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New Canadiana :: Shadow Folk // Sunny Beaches – Split

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Nova Scotia cedes its torch of pop rock sensibility to yet another group of slammin’ miscreants. Poncho records’ finest are in full form on this split LP from The 13th Basement of Hell. The kool aid has been distilled, reduced, cut with tang, and mainlined. Wouldn’t you?

La Nouvelle-Écosse passe son flambeau de sensibilité pop rock à un autre groupe de mécréants slameurs. Toute la crème de Poncho records figure sur ce split album de The 13th Basement of Hell. Shadow Folk et Sunny Beaches distillent le Kool-Aid, le réduisent, le coupent avec du Tang et se piquent avec. Oseriez-vous en prendre? L’aimeriez-vous?

Shadow Folk – Dexter

Sunny Beaches – Killing Time

New Canadiana :: The Original Folk Trio – The Original Folk Trio

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Miasmal free-form jazz from the deep-East of our northernly quilt.

All manner of dirigible sounds carried by lofty winds to the ears of those inclined to dance the dance of whirring vitality.

This is the sonorous embodiment of caring about only that which matters: the sharp pang of saline air, the acknowledgment of the restless spirit, and the gusto required to turn cold months into warm improvisations.

Du jazz libre miasmatique en provenance de l’Est profond de notre courtepointe nordique.

Toutes sortes de sons maniables sont transportés par d’imposants vents aux oreilles de ceux enclins/portés à danser la danse de la vitalité vrombissante.

Voici l’incarnation sonore qui représente le fait de s’occuper seulement de ce qui importe: la pointe acérée de l’air salin, la reconnaissance de l’esprit sans repos et l’entrain nécessaire pour transformer les mois froids en improvisations chaudes.

The Original Folk Trio – Left

The Original Folk Trio – All Glory & Praise To Our Reptilian Overlords

New Canadiana :: French Pretzel – Kimono

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A militaristic march into a dark grove of trees, javelin spikes raised into the soft underbelly of clouds. Teeth bared, glinting like nacreous, dripping stalactites throwing diffused ire. Black trees shift like bad photocopies; migrating clusters of inky drops probe into smeared mountains and craggy falls. A metallic whirring tears open the sky, giving the thrumming bass and persistent drum cadence empyrean breathing room. Inside the forest, the mossy soil exhales into the folded hands of the canopy. A creeping mist wanders through spindly trunks, collecting samples that echo and absorb.

Un défilé militariste dans un bois sombre, pointes de javelots levées dans le bas-ventre doux de nuages. Les dents dévoilées, scintillantes comme des stalactites ruisselantes et nacrées, lançant de l’ire diffusée. Des arbres noirs se déplacent comme des photocopies ratées; des amas migrants de gouttes obscures sondent des montagnes brouillées et des falaises escarpées. Un bourdonnement métallique déchire le ciel, donnant à la basse vrombissante et à la cadence persistante de la batterie de l’oxygène empyréenne. À l’intérieur de la forêt, le sol moussu expire dans les mains repliées de la canopée. Une brume glissante erre à travers des troncs filiformes, recueillant des échantillons qui résonnent et absorbent.

French Pretzel – Désorganism

French Pretzel – Boudoir Chez Bambou

New Canadiana :: Best Fiends – Best Fiends

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Beware the heart of Best Fiends. It is not blackened with hate or eroded by bitterness, but it beats in frantic measure; always in bright hues of red and pink. Wrapped in a panoply of anxiety and ardor, it surfs, has SOUL, and is desperate to get outside. But be sure Best Fiends are no villains, these fiends are out for friends.

Prenez garde au cœur de Best Fiends. Ce dernier n’est pas noirci de haine ou érodé par l’amertume, mais il bat à un rythme effréné, toujours en teintes vives de rouge et rose. Enveloppé dans une panoplie d’anxiété et d’ardeur, ce cœur surfe, a une âme et veut à tout prix aller dehors. Mais soyez assurés que les Best Fiends ne sont pas méchants, ces monstres sont à la recherche d’amis.

Best Fiends – Allergies

Best Fiends – Goldie’s Forecast

Far Shores :: Christina Bosowec – Dodge Spirit

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Weird Canada: If you were stranded on an iceberg, would you rather have snacks or a beverage?

Christina Bosowec: Snacks. Doritos and nibs.

