Tag: experimental

New Canadiana :: Vulva Culture – In Vain

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Vulva Culture’s In Vain syndicates the eerie, melodic, and anxious sound of Halifax’s North End district. Early shoegaze and doo wop jazz meet at the Lynchian Road House in a fly-by-night covert romance.

Reverberating guitar riffs and operatic vocals ring out like rusted springs of old furniture, where reclining rhythms wear on your posture. In Vain is a safe haven for emotional deluge, an incubator of familiar comfort built by somber feelings and propelled by the beauty found in coming to terms with what ails you.

In Vain de Vulva Culture regroupe les sonorités étranges, mélodieuses et anxieuses du quartier North End d’Halifax. Du shoegaze primitif et du jazz doo wop se rencontrent dans un bar routier lynchien, le temps d’une romance illicite et secrète.

Les riffs de guitare réverbérés et les chants lyriques retentissent comme les ressorts rouillés de vieux meubles, dont les rythmes inclinables usent votre posture. In Vain est un abri sécuritaire pour déluge émotionnel, un incubateur de réconfort familier construit en hébergeant des sentiments perturbés, propulsé par la beauté qu’on trouve à accepter ce qui fait mal.

Vulva Culture – Human Garbage

Vulva Culture – Phantom Limb

New Canadiana :: Slocum – Bent

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Composure will drain the color from your cheeks. Nevermind, stand up straight, tighten the lips and maintain eye contact. Endurance is validation in itself. As the body heaves with the lurch of instinctive dread, the intellect must not flinch. Pure cognitive inertia forms the basis of a superior being. It is only when this law is broken that the unravelling begins. Sink into the viscera and you will find the residue of decomposing visions. To be bent is to be forsaken.

Le sang-froid drainera la couleur de tes joues. T’inquiètes, tiens-toi droit, serre les lèvres et maintiens le contact visuel. Conserver les apparences le plus longtemps possible est une validation sociale en soi. Alors que le corps se soulève sous le vacillement que provoque la terreur instinctive, l’intellect ne doit pas flancher. L’inertie cognitive pure forme la base d’un être supérieur. C’est seulement lorsque cette loi est enfreinte que débute le dévoilement. Enfonce-toi dans tes propres viscères et tu y trouveras des résidus de visions en décomposition. Être plié revient à être abandonné.

Slocum – Science Will Bring Me Back

Slocum – Intestinal

Video :: Booker T On Acid – I Need To Fall In Love

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You see their face everywhere. Their bright eyes, shining lips; calling to you. It certainly isn’t always this easy, love is creeping on in. Plucking at heart strings, a distant yet intimate sound fills the psyche and you can hear your chest beating. Illuminating across the walls, thoughts crackling like static. We accept it as we want it, as we need it. As we fall into the warm pools of affection, a calm and enigmatic pull as you smile and close your eyes.

Vous voyez leur visage partout. Leurs yeux brillants, leurs lèvres pulpeuses; ils vous attirent. Ce n’est certainement pas toujours aussi facile, et l’amour s’insinue. Directement sur la corde sensible, un son distant, mais déjà intime emplit votre psyché et vous entendez battre votre cœur. Vos pensées crépitent comme de l’électricité statique illuminant la surface d’un mur. Nous l’acceptons, étant donné que nous le voulons, que nous en avons besoin. Au moment où nous sombrons dans cette affection liquide et chaude, vous êtes envahi par une sensation calme et énigmatique : vous souriez et fermez vos yeux.

New Canadiana :: She-Devils – She-Devils EP

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Through the shifting gaze of a kaleidoscope dream, She-Devils appear in a call of absorbing desire. “Come” draws you into its core through the whirring inversion of ‘60s surf rock, slowly deconstructing the pop processes that breathe life through the meticulous repetition of lyrics and guitar rhythms. “Where There’s No One” crackles as it spins classic ballads into a new web of aesthetics, while “I Wanna Touch You” rises up-and-down like an elevator caught between floors of ecstacy and confusion. The additional remix of “Come” cements the experimental nature that is embedded in the album – a collection of puzzle pieces ready for play.

