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New Canadiana :: Diane – Phantoms

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Green Burrito’s Midas touch continues with the scuzz-lite starkness of Diane. On their debut cassette, the terrible trio crams six songs into 12 frenetic minutes, only slowing their roll on the Kim Gordon-inspired — and perhaps knowingly name-dropped — “Bad Sister”. Throughout the remainder of Phantom, they pogo like Lollapalooza ’93 against a backdrop of bored vox, buzzy guitars and the occasional surprise drum break. Dig!

La touche magique de Green Burrito se poursuit avec la pureté écœurante et éclairée de Diane. Sur leur album, le remarquable trio joue six chansons de 12 minutes intenses, en ralentissant simplement le rythme sur “Bad Sister”, inspirée de Kim Gordon, peut-être intentionnellement cité. Sur Phantom, ils sautillent comme à Lollapalooza ’93, à l’encontre des opinions embarrassantes, ils font vrombir leurs guitares et surprennent par un jeu de batterie. Impressionant!

Diane – Religion

Diane – Bad Sister

New Canadiana :: Gal Gracen – Blue Hearts In Exile

Weird_Canada-Gal_Gracen-Blue_Hearts_In_Exile

Seven chill communications from Role Mach janglist Gal Gracen make up Blue Hearts in Exile. Alternating between instrumentals and songs – electrified guitar exotica and wavering, soulful proclamations of love – this cassette creates the perfect atmosphere for a romantic night-time beach picnic or basement couch makeout party. “Love Fantasy, My Beautiful Girl” chugs along with an earworming bassline, while “Sylvan Tragedy” glistens with sleazy, falsetto melancholia. These are soft ‘n sexy jams for summer ’13’s Casanovan conquests.

Sept transmissions décontractées par Gal Gracen (projet solo de Patrick Geraghty de Role Mach) constituent Blue Hearts in Exile. En alternant instrumentaux et chansons – entre l’exotisme électrisant de la guitare et les déclarations d’amour chancelantes et émouvantes – cette cassette crée l’ambiance parfaite pour un pique-nique romantique au clair de lune sur la plage ou pour les câlins sur le canapé du sous-sol. La ligne de basse qui transporte “Love Fantasy, My Beautiful Girl” reste ancrée dans la tête, et “Sylvan Tragedy” scintille d’un curieux falsetto mélancolique. La bande sonore douce et sexy des conquêtes casanoviennes de l’été 2013.

Gal Gracen – Infinity

Gal Gracen – Sylvan Tragedy

New Canadiana :: Aaron Read – Even Rats Can Feel The Sun

Aaron Read - Even Rats Can Feel The Sun

The first time I heard Aaron Read was on this website. The first thing I heard on this website was Aaron Read. I was living in New York City at the time and was fairly annoying to be around, I think. One of those songs made me less annoying to be around. If you can imagine someone bellyaching about living in Brooklyn and missing Vancouver, that’s what I spent most of that year doing. Kinda funny. At the time I was barely aware of any music that was being designated as “lo-fi”, and the experience of hearing those mp3s ran my tastes through a whammy bar — I would never be the same.

At last, it’s good to finally hold a musical release that Aaron made. Thankfully, another one of those songs from 2008 is still kicking around on this tape. Purposeful guitar loops peak and dip, designed to envelop through large headphones in bedrooms, sitting on top of disintegrating quilts. When the damn songs finally do kick in, there’s some overwhelming pleasure in his process and you hear it. Dude knows the rules, but usually just disregards them entirely. No matter what chord change you think is gonna happen, that’s not the one he picked. He found a better one. No matter how many times you’ve listened to the pop march of “How Does It Mean (What Does It Feel)”, you still can’t predict the chorus. I bet you can’t. That progression is mind-bending. Oh yeah, and the lyrics are satisfyingly obtuse. Some kind of anthropomorphized terror-tale, no doubt.

J’ai entendu Aaron Read pour la première fois sur ce site web; en fait, la première musique que j’ai écoutée sur ce site web fut celle d’Aaron Read. J’habitais à New York et j’étais plutôt ennuyant (je crois). Une de ses chansons m’a rendu moins ennuyant. J’ai passé l’année à me plaindre que j’habitais à Brooklyn et que Vancouver me manquait, si vous pouvez me croire. C’est presque drôle. À l’époque, j’étais à peine conscient de toute la musique dite « lo-fi » mais l’écoute de ces mp3 a bouleversé tous mes goûts comme une barre de vibrato. J’en fus transformé à jamais.

