Tag: hardcore

New Canadiana :: Black Tremor – Impending

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Like older siblings, they are flame. Dancing at the mouth of the end of it all. Cracks in the welkin overhead; impending kismet. Noumena in mirrors. Siimilar yet singular, gaining reverence for a rapture forced rather than happened upon; conjured rather than readily given; spliced, destroyed and put back together again, all while calamity whispers unto itself that the break in the storm is the end of the beginning of the end. The blackening tremors below allude to the baser animism in us all; rattled, reckoned; the chasm is all that matters. We are all heavy in the light.

Comme les aînés de la famille, ils pètent le feu. Dansant là où la fin de tout débouche. Des fentes dans la voûte céleste; le destin imminent. Noumènes dans les miroirs. Semblables, mais singuliers, gagnant une révérence pour une extase forcée plutôt que tombée dessus; conjurée plutôt que donnée; épissée, détruite et à nouveau reconstruite, tandis que la calamité se chuchote que l’éclaircie après l’orage est la fin du début de la fin. Les tremblements noircissant d’en bas font allusion à l’animisme infâme à l’intérieur de nous tous; secoué, calculé; le gouffre est tout ce qui compte. Nous sommes tous lourd dans la lumière.

Black Tremor – Markhor

Black Tremor – Rise

New Canadiana :: Woolworm – Mikveh

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Start off by throwing all your instruments on the floor and kicking them around for a while. Get into a song but then change your mind quickly and abandon it. Repeat that four times. Finally, play a full song in earnest. Scream your lungs out. Break the guitar’s heart.

Done.

Lancez d’abord tous vos instruments de musique au sol et flanquez-leur des coups de pied çà et là pendant un moment. Entamez une chanson, mais changez vite d’idée pour ensuite laisser tombée la suivante. Répétez l’opération quatre fois. Finalement, jouez une chanson au complet tout de hâte. Criez à vous époumoner. Brisez la guitare en son coeur.

Terminé.

Woolworm – Mikveh

Woolworm – Creeping Oppression

New Canadiana :: Stay In Touch Records – “Moncton Isn’t So Bad” Compilation

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From the shadows of the East Coast rises Stay in Touch Records and their tribute compilation to the city that raised them, Moncton, NB. Moncton Isn’t So Bad serves up a hot-and-ready, sonic pizza, its 10 slices topped with the tastes and flavours of a diverse community. The sweet and steamy bedroom pop from Kurt Inder will immediately entice you, while the piping hot garage riffs of Bong Jovi scorch at your tastebuds. Stay in Touch delivers the beautiful underbelly of a talented Moncton community simply bubbling with potential (and possibly mozzarella cheese).

Stay in Touch Records émerge des ombres de la côte Est et leur compilation rend hommage à la ville qui les a élevés : Moncton au Nouveau-Brunswick. Moncton Isn’t So Bad sert de la pizza acoustique toute-chaude-toute-prête dont les 10 pointes sont garnies de goûts et de saveurs issus d’une communauté diverse. La pop de chambre douce et humide de Kurt Inder va vous allécher sur-le-champ alors que les riffs de garage fumants de Bong Jovi brûlent vos papilles gustatives. Stay in Touch livre la belle face cachée d’une talentueuse communauté monctonienne bouillante de potentiel (et sans doute de fromage mozzarella).

Fever Jerk – Stop Throwing Dishes at My Head

Greasebeast – Lacrimosa

New Canadiana :: Punk Luxury – Be a Good Man

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A far cry from frontman Evan Mumford’s cathartic brand of pop punk, the Truro trio backed by Joel Gray and Adam Cavanaugh embody the spirit of a teeth-clenching, toque hoarding pit rat. They are disgruntled. They are jaded. And they don’t give a shit if you care. “Jester” rivals 1980’s hardcore in its ephemeral spurt of indignation, reminding us that the shape of punk in Nova Scotia is still a vascular, pulsating mass.

Très éloigné du pop punk cathartique du chanteur Evan Mumford, le trio Truro – complété par Joel Gray et Adam Cavanaugh – personnifie l’esprit d’un rat au sourire carnassier qui accumule des toques. Ils sont mécontents, ils sont blasés, et ils s’en foutent que ça vous fasse quelque chose ou non. « Jester » rivalise avec le hardcore des années 1980 dans sa giclée éphémère d’indignation, nous rappelant que le punk en Nouvelle-Écosse a toujours la forme d’un amas vasculaire pulsant.


