Tag: halifax
New Canadiana :: Heaven For Real // Homebody – Split
- Heaven For Real // Homebody
- Split
- (EuthCoast Records)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the gnawed appendages of Piper Curtis:
Tired and roadworn, Heaven For Real trudge along an open roadway, dusty and without an end in sight. Directionless and meandering. Sunrises melt into sunsets, the passing of each day constant and unrelenting. They shed their skins, feet dragging, trying to find something, or some place, destination unknown. Their loss is palpable, yet there is no yearning, only an exhausted search.
Something comes into view and the pace quickens. They break into a run, only to be faced again with loss as it fades: a mirage.
The road continues.
Des appendices rongés de Piper Curtis:
(Traduit par les entrailles ravagées de Marie-Pier Chevrier)
Fatigués de toujours rouler, Heaven For Real se traînent le long des kilomètres de route, poussiéreux et à perte de vue, en errance dans les méandres. Aurores qui se fondent en crépuscules, le cours des jours et sa constance impitoyable. Ils changent de peau, traînant des pieds en quête d’un quelque chose, d’un quelque part inconnu. Leur perte est palpable, mais aucun désir en vue, rien d’autre que cette quête épuisée.
Quelque chose à l’horizon, le pas s’accélère. Ils commencent à peine à courir que la vision se perd déjà. Mirage…
Et la route continue.
Video :: Robert Loveless and the Loveland Band—Go Beyond
- Robert Loveless and the Loveland Band
- Go Beyond
- (dir. Erin McDonald)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the ebb of Brennan McCracken:
“Go beyond” urges Robert Loveless. Go beyond— permission given to feel, to get lost in Erin McDonald’s doubly-exposed reels, to let yourself move a little in this band’s glorious ebb and flow. Go beyond— a willing to do something, make something, fill up the time while it’s here. Go beyond— an invitation to pass through the fog toward dawn.
Du flux et reflux de Brennan McCracken:
(Traduit par la double exposition de Virginie Langlois)
“Go beyond”, aller au-delà : c’est ce que Robert Loveless nous exhorte à faire. Aller au-delà, comme une autorisation qui nous serait donnée de ressentir, de se perdre dans les bandes de films doublements exposées d’Erin McDonald, de se laisser dériver au rythme du flux et du reflux de ce groupe. Aller au-delà, comme une volonté de faire quelque chose, d’occuper son temps pendant que c’est encore possible. Aller au-delà, comme une invitation à traverser le brouillard pour atteindre l’aube.
New Canadiana :: JFM – Free Hell
- JFM
- Free Hell
- (Telephone Explosion)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
- buy @ wyrd distro
From the dark park head throb of Trevor Angst:
Six decades of Marvin Berry‘s static activity leaves his skeletal remains in a state of statue. Run a time lapse and watch his hands ossify into a debilitating age of contractured claws to bind an eternal grip around his handset. Pry the landline from his cold dead hands and listen to the receiver closely. Don’t mistake it for a dial tone. Jesse Frank Matthews will take you on a journey of a sample-rich miscellany titled Free Hell. Start your descent into this segueing sound collage by dancing to the familiar realms of industrial electro body with a hydraulic lift backdrop. Pan into reverse truncated vocals over a stovetop boil melting BPM breakbeat and carry onward.
De la pulsation de tête au parc sombre de Trevor Angst:
(Traduit par la tempête de cheveux bleu et vert de Mackenzie Smedmor)
Les six décennies d’activité statique de Marvin Berry cèdent ses ossements dans l’état d’une statue. Au fil d’un laps de temps, observez ses mains scléroser en une ère débilitante de griffes contracturées qui serre éternellement dans sa poignée son téléphone. Forcez la téléphonie fixe de ses mains froides mortes et écoutez attentivement le récepteur. Ne le trompez pas pour une tonalité de numérotation. Jesse Frank Matthews vous emmènera en voyage à travers un mélange de prélèvement riche intitulé Free Hell. Débutez votre descente dans ce collage sonore incessant avec une danse au royaume du corps électro industriel devant un fond d’ascenseur hydraulique . Faites un panoramique sur les chants tronqués inversés au-dessus d’une cuisinière aux gros bouillons qui fait fondre les battements par minute du breakbeat et continue vers l’avant.
New Canadiana :: ISBN – Grimmed Out
- ISBN
- Grimmed Out
- (Self Released)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the mild surprise of Ezra Lipton:
The new 14-song cassette from ISBN is complete with their catchy-balanced-blended sound. Their balance lies in the punchy bass and responsive drums that form the melody, and construct a foundation for the scratchy exploratory twangings of Dave Burns’ guitar which fills in the rest of the sound spectrum. The existential lyrics of Luke Langille are clean and clear. Songs such as “Feel” contain honest, depressive lyrics, but when matched with melody, they create an uplifting, foot-stomping tune that will hurl itself into your memory vaults. Building and maintaining, stopping, and reapplying ensue through their audible expositions, developing a compelling 33 minute release.
