Tag: josefa cameron
New Canadiana :: Skinny Kids – Skinny Kids
- Skinny Kids
- Skinny Kids
- (Local Art Collective)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the magical memory of Josefa Cameron:
Skinny Kids gracefully wander down the well trodden path of reverb-soaked surf rock. The band’s self-titled cassette kicks of with “Small Room,” a song caked with a similar catchy coolness to The Allah-las’ “Catamaran”. A West Coast vibe pervades all six songs, seeping through the drowsy vocals, simple drum beats, and groovy basslines until it drowns out any non-surfy influence, if there ever was one in the first place. The Vancouver trio has mastered a steadiness of effortless style through their stoner ease and sweaty basement sing-a-long melodies. The innocently naughty “All Gold” wraps up the album with an anthemic sound like Pangea’s “Badillac.” With guitar riffs hailing (influentially) from the Dirty South and a head-sticking vocal hook, Skinny Kids cleverly leave the listener wanting more.
Des souvenances magiques de Josefa Cameron:
(Traduit par Aliké Harel)
Skinny Kids avance avec grâce dans l’allée plutôt fréquentée du surf rock généreux en reverb. L’album éponyme s’élance avec « Small Room », une chanson nappée d’une envoûtante fraîcheur à la « Catamaran » de The Allah-las’. Une goutte de la côte Ouest traverse les six pistes; l’infiltration de voix somnolentes et de percussion simpliste s’écoule dans le ruissellement de la basse, jusqu’à ce que toute influence non surfiste, éventuellement présente, soit submergée. Le trio de Vancouver est passé maître dans l’art de conserver son style sans y mettre le moindre effort grâce à ses chansonnettes interprétées avec une indolence d’enivré depuis un sous-sol qui sent la sueur. Innocent mais aguichant, « All Gold » conclut l’album avec un son solennel rappelant « Badillac » de Pangea. À l’aide de riffs de guitare stridents (et influents) de Dirty South et d’une voix accrocheuse, Skinny Kids charme avec adresse l’auditeur qui ne peut qu’en redemander.
New Canadiana :: I Am Robot and Proud – Touch/Tone
- I Am Robot and Proud
- Touch/Tone
- (Darla Records)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the curious daydream of Josefa Cameron:
Electronic artist and video game designer Shawn-Han Liem a.k.a. I Am Robot And Proud has released his latest album. Opener “Kresna” is drenched with cheerful robot bubbles and drubbing drums, while “Circles” blends a brimming resonance of electro house, trap-influenced beats and classical transience. If you can imagine a more tropical Boha, less moody Kontravoid or trendier Balmorhea, you can envision the direction Leim’s creation veers. Touch/Tone comes across as a mad composer directing an orchestra of robots on synths, drum machines and mixers. A tasteful blend of classy piano harmonies and chirpy computerized sounds swirl to a danceable beat. “Summer Colour” plays in mystical humility with dreamy waves of flute, harp, and piano. The album ends with “Slow Reaction”, a four-minute tune of generous melodies layered on the next, almost like a Ratatat sans guitars or a less stoned Shlohmo.
Traduit du somnambulisme de Josefa Cameron:
(Du curieux songe diurne de Catherine Gaucher)
L’artiste électronique et concepteur de jeux vidéo Shawn-Han Liem, alias I Am Robot And Proud, a fait paraître son plus récent album. En ouverture, “Kresna” baigne dans des bulles robotiques de bonne humeur et des drums percutants. De son côté, “Circles” allie une résonance débordante d’électro-house à des influences trap et à un classicisme éphémère. Imaginez un Boha plus tropical, un Kontravoid moins maussade ou un Balmorhea plus au goût du jour, vous pourrez alors avoir une idée de la direction de la création de Liem. Touch/Tone fait apparaître un compositeur fou dirigeant un orchestre de robots affairés sur des synthés, des boîtes à rythmes et des mélangeurs. Avec bon goût, un mélange d’harmonies de piano chics et de sons informatisés entrainants tourbillonnent sur un rythme dansant. “Summer Colour” transpose une humilité mystique avec ses vagues rêveuses de flûte, d’harpe et de piano. L’album se termine avec “Slow Reaction”, une pièce de quatre minutes composée d’une superposition de couches généreuses de mélodies, ressemblant à Ratatat sans guitares ou bien Shlohmo sans l’influence d’hallucinogènes.
