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New Canadiana :: Juliana LaChance – HEYAHO

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After climbing all sixteen branches of the astral oak that stands tall beside mirrored waters, you find yourself at the crown, above the leaves. Choral voices rain down and the ancient truths they sing sound familiar and otherworldly. They unhinge you. The message is understood and glassy strings pluck and dance across your eye-lids, encouraging a deep contemplative slumber. Once awake the tree is seen towering above you, just as mysterious as before. It calls to you to climb, and as always, you oblige.

Après avoir escaladé les seize branches du chêne astral qui s’élève bien haut près des eaux réfléchies, vous vous retrouvez à la cime, au-dessus des feuilles. Des voix chorales pleuvent à verse et les vérités ancestrales qu’elles chantent vous semblent familières et surnaturelles. Elles vous décrochent. Le message est compris et des cordes transparentes pincées dansent à travers vos paupières, encourageant un profond sommeil contemplatif. Une fois réveillé, vous voyez l’arbre se dresser au-dessus de vous, aussi mystérieux qu’avant. Il vous appelle à grimper, et comme toujours, vous accédez à sa requête.

Juliana LaChance – Sweet Renee

New Canadiana :: Future States – Cassiopeia

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This Montreal five piece has lovingly crafted a sonic mosaic of shag carpet tones rife with electric molasses. Cassiopeia features synth lines that drip out of the speakers like hot wax, and astral-beach fuzz guitars that peek out for air from the alluringly dense ear carnaval. Skittering drums punctuate delicate and thoughtful lullaby croons, locking the attention trap that you’ll quickly return to after your release.

Ce quintet montréalais a amoureusement conçu une mosaïque sonique de tons de moquette à poils longs truffés de mélasse électrique. Cassiopeia arbore des lignes de synthé qui dégoulinent des haut-parleurs comme de la cire chaude et de guitares duveteuses, sablonnées et étoilées qui refont surface de sous un carnaval auditif dense et envoûtant pour une bouffée d’air. Les tambours sautillants ponctuent les berceuses chantonnées, délicates et attentionnées, verrouillant ainsi le piège d’attention vers lequel tu retourneras rapidement dès ta libération.

Future States – Get Some Rest

Future States – Mamma Bear

Festivities :: Electric Eclectics

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Receptive ears were scattered between the teddy bear adorned pillars found at the Electric Eclectics festival near Meaford, Ontario. Attendees revelled in indoctrinating drones and chest caving noise from acts who embodied the friendly and visionary spirit of the gathering. Installation artists intrigued and captured wanderers as they attempted to cross the picturesque canvas of land christened as “The Funny Farm”. Each night refused to end as moonlit dancing and laughter spilled deeper into DJ-led forest festivities. Each morning brought familiar faces together to welcome another day where only the unfamiliar could be expected.

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100 metronomes, all clicking in a cicadian like flutter. All arranged to match the physical shape of a companion poem.

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“Anyone get a psychosomatic rash before?” – Dave from Soupcans

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“The Nihilist Spasm Band apologized to me after my set for driving up near the stage while I was playing. I thought, I wish you drove over the stage, that would have been amazing. Also I hadn’t noticed – I didn’t notice the ambulance for the heat stroke suffering guy either (hope he’s okay). I couldn’t see my gear, we both don’t understand sunshine.” – Bridget Bardon’t

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A calming moment before the end of the Festival and a tremendous downpour. Until next year friends.

Les paires d’oreilles réceptives étaient éparpillées entre les piliers décorés d’oursons en peluche au festival Electric Eclectics, quelque part près de Meaford, en Ontario. Les festivaliers se délectaient de drone endoctrinant et de sons réverbérant dans la cage thoracique; autant de détails personnifiant l’esprit visionnaire et convivial du rassemblement. Avec leurs installations intrigantes, des artistes capturaient les promeneurs alors qu’ils tentaient de traverser le paysage pittoresque baptisé « The funny farm ». Sous l’animation de danses nocturnes rythmées et de rires se déversant toujours plus profondément dans les profondeurs de la forêt, les nuits refusaient de mourir; et chaque jour naissant guidait son lot de visages familiers vers une rencontre où l’inconnu était la seule chose au programme.

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Cent métronomes – autant de battements rappelant les stridulations d’une cigale – placés de façon à reproduire la présentation d’un poème compagnon.

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« Quelqu’un a déjà eu une démangeaison psychosomatique? » – Dave de Soupcans

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« Le Nihilist Spasm Band s’est excusé d’être passé en voiture juste à côté de la scène pendant que je jouais. Je me suis dit : “vous auriez dû rouler directement dessus, ça aurait été fou!” Et puis je n’avais pas remarqué – je n’avais pas non plus remarqué l’ambulance venue chercher un gars qui avait fait un coup de chaleur (j’espère qu’il est OK). Je n’arrivais pas à voir mon matériel : lui et moi, on a de la misère avec le soleil. » – Bridget Bardon’t

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Un moment de répit avant la fin du festival (et une averse phénoménale). Au plaisir de se revoir l’année prochaine.