Tag: halifax

New Canadiana :: Best Fiends – Best Fiends

Weird_Canada-Best_Fiends.jpg

Beware the heart of Best Fiends. It is not blackened with hate or eroded by bitterness, but it beats in frantic measure; always in bright hues of red and pink. Wrapped in a panoply of anxiety and ardor, it surfs, has SOUL, and is desperate to get outside. But be sure Best Fiends are no villains, these fiends are out for friends.

Prenez garde au cœur de Best Fiends. Ce dernier n’est pas noirci de haine ou érodé par l’amertume, mais il bat à un rythme effréné, toujours en teintes vives de rouge et rose. Enveloppé dans une panoplie d’anxiété et d’ardeur, ce cœur surfe, a une âme et veut à tout prix aller dehors. Mais soyez assurés que les Best Fiends ne sont pas méchants, ces monstres sont à la recherche d’amis.

Best Fiends – Allergies

Best Fiends – Goldie’s Forecast

Far Shores :: Christina Bosowec – Dodge Spirit

Weird_Canada-Christina_Bosowec-Cans_car.jpg

Weird Canada: If you were stranded on an iceberg, would you rather have snacks or a beverage?

Christina Bosowec: Snacks. Doritos and nibs.

A recent addition to Montréal (via Winnipeg and Halifax), Christina Bosowec responds to the unrecognized allure of inanimate objects: revealing something both serene and vibrant. Her first solo show, “Dodge Spirit”, materialized in the Anna Leonowens this spring like a memory you didn’t know you had (including a heap of donuts for the opening night gallery-goers). An expressly personal but unsentimental examination of her first car, Bosowec describes the show as “a memorial that celebrates the existence of the Dodge Spirit.” It embodies not only the spirit of an object, but the spirit of her work. A spirit whose inexplicable beauty will have you transfixed and asking: Why is this fuchsia Barbie car so elegant? How have these cans of grapefruit soda given you the opportunity to pause and contemplate?
Weird_Canada-Christina_Bosowec-Cans_car.jpg

co-credit: Brandon Brookbank

Bosowec tunes into the mysterious power within her chosen objects: “The practice of collecting, selecting and arranging [..] ultimately reflects my orderly nature.” This consideration is a constant thread throughout her entire body of work, and the soft materiality of the Scrunchie Body Tube and Sponge Me Up is particularly compelling. There is an urge to experience these works in the real, although the documentation—much of which is through collaboration with friends and fellow artists Brandon Brookbank and Kyle Alden Martens —is nearly as tactile and seductive as a sponge in the hand.


co-credit: Kyle Alden Martens

For Bosowec, the sponge has been much more useful as subject than cleaning tool: “My investigation of objects began with my obsession with the sponge. I began exploring usual and recognizable stacked configurations of sponges and worked towards conceptualizing this obsession by recreating the sponge stacks in alternative materials that resembled the same color palette as the sponges.”

Weird_Canada-Christina_Bosowec-spongemeoff.jpg

credit: Jordan Blackburn

Bosowec quietly asks you to reconsider everyday objects—to consider the meaning we place upon them—calling attention to how this gives objects power: “I feel that the power of an object is defined by the meaning that is placed on the object; this could be determined in the object’s physicalness/characteristics, use or sentiment. Dodge Spirit is less about sentiment and more about the physicality of the Dodge and how external objects can come together to commemorate the Dodge and acknowledge its existence. The physicalness of the car attributes to the power that exists in the spirit of the car.”

Weird_Canada-Christina_Bosowec-Dodge_installation.jpg

credit: Jordan Blackburn

Weird Canada: Si vous étiez coincés sur un iceberg, aimeriez-vous mieux avoir des collations ou un breuvage?

Christina Bosowec: Des collations. Des Doritos et des nibs.

