Tag: goth

New Canadiana :: The Gutter Rocks – Very Serious

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You awaken in darkness to the sound of rats squealing. Confined within a hundred paces, their noises slice and pummel you, marrying both pit and pendulum. They swirl around you in an “undimensioned rainbow of cryptic poison” rising in the dank air of your cell. Fusing the Gun Club’s swagger and the spiraling guitar lines of Billy Duffy in a noxious cauldron, the Gutter Rocks’ sound is something out of Erich Zann’s wettest dreams.

Un son te réveille dans l’obscurité : le grincement des rats. Confinés dans une pièce d’une centaine de pas, leurs bruits t’entaillent et te frappent, mariant le puit et le pendule. Ils tourbillonnent autour de toi en un « arc-en-ciel de poison secret, étranger et sans dimension » qui s’élève dans l’air humide de ta cellule. Fusionnant la fanfaronnade de Gun Club et les lignes spiralées de guitare de Billy Duffy dans un chaudron toxique, le son de Gutter Rocks semble tout droit sorti d’un des fantasmes d’Erich Zann.

The Gutter Rocks – Dig In Bleed Out

The Gutter Rocks – Successpool

Successpool

New Canadiana :: Sacral Nerves – Sacral Nerves

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Describing your band as a “diva cup overflowing with menstrual blood left on your neighbour’s porch” captures the energy of Sacral Nerves as occupying the pubescent middle ground between quasi-political awakenings, awkward sexual self-awareness, and a mild fascination in the occult confluencing in long summer’s late-night neighbourhood pranks. But, Sacral Nerves are more than the brimming menstrual goblet. They are a crucified semi-lighter-melted bald Barbie doll with a blood-soaked Tampax crown of thorns, ketchup-soaked toilet paper entrails dangling above a gold spray-painted silicone holy grail spilling post-endometrium with every careful footfall, and the shushes, wispers, and held-in laughter from the bushes by the ditch as the porch light comes on.

Décrire le band comme une « Diva Cup débordant de sang menstruel laissée sur le porche d’un voisin » capture bien l’énergie de Sacral Nerves et leur occupation du territoire pubère, quelque part entre un éveil quasi-politique, une conscience gênante de sa propre sexualité et une légère fascination envers le monde occulte qui convergent en une longue nuit estivale à jouer des tours aux voisins. Mais Sacral Nerves sont plus qu’un gobelet menstruel débordant. Ils sont une poupée Barbie crucifiée, son crâne chauve, à demi fondu par un briquet, couvert d’une couronne d’épines en Tampax ensanglanté, ses entrailles de papier de toilette enduit de ketchup pendouillant au-dessus d’un Graal de silicone recouvert d’un graffiti doré qui répand des résidus d’endomètre à chaque pas prudent, et les murmures, les chut! et les rires étouffés provenant des buissons près du fossé quand la lumière du porche s’allume.


Sacral Nerves – Trappings


Sacral Nerves – Torture Gardener

New Canadiana :: Rhythm of Cruelty – Dysphoria

Rhythm of Cruelty - Dysphoria

North America’s northernmost metropolis gives us a chilly slice of its minor-key grooves, of the high-walled and barbiturate-wire type. Considering Ian and Brandi’s previous bands and RoC’s run-up of EPs, this is no big surprise: they’ve been working on their no-nonsense post-punk with the barest of elements since the beginning. The guitars have stayed flanged-out, the vocals echoing, and the songs’ razor-sharp direction and drum-machined propulsion crack like a whip. If True Detective’s Rust Cohle had a wax penchant, you can bet that Dysphoria would be in his collection.

La Métropole la plus nordique de l’Amérique du Nord nous donne une offrande glacée de ses grooves en clef mineure, du genre hautement fortifié et recouvert de barbituriques. Considérant les groupes et les EP précédents de Ian et Brandi, on n’en est pas surpris : ça fait depuis leur début qu’ils travaillent sur leur genre de postpunk minimaliste. Les guitares sont enrobées de flange, la voix est saturée d’écho, et les chansons sont alimentées de boites à rythmes, donnant au tout un ton monomaniaque. Si Rust Cohle de True Detective était accro du vinyle, on en est certain que Dysphoria serait dans sa collection.