Video :: Spring – “Yer Chimurenga” [Dir. Josh Nisbeth]
- Spring
- “Yer Chimurenga”
- (Directed by Josh Nisbeth)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the mystifying orb of Josefa Cameron:
Spring’s (ex-SSRIs) “Yer Chimurenga” has sprung forth both a visually hypnotic video and a radiantly buoyant tune. Director Josh Nisbeth constructed this pleasantly delirious clip, airing his evidently masterful talent in the computer animation department. An ensemble of flickering designs glimmer across the screen adorned with triangles, leafs and cartoon faces, all bouncing to the rhythm of Spring’s sparkly tumult of sound.
Du globe mystifiant de Josefa Cameron:
(Traduit par le temps brumeux de Julie Forget)
« Yer Chimurenga », de Spring (les ex-SSRI), propose une vidéo visuellement hypnotique et se voit être une chanson radieusement joyeuse. Le directeur, Josh Nisbeth, a produit ce délirant clip en exprimant son talent magistral dans le domaine de l’animation par ordinateur. Un ensemble de motifs vacillent et miroitent dans l’écran orné de triangles, de feuilles d’arbres et de figures dessinées qui suivent le rythme de l’animé tumulte de sons de Spring.
New Canadiana :: Boha – Boil
- Boha
- Boil
- (Jellyfish Recordings)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the uncoiling cruise of Josefa Cameron:
Boha’s Boil is explicit sound art found somewhere between reality and dreamland. It’s a gloomy but spiritually transcendent experience. An orchestra of thick digital processing, field sounds, guitar and synths quite literally boil through the headphones. Boha seeks to surpass common song formats that shock the listener with abrupt blasts of futuristic reverberation. With field recordings collected over a year and an adaption of live instrumentation during shows, he has mastered the usually unattainable skill of fostering a relationship between musical and non-musical sounds, allowing the noise to interact with melodies through tasteful rhythm. Boil is suspended in a confused state of analog magic and sensual realism, each track an uncoiling cruise through a divergent world. The resonating emotion of “Soft Square” and delicate darkness of “Solstice” help secure respect for this beautifully crafted masterpiece.
De la traversée initiatique de Josefa Cameron:
(Traduit par les coups de rames de Catherine Gaucher)
Art sonore explicite, Boil de Boha se situe quelque part entre la réalité et le rêve. C’est une expérience sombre, mais spirituellement transcendante. Un orchestre d’effets numériques denses, d’enregistrements de terrain, de guitares et de synthés bouillonne littéralement à travers les écouteurs. Boha cherche à dépasser les formats de chansons qui déstabilisent généralement l’auditeur à coups de brusques décharges de réverbérations futuristes. Collectionnant depuis un an les enregistrements de terrain qu’il parvient à transposer sous forme instrumentale durant ses spectacles, Boha maîtrise l’art normalement impossible de mettre en relation sons musicaux et non musicaux, permettant ainsi aux échantillons d’interagir avec les mélodies à travers de délicieux rythmes. Boil flotte dans un brouillard de magie analogue et de réalisme sensuel, chaque piste entreprenant une traversée vers un monde divergent. L’émotion qui résonne de « Soft Square » et l’obscurité délicate de « Solstice » solidifient notre admiration pour cet impeccable chef-d’œuvre.


![Spring - "Yer Chimurenga" [Dir. Josh Nisbeth]](https://weirdcanada.com/wp-content/uploads/2014/02/Spring_-_Yer_Chimurenga-300x300.jpg)