Une arrivée récente à Montréal (via Winnipeg et Halifax), Christina Bosowec réagit à l’allure méconnue d’objets inanimés : révélant quelque chose à la fois serein et vivant. Sa première exposition en solo, « Dodge Spirit », s’est matérialisée dans la galerie Anna Leonowens ce printemps comme un souvenir que nous ignorions avoir (y compris un tas de beignes pour les présents à l’ouverture). Une enquête expressément personnelle, mais dépourvue de sentiment sur sa première voiture, Bosowec décrit l’exposition comme « un mémorial qui célèbre l’existence de l’Esprit Dodge. » Elle incarne non seulement l’esprit d’un objet, mais l’esprit de son ouvrage. Un esprit dont la beauté inexplicable vous fascinera et vous vous demanderez : Pourquoi cette voiture Barbie fuchsia est-elle si élégante? Comment ces canettes de soda au pamplemousse vous ont-elles donné la chance de vous arrêter et de contempler?

Weird_Canada-Christina_Bosowec-Cans_car.jpg

référence secondaire : Brandon Brookbank

Bosowec se rapproche des pouvoirs mystérieux de ses objets choisis: « La pratique de rassembler, de sélectionner et d’arranger [..] en fin de compte reflète ma nature ordonnée. » Cette considération s’agit d’un fil conducteur dans l’ensemble de son œuvre, et la matérialité souple du Scrunchie Body Tube et Sponge Me Up est particulièrement captivante. Il y a un désir ardent de vivre l’expérience de ces œuvres en personne, bien que la documentation—dont la plupart est en collaboration avec des amis et des collègues artistes Brandon Brookbank et Kyle Alden Martens — est presqu’aussi tactile et séduisante qu’une éponge dans la main.

référence secondaire : Kyle Alden Martens

Pour Bosowec, l’éponge a été bien plus utile en tant que sujet qu’en outil de nettoyage : « Mon enquête sur les objets a commencé par mon obsession avec l’éponge. J’ai commencé à explorer des configurations empilées d’éponges usuelles et identifiables et j’ai travaillé vers la conceptualisation de cette obsession en recréant les piles d’éponges dans des matériaux alternatifs qui ressemblaient à la même palette de couleurs que les éponges. »

Weird_Canada-Christina_Bosowec-spongemeoff.jpg

référence : Jordan Blackburn

Bosowec nous invite discrètement à réexaminer les objets de tous les jours—à considérer la signification que nous leurs assignons—attirant l’attention sur la façon dont cela donne du pouvoir aux objets: « Je crois que le pouvoir d’un objet est défini par la signification qui y est attribuée; ceci pourrait être déterminée par la réalité physique et les caractéristiques d’un objet, par son utilité ou sentiment. Dodge Spirit a moins à voir avec le sentiment, mais plutôt avec la physicalité du Dodge et la façon dont les objets externes peuvent êtres rassemblés pour commémorer le Dodge et reconnaître son existence. La réalité physique de la voiture attribue le pouvoir qui existe dans l’esprit de la voiture. »

Weird_Canada-Christina_Bosowec-Dodge_installation.jpg

référence : Jordan Blackburn

New Canadiana :: David R. Elliott – Sunshine

Weird_Canada-David.R_Elliot-Sunshine

Like the spring cleaning of a house, windows open to the breeze, birdsong, and smell of new life, David R. Elliott brushes the fog and cobweb from your head. In an active moment, reaching the highest shelf for a good dusting, or sweeping under the bed, something is stretched – whether it be muscle, emotion, or a twist of the face in a sly half-smile. There is a slice of catharsis delivered, and later a well deserved nap in a ray of sun.

Comme le ménage de printemps d’une maison, les fenêtres s’ouvrent et laissent entrer la brise, le chant des oiseaux et l’odeur d’une vie nouvelle, David R. Elliott balaie le brouillard et les fils d’araignée de la tête. Dans un regain d’énergie, on atteint les tablettes du haut pour un époussetage rigoureux ou le coup de balai sous le lit, à s’en esquinter, un muscle, une émotion ou le visage contracté en un demi-sourire narquois. Il vous procurera une tasse d’effusion émotionnelle, puis un répit bien mérité sous les rayons du soleil.

