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New Canadiana :: Totenbaum Träger // Projet Muet – Split

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Multi-instrumentalist and composer Dominic Marion exposes all sides of his creative dimensions by combining two of his latest projects into one split release. Experimental No wave comprised of jarring tones sits perpendicular to ominous bass sounds. Noir-ambient spaces and the matter that fill them create a monster; waxing and waning as if breathing. Totenbaum Träger wrestles with doom components through a combination of electric guitar noise (and riffs), feedback, and dark overtones. Projet Muet focuses on melody, narrative, and the extremities created when polarizing sounds crash together. Marion exposes every angle of his being by pairing the calm and chaotic, channelled through two separate paths of expression.

Compositeur et multi-instrumentaliste, Dominic Marion dévoile toutes les facettes de sa dimension créative en combinant deux de ses plus récents projets en un album split. On obtient du no wave expérimental fait de sonorités discordantes chevauchant des sons de basse menaçants; des espaces de style Noir-ambient remplis de matière qui font jaillir un monstre, croissant et décroissant comme une respiration. Totenbaum Träger ferraille avec des éléments de doom à travers un mélange de bruit (et de riffs) de guitare électrique, de feedback et d’harmoniques sombres. Projet Muet, lui, s’intéresse à la mélodie, à la narration et aux extrémités créées par la collision de deux sons polarisés. Marion met à nu chaque fibre de son être en joignant le calme et le chaos exprimés par deux chemins complètement différents.


Totenbaum Träger – Hung to Sarah Kane’s Shoelace


Projet Muet – Prévision pour un projet muet

New Canadiana :: Power Nap – One and Two

Power Nap - One and Two

One and Two is the solo debut from Bradley Davis of Fresh Snow. Engaging on a cerebral tour of drones and synths, “One” begins with the steady chime of a gong. The echo carries into its next chime. A rhythm builds, bringing to mind Ottawa’s iconic doom metal band Buried Inside. “Two” has a more guitar-driven and sinister feel, at one point accompanied by a brief verse that Davis sings himself. Albeit a sweet moment in the transition, it holds bittersweet menace, like the seconds after a nightmarish scene in a David Lynch film. Davis’s technique goes beyond simply adding layers, opting for multi-instrumental and multi-dimensional soundscapes.

One and Two est le début solo de Bradley Davis de Fresh Snow. S’engageant dans une tournée cérébrale de drones et de synthés, « One » commence avec le son régulier d’un gong qui résonne d’un coup à l’autre. Un rythme se crée, rappelant Buried Inside, le groupe ottavien iconique de doom metal. La guitare mène la danse dans « Two », qui a un air plus sinistre et qui, à un certain moment, est accompagné par un bref couplet chanté par David. Ça a beau sembler être un moment tendre incrusté dans la transition, comme les quelques secondes qui suivent une scène cauchemardesque dans un film de David Lynch, c’est aussi un moment rempli de terreur aigre-douce. La technique de Davis va au-delà d’un simple ajout de couches, optant plutôt pour des paysages sonores multi-instrumentaux et multidimensionnels.


Power Nap – Two

New Canadiana :: Wolfcow – This Was Wolfcow

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Greydyn ‘Wolfcow’ Gatti and co. unleash a cacophony of Casio in this cathartic mix of order and catastrophe. Pop melodies are shrouded amidst fuzzy synths as Gatti shout-sings echoing vocals. This is Wolfcow is intentionally clumsy, disjointed and non-thematic, yet linear in style and consistency. Heavy use of reverb makes everything sound slightly out of reach; background sound serving as foreground. The roster of helping hands from Toronto’s finest include Randall Gagne a.k.a. Man Made Hill, Dave Evans of the Soupcans, and Julie Reich of Bile Sister. These 21 tracks in the two-minute range play like a sampling of fuzzy nuggets. Where do they begin? Where do they end? Who is ‘’Old Horrible Hands’’? Where am I?

Greydyn « Wolfcow » Gatti et compagnie produisent une cacophonie de Casio dans ce mélange cathartique d’ordre et de chaos. Les mélodies pop sont enveloppées de synthétiseurs fuzz, et les cris chantés de Gatti résonnent en écho. This is Wolfcow est intentionnellement maladroit, disjoint et sans thème, mais reste pourtant linéaire au niveau du style et de la cohérence. L’utilisation abondante de réverbérations fait que tout semble hors de portée, avec des sons d’arrière-plan au premier plan. L’équipe comprend quelques-uns des meilleurs musiciens et musiciennes de Toronto, dont Randall Gagne alias Man Made Hill, Dave Evans de Soupcans, et Julie Reich de Bile Sister. Ces 21 chansons d’environ deux minutes sont comme un échantillon de pépites fuzz. Où commencent-elles? Où finissent-elles? Qui est « Old Horrible Hands »? Où suis-je?


Wolfcow – Chromes Of Fantasy


Wolfcow – Hot Pooches in Oil

New Canadiana :: JFM – Squat

JFM - Squat

JFM (Jesse Frank Matthews) constructs groovy soundscapes using a sampler and effects. For his cassette debut on Pleasence Records, the loops are minimally constructed, maximally effective. One carefully chosen beat, riff or rhythm is looped for minutes at a time, as intricate tweaks are added to create titillating audio collages before switching the vibe. Squat is a long, pleasant (pun intended) city drive late at night, with identical streetlights guiding you down the road like outstretched arms.