Ça fait du bien d’obtenir enfin une copie physique du travail d’Aaron. Heureusement, une de ces chansons datant de 2008 survit sur cette cassette. Dans de grands écouteurs, sur une courtepointe en désintégration dans une chambre à coucher, les sons de guitare en boucles, déterminés et dynamiques, créent une atmosphère enveloppante. Quand on arrive finalement aux chansons, on croit entendre le plaisir immense du processus créatif d’Aaron : il connaît les règles, mais préfère généralement s’en débarrasser. Peu importe le changement d’accord auquel on s’attend, il en choisit un autre, c’est-à-dire qu’il en a trouvé un meilleur. Peu importe combien de fois vous avez écouté « How Does It Mean (What Does It Feel) », je suis prêt à gager que vous ne pourrez jamais prédire le refrain. La progression défie l’esprit. Ah oui, et les paroles sont obtuses à souhait : sans doute une sorte de conte d’horreur anthropomorphique.

Aaron Read – Unlimited Sight

Aaron Read – How Does It Mean (What Does It Feel)

New Canadiana :: The Courtneys – K.C. Reeves

The Courtneys - K.C. Reeves

Keanu circa ’92 is the Courtneys’ main crush, and the K.C. Reeves tape, issued by Green Burrito, is ample tribute. When they aren’t teaching rock ‘n rollers how to lift, Classic Courtney, Cool Courtney and Crazy Courtney are playing theme music for the best summer vacation you never had. The brand new SPECIAL EDITION includes “90210,” whose hook hypnotizes like Luke Perry’s puppy eyes and resurrects a classic BC lake-jam with a cover of Gob’s “Soda.” Crank this on your Walkman, close your eyes, and July doesn’t seem so far away.

Les Courtneys ont un faible pour Keanu Reeves (vers 1992) et leur nouvelle cassette sur l’étiquette Green Burrito, K.C. Reeves lui rend hommage en grand. Quand elles n’enseignent pas la musculation aux rockeurs, Classic Courtney, Cool Courtney et Crazy Courtney composent la trame sonore de vos vacances d’été de rêve. Cette nouvelle édition spéciale inclut l’accrocheuse « 90210 » qui vous hypnotise comme le regard doux de Luke Perry ainsi qu’une reprise d’un classique des lacs britanno-colombiens, « Soda » de Gob. Le volume de votre Walkman à fond, les yeux fermés, vous vous croirez presque en juillet.

The Courtneys – 90210

The Courtneys – Social Anxiety

New Canadiana :: Weed – Gun Control

Weed - Gun Control

Ease back into 90s sluritude with Weed’s latest quad-platter offering of bummed-out grunge. The newly formed melancholy drips mighty rhythms into a painful chorus of subterranean solitude; the glimmering sun, locked into grooves laced with peaks and valleys, rarely yielding a morning dew more suffocating than the BOSS distortion warming each track on Gun Control. Minimal synth aficionados will be fooled by “Ben’s Tour”‘s opening riff, but the real heads will dive for the mail-order-only grippage. Vinyl is limited to 200 copies with a cassette-version offered via Green Burrito.

Laisse-toi tomber dans la marmonnitude des années 90 avec le dernier don quad-plateau de Weed du grunge maussade. La mélancolie nouvellement créée trempe les grands rythmes dans un refrain douloureux d’isolement souterrain; le soleil scintillant, coincé dans les rainures trempées de pics et de vallons, qui donnent rarément une rosée du matin plus étouffante que la distorsion BOSS qui réchauffe chaque morceau sur Gun Control. Les aficionados du synthé minimal seront trompés par le premier riff de “Ben’s Tour”, mais les vrais experts vont sauter dans l’achat qui est disponible exclusivement par la poste. Il n’y a que 200 copies en vinyle avec une version cassette disponible via Green Burrito.

Weed – Ben’s Tour

Weed – Even Black