A recent addition to Montréal (via Winnipeg and Halifax), Christina Bosowec responds to the unrecognized allure of inanimate objects: revealing something both serene and vibrant. Her first solo show, “Dodge Spirit”, materialized in the Anna Leonowens this spring like a memory you didn’t know you had (including a heap of donuts for the opening night gallery-goers). An expressly personal but unsentimental examination of her first car, Bosowec describes the show as “a memorial that celebrates the existence of the Dodge Spirit.” It embodies not only the spirit of an object, but the spirit of her work. A spirit whose inexplicable beauty will have you transfixed and asking: Why is this fuchsia Barbie car so elegant? How have these cans of grapefruit soda given you the opportunity to pause and contemplate?
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co-credit: Brandon Brookbank

Bosowec tunes into the mysterious power within her chosen objects: “The practice of collecting, selecting and arranging [..] ultimately reflects my orderly nature.” This consideration is a constant thread throughout her entire body of work, and the soft materiality of the Scrunchie Body Tube and Sponge Me Up is particularly compelling. There is an urge to experience these works in the real, although the documentation—much of which is through collaboration with friends and fellow artists Brandon Brookbank and Kyle Alden Martens —is nearly as tactile and seductive as a sponge in the hand.


co-credit: Kyle Alden Martens

For Bosowec, the sponge has been much more useful as subject than cleaning tool: “My investigation of objects began with my obsession with the sponge. I began exploring usual and recognizable stacked configurations of sponges and worked towards conceptualizing this obsession by recreating the sponge stacks in alternative materials that resembled the same color palette as the sponges.”

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credit: Jordan Blackburn

Bosowec quietly asks you to reconsider everyday objects—to consider the meaning we place upon them—calling attention to how this gives objects power: “I feel that the power of an object is defined by the meaning that is placed on the object; this could be determined in the object’s physicalness/characteristics, use or sentiment. Dodge Spirit is less about sentiment and more about the physicality of the Dodge and how external objects can come together to commemorate the Dodge and acknowledge its existence. The physicalness of the car attributes to the power that exists in the spirit of the car.”

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credit: Jordan Blackburn

Weird Canada: Si vous étiez coincés sur un iceberg, aimeriez-vous mieux avoir des collations ou un breuvage?

Christina Bosowec: Des collations. Des Doritos et des nibs.

Une arrivée récente à Montréal (via Winnipeg et Halifax), Christina Bosowec réagit à l’allure méconnue d’objets inanimés : révélant quelque chose à la fois serein et vivant. Sa première exposition en solo, « Dodge Spirit », s’est matérialisée dans la galerie Anna Leonowens ce printemps comme un souvenir que nous ignorions avoir (y compris un tas de beignes pour les présents à l’ouverture). Une enquête expressément personnelle, mais dépourvue de sentiment sur sa première voiture, Bosowec décrit l’exposition comme « un mémorial qui célèbre l’existence de l’Esprit Dodge. » Elle incarne non seulement l’esprit d’un objet, mais l’esprit de son ouvrage. Un esprit dont la beauté inexplicable vous fascinera et vous vous demanderez : Pourquoi cette voiture Barbie fuchsia est-elle si élégante? Comment ces canettes de soda au pamplemousse vous ont-elles donné la chance de vous arrêter et de contempler?

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référence secondaire : Brandon Brookbank

Bosowec se rapproche des pouvoirs mystérieux de ses objets choisis: « La pratique de rassembler, de sélectionner et d’arranger [..] en fin de compte reflète ma nature ordonnée. » Cette considération s’agit d’un fil conducteur dans l’ensemble de son œuvre, et la matérialité souple du Scrunchie Body Tube et Sponge Me Up est particulièrement captivante. Il y a un désir ardent de vivre l’expérience de ces œuvres en personne, bien que la documentation—dont la plupart est en collaboration avec des amis et des collègues artistes Brandon Brookbank et Kyle Alden Martens — est presqu’aussi tactile et séduisante qu’une éponge dans la main.

référence secondaire : Kyle Alden Martens

Pour Bosowec, l’éponge a été bien plus utile en tant que sujet qu’en outil de nettoyage : « Mon enquête sur les objets a commencé par mon obsession avec l’éponge. J’ai commencé à explorer des configurations empilées d’éponges usuelles et identifiables et j’ai travaillé vers la conceptualisation de cette obsession en recréant les piles d’éponges dans des matériaux alternatifs qui ressemblaient à la même palette de couleurs que les éponges. »

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référence : Jordan Blackburn

Bosowec nous invite discrètement à réexaminer les objets de tous les jours—à considérer la signification que nous leurs assignons—attirant l’attention sur la façon dont cela donne du pouvoir aux objets: « Je crois que le pouvoir d’un objet est défini par la signification qui y est attribuée; ceci pourrait être déterminée par la réalité physique et les caractéristiques d’un objet, par son utilité ou sentiment. Dodge Spirit a moins à voir avec le sentiment, mais plutôt avec la physicalité du Dodge et la façon dont les objets externes peuvent êtres rassemblés pour commémorer le Dodge et reconnaître son existence. La réalité physique de la voiture attribue le pouvoir qui existe dans l’esprit de la voiture. »

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référence : Jordan Blackburn

New Canadiana :: David R. Elliott – Sunshine

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Like the spring cleaning of a house, windows open to the breeze, birdsong, and smell of new life, David R. Elliott brushes the fog and cobweb from your head. In an active moment, reaching the highest shelf for a good dusting, or sweeping under the bed, something is stretched – whether it be muscle, emotion, or a twist of the face in a sly half-smile. There is a slice of catharsis delivered, and later a well deserved nap in a ray of sun.