Punk Luxury – Jester


Punk Luxury – Snap, Broke, Tag

New Canadiana :: Snake Charmer – 7″

Snake Charmer - 7"

Dateline: Hardcore Hamilton. What’s audible is a powerful energy release manifesting in squealing feedback and blast beats. What’s apparent from the cover art and lyrics is an anger with Canada’s militarism contrasted with an internationally promoted peacemaker image. This cacophony may herald the welcome return of political hardcore. The relative lack of political music in general leaves the impression of generational apathy towards how much and how quickly our country has changed. When the sky bled and nature screamed for Edvard Munch he knew the world was alive. At the very least, this strident frustration feels like it cares. Consider both sides of Snake Charmer’s 7” a rival national anthem.

Lieu de rédaction : Hardcore Hamilton. Ce qui est audible, c’est une puissante libération d’énergie se manifestant par de grinçantes réverbérations et des rythmes explosifs. Ce qui ressort de l’imagerie de la pochette et des paroles des chansons est une colère contre le militarisme du Canada contrastant avec la prédication de son image pacificatrice mondialement. Cette cacophonie peut annoncer le retour bienvenu d’un hardcore conscient politiquement. L’absence globale de musique à contenu politique laisse une impression d’apathie générationnelle par rapport à combien notre pays a changé et à quel point il l’a fait rapidement. Quand le ciel saigna et quand la nature cria pour Edvard Munch, il eut conscience que le monde était vivant. À tout le moins, cette stridente sensation de frustration lui donne le sentiment que l’univers est attentif. Considérez chaque côté du 7 pouces de Snake Charmer comme le rival d’un hymne national.

Snake Charmer – 7″ (Side A)

New Canadiana :: Tired – Tired

Tired - Tired

2013 has mixed and mangled its cosmic forces to bring us a jaw grinding, ear melting unit made up of Montreal’s finest players. Bastien, Seeger, Shapiro and Hicks shred their respective instruments into unidentifiable objects, making improvements on the stagnant standard. Here the six strings of Satan take commands from a mortal, spitting out microwave riffs in the process. Mutated notes fly out like nervous cyclones kept in someone’s basement for far too long. A solitary voice is heard writhing as it tries to suck the banality out of of the acidic air. Bass and drums crash and collide in search of new entrances to the chaos, new breaks in the storm clouds. It’s 1 AM, I’m tired and I need a new tapedeck.

Les forces cosmiques de 2013 s’emportent et se mélangent pour nous offrir un groupe, formé des meilleurs musiciens de Montréal, paré à nous faire grincer des dents et fondre les tympans. Bastien, Seeger, Shapiro et Hicks démantibulent leurs instruments en des objets inidentifiables qui repoussent leurs limites habituelles. Les six cordes de Satan s’imposent depuis les doigts d’un mortel et crachent à la ronde ses riffs de micro-ondes. Des notes défigurées s’envolent comme des cyclones turbulents prisonniers d’un sous-sol depuis beaucoup trop longtemps. Une voix solitaire distordue résonne alors qu’elle tente d’aspirer la banalité de l’air acidulé. La basse et la batterie entrent en collision et se fracassent en quête de nouvelles portes d’entrée vers le chaos, de nouvelles fissures dans les nuages orageux. Il est 1h du mat, je suis fatigué et j’ai besoin d’un nouveau lecteur cassette.

Tired – Tired

New Canadiana :: Pregnancy Scares – 7″

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If you ever find yourself at one of Pregnancy Scares’ shows, you’ll probably be in and out in 10 minutes, covered in someone else’s spit, with your heart trying to beat its way out of your chest. The Ottawa hardcore warriors’ Deranged debut is no departure from their live set: relentlessly quick rhythms and dirty guitar leads, topped off with gut-wrenching vocals. Fasten your seatbelts, kids.

Si jamais vous vous retrouvez à un show de Pregnancy Scares, vous serez probablement sortis en 10 minutes, couvert des crachats de quelqu’un d’autre, alors que votre cœur bat à vous en sortir de la poitrine. Le premier album de ces guerriershardcore d’Ottawa, paru sur Deranged, n’est pas différent de leur performances live : des rythmes rapides sans relâche et des guitares sales, couronnés de voix qui vous déchirent les entrailles. Attachez vos ceintures, les enfants.