David R. Elliott – Believing In Iron

David R. Elliott – Taking A Chance On Love

New Canadiana :: Piper Curtis – No Drones

Weird_Canada_PiperCurtis-NoDrones.jpg

Again, power’s out

Called for help to hear myself

Response, meditate

Encore une fois, d’courant
J’ai appelé au secours pour m’entendre
Réaction : médite

Piper Curtis – MS2 (Alt Version)

Piper Curtis – No Drones Pt. 2

New Canadiana :: Mauno – Rough Master

Weird_Canada-Mauno-Rough_Master

The stake blazes alight. All around voices like blacksmiths’ strikes sing and smoulder on. Cries of “witchcraft” untangle themselves from the din. Bloodthirst glints like an oil slick across irises. The flames are licking your feet, the sear is symphonic; it feels of soaring strings. All for conjuring up tones that shape-shift and maneuver in and out of the ear like a salt water tide gurgling through a rusted pipe. Night is a muscle; you burn in the flex of it.

Le bûcher s’enflamme. Autour de lui, tel un forgeron qui fait chanter son enclume, fusent des voix. Des accusations de «sorcellerie» jaillissent du tumulte. Des yeux qui pétillent d’une lueur assoiffée de sang, telle une nappe de fioul qui s’étend sur leurs iris. Les flammes te lèchent les pieds, leur brûlure est symphonique; tel des cordes en délire. Tout cela évoque des tons qui se métamorphosent et manœuvrent le canal auditif telle une marée d’eau salée qui gargouille dans un tuyau rouillé. Tu brûles dans le fléchissement du muscle de la nuit.

Mauno – Nothing

Mauno – Burn This

New Canadiana :: Moss Harvest – Moments Of Inertia

Weird_Canada-Moss_Harvest_-_Moments_Of_Inertia

Driving along the coastline, an opaque and impenetrable fog wraps you inside a hazy cloak. Once tender waves crash precipitously on the shore, overflowing with impatience and animosity. The lines on the pavement dissolve into nothing. Trapped, with your senses smothered by the relentless density. There is no option but to push forward, into the isolation, into seclusion, hoping to see a sign of light, but the fog never breaks. You’re stuck here forever.

Pendant qu’on conduit le long du littoral, un brouillard obscur et impénétrable t’enveloppe dans un voile flou. Une fois les vagues douces s’écrasent à la hâte sur la rive, qui déborde d’impatience et d’animosité. Les lignes sur la chaussée s’évanouissent. Piégé, avec vos sens étouffés par la densité implacable. Il n’y pas de choix sauf d’avancer, dans l’isolement, dans la solitude, en espérant apercevoir un signe de la lumière, mais le brouillard ne se dissipe jamais. Tu es coincé ici pour toujours.

Moss Harvest – Dusk, Shrouded In Fog

Moss Harvest – Eastern Passage

New Canadiana :: Heaven For Real // Homebody – Split

Weird_Canada-Heaven_For_Real-Homebody_Heaven_For_Real_7__Split

Tired and roadworn, Heaven For Real trudge along an open roadway, dusty and without an end in sight. Directionless and meandering. Sunrises melt into sunsets, the passing of each day constant and unrelenting. They shed their skins, feet dragging, trying to find something, or some place, destination unknown. Their loss is palpable, yet there is no yearning, only an exhausted search.

Something comes into view and the pace quickens. They break into a run, only to be faced again with loss as it fades: a mirage.

The road continues.

Fatigués de toujours rouler, Heaven For Real se traînent le long des kilomètres de route, poussiéreux et à perte de vue, en errance dans les méandres. Aurores qui se fondent en crépuscules, le cours des jours et sa constance impitoyable. Ils changent de peau, traînant des pieds en quête d’un quelque chose, d’un quelque part inconnu. Leur perte est palpable, mais aucun désir en vue, rien d’autre que cette quête épuisée.

Quelque chose à l’horizon, le pas s’accélère. Ils commencent à peine à courir que la vision se perd déjà. Mirage…

Et la route continue.

