Tag: experimental
New Canadiana :: APA & JØ – Der Stromausfall // Cloudbursting

- APA & JØ
- Der Stromausfall // Cloudbursting
- (Da-Yin)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the illusory continuity of James Beardmore:
A power failure somehow triggers a freak storm. It affects an extremely localized area of Dundas West, Toronto. The storm engulfs everything in its path. Bicycles, microphones, plastic bags, saxophones, toys, sprinkler systems. You have just become a part of it.
When time first stopped it was confusing, but lately you have decided to embrace it. The best part about dislocation from time is that sounds seem to have a new quality. They are more breakable somehow. A second can be burst and the pieces repositioned. Each piece sounds different yet contains all the information of the whole thing.
De la continuité illusoire de James Beardmore:
(Traduit par Aliké Harel)
Une panne de courant provoque une tempête monstre. Le désastre est strictement confiné aux alentours de Dundas West à Toronto. La tempête engouffre tout sur son passage. Vélos, microphones, sacs de plastique, saxophones, jouets, gicleurs. Vous venez tout juste d’embarquer dedans aussi.
Lorsque le temps s’est arrêté pour la première fois, c’était la confusion, mais dernièrement vous avez décidé d’y consentir. L’avantage de la dislocation temporelle est que le son semble gagner en qualité. Il se décortique mieux. Une seconde peut éclater et les éclats peuvent se repositionner. Chaque fragment a une sonorité unique, mais renferme toute l’information de l’ensemble.
New Canadiana :: Fulldeck Subhuman – Distraction Motif

- Fulldeck Subhuman
- Distraction Motif
- (Self Released)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the eternal buffering of James Beardmore:
A fragment of sound has been looping in your head for days, you can’t remember where from. It has mutated into an unsettling mantra.
Someone has extracted this sound from your skull and transcribed it into midi notation. The result combines with a scratched CDR of music for corporate motivational powerpoint presentations. It plays in an abandoned building and is currently livestreaming on the deep web.
Slices of glass with high-resolution artefacts hurtle towards an accelerando event horizon before succumbing to entropy. Chaos overlaps until it becomes meditative. Your senses adjust. Calm.
De l’éternelle mise en mémoire tampon de James Beardmore:
(Traduit par Julie Mayer)
Un morceau de son joue en boucle dans ta tête depuis plusieurs jours, tu ne peux pas te rappeler d’où ça vient. Ça s’est transformé en mantra perturbant.
Quelqu’un a extrait ce son de ton crâne et l’a transcrit en notation midi. Le résultat se combine à un CD-R de musique égratigné pour faire des présentations Powerpoint corporatives centrées sur la motivation de soi. Il joue dans un bâtiment abandonné et est actuellement retransmis en direct sur le web caché.
Des tranches de verre accompagnées d’artéfacts en haute résolution foncent à toute allure vers un gouffre en accéléré avant de succomber à l’entropie. Le chaos se chevauche jusqu’à en devenir méditatif. Tes sens s’ajustent. Calme.
New Canadiana :: Kaie Kellough – Creole Continuum

- Kaie Kellough
- Creole Continuum
- (Howl! Arts)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the alphabet erasure of Javier Fuentes:
Fluencies and poetries, where to begin? Should the judges come in? To recognize sound, to recognize speech, the voice might speak. Can we get an opinion on the rules of its dominion? The silence speaks volumes, reciting alphabets in record speed. The sharpest voices keep up, giving up at the point of clear confusion. Slow turns towards debris, now there are traces to hear. Pick up the feel. Memories of treasure are fresh, hiding out in the dust around here. The musicians are ready. Some think they are lost, but the conversation is steady.
De tout effacement de l’alphabet de Javier Fuentes:
(übersetzt para l’anglophone Влади́мирович Bабо́ков)
La fluidité et la poésie: par où commencer? Est-ce qu’on doit appeler les juges? Afin de reconnaître le son et afin de reconnaître la parole, c’est avisé que la voix s’exprime. Qui peut fournir une opinion des règles de son dominion? Le silence parle fort et énonce l’alphabet dans une vitesse record. Les voix les plus aiguës maintiennent la vitesse et s’abandonnent seulement au moment d’une confusion certaine. La lenteur se tourne vers les décombres. Maintenant, il y a des traces à entendre. Cherchez le sentiment. Les mémoires du trésor sont fraîches, se cachant dans la poussière autour de nous. Les musiciens sont prêts. Certaines croient qu’ils sont perdus, mais la conversation se poursuit.
New Canadiana :: Zena – And Sometimes Jazz