Producteur de musique décalée et compositeur solo de musique électronique, JFM (Jesse Frank Matthews) crée une atmosphère musicale groovy à partir d’un sampleur et d’effets sonores. Sa première cassette sortie sur Pleasence Records est l’exemple d’une boucle minimale, pour un effet maximal. Une rythmique ou un riff minutieusement choisis qui constituent une boucle répétée pendant plusieurs minutes, à laquelle s’ajoutent des éléments complexes pour créer un univers audio émoustillant avant de passer à l’ambiance suivante. Squat est aussi agréable qu’une longue virée en voiture tard dans la nuit, dans une ville dont les réverbères, identiques, vous tendent les bras pour guider votre chemin.


JFM – Side A

New Canadiana :: The Spirit Crumplers – Tarnation

The Spirit Crumplers - Tarnation

The Spirit Crumplers define themselves as two vegan brothers playing garage-pop. And that they are, yet there’s much more within their premiere release, Tarnation. There’s a lot of spirit within their songs, and a strong sense that the brothers MacNeil poured their hearts and souls into this project. They even include their own zine with each cassette.

A certain sense of humbleness comes from the band’s choice to open with a cover of the Daniel Johnston song ‘‘Chord Organ Blues’’. The MacNeils offer a beautiful rendition that does the original justice while simultaneously setting the tone for their own lo-fi sound. A comparison can be drawn between the higher pitched vocals of Johnston and singer-guitarist Wesley MacNeil (plus a little bit of John K. Samson of The Weakerthans). The Spirit Crumplers stick to an organic mix of guitar, drums and vocals, giving them a lot of room to toy with their sonic style. Tarnation tugs at your heartstrings, if not from the adorable lyrics, then maybe from the teeny guitar solo at the end of ‘‘Glasses’’.

The Spirit Crumplers se définissent comme deux frères végétaliens qui jouent du garage pop. Et ils le sont. Toutefois, il y a davantage de contenu dans Tarnation, leur première parution. Il y a beaucoup d’esprit au sein de leurs chansons et il nous reste un fort sentiment que les frères MacNeil ont versé corps et âme dans ce projet. Ils accompagnent même chaque cassette de leur propre zine.

On sent une certaine humilité dans leur choix d’une reprise de « Chord Organ Blues » de Daniel Johnston comme pièce d’ouverture. Les MacNeil offrent une interprétation magnifique qui rend justice à la version originale, tout en gardant le ton de leur son lo-fi. Une comparaison peut être faite entre le chant aigu de Johnston et celui du chanteur-guitariste Wesley MacNeil (avec aussi un peu de John K. Samson de The Weakerthans). The Spirit Crumplers construisent un mélange organique de guitare, batterie et chant, laissant beaucoup d’espace pour explorer leur style sonique. Tarnation atteindra les cordes sensibles de votre coeur. Si ce n’est pas grâce aux adorables paroles, alors peut-être que ce sera grâce au petit solo de guitare clôturant « Glasses ».


The Spirit Crumplers – Glasses


The Spirit Crumplers – Untitled

Video :: Soupcans – “Parasite Brain” [Dir. Lindsay Cavanaugh]

Soupcans - "Parasite Brain" [Dir. Lindsay Cavanaugh]

Three guys walk into a bar and are met by a mischievous bartender who serves them a concoction of green-screened neon colour. They turn into zombie cannibals who turn on the bartender. It’s perfect because it comes from the psychotropic minds of The Soupcans.

The Toronto punk patrons’ brain-melting fury has recently unleashed itself onto our eyes and ears with a video from the title track on their latest EP. The concept is a mixture between a day spent in front of Photobooth on your laptop, playing a sadistic game of Operation and psychedelics. None of this sound bad to you? It’s not. It’s awesome.

Rather than using too much fake blood, a major element in the video, they opt for post-production special effects. Splotches are hastily drawn all over the characters and filled-in with film footage close-ups of raw meat, organs and actual blood. It’s an inventive alternative that adds to the ethereal state of the video. Handheld cameras and gore elements parallel the chaotic, lo-fi track which is aptly titled ‘‘Parasite Brain’’.

Trois gars entrent dans un bar et sont accueillis par un malicieux barman qui leur sert une mixture de couleur écran-vert néon. Ils se transforment en zombies cannibales et se retournent contre le barman. Le tout est parfait, car cela arrive tout droit de l’esprit sous influence de The Soupcans.

Avec une vidéo pour la chanson-titre de leur dernier EP, ces parrains torontois de la scène punk ont récemment déchaîné leur fureur devant nos yeux et dans nos oreilles. Le concept est un mélange entre une journée passée devant le « Photobooth » de votre ordinateur, à s’adonner au jeu sadique Opération et de psychédélisme. Rien de tout cela ne sonne horrible? C’est parce que ce ne l’est pas. C’est génial.

Plutôt que d’utiliser trop de faux sang, un élément central dans cette vidéo, ils ont opté pour des effets spéciaux créés en post-production. Les éclaboussures hâtivement barbouillées partout sur les personnages sont remplacées par des séquences filmées de gros plans de viande crue, d’organes et de vrai sang. Il s’agit d’une alternative inventive qui ajoute à l’état éthéré de cette vidéo. La caméra à la main ainsi que les éléments « gore » se joignent en parallèle à la chaotique pièce lo-fi judicieusement intitulée « Parasite Brain ».