Tag: egg paper factory
New Canadiana :: Un Blonde – Good Will Come To You

- Un Blonde
- Good Will Come To You
- (Egg Paper Factory)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the rusty sextant of Rolf Carlos:
Mythologies aren’t reserved for dusty volumes, or shallowing scriptures on windswept sandstone; new legends are being furtively created by your next door neighbour, in their noisey downtown apartments, long after you’ve gone to bed. Good Will Come To You, the second in a trilogy of exploratory folk-gospel by Montréal’s elusive Jean-Sébastien Audet offers just that. Laying naked at the crossroads of Art&B, spirituals, and Jobim, Un Blonde is reaching into the deep pockets of tradition, but pulling up his own currency. A cow-licked Phil Elverum, heartbroken, layering endless guitars as he builds The Glow Pt. 2; D’Angelo, possessed, determined to break the backbone of harmonic possibility as he croons 16-tracks deep on Voodoo; David Longstreth, strangling impossible chords from his Stratocaster with his middle finger aimed at Yale. This isn’t comparison, so much as orientation. Triangulate your compass, and let it lead you to a new mythology; just trust your judgement.
Du sextant rouillé de Rolf Carlos:
(Traduit par le voisin élusif de Maya Keshav)
Les mythologies ne sont réservées ni pour les tomes poussiéreux, ni pour les textes sacrés qui déteignent sur le grès battu par le vent; les nouvelles légendes sont en train d’être créées en catimini par votre voisin d’à côté, dans son appartement bruyant du centre-ville, bien après que vous vous serez couché. Good Will Come To You, le deuxième dans une trilogie de folk-gospel exploratoire de l’élusif Jean-Sébasiten Audet de Montréal vous offre justement cela. Allongé nu au carrefour de l’Air&B, du spirituel et de Jobim, Un Blonde met les mains dans les poches profondes de la tradition, mais il en tire sa propre monnaie. Un Phil Elverum avec une rosette et un coeur brisé, qui étale des guitares interminables pendant qu’il construit The Glow Pt. 2; D’Angelo, possédé, résolu à casser l’épine dorsale de la possibilité harmonique quand il chante 16 morceaux de Voodoo profond; David Longstreth, qui étrangle les accords impossibles avec son Stratocaster en faisant un doigt d’honneur à Yale. Ceci n’est pas une comparaison, c’est plutôt une orientation. Triangulez votre boussole, et laissez-la vous mener à une nouvelle mythologie; faites-vous confiance.
New Canadiana :: The Painters – Specks of Dust
- The Painters
- Specks of Dust
- (Egg Paper Factory)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the mass spillage of Claire Marie Guimond:
Less than dust on the cosmic scale and we still all got sucked into the same nanohole. Some people never find their people, you hardly had to try. Screw your accidents. Have you ever heard your sister say she’s lonely? It’s because she needs people; her heart is filled to the valves with love and nowhere to let it spill. Truth is, I just had more chances than her, if only for you bloodletters. And I have lots of blood to give… but when the moment comes I can’t believe you’re really there to drink up.
Des débordements massifs de Claire Marie Guimond:
(Traduit par les désirs à rebours de Marie-Pier Chevrier)
Plus petits que poussière sur l’échelle cosmique et nous sommes tout de même coincés dans le le même trou microscopique. Il y a de ceux qui ne trouvent jamais, et toi qui auras à peine eu à essayer. Au diable tes accidents. As-tu déjà entendu ta sœur dire qu’elle se sentait seule? C’est parce qu’elle a besoin de gens; son cœur est rempli jusqu’aux valves d’amour qui n’a nulle part où aller. En vérité, j’ai eu plus de chance qu’elle, si ce n’est que de tes lettres ensanglantées. Et j’ai tant de sang à donner… mais quand le temps viendra, je n’arrive pas à croire que tu y seras pour le boire.
New Canadiana :: Family Band – Family Band ‘15
- Family Band
- Family Band ‘15
- (Egg Paper Factory)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the calculated chaos of Eleanor Wearing:
There is a lot going on here. Some feels old, some new. Some feels strangely familiar. Is it déjà vu or is your mind playing tricks on you?. Spurts of carefully calculated chaos follow lapses of calm. Every few moments it seems there can be no more surprises. No new sounds to add. Listen again. Dig your hands into the bottom corners of this goody bag, sugar sticking to your fingers, until you discover another gem hiding within the folds.
Du chaos calculé d’ Eleanor Wearing:
(Traduit par les *paparmanes* de Julie Mayer)
Il se passe beaucoup de choses ici. Certains se sentent vieux, d’autres, neufs. Certains se sentent étrangement familiers. Est-ce une impression de déjà vu, ou serait-ce ton esprit qui te joue des tours?. Des giclées de chaos soigneusement calculé suivent des laps de calme. De temps à autre, il te semble que plus rien ne peut te surprendre. Aucun nouveau son à ajouter. Réécoute. Enfonce tes mains dans les coins inférieurs de cette pochette surprise, le sucre se collant à tes doigts, jusqu’à ce que tu découvres une autre perle cachée dans les replis.
