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New Canadiana :: Zale To Infinity – Ghosts

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Ghosts is nothing less than the palpable sensation of movement, gliding through mental space. It’s a naturalistic traipse through time. Opener “Dream/Intro” starts with the chiming of the bells, giving way to hushed singing laced through with energetic guitar melodies and snatches of folkiness. Swells of lyrics sound beautiful, but they fade like rotting pages into the past, melting into the music.

Gentle but precise, these are rhythmically forward-moving tunes that remember psychic lullabyes with harmonicas, organs, and electronic shimmers. Zale to Infinity captures the sunny moments of love and warm days, but through the portions of memory, through portals of wintry lonesomeness. Life remembered once your fadedness has made colours pop into the memories and shadows. And when the summer is here, it flashes in a blur of heat and late nights. Summer only really lives in warm sunny hues once we recline in the cold and relive it interiorly. These are songs for journeying, songs for haunting, songs to move through.

Ghosts n’est rien de moins qu’une sensation palpable de mouvement, comme de se laisser planer parmi l’espace mental. C’est une déambulation naturaliste à travers le temps. Tout commence au son des cloches de « Dream/Intro », précédant de doux chants en unisson avec des mélodies de guitare énergétiques et de bribes de folk. Un flot de paroles sonne merveilleusement bien, mais s’estompe dans la musique, s’effritant telles des pages poussièreuses englouties par le passé.

Douces, mais précises, ces chansons qui vont rythmiquement de l’avant nous rappellent des berceuses psychiques parsemées d’harmonicas, d’orgues et d’éclats électroniques. Zale to Infinity capture les moments d’amour ensoleillés et les journées chaudes, mais à travers des fragments de mémoire et des portails de solitude glaciale. De la couleur jailli des moments que l’on croyait estompés une fois ceux-ci transformés en souvenirs, et illumine notre mémoire et ses ombres. À peine est-il arrivé, l’été tire déjà sa révérence à coup de vagues de chaleur et de soirées tardives. L’été n’est réellement que teintes chaudes et ensoleillées que lorsque l’on s’allonge au froid et qu’on repasse nos souvenirs. Ces chansons sont faites pour se lancer dans une aventure spirituelle vers des lieux étrangers et éphémères.


Zale To Infinity – A Song For Summer


Zale To Infinity – Sneaky Go Home/Candy Flip

Ex Libris :: No Matter What [Pascaline J. Knight, Brian Sanderson and Guillaume Brisson-Darveau]

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Do images mean something because they touch a membrane of memories? Or do they invent new pasts we decide to remember, forgetting? Whimsical collages of retro chaos unlatch the words of No Matter What. This is a gorgeous little book, from the colourful screen-printed cover by Guillaume Brisson-Darveau to the wistful and strange collages by Pascaline Knight and the lonesome words of Brian Sanderson. Invoking the bizarre, uncomfortable, sudden, surprising, and familiar experiences we share as human beings – each page a collage of old clippings, fevered drawings. Do our experiences only seem united out of the limited language of pop culture we have to express them? Nostalgic images of text and visual refashioned, resurrected, mutated. Creating portals through our sides to run a frayed thread through. Science fiction as a comfort.

Est-ce que les images ont une symbolique parce qu’elles atteignent une membrane de notre mémoire? Ou inventent-elles de nouveaux passés que nous avons choisi de nous souvenir ou d’oublier? D’insolites collages d’un chaos rétro traversent l’écriture de No Matter What. Un petit livre magnifique, une couverture colorée sérigraphiée par Guillaume Brisson-Darveau ainsi que d’étranges et mélancoliques collages réalisés par Pascaline Knight accompagnent les mots du coeur solitaire de Brian Sanderson. Invoquant les expériences bizarres, inconfortables, soudaines, surprenantes et familières que nous partageons tous en tant qu’êtres humains, chaque page renferme un collage composé de vieilles découpures, de dessins fébriles. Nos expériences semblent-elles unifiées seulement en dehors des limitations du langage de la culture populaire dans lesquelles nous les exprimons? Des images nostalgiques textuelles et visuelles refaçonnées, ressuscitées, transformées. Elles créent un portail entre nos mondes, où s’étire une corde sur le point de se rompre. La science-fiction comme source de confort.