Comme le ménage de printemps d’une maison, les fenêtres s’ouvrent et laissent entrer la brise, le chant des oiseaux et l’odeur d’une vie nouvelle, David R. Elliott balaie le brouillard et les fils d’araignée de la tête. Dans un regain d’énergie, on atteint les tablettes du haut pour un époussetage rigoureux ou le coup de balai sous le lit, à s’en esquinter, un muscle, une émotion ou le visage contracté en un demi-sourire narquois. Il vous procurera une tasse d’effusion émotionnelle, puis un répit bien mérité sous les rayons du soleil.

David R. Elliott – Believing In Iron

David R. Elliott – Taking A Chance On Love

New Canadiana :: Piper Curtis – No Drones

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Again, power’s out

Called for help to hear myself

Response, meditate

Encore une fois, d’courant
J’ai appelé au secours pour m’entendre
Réaction : médite

Piper Curtis – MS2 (Alt Version)

Piper Curtis – No Drones Pt. 2

New Canadiana :: Mauno – Rough Master

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The stake blazes alight. All around voices like blacksmiths’ strikes sing and smoulder on. Cries of “witchcraft” untangle themselves from the din. Bloodthirst glints like an oil slick across irises. The flames are licking your feet, the sear is symphonic; it feels of soaring strings. All for conjuring up tones that shape-shift and maneuver in and out of the ear like a salt water tide gurgling through a rusted pipe. Night is a muscle; you burn in the flex of it.

Le bûcher s’enflamme. Autour de lui, tel un forgeron qui fait chanter son enclume, fusent des voix. Des accusations de «sorcellerie» jaillissent du tumulte. Des yeux qui pétillent d’une lueur assoiffée de sang, telle une nappe de fioul qui s’étend sur leurs iris. Les flammes te lèchent les pieds, leur brûlure est symphonique; tel des cordes en délire. Tout cela évoque des tons qui se métamorphosent et manœuvrent le canal auditif telle une marée d’eau salée qui gargouille dans un tuyau rouillé. Tu brûles dans le fléchissement du muscle de la nuit.

Mauno – Nothing

Mauno – Burn This

New Canadiana :: Moss Harvest – Moments Of Inertia

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Driving along the coastline, an opaque and impenetrable fog wraps you inside a hazy cloak. Once tender waves crash precipitously on the shore, overflowing with impatience and animosity. The lines on the pavement dissolve into nothing. Trapped, with your senses smothered by the relentless density. There is no option but to push forward, into the isolation, into seclusion, hoping to see a sign of light, but the fog never breaks. You’re stuck here forever.

Pendant qu’on conduit le long du littoral, un brouillard obscur et impénétrable t’enveloppe dans un voile flou. Une fois les vagues douces s’écrasent à la hâte sur la rive, qui déborde d’impatience et d’animosité. Les lignes sur la chaussée s’évanouissent. Piégé, avec vos sens étouffés par la densité implacable. Il n’y pas de choix sauf d’avancer, dans l’isolement, dans la solitude, en espérant apercevoir un signe de la lumière, mais le brouillard ne se dissipe jamais. Tu es coincé ici pour toujours.

Moss Harvest – Dusk, Shrouded In Fog

Moss Harvest – Eastern Passage

New Canadiana :: Heaven For Real // Homebody – Split

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Tired and roadworn, Heaven For Real trudge along an open roadway, dusty and without an end in sight. Directionless and meandering. Sunrises melt into sunsets, the passing of each day constant and unrelenting. They shed their skins, feet dragging, trying to find something, or some place, destination unknown. Their loss is palpable, yet there is no yearning, only an exhausted search.

Something comes into view and the pace quickens. They break into a run, only to be faced again with loss as it fades: a mirage.

The road continues.

Fatigués de toujours rouler, Heaven For Real se traînent le long des kilomètres de route, poussiéreux et à perte de vue, en errance dans les méandres. Aurores qui se fondent en crépuscules, le cours des jours et sa constance impitoyable. Ils changent de peau, traînant des pieds en quête d’un quelque chose, d’un quelque part inconnu. Leur perte est palpable, mais aucun désir en vue, rien d’autre que cette quête épuisée.

Quelque chose à l’horizon, le pas s’accélère. Ils commencent à peine à courir que la vision se perd déjà. Mirage…

Et la route continue.

Heaven For Real – O So Tired