À travers le regard changeant d’un rêve de kaléidoscope, She-Devils apparaît dans un appel de désir absorbant. “Come” vous attire jusqu’au plus profond de lui grâce au bourdonnement inversé du surf rock des années 60, en décomposant lentement les processus pop réanimés par la répétition méticuleuse de paroles et de rythmes de guitare. “Where There’s No One” crépite en jouant des ballades classiques se transformant en une nouvelle toile d’esthétiques, tandis que “I Wanna Touch You” soulève les ascensions et les descentes comme un ascenseur coincé entre les étages de l’extase et la confusion. Le remix additionnel de “Come” cimente la nature expérimentale qui est gravée dans l’album telle une collection de morceaux de casse-tête de pièce prête `à être jouée.

She-Devils – Come

She-Devils – I Wanna Touch You

New Canadiana :: Kainé, Fili and the Believing Box – Free and Easy Wanderer

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Kainé and Fili wander free and easy through a soundscape they seemingly create by magic. Unsullied by human discoloration, the experience is exquisitely primal, unblemished. The senses you’ve relied on become useless to you, so you allow your hand to be taken in the music’s delicate grasp. It leads you, guides you. The secret of the cosmos is encapsulated in a single strident note. This mystery is further explored in a quiet conversation between violin and cello. Electronic murmurings remind you that you are indeed human, and that you are a sightless observer. Vocals echo your displacement.

Kainé et Fili vagabondent libre et aisé à travers un paysage sonore qu’ils semblent créer par magie. Non souillé par la décoloration humaine, l’expérience est exquisément primale, sans imperfections. Les sens sur lesquels vous aviez dépendu vous deviennent inutiles, alors vous vous permettez de vous faire prendre la main dans la prise délicate de la musique. Elle vous mène, vous guide. Le secret du cosmos est encapsulé dans une seule note stridente. Ce mystère est davantage exploré dans une conversation tranquille entre violon et violoncelle. Des murmures électroniques vous rappellent que vous êtes en effet humain, et que vous êtes un observateur aveugle. Les chants évoquent votre déplacement.

Kainé, Fili and the Believing Box – Crickets

Kainé, Fili and the Believing Box – Ocean Ghost

New Canadiana :: Modo Koagon – Ebb

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The field recordist curls up after a long life and goes to sleep. The moment – the fall – the rise – the bridge – the break – eternally suspended in the midst of infinite sound.

A toy xylophone, screaming shoreline wind, liquid sliding on skin, dead radio whirling the drain, while stirring the spoon chinks the glass, razors buzz, the jazz cd skips, the car and the sound the land makes as you pass through it, insects in trees, blades on ice, the gutters melting, tapping typewriter, the beep of the life support machine, the clock on the wall.

You discover the moment of death – that split second before the jump, forever.

Le preneur de son se pelotonne après une longue vie et s’endort. L’instant – la chute – l’ascension – la transition – la rupture – l’homme est éternellement suspendu au milieu d’un son infini.

Un xylophone jouet, le hurlement du vent en provenance du rivage, le glissement d’un liquide sur la peau, une radio à plat s’écoule en tourbillons par la bonde, la cuillère fait tinter le verre lorsqu’on la remue, des rasoirs qui bourdonnent, le CD de jazz saute, l’auto et le son que la terre produit alors que vous passez dessus, les insectes dans les arbres, des lames de patin sur la glace, des gouttières fondent, les bruits de frappe d’une machine à écrire, les bips de l’appareil veillant au maintien des fonctions vitales, l’horloge accrochée au mur.

Vous découvrez l’instant de la mort – cette fraction de seconde avant le grand saut, à jamais.

Modo Koagon – Ebb (For Wilhelm and Ellen)

Modo Koagon – He Took Up Gardening When His Wife Passed

New Canadiana :: x41 – S’up, Pluto?

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The bedroom is a black hole. Dangling books with fluttering pages. Creased jeans crossing and uncrossing their worn out, indigo legs. A long-lost retainer, spackled with dried spittle and dust. Routine detritus shaken free by the swirling magnetism of a nameless void. Something stirring underneath the crumpled sheets and billowy comforter, pulsing with electromagnetic puffs. It struggles, whispering word-salad. Like an over-stuffed envelope, the bedroom collapses around itself. Contained, but bulging at the seams. Mail it away. Make it someone else’s problem.