- Zena
- And Sometimes Jazz
- (HAVN Records)
- Hamilton, ON
- ::web/sounds::
From the Hammer of Talia Jacob:
Zena’s latest release, “And Sometimes Jazz,” is unhinged, ecstatic, messy, and SO MUCH FUN. Cheeky vocals, lunatic sax, and shamelessly basic drums n bass form a mass of sound that tramples the line between music and noise. Listening to Zena feels a lot like you’re listening in on Zena. It sounds like you’re in the same building, and they’re practicing right below you–the music feels that close, that raw. Put your ear to the floor and listen in on this one.
Du *Hammer* de Talia Jacob:
(Traduit par le tournevis sonique de Julie Mayer)
Le tout dernier album de Zena, « And Sometimes Jazz », est détraqué, extatique, bordélique, et TELLEMENT AMUSANT. Les voix insolentes, le sax démentiel ainsi que la batterie et la basse effrontément basiques forment une masse de son qui piétine la ligne entre la musique et le bruit. Écouter Zena donne la sensation d’écouter à sa porte. Ça sonne comme si vous vous retrouviez dans le même bâtiment, et qu’ils répétaient juste en-dessous de vous; on sent la musique aussi proche, aussi brute que ça. Collez votre oreille sur le plancher et écoutez de manière indiscrète cet album.
New Canadiana :: Best Fiends – Best Fiends

- Best Fiends
- Best Fiends
- (Bruised Tongue)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the fiendish heart of Laura Stanley:
Beware the heart of Best Fiends. It is not blackened with hate or eroded by bitterness, but it beats in frantic measure; always in bright hues of red and pink. Wrapped in a panoply of anxiety and ardor, it surfs, has SOUL, and is desperate to get outside. But be sure Best Fiends are no villains, these fiends are out for friends.
Du cœur monstrueux de Laura Stanley:
(Traduit par Julie Mayer)
Prenez garde au cœur de Best Fiends. Ce dernier n’est pas noirci de haine ou érodé par l’amertume, mais il bat à un rythme effréné, toujours en teintes vives de rouge et rose. Enveloppé dans une panoplie d’anxiété et d’ardeur, ce cœur surfe, a une âme et veut à tout prix aller dehors. Mais soyez assurés que les Best Fiends ne sont pas méchants, ces monstres sont à la recherche d’amis.
New Canadiana :: Various – Ride the Tempo presents: Weirdest Tuesday
- Various Artists
- Ride the Tempo presents: Weirdest Tuesday
- (Baffled Octopi Records)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the deleterious delusions of Mark Anthony Brennan:
Light bounces over keyboards bringing to life a midway funhouse of irony. A beat poet feigns insult at proffered money as he fabricates a true account of lies. Everyone smirks. Screams rain down from roller coaster riders who allow themselves to be plunged into high definition hell. A thrown ball bursts through skittles, clattering them across the stall in manic discordance. Alarmed patrons feel relief at the sound of children singing. Short-lived. Not children, but wooden puppets with glass eyes. Strange, beautiful, entertaining, and terrifying.
Par les délires délétères de Mark Anthony Brennan:
(Traduit par la frénésie dissonante d’ Émily Traichel)
La lumière rebondit sur les claviers donnant vie à un palais du rire ironique de mi-chemin. Un poète du mouvement Beat feint l’insulte vers de l’argent offert tandis qu’il fabrique un véritable rapport de mensonges. Tout le monde a un sourire narquois. Des cris dégringolent des passagers à bord de montagnes russes qui se permettent d’être plongés dans l’enfer haute-définition. Un ballon lancé jaillit à travers des skittles, les envoyant à l’autre bout du cabinet avec fracas, en dissonance frénétique. Des mécènes alarmés sont soulagés d’entendre des enfants chanter. Ça ne dure pas. Non pas des enfants, mais des marionnettes en bois avec des yeux en verre. Étranges, belles, distrayantes et terrifiantes.
New Canadiana :: MOOD RING – Various Artists (Compilation) – Debaser
- Various Artists
- MOOD RING
- (Debaser)
- Ottawa, ON
- ::web/sounds::
From the blonde arm hair of Katie Jensen:
Defiant and pure, a dirty finger brushes away thick tears.
Tricked by the smear of this glass into leaving the apartment. For a good time, call these jeans. For a better time, take them off. Roll them down with exhausted hands; hitch them off stubborn feet; collapse on the bed.
The bar was a pale mess of limp clothes and lukewarm handshakes; a cluster of grimaces copied from grainy school photographs. In one, an eyetooth poked through plump flesh. In another, a yawn that never ends, begging for attention. The clock mutters of lost hours spent grinding its teeth, deciphering glowing, cryptic symbols in the dark. Sleep comes in twitching waves.
Par les poils de bras blonds de Katie Jensen:
(Traduit par l’hiver printanier d’ Émily Traichel)
Provocateur et pur, un doigt sale essuie de grosses larmes.
Trompé par la tache de cette vitre et mené à quitter l’appartement. Pour prendre du bon temps, appelez ces jeans. Encore mieux, enlevez-les. Rabaissez-les avec des mains épuisées; décrochez-les des pieds obstinés; effondrez-vous sur le lit.
Le bar était un pâle bordel de vêtements mous et de poignées de mains tièdes; un amas de grimaces copiées de photos d’école grenues. Sur l’une d’elles, une canine a perforé de la chair potelée. Dans une autre, un bâillement qui ne finit jamais, mendiant de l’attention. L’horloge grommèle contre les heures perdues à grincer ses dents, déchiffrant des symboles lumineux et cryptiques dans le noir. Le sommeil vient en vagues spasmodiques.
New Canadiana :: Classic UFO Hunter – Earth Evasion
- Classic UFO Hunter
- Earth Evasion
- (Mutefakemusic)
- Quebec, QC
- ::web/sounds::
From the spooky mind of Laura Stanley:
Stand on the bridge that spans reality and possibility. There’s water on Mars. We are not alone in the universe. Look into the abyss or let the abyss look into you. There’s nothing. Their pace quickens and unearthly bodies are out for blood. Do they avoid us because they have seen what we do to others? Can you hear their voices or are they, in unrecognizable tones, our own? Only Classic UFO Hunter knows the truth.
De l’esprit épeurant de Laura Stanley:
(Traduit par l’alunissage de Julie Mayer)
Tenez-vous sur le pont qui enjambe réalité et possibilité. Il y a de l’eau sur Mars. Nous ne sommes pas seuls dans l’univers. Cherchez dans l’abysse ou laissez l’abysse chercher en vous. Il n’y a rien. Leurs rythmes s’accélèrent et leurs corps surnaturels sortent en quête de sang. Nous évitent-ils parce qu’ils ont vu ce que nous faisons aux autres? Peux-tu entendre leurs voix, ou sont-elles, sous des tons méconnaissables, les nôtres? Seul Classic UFO Hunter connaît la vérité.
New Canadiana :: DRI HIEV – EP