De la surprise quelque peu surprenante d’Ezra Lipton:
(Traduit par l’expression légèrement stupéfaite de Louis-Félix Pellerin de Chevigny)
La nouvelle cassette de 14 morceaux d’ISBN s’harmonise avec leur musique entrainante et mélangée, mais équilibrée. Cet équilibre se trouve dans la mélodie formée par une basse dynamique et une batterie réactive; les fondements pour le grattage exploratoire de la guitare de Dave Burns, qui remplit le reste du spectre sonore. Les paroles existentielles de Luke Langille sont nettes et précises. Des morceaux comme « Feel » contiennent des paroles honnêtes et déprimantes qui, une fois couplées à la mélodie, garrochent dans la voûte de tes souvenirs une chanson inspirante qui te fera taper du pied. Construction, poursuite, arrêt et reprise naissent de ces expositions sonores, produisant un album captivant de 33 minutes.
Video :: Hey Mother Death — Highway
- Hey Mother Death
- Highway
- (dir: JF Julian)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the cramped headspace of Brennan McCracken:
Like pressing yourself up against the window —is that what it appears to be?—rubbing away each breath and looking, searching for meaning just beyond. Director JF Julian crafts something akin to a solar system; clips circle in and out, orbiting a central notion too bright to fully percieve. As in orbit, there is no escape. There are only corners that the light reaches and corners it does not.
Du racoin crânien de Brennan McCracken:
(Par les idées en vrille d’ Aliké Harel)
Comme on se presse à la fenêtre —est-ce bien ce qu’il semble se passer?— échappant chaque respire et regardant au loin à la recherche d’un sens, le réalisateur JF Julian fabrique quelque chose non sans ressemblance au système solaire; les clips orbitent en révolution autour d’une notion centrale, trop éblouissante pour la saisir tout entier. Comme en orbite, il n’y a pas d’échappatoire. Seuls restent les coins baignés de lumière et ceux exempts de lumière.
New Canadiana :: Mauno / Vulva Culture – SPLIT TAPE
- Mauno // Vulva Culture
- SPLIT TAPE
- (Self-Released)
- Halifax , NS
- ::web/sounds:: // ::web/sounds::
From the rusted car of Laura Stanley:
Buzzy Halifax bands Mauno and Vulva Culture are worth the din. Their SPLIT TAPE of unromantic pop tunes are meant to drip from the exact places they were crafted in; rusted cars, mouldy garages, and musty basements. Mauno’s mistakes make them move while Vulva Culture choose to stew in them. The affable bass in Mauno’s “Nothing” and Vulva Culture’s satisfyingly sad sack “Human Garbage” show that both bands have sat in the sun long enough to start being sweet.
De la bagnole rouillée de Laura Stanley:
(Traduit à grands coups de klaxon par Julie Mayer)
Les vibrants groupes d’Halifax, Mauno et Vulva Culture, en valent le boucan. Leur SPLIT TAPE est constitué de chansons pop peu romantiques censées dégoutter à même les lieux où on les a confectionnées : les bagnoles rouillées, les garages moisis et les sous-sols qui sentent le renfermé. Les erreurs de Mauno les fait avancer alors que Vulva Culture choisit de se complaire en elles. « Nothing » de Mauno et « Human Garbage » (d’une dolence satisfaisante) de Vulva Culture, porteuses d’une basse affable, montrent que les deux groupes se sont assis au soleil assez longtemps pour commencer à être doux à l’oreille.
Video :: Vulva Culture – Human Garbage
- Vulva Culture
- Human Garbage
- (Bad Fun Media)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the charity face-painting table of Walker MacDonald:
Sweat beads on your brow almost as heavy as it collects in the creases of your shirt as your throat clenches and loses all moisture. You don’t cut class. You never get invited to these. You shouldn’t be here, just leave while you can. The stick ‘n poke needle and week old liquor is passed in the circle, nearing between glimpses of an illuminated screen – a ploy to keep you otherwise invested. 6 notifications and 8 text messages. All from mom. The relaxed, flowing notes from a pawn shop acoustic float through the room on the back of harmonious voices. Maybe you could stand to stay a while.
Du table de bienfaisance de maquillage de Walker MacDonald:
(Traduit par est-ce qu’il faut que j’écrire qqch ici?)
