Tag: fletcher pratt

New Canadiana :: Choice Grips

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In our ongoing pursuit to encourage, document, and connect creative expression across Canada, we cut through waves upon waves of ethereal sounds, wyld shreddery, and brooding drones. It is magnificent. Some of the best grips escape our grasping fists. We list them here:

Sister Blanche : NIGHTMARES & DAYDREAMS (Gary Cassettes :: Victoria, British Columbia)

INDUSTRIAL PRIEST OVERCOATS : Godbless This Hellhole (Napkin Records :: East Vancouver, British Columbia)

Glad Rags : ‘SMILE’ (Self Released :: Vancouver, BC)

La Flore Intestnale : Ton Doigt Dans Mon Cul Netlabel (Ton Doigt Dans Mon Cul Netlabel :: Saguenay, Québec)

nik B : Three Acts of an Unknown Play (lol no :: Vancouver, British Columbia)

Rosé Porn : Rosé Porn (Self Released :: Toronto, Ontario)

MOON EYED : GOLDEN MOUND EP (Home recorded :: Toronto, Ontario)

BABEL: This Is The Sacred Fire (Arachnidiscs Recordings :: Etobicoke, Ontario)

firestarter : ES-tro-jen-z (Self-released :: Regina, Saskatchewan)

n//k : baby teeth (none :: Toronto, Ontario)

Beard Closet : Deadly Force (Arachnidiscs Recordings :: Toronto, Ontario)

Fletcher Pratt : Dub Sessions Vol. 3 (Crash Symbols :: Winnipeg, Manitoba)

Notre quête constante visant à encourager, à mettre en contact et à décrire les pratiques d’expression créatrice au Canada nous fait traverser vague après vague de sons éthérés, de shreds déchaînés et de sinistres bourdonnements; et c’est magnifique. De véritables joyaux échappent parfois à nos mains avides. Ils sont énumérés ici :

Sister Blanche : NIGHTMARES & DAYDREAMS (Gary Cassettes :: Victoria, British Columbia)

INDUSTRIAL PRIEST OVERCOATS : Godbless This Hellhole (Napkin Records :: East Vancouver, British Columbia)

Glad Rags : ‘SMILE’ (Self Released :: Vancouver, BC)

La Flore Intestnale : Ton Doigt Dans Mon Cul Netlabel (Ton Doigt Dans Mon Cul Netlabel :: Saguenay, Québec)

nik B : Three Acts of an Unknown Play (lol no :: Vancouver, British Columbia)

Rosé Porn : Rosé Porn (Self Released :: Toronto, Ontario)

MOON EYED : GOLDEN MOUND EP (Home recorded :: Toronto, Ontario)

BABEL: This Is The Sacred Fire (Arachnidiscs Recordings :: Etobicoke, Ontario)

firestarter : ES-tro-jen-z (Self-released :: Regina, Saskatchewan)

n//k : baby teeth (none :: Toronto, Ontario)

Beard Closet : Deadly Force (Arachnidiscs Recordings :: Toronto, Ontario)

Fletcher Pratt : Dub Sessions Vol. 3 (Crash Symbols :: Winnipeg, Manitoba)

New Canadiana :: Fletcher Pratt – Chameleon

New Canadiana :: Fletcher Pratt - Chameleon

Ever changing, Fletcher Pratt keeps swaying on, making his kaleidoscope way through the ever-spooling landscape. Departing from early tape collages, he drove rhythmic noise over the edge, steered into and out of squealing absurdity, and rolled the top down to show off his spacey reggae. Chameleon returns to the arrhythmic, sounding every bit as disorienting (yet charming) as stereoscopic eyes and chromatophores. It’s like a sentient Nintendo cartridge finally took one too many blows, broke up and said, “Y’know what? Fuck it,” and went far, far off the grid. Into the woods, to prance and creep around. For the glam chameleon

