high demand for these groundbreaking works, so hurry up and tune in before the signal gets overrun.

Les célèbres scientifiques du son Jesse Osborne-Lanthier, Samuel Vipond et Matthew Wadell travaillent sur des technologies qui altéreraient la réalité afin de répondre au marché extraterrestre en pleine croissance. Bossant dans des laboratoires de pointe du circuit bending financés par des subventions interplanétaires en arts, ils ont décidé de publier leur rapport annuel aux actionnaires sous la forme d’une cassette de 40 minutes. Ils y incluent des enregistrements de colonies de nymphes et d’autres lointains systèmes captés lors de leurs propres voyages dans le portail transdimensionnel. Leurs manipulations complexes des synthétiseurs racontent cette métaexploration à l’aide de fréquences gazouillantes et de rafales de parasites qui se construisent et se défont comme une machine à boule sur pilote automatique. Selon les derniers rapports d’inventaire, il y a une forte demande pour ces œuvres révolutionnaires, alors hâtez-vous d’être à l’écoute avant que le signal ne disparaisse.

Mor† – Side A (excerpt)

Mor† – Side B (excerpt)

New Canadiana :: Jean-Sébastien Truchy – Système A

Jean-Sébastien Truchy - Système A

For this particular opus, Jean-Sébastien Truchy leaves a ghost spaceship (controlled by automatons to be precise) floating in intersidereal space. Système A exposes a series of “systems” (Compositions? Improvisations? Experimentations) numbered like test tubes. These are games our player-searcher can then reuse into something like this. Grip the tape from Charles Barabé’s la cohu label, and check out the rest of his stacked catalog!

Pour cet opus particulier Jean-Sébastien Truchy, laisse son vaisseau spatial fantôme (contrôlé par des automates) flotter dans l’espace intersidéral. Système A expose une série de « systèmes ». (Compositions ? Improvisations ? Expériences) numérotés comme des éprouvettes. Ces jeux que notre joueur-chercheur élaborent peuvent ensuite être réutilisés dans des choses comme ça. Choppez cette cassette sur la cohu, le label de Charles Barabé et jetez un coup d’œil au reste de son fabuleux catalogue.

Jean-Sébastien Truchy – Système 16

Jean-Sébastien Truchy – Système 17