New Canadiana :: Gretchen – Oblique Contours
- Gretchen
- Oblique Contours
- (Egg Paper Factory)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the salt crust of Katie Jensen:
A drag race on a long desert plain. The crowd squints through a cage of slatted fingers. Muffled snares struggle beneath impatient feet while guitars churn, stoking revving engines with an ill-tempered, sour heat. Useless torque gathers traction and flings it forward. A brief moment of fervid acceleration, then:
The cord pulls taut, straining against the grip of two nervy guitars. The road becomes a fluttering roll of soiled organza, scattered with bouncing, jagged metal; a conveyor belt sending parts in all directions. Sweat collects in beads, eagerly saved for later, to be drunk in the misery of a darkened basement.
De la croûte de sel de Katie Jensen:
(Traduit par les essuie-glaces désynchronisés de Julie Mayer)
Une course d’accélération sur une longue plaine désertique. La foule plisse les yeux à travers une cage faite de lattes en doigts. Les caisses claires assourdies peinent sous des pieds impatients pendant que les guitares cinglantes ravivent des moteurs vrombissants d’une aigre chaleur maussade. Un couple inutile crée une traction et la projette vers l’avant. Un bref moment d’accélération fervente, puis :
La corde se tend et se débat contre la poigne de deux guitares stressantes. La route se transforme en rouleau flottant d’organza souillé, parsemé de métal denté et bondissant : un convoyeur qui envoie des pièces dans tous les sens. Les perles de sueur recueillies sont gardées avec empressement pour plus tard, afin d’être bues dans la misère d’un sous-sol assombri.
New Canadiana :: Un Blonde – Water the Next Day
- Un Blonde
- Water the Next Day
- (Egg Paper Factory)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the Purple Rain of Trevor Angst:
Water the Next Day adopts the sounds of RnB-funk, neo-soul, jazz and psychedelic music to exhibit extremely encapsulating eclectic pop music. If Jean-Sebastien Audet and his work is a luscious new discovery to you, retracing the back catalog of Un Blonde might have you bewildered by the innovation. Water the Next Day sounds like Un Blonde picked up where Audet’s latest Zouk Fuck left off. Where the shorter and punchy tracks entrance your evoked fields and the multitracked vocals are executed beautifully and soul-bearing. The guitar takes a back seat to make welcome to jazzy electric piano and shifting keys.
De la pluie pourpre de Trevor Angst:
(Du cumulonimbus rose de Julie Mayer)
Water the Next Day adopte les sonorités du RnB-funk, du neo-soul, du jazz et de la musique psychédélique pour exhiber une musique pop éclectique et encapsulante à l’extrême. Si Jean-Sébastien Audet et son œuvre sont pour vous une découverte inédite et attrayante, il se peut qu’en retraçant le fond de catalogue de Un Blonde, vous ayez été dérouté par son caractère innovant. Apparemment Water the Next Day de Un Blonde a repris là où le tout dernier Zouk Fuck en était resté. Les morceaux les plus courts et mordants ravissent vos potentiels évoqués et les chants enregistrés en multipiste sont joliment exécutés et transportent l’âme. La guitare s’efface pour laisser place au piano électrique jazzé et aux touches changeantes.
New Canadiana :: Un Blonde – Habit Anything
- Un Blonde
- Habit Anything
- (Egg Paper Factory)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the paisley brain of Hailey Celesse McCarthy:
Un Blonde has a way of posturing himself: sounds with elongated shapes and poses that contort themselves when becoming emotive. His first release with Egg Paper Factory, the undulous Habit Anything, is an exercise in bearing a body of work as a series of tableaus; some mangled and depraved, while others are backlit and casting shadows on the floor. Un Blonde manipulates form like he’s taken lightning to a composition of parts, a prometheus pieced together on a slab by deft, scientific/witchcraft hands.
Du cerveau de cachemire d’Hailey Celesse McCarthy:
(Traduit par Jessica Grenier)
Un Blonde a une façon propre de se positionner par des sons aux silhouettes allongées et des pauses se contorsionnant sous l’émotion. L’ondoyant Habit Anything, son premier album avec Egg Paper Factory, fait l’exercice de présenter un ensemble d’œuvres comportant une série de tableaux. Certains sont pervers et mutilés, d’autres sont à contre-jour et projettent leurs ombres sur le sol. Un Blonde arrange les formes comme s’il avait été foudroyé par les parties d’une composition, un Prométhée assemblé sur une dalle avec habileté par les mains d’un scientifique/sorcier.
New Canadiana :: Dories – Stripped
- Dories
- Stripped
- (Egg Paper Factory)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the contained explosion of Mark Gillis:
On Stripped, Dories unveil their perfected strain of Montreal’s signature spidery-pop sound. The locked in bass digs a trench that is set against the glistening dissonance of prickly guitars sending needles through your nerves. As these songs start to burst at the seams, the dreamy, droned-out vocals