Pregnancy Scares – Cross-Eyed Man

Pregnancy Scares – Facelift

New Canadiana :: Needs – The Accursed Share

Needs - The Accursed Share

Terminal City’s NEEDS pour all their Bataillean will to power into this six-song manifesto, mixing their percussive potlatch in a space that feels like an abandoned munitions factory. “Song One: The Dread” chants down Babylon’s unwitting allies while “The Grassroots Are Dirty Because Dirt” offers a syllogism that is hard to refuse. Later, “Konami Code” tears apart the decaying social safety net to a martial pulse. These anthems are enough to start Bruegel’s doomed masses slam-dancing. Don’t be a henchman.

Le groupe vancouvérois NEEDS déploient toute leur volonté de puissance bataillienne dans ce manifeste de six chansons, mélangeant ce potlatch de percussions dans ce qui ressemble à une usine de munitions abandonnée. « Song One: The Dread » psalmodie les alliés involontaires de Babylone, tandis « The Grassroots Are Dirty Because Dirt » offre un syllogisme difficile à refuser. Plus tard, « Konami Code » déchire le filet de sécurité sociale en décomposition avec une pulsion martiale. Ces hymnes feraient même slammer la plèbe maudite de Brueghel. Ne soyez pas des sbires!

Needs – I Wish There Was Something We Could Call You People

Needs – Konami Code

New Canadiana :: Pregnancy Scares – Demo

The Pregnancy Scares manifesto is relentless; an incipient chaos of guitarmageddon obliterating every conical speaker polar-left of Ottawa. The mayhem starts with 20 seconds of tonal stasis before driving your face through “Nightwalker”‘s parabolic shreddery. Their infinite calamity grinds endlessly as each epic (clocking an average of 59.3 seconds) churns through a power nine of diamond-dense hardcore. Grip-mode squad from the co-founder of Bruised Tongue.

Le manifeste de Pregancy Scares est incessant; un chaos naissant de guitarmageddon oblitérant chaque haut-parleur conique polaire, restant d’Ottawa. La débâcle commence avec 20 secondes de stase tonale avec de pousser votre face à travers le déchirage parabolique de “Nightwalker”. Leur calamité infinie grince sans fin alors que chaque épic (frappant une moyenne de 59.3 secondes) tourne à travers une puissance neuf de hardcore à la densité de diamant. L’escadron du mode attrape du co-fondateur de Bruised Tongue.

[audio:http://weirdcanada.com/wp-content/uploads/2011/08/01-Nightwalker.mp3|titles=Pregnancy Scares – Nightwalker] Pregnancy Scares – Nightwalker
[audio:http://weirdcanada.com/wp-content/uploads/2011/08/05-Reptile-Race.mp3|titles=Pregnancy Scares – Reptile Race] Pregnancy Scares – Reptile Race

New Canadiana :: Stalwart Sons – Burn Daylights Like Torches

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Strange currents of prairie hard-rock percolate this hooking jaunt through hardcore’s progressive pastures. Don’t let them convince you otherwise: Burn Daylights Like Torches is a phenomenal rock record fit for turntables of all dimensions. They maintain their uncanny can-rock hookery through bails of crushing guitar riffs and agropop vocals, readying your inner 90s-teen for summer streams of melodic bass and jazz drummery. It’s the perfect answer to Halifax and Montreal’s wave of mathrock tompoppery and the only reverberations in this context imbued with Alberta’s pastoral identity. GRIPORBEGRIPPED.

D’étranges courants du hard-rock de prairie infiltrent cette accrochante balade à travers pâturages progressifs de hardcore. Ne les laisser pas vous convaincre du contraire : Burn Daylights Like Torches est un enregistrement de rock phénoménal adapté pour des platines de toutes dimensions. Ils maintiennent leur inouï vers à succès de rock de canne à travers bail d’écrasantes riffs de guitare et des chants agro-pop, préparant votre ado des années 90 intérieur pour des courants d’été de basse mélodieuse et de la batterie de jazz. C’est la réponse parfaite aux vagues de trompopperie rock-math d’Halifax et Montréal et les seules réverbérations dans ce contexte imprégné de l’identité pastorale d’Alberta. PRENDSOUSOITPRIS.

Stalwart Sons – In Dust

Stalwart Sons – Canadian Railroad Epitaph