La chambre à coucher est un trou noir. Des livres ballants avec des pages voltigeantes. Des jeans plissés se croisent et se décroisent les jambes indigo usées. Un appareil dentaire, perdu de vue depuis longtemps, enduit de crachat et de poussière. Détritus routiniers libérés par le magnétisme tourbillonnant d’un vide intersidéral sans nom. Quelque chose qui s’agite sous les draps froissés et la literie houleuse pulse avec des bouffées électromagnétiques. Elle a de la misère, murmurant une salade de mots. Comme une enveloppe surchargée, la chambre à coucher s’effondre sur elle-même. Close, mais pleine à bomber. Postez-la ailleurs. Rendez-la le problème d’un autre.

x41 – S’up Pluto

New Canadiana :: Tax Haven – H&M Interior

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Frenetic movement breaks through melody, forming a pathway of rhythmic content. For net *cum* vim, one too breaks the rig; home led you from a no-go path away. Free improv ends ever-around repos of light and any a polyrhythm in order. **W**here **h**ectic** i**nfiltration **p**ierces a **k**it **i**n **s**umptuous **s**ets of **e**rratic **r**est, one may **f**ind **a** **t**otal **h**ospice **e**ver **r**ustic, **s**urging.

Note: This text utilizes textual constraint and wordplay as a means of extending the text into the music’s pattern; interwoven rhythms and melodies become reorganized constrained text.

Un mouvement frénétique démolit la mélodie pour former une voie de contenu rythmique. Pour le net-entrain, on brise également le matos; la maison t’a mené d’une voie interdite au loin. L’impro libre met fin à un réceptacle de lumière omniprésent et toute polyrythmie ordonnée. **W**ow, l’**h**ectique **i**nfiltration **p**erce un **k**it pour **i**soler de **s**omptueux **s**ets d’**e**rratique **r**epos, on peut **f**aire la découverte d’un **a**gréable et **t**otal **h**ospice **e**n constante **r**usticité **s**’abattre.

Note : Ce texte utilise des contraintes textuelles et des jeux de mots afin de prolonger le texte dans la disposition de la musique ; les rythmes et les mélodies entrelacés sont réorganisés en texte contraint.

Tax Haven – Go Athletic Stay Fashion

Tax Haven – Trend

New Canadiana :: Sister Blanche – When a Drug Becomes a Cult

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Wandering through a witchy haze, feet not quite touching the ground. Waves of discontent fill the air. Feeling intensely lovely, calm amongst unrest and agitation. There is a dissonance between us and this fuzzy dreamscape.

Static, moving all around. Witches watch through a shroud of fog. Dusk descended before we awoke here and remains, permeating.

Errance dans une brume de sabbat, les pieds pas tout à fait au sol. Des ondes de discorde emplissent l’atmosphère. Le sentiment d’être ardemment aimable et posé dans ce tumulte, ce trouble. Il y a dissonance entre nous et ce paysage onirique flou.

La statique fluctuant tout autour. Des sorcières guettent à travers des linceuls de brouillard. Le crépuscule tombe avant que nous nous réveillions, et demeure, prégnant.

Sister Blanche – When A Drug Becomes A Cult

Sister Blanche – Tidal Wave of Discontent

New Canadiana :: Max Uhlich – K Points

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The trappers’ cabin, the anglers’ wharf, the axiomatic loneliness of the barren and the beautiful. Here in the fertile twilight of K Points, the epicedium wafts light and airy. Like wet spiderwebs in the wind, smokey poems billow and twist and make us question the penetralia we don’t yet know exists. Through comforting creaks, falsetto layers and upside-down counties, we begin to thirst for answers to our toponymous queries. As Max declares, “Why did we grow up so?/What gave us a heart and a soul?”

La cabane du trappeur, le quai du pêcheur, la solitude axiomatique du dénué et du beau. Ici, dans le crépuscule foisonnant de K Points, l’homélie insuffle lumière et légèreté. Comme des toiles d’araignée humides au vent, les volutes de vers tourbillonnent et se tortillent pour remettre en question le noyau dont nous ignorons encore l’existence. Grâce aux grincements réconfortants, aux voix de fausset en trame et aux comtés sens dessus dessous, nous devenons assoiffés de réponses pour assouvir nos quêtes toponymiques.Dans les mots de Max : « Why did we grow up so?/What gave us a heart and a soul? ».

Max Uhlich – Steely K Points

Max Uhlich – Krait Pits