En perpétuelle évolution, Fletcher Pratt continue son déhanchement, traçant son passage de façon kaléidoscopique à travers la bobine éternelle du paysage. Commençant par des premiers collages audios, il a poussé le rhythmic noise par-dessus bord, conduit à l’intérieur et à l’extérieur d’une absurdité grinçante, pour enfin rouler les fenêtres baissées et faire rayonner son reggae planant. Le Caméléon retourne à l’arythmie, sonnant tout aussi désorienté (quoique charmant) que des yeux stéréoscopiques et des chromatophores. C’est comme une cassette de Nintendo douée de sens qui, après avoir reçu trop de coups, s’était brisée et s’exclamait finalement : « Tu sais quoi ? D’la marde, » et dégageait de la place, s’en allait bien loin. Dans les bois, pour se pavaner et rôder. Pour qu’il sonne de cette façon, ce caméléon glamour devra tout d’abord se transformer en soupe primaire.

Fletcher Pratt – Chameleon

New Canadiana :: Solar Coffin – Ambisinistrous

Solar Coffin - Ambisinistrousthumb

Clicking in this cassette will be your final nail. It shall shunt you off into deep, lifeless space. No prospect of a return trip. And as you drift further, so does Ambisinistrous; it’s a time-lapse cocoon, building the oscillating void around and within you. The duo makes use of all oscillations, creating rapt crowds in their great audiovisual din. It should be no surprise that Fletcher Pratt is half of the droning bliss behind this small-run cassette, with Erik Larsen taking the rest of the knob-twisting to the stars.

Cliquer sur cette cassette sera votre coup de grâce. Elle vous mènera aux confins d’un espace sans vie. Sans possibilité de retour. Comme vous, Ambisinistrous dérive plus loin, un moment dans un cocon, créant un vide vibrant autour et à l’intérieur de vous. Ce duo utilise toutes les oscillations, captivant les foules avec leur grand boucan audiovisuel. Il n’est pas surprenant que Fletcher Pratt soit derrière le bonheur bourdonnant de cette courte cassette avec Erik Larsen qui nous porte jusqu’aux étoiles en jouant avec les boutons de réglage.

Solar Coffin – Ambisinistrous [Side A]

New Canadiana :: Fletcher Pratt – Dub Sessions Vol. 2

Fletcher Pratt - Dub Sessions Vol. 2

Eschewing the murk and screwed stylings of his previous offering, Winnipeg’s Fletcher Pratt spitshines a wonderful sheen on his second volume of excursions into inner space. “Huge Dub” starts the journey in a mid-80s Mad Professor style, were he scoring a John Carpenter flick about the Miami cocaine wars. Digi-warmth for miles on this tape, all wrapped up with Mr. Pratt’s tightest arrangements to date. A stalking urban vibe staggers through quite a few of these tracks, broken up beautifully by the beatific piano stabs of side two’s “Sunny Dub”, a real dolphin watcher if there ever was one. “Odd Dub”’s warped keyboard textures and sub-bass wonk along heat-stricken before the alone-in-an-airport “Outro” drops you off at the side of the road, stranded and searching for your car keys. All you can find in your pockets is some dusted roaches and a strange phone number written on a Burger King receipt. Time to go home and sleep it off, brother.

En évitant l’obscurité et le style foutu de sa dernière création, Fletcher Pratt de Winnipeg lustre merveilleusement son deuxième volume d’excursions dans l’espace intérieur. “Huge Dub” commence le voyage avec un ton à la Mad Professor des années 80, s’il composait la bande-son d’un film de John Carpenter à propos des guerres de la cocaïne à Miami. C’est la numéri-chaleur à travers les miles de cette cassette, tout emballé dans les arrangements les plus sensass de M. Pratt jusqu’à maintenant. Des ondes urbaines rôdeuses chancellent à travers nombreux morceaux, fragmenté merveilleusement par les éclats béats de piano de “Sunny Dub” à la face B, un vrai observateur des dauphins, s’il y en a jamais eu. Les textures déformés de clavier et la Sub-basse balançent, foudroyés de chaleur jusqu’à ce que l’”Outro” seul-dans-un-aéroport te laisse à côté de la rue, abandonné, en train de chercher pour tes clés de voiture. Tout ce que tu peux trouver dans tes poches, c’est quelques cafards poussiéreux et un numéro de téléphone que tu ne connais pas écrit sur un reçu de Burger King. Il est temps de retourner chez toi et cuver, mon ami.