Rhythm of Cruelty – Dysphoria


Rhythm of Cruelty – Creature of Habit

New Canadiana :: Rhythm of Cruelty – Demo

Skulking through distilled collages of glassy dreams are two lovers basking in high/low downstroke flanges and the beguiling hypnoses of analog motorik. Re-envisioning the heavier aural tropes of past projects, they tear down an oft-aped distinction to construct unencumbered bricks-and-mortar post-punk. Rhythm of Cruelty is a beautiful trashy-dash of battleship grey upon a black and white world.

Rodant à travers des collages distillés de rêves vitreux il y a deux amoureux se prélassant dans les hautes/basses brides de descente et les hypnoses trompeuses de mouvement moteur analogue. Ré-imaginant les tropes auditifs plus lourds des projets passés, ils mettent à terre une distinction souvent singée pour construire un post punk non encombré de briques et de mortier. Rhythme of Cruelty est une magnifique tiret sale de gris de bataille navale sur un monde noir et blanc.

Rhythm of Cruelty – The Past

Rhythm of Cruelty – Hollow Eyes

New Canadiana :: N.213 // Reflektionss – The Next Best Thing

NMR found a bold pairing between the bristled pulses and maniacal low-end of N.213 and Reflektionss. Their combined dualic forces swerve between harrowing drum-machine hermetics and fist-fulls of gothic concoctions frothing with digital spume. While N.213 jacks your hybrid with scorching no limit dialogues, Reflektionss pipet their basemental minimalism straight through your nervous system. Both foster a millennial convolution of arresting fear and 21st century mellow, so grip fast before their divergent crests wash you into nihilism. [Pressing note: pictured above is the test-pressing gripped from the Isolated Now Waves merch table. The actual release differs significantly.]

NMR a trouvé un assortiment audacieux entre les battements hérissés et les low-ends maniaques de N.213 et Reflektionss. Leur double force combinée dévie entre les angoissantes batteries hermétiques et les pleines poignées de concoctions gothiques moussantes d’écume digitale. Pendants que N.213 lève au cric votre hybride avec de brûlants dialogues illimités, Reflektionss pipette leur minimalisme de sous-sol directement à travers votre système nerveux. Les deux accueillent une convolution millénaire de peur saisissante et de douceur du 21e siècle, alors attrapez le vite avant que leurs sommets divergents vous submergent dans le nihilisme. [ Note pressante : décrit en haut est le pressage test saisi du stand d’ Isolated Now Waves. La sortie actuelle diffère significativement.]

28 Years

Take Yr Movement Away

Review :: Sex Church – Dead End b/w Let Down

Sex Church - Dead End b/w Let Down

Canada’s modern-psychedelic scene is re-emerging, painted new colours and worshiping new Gods. Gone are the pretenses of 60s pop-lysergia; in its place we gladly fall before false idols and re-hashed idioms. And why not? When it’s done well, we put our minds on a true trip thru hell. Sex Church easily accomplishes this with their mix of doomy, pedantic guitar drones and gothic romanticism; parsing liturgy and psych in a bewildering and addictive way. The songs are long, depressing and mesmerizing; perfect musical beds for basement-evenings in your teenage vortex. And if that all made sense, they throw in a pop-punk ballad for the last minute of Dead End; nothing is ever too easy anymore. 300 copies pressed on black vinyl via Vancouver’s Sweet Rot records. Die vicariously.

La scène moderne-psychédélique du Canada est en train de reformer, peinte en nouvelles couleurs et adorante les nouveaux Dieux. Les prétensions de pop-LSD des années 60 sont disparues; maintenant on vénère les idoles fausses et les idiomes recyclées. Et pourquoi pas? Quand c’est bien fait, on fait voyager le cerveau sur un vrai voyage à travers l’enfer. Sex Church le fait facilement avec son mélange des drones lugubres et pinailleurs et du romantisme gothique; en analysant la liturgie et la psychologie dans une façon déconcertante et entraînante. Les chansons sont longues, déprimantes, et hypnotiques; les lits musicaux parfaits pour les soirées sous-sol dans ton tourbillon ado. Et si ça avait du sens, ils ajoutent une ballade de pop-punk pour la dernière minute de Dead End; rien n’est trop facile de nos jours. 300 reproductions imprimées en vinyle noir grâce à Sweet Rot Records de Vancouver. Meurs indirectement.

Sex Church – Dead End

Sex Church – Let Down