Tag: indie-pop

New Canadiana :: Dories – Outside Observer

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You once watched the world go by from the backseat. Now, you grip the wheel as an embittered young adult, as you make your way to a friend’s wedding, or perhaps another final exam, or maybe a late-night flight to the end of the world. The starfire syncopation of streetlights and Pantone-perfect Mile End row houses sears your sleep-deprived eyes like flank steak on the grill (and boy does that metaphor make you wish you could break the ramen routine just this one time). You’re being waved through. Drive into the darkness; it is only the pretext to a new day.

Autrefois, tu regardais passer le monde sur le siège arrière. Maintenant, tu serres le volant en tant que jeune adulte aigri, pendant que tu te diriges vers le mariage d’un ami, ou peut-être un autre examen final, ou un vol de nuit vers la fin du monde. La syncope scintillante des lampadaires et des maisons Pantone-parfaites en rangée du Mile End calcine tes yeux en manque de sommeil comme une bavette sur le grill (et ouf que cette métaphore te donne envie de rompre la routine du ramen juste une seule fois). Tu es en train d’être invité à passer. Tu roules dans l’obscurité; ce n’est que le prétexte d’une nouvelle journée.

Dories – Arms & Legs

Dories – Real Estate

New Canadiana :: Quaker Parents // Dream Friends – Tap Turns Off // Dream Girls

This EP is a one-two Haligonian punch that will split (pun intended) your lip and leave you sucking its tangy aftertaste till you flip the tape to get another faceful. Quaker Parents bring a dose of helium-inflated ’faxpop that hops and reverses quicker than a Dukes of Hazzard car chase. Haphazardly tossing off bons mots and melodic firecrackers, the Parents bask forever in a summer of magical thinking. Dream Friends crank the grunge dial up a notch but match their tapemates’ cultural literacy and easy hookery lick for finger-lickin’ lick. True to their name, these aural explorers hack at flora of overgrown dreamscapes with serrated blades, dodging overhanging fronds and staring straight into the unreal haze. Grip and ponder: where would we be without parents and friends?

Cet EP est un coup de poing Haligonien un-deux qui va fendre votre lèvre et vous laissez sucer son après goût acidulé jusqu’à ce vous retournez la cassette pour ravoir une autre face pleine. Quaker Parents apportent une dose de faxpop gonflé d’hélium qui saute et s’inverse plus vite qu’une poursuite en voiture de Dukes of Hazzard. Lançant au hasard de bons mots et des pétards, les Parents se prélassent pour toujours dans un été de pensage magique. Dream Friends font tourner la manivelle du grunge et monte d’un cran, mais égalent l’alphabétisation culturelle et les accrochages liché à liché de lichage de doigt de leurs compagnons de cassette. Fidèle à leur nom, ces explorateurs auditifs piratent la flore des paysages de rêves géant avec des lames crantés, évitant les frondes surplombantes et fixent directement dans l’irréelle brume. Attrapez et considérez; où seriez-vous sans vos parents et vos amis?

Dream Friends – Aging Sportstar

Quaker Parents – Teeshirt

New Canadiana :: Liam Trimble – Ultra Rare EP

Oh man, this tape has everything a hollow-toothed pop sucker could want. Sweet crooning, elastic guitar work, qwerty percussion, a waltzified Kinks cover, dinky keyboards, a touch of Tim Buckley (maybe a couple slugs of Buckley’s), guest vox from best-kept-secret Jessica Jalbert, and above all, a craftsman’s ear for song construction. The union of lyrics and (melodic) lines is no marriage of convenience, and the coupling births some extremely well spoken offspring. Take “Money in the Bank,” a complete parable on the transience of local celebrity in two and a half minutes, or “Long Year”, a tangled, chimerical yarn. The tape also comes with a Wing’s Fortune. Mine says: “Someone is speaking well of you.” Well, ditto, Mr. Trimble.

Fiou, cette cassette contient tout ce qu’un fan aux dents creux de pop pourrait désirer. Le chantonnement doux, les riffs élastiques de guitare, la qwertybatterie, une reprise valsifiée de Kinks, les claviers mignons, un peu de l’air de Tim Buckley (peut-être quelques lampées de Buckley’s), la voix invitée du secret le mieux gardé Jessica Jalbert, et surtout, une oreille d’artisan pour la construction des chansons. Le mariage des paroles et des mélodies n’est pas celui de convenance, et le jumelage donne naissance à une progéniture tellement éloquente. Par exemple, “Money in the Bank” est une parabole complète à propos de la nature éphémère de la célébrité du coin dans deux minutes et demi, et “Long Year”, c’est une conte enchevêtrée et chimèrique. La cassette est accompagné d’un horoscope. Le mien se lit: “Quelqu’un dit du bien de toi.” Bien, pareil, M. Trimble.

Liam Trimble – Small Talk

Liam Trimble – Money in the Bank

New Canadiana :: First Nations – Wand

Stewing in the northern isolation of Grand Prairie, First Nations’ popular brew sharply morphed into an ambitious platter of cross-provincial musicalia after lead singer Derek Janzen darted westward. Derek’s dark velvet vocals are layered over ambitious mountains of rural mystics and sprawling piano pop while a dense harmonium and brooding kick hold Wand‘s ritual to pace. The album is a highly imaginative journey through Alberta’s north, British Columbia’s vacant island, and Canada’s penchant for immortalizing creative brilliance on crisp discs of plastic-wrapped digital mirrors. This really should have come out of Calgary.

Mijotant dans l’isolation du nord de Grand Prairie, le bouillon populaire des Premières Nations s’est brusquement transformé en un ambitieux plateau de musicalie à travers la province après que le chanteur en tête Derek Janzen a foncé vers l’ouest. Les chants de sombre velours de Derek sont en couche au-dessus d’ambitieuses montagnes de mystiques ruraux et piano pop qui s’affale pendant qu’un harmonium épais et un coup de pied menaçant tiennent le rituel d’arpentement de Wand. L’album est une épopée grandement imaginative à travers le nord de l’Alberta, les îles vacantes de la Colombie-Britannique et le penchant du Canada pour l’immortalisation de la brillance créative sur des disques croustillants de miroirs digitales enveloppés de plastique. Ceci aurait vraiment dû sortir de Calgary.

First Nations – Cathedral Bells

First Nations – Skeletundra II

New Canadiana :: Rituals – Demo

I have this pseudo-secret agenda to prove that Toronto shreds. While the rest of Canada gives TO the gas face, I’m titillated by every dreamer birthed in our industrial centre. Rituals tramp through a granular pop utopia, crushing concrete and leveling buildings to unveil the cosmic reverberations within. Their sinusoids reflect continuously inside you, transcending your mind into a psychedelic tesla coil rebroadcasting their cosmogonic waves. Once again Toronto becomes the centre. The circle widens and remains unbroken. Pi(r)GRIPPED.

J’ai cette intention pseudo-cachée de démontrer que Toronto a du shred. Même si le reste du Canada déteste Toronto, je suis titillé par chaque rêveur né dans notre centre industrielle. Rituals arpentent à travers une utopie granuleuse de pop, en écrasant le béton et nivelant les édifices pour dévoiler les réverbérations cosmiques là-dedans. Leur sinosoïdes reflètent continuellement dans ton corps, en transformant ta tête en un bobine Tesla psychédélique qui rediffuse leur ondes cosmogoniques. Une fois encore Toronto devient le centre. Le cercle s’élargit et reste intact. Pi(r)ACHETE.


Rituals – Bad Decision


Rituals – Hot Fire