No Matter What [Pascaline J. Knight]

Ex Libris :: Go Home Magazine (Issue #1)

Go Home Magazine (Issue #1)Go Home Magazine (Issue #1) (thumb)

The exclusively analogue first issue of Go Home Magazine… From the first tart sound of the puckering page, it’s toying with the physical moods of images. Minimally captioned. Names. Places. The shiny friction of place and time of each page sinks roots through your eyes: from Edinburgh, Austin, Mumbai, Reykjavik. The pages themselves are weighted with memories and fall heavily into your hands with a look. Recalling a drunken staircase in Scotland you haven’t seen yet, an anarchic afternoon on the road between shows, and other unrepeatable experiences. The breaths, the shadows, the sun halos, footprints of real people alive inside the heavy pages of Go Home, leaves that leave just enough space for you to also breathe.

Le premier numéro exclusivement analogique du magazine Go Home… Dès le premier son râpeux de plissement de page, on joue avec l’atmosphère physique des images. Sous-titres minimes. Noms. Endroits. Le frottement luisant du moment et du lieu de chaque page prend racine sous vos yeux : d’Édimbourg à Austin, Mumbai et Reykjavik. Les pages elles-mêmes sont lourdes de souvenirs et tombent avec pesanteur dans vos mains, d’un regard. Rappelant un escalier ivre d’Écosse que vous n’avez pas encore vue, un après-midi anarchique sur la route entre deux spectacles, et autres expériences inimitables. Les respirations, les ombres, les halos du soleil, les empreintes de vraies personnes vivant parmi les lourdes pages de Go Home, des feuilles qui laissent juste assez d’espace pour que vous puissiez vous aussi respirer.

Go Home Magazine (Issue #1) (back)

New Canadiana :: Zale to Infinity – Songs From My Bedroom

zale-to-infinity-web-thumbZale To Infinity - Songs From My Bedroom

Something handheld shimmers strangely in Songs From My Bedroom. Zale To Infinity sets out on a series of delicately mystical adventures. Perhaps I could describe it as clever, fragile pop songs shook through with worldly psych sounds. Or like a widening universe behind a gently closed door. Maybe it’s exactly like a bedroom: the familiar landscape you lie down inside, tracing designs with your fingers as you listen, while your brain falls into an alien reverie. Dipping in and out of lazy consciousness and the old shapes around you again. Prepare yourself for many more trips, as Zale has made the ordinary oscillate into something weird, then back home again. His humour is warped, wry, and sincere, from the heads of dusty psychedelics. Fall from the silky tumult of peachy sitar drones into this soul racket.

Il y a quelque chose de portatif qui scintille étrangement dans Songs From My Bedroom. Zale To Infinity se lance dans une série d’aventures délicatement mystiques. Je pourrais peut-être les décrire comme des éclats de chansons fragiles et ingénieux, parsemés de sons psychédéliques terrestres, ou encore comme un univers en expansion derrière une porte fermée avec douceur. C’est peut-être exactement comme une chambre à coucher : le paysage familier dans lequel tu t’allonges et traces des motifs avec tes doigts tout en tendant l’oreille, pendant que ton cerveau tombe dans une rêverie extraterrestre. L’endroit où tu perds et retrouves conscience paresseusement, où tu perds et retrouves les formes connues qui t’entourent. Prépare-toi à bien d’autres voyages, puisque Zale a fait osciller l’ordinaire vers quelque chose d’étrange, et inversement. Son humour tordu, ironique et sincère provient d’un univers psychédélique poussiéreux. Tombe du tumulte soyeux des remarquables ronronnements du sitar vers ce vacarme de l’âme.

Zale to Infinity – She Don’t Trust Me

Zale to Infinity – The Sound of You and Me