- DRI HIEV
- EP
- (Shake! Records)
- Calgary, AB
- ::web/sounds::
From the chilly chambers of Piper Curtis:
Whirring, head full of cotton, confused. Astray in methodical disarray. Marching past—calling out, too hard to make out, can’t be heard. A denouncement.
Angry, defiant. A refrain of malaise.
Par les chambres frisquettes de Piper Curtis:
(Traduit par le gris culbutant d’ Émily Traichel)
Bourdonnant, une tête pleine de coton, confus. Égaré dans le désordre méthodique. Défilant—interpellant, trop dur à distinguer, impossible d’être entendu.Une dénonciation. Furieux, irrévérencieux.
Un refrain de malaise.
New Canadiana :: Shake! Sampler III – Shake! Records
- Various Artists
- Shake! Sampler III
- (Shake! Records)
- Victoria, BC
- ::web/sounds::
From the competing frequencies of Katie Jensen:
A junk store window gleaming with treasures. Dented jangle-pop cans burnished with gritty, syrup-stained rims. Sunbleached beach towels with familiar stains. A tambourine rattling coquettishly; the shopkeeper’s purring pet. Tinted glasswear played like cowbells: hollow and true. A wooden bowl with a wide-mouthed brim, drooling with overflowing keys. Unopened letters. Leftovers from someone else’s life.
A tiny handheld radio blares an anthem of discordant, slacker post punk. Twist the dial but stay between frequencies. Hover here. Hold your breath.
Des fréquences en compétition de Katie Jensen:
(Traduit par Julie Mayer)
La vitrine d’un bazar, étincelante de trésors. Des cannettes de jangle pop cabossées, polies, aux contours rugueux et maculés de sirop. Une serviette de plage blanchie par le soleil, couverte de taches familières. Un tambourin cliquète d’une manière aguicheuse; l’animal domestique ronronnant du commerçant. De la verrerie teintée jouée à la manière des cloches à vache : un son creux et vrai. Un bol en bois au large bord, dégoulinant de clés qui débordent. Des lettres non lues. Les restes appartenant à la vie de quelqu’un d’autre.
Une petite radio portative braille un hymne de slacker post punk discordant. Tourne la molette mais reste entre les fréquences. Fais du surplace ici. Retiens ton souffle.