Fletcher Pratt – Fire Dub

Fletcher Pratt – Huge Dub

New Canadiana :: Brian Ruryk and Fletcher Pratt – Canadian Guitar Sounds

Brian Ruryk and Fletcher Pratt - Canadian Guitar Sounds

Toronto’s storied six-string weakling and Winnipeg’s notorious nightmare machinist junk it up on this flesh-crawling collab. The plainspoken title does little to prepare for the onslaught of shreddery lost in the tempest of tape loops and R2-D2 squeals. Bill Orcutt getting down with Bernard Bonnier is a start, but this is more like Mutant Concrète.

L’avorton légendaire de six cordes de Toronto et le machiniste cauchemardesque mal famé de Winnipeg balancent grave avec cette collaboration qui nous donne des frissons. Le titre franc fait rien pour nous préparer pour l’assaut de shred perdu dans la tempête de boucles de cassette et de cris à la R2-D2. Si Bill Orcutt niquait Bernard Bonnier, ça serait un début, mais ceci est plutût comme Mutant Concrète.

Brian Ruryk and Fletcher Pratt – Canadian Guitar Sounds (excerpt)

New Canadiana :: Fletcher Pratt – Dub Sessions Vol. 1

If I dared leave this cassette playing while I stepped off my porch and these ominous drawls trailed me down the street, I’d be scared to see the haunted thickets they would conjure. The first second of opener “Weird Dub” lets you know what this isn’t: Your hazed-out guitar coasting in on the Black Ark. Instead, Pratt slows everything the fuck down, throwing trademark delay over drums and otherworldly sax. “Sherwood Dub” has a cranked-down sample of “Eastside, Westside” mixed with his own percussion and plays more like a Midwestern spirit returning from the Middle East. The second side? Hell, don’t even…

Si j’osais laisser passer cette cassette quand j’ai quitté mon porche et ces chantonnements menaçants m’a suivi dans la rue, j’aurais peur de voir le tel fourré qu’ils feraient apparaître. La première seconde de l’ouverture “Weird Dub” te dit ce qu’il n’est pas: ta guitare défoncée planant sur le Black Ark. À la place, Pratt ralentit tout, en lançant le retard caractèristique au-dessus de la batterie et le saxophone éthéré. “Sherwood Dub” a un échantillon diminué de “Eastside, Westside” mélangé avec sa propre percussion, et a l’air plutôt qu’un esprit du Midwest qui retourne du Moyen-Orient. La face B? Ne me demande pas…

Fletcher Pratt – Weird Dub

Fletcher Pratt – Sherwood Dub

New Canadiana :: Fletcher Pratt – Deathdubs

Fletcher Pratt used to make sound collages in his early teens using nothing more than a ghettoblaster and its buttons, but years later, armed with a sequencer and electrical engineering expertise, his music is a beast much more sinister. Deathdubs doesn’t flinch. Deathdubs doesn’t even seem human. Throughout five monolithic tracks, three backed by beats too cerebral to be witch house or hip-hop, Pratt casts the shadow-selves of those genres. Resonance sliders, reverb, and digital delay aggressively take the front seat on this horrific road trip, while melodies and song structure are drugged out in the back.

Fletcher Pratt  faisait anciennement des collages de sons tôt dans son adolescence utilisant rien de plus qu’un blaster de ghetto et ses boutons, mais des années plus tard, armé d’un séquenceur et d’expertise d’ingénieur électrique, sa musique est une bête bien plus sinistre. Deathdubs ne se dérobe pas. Deathdubs ne semble même pas humain. Tout au long des cinq pistes monolithiques, trois soutenues par des battements trop cérébrals pour être de la maison de sorcière ou du hip hop, Pratt projette les ombres d’elles-mêmes de ces genres. Des curseurs de résonnance, de réverbérations et d’attentes digitales prennent agressivement le siège avant sur cet horrifique voyage routier, pendant que des mélodies et des structures de chansons sont droguées en arrière.

Fletcher Pratt – Driving Off a Cliff

Fletcher Pratt – Midocean Orbit