Ton front sue à grosses gouttes, presque aussi lourdes que celles accumulées dans les plis de ta chemise. Ta gorge se serre en perdant toute hydratation. Tu ne manques jamais de cours, ne reçois jamais ce genre d’invitation. Tu ne devrais pas être ici. Pars alors qu’il est encore temps. L’aiguille de tatouage artisanal et l’alcool circulent autour du cercle, leur approche momentanément interrompue par des flashs d’écran lumineux — un complot pour détourner ton attention. 6 notifications et 8 SMS, tous de ta mère. Une musique détenue volette depuis une boutique de prêteur sur gages en chevauchant des voix harmonieuses. Finalement, tu pourrais peut-être rester un peu plus longtemps…
New Canadiana :: Stay In Touch Records – “Moncton Isn’t So Bad” Compilation
- Stay In Touch Records
- “Moncton Isn’t So Bad” Compilation
- (Stay In Touch Records)
- Moncton, NB / Halifax, NS / Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the poutine pizza of Mike Roy:
From the shadows of the East Coast rises Stay in Touch Records and their tribute compilation to the city that raised them, Moncton, NB. Moncton Isn’t So Bad serves up a hot-and-ready, sonic pizza, its 10 slices topped with the tastes and flavours of a diverse community. The sweet and steamy bedroom pop from Kurt Inder will immediately entice you, while the piping hot garage riffs of Bong Jovi scorch at your tastebuds. Stay in Touch delivers the beautiful underbelly of a talented Moncton community simply bubbling with potential (and possibly mozzarella cheese).
De la pizza-poutine de Mike Roy:
(Traduit par le capharnaüm infernal de Julie Mayer)
Stay in Touch Records émerge des ombres de la côte Est et leur compilation rend hommage à la ville qui les a élevés : Moncton au Nouveau-Brunswick. Moncton Isn’t So Bad sert de la pizza acoustique toute-chaude-toute-prête dont les 10 pointes sont garnies de goûts et de saveurs issus d’une communauté diverse. La pop de chambre douce et humide de Kurt Inder va vous allécher sur-le-champ alors que les riffs de garage fumants de Bong Jovi brûlent vos papilles gustatives. Stay in Touch livre la belle face cachée d’une talentueuse communauté monctonienne bouillante de potentiel (et sans doute de fromage mozzarella).
Video :: New Love Underground – “Prom Night Break Up”
- New Love Underground
- "Prom Night Break Up"
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
- [dir. Natasha Klimenko]
From the sloppy sobbing gob of Rachel Bellone:
It’s hard not to fawn over the cloying melodrama of New Love Underground’s “Prom Night Break Up”. They use the forest to frame quick and poignant shots weaving in and out of a synth dream ballad. Nearly four minutes of bouncing between catharsis and nostalgia; a contrast we know and love. Regardless of how your prom night turned out, there is a schmaltz about this video that we can all relate to.
Du tas de reniflements fleur bleue de Rachel Bellone:
(Traduit par le coeur serré de Julie Mayer)
Difficile de ne pas lécher les bottes du mélodrame mièvre qu’est Prom Night Break Up de New Love Underground. Le duo utilise la forêt afin de cadrer des clichés instantanés poignants qui se faufilent à travers une ballade onirique sur synthétiseur. Cette dernière représente près de quatre minutes de rebondissements entre la catharsis et la nostalgie; un contraste familier qu’on aime. Peu importe comment s’est terminé votre bal de finissants, il y a, dans cette vidéo, un sentimentalisme auquel on peut tous s’identifier.
New Canadiana :: The Age – The Age
- The Age
- The Age
- (Poncho Records)
- Halifax , NS
- ::web/sounds::
From the rock and roll disco of Mike Roy:
The vintage rock sounds of Halifax are alive and well in 2015 thanks to the sweet, sweet melodies of The Age. Like their municipal brethren of musical past, The Age don the well-worn, patched-up leather jacket of their retro influences to craft eight finely tuned rock gems that bounce and bob at all the right measures. Each half of the tape is bookended with an instrumental jam, where the group prove their charisma extends beyond catchy hooks into a melodic maelstrom of pure rock-n-roll energy.
Du disco rock’n’roll de Mike Roy:
(Traduit par le bariolé d’ Aliké Harel)
En 2015, le son rock vintage vit et bat son plein à Halifax grâce aux belles et jolies mélodies de The Age. Au même titre que leurs compatriotes d’une époque musicale révolue, The Age affiche ouvertement ses influences rétro telle une veste de cuir usée et rapiécée sur ces huit pistes bien fignolées, huit joyaux de rock qui bondissent, cabriolent et battent toutes la bonne mesure. Chaque côté de la cassette se clôt par un jam instrumental, un mélodieux maelström d’énergie purement rock’n’roll prouvant que le charisme du groupe ne se limite pas à ses refrains accrocheurs.