Heaven For Real – O So Tired

Video :: Robert Loveless and the Loveland Band—Go Beyond

Weird_Canada-Robert_Loveless-Go_Beyond

“Go beyond” urges Robert Loveless. Go beyond— permission given to feel, to get lost in Erin McDonald’s doubly-exposed reels, to let yourself move a little in this band’s glorious ebb and flow. Go beyond— a willing to do something, make something, fill up the time while it’s here. Go beyond— an invitation to pass through the fog toward dawn.

“Go beyond”, aller au-delà : c’est ce que Robert Loveless nous exhorte à faire. Aller au-delà, comme une autorisation qui nous serait donnée de ressentir, de se perdre dans les bandes de films doublements exposées d’Erin McDonald, de se laisser dériver au rythme du flux et du reflux de ce groupe. Aller au-delà, comme une volonté de faire quelque chose, d’occuper son temps pendant que c’est encore possible. Aller au-delà, comme une invitation à traverser le brouillard pour atteindre l’aube.

New Canadiana :: JFM – Free Hell

Six decades of Marvin Berry‘s static activity leaves his skeletal remains in a state of statue. Run a time lapse and watch his hands ossify into a debilitating age of contractured claws to bind an eternal grip around his handset. Pry the landline from his cold dead hands and listen to the receiver closely. Don’t mistake it for a dial tone. Jesse Frank Matthews will take you on a journey of a sample-rich miscellany titled Free Hell. Start your descent into this segueing sound collage by dancing to the familiar realms of industrial electro body with a hydraulic lift backdrop. Pan into reverse truncated vocals over a stovetop boil melting BPM breakbeat and carry onward.

Les six décennies d’activité statique de Marvin Berry cèdent ses ossements dans l’état d’une statue. Au fil d’un laps de temps, observez ses mains scléroser en une ère débilitante de griffes contracturées qui serre éternellement dans sa poignée son téléphone. Forcez la téléphonie fixe de ses mains froides mortes et écoutez attentivement le récepteur. Ne le trompez pas pour une tonalité de numérotation. Jesse Frank Matthews vous emmènera en voyage à travers un mélange de prélèvement riche intitulé Free Hell. Débutez votre descente dans ce collage sonore incessant avec une danse au royaume du corps électro industriel devant un fond d’ascenseur hydraulique . Faites un panoramique sur les chants tronqués inversés au-dessus d’une cuisinière aux gros bouillons qui fait fondre les battements par minute du breakbeat et continue vers l’avant.

JFM – Reposition

JFM – Happiness

New Canadiana :: ISBN – Grimmed Out

Weird_Canada-ISBN-Grimmed_Out

The new 14-song cassette from ISBN is complete with their catchy-balanced-blended sound. Their balance lies in the punchy bass and responsive drums that form the melody, and construct a foundation for the scratchy exploratory twangings of Dave Burns’ guitar which fills in the rest of the sound spectrum. The existential lyrics of Luke Langille are clean and clear. Songs such as “Feel” contain honest, depressive lyrics, but when matched with melody, they create an uplifting, foot-stomping tune that will hurl itself into your memory vaults. Building and maintaining, stopping, and reapplying ensue through their audible expositions, developing a compelling 33 minute release.

La nouvelle cassette de 14 morceaux d’ISBN s’harmonise avec leur musique entrainante et mélangée, mais équilibrée. Cet équilibre se trouve dans la mélodie formée par une basse dynamique et une batterie réactive; les fondements pour le grattage exploratoire de la guitare de Dave Burns, qui remplit le reste du spectre sonore. Les paroles existentielles de Luke Langille sont nettes et précises. Des morceaux comme « Feel » contiennent des paroles honnêtes et déprimantes qui, une fois couplées à la mélodie, garrochent dans la voûte de tes souvenirs une chanson inspirante qui te fera taper du pied. Construction, poursuite, arrêt et reprise naissent de ces expositions sonores, produisant un album captivant de 33 minutes.


ISBN – Friends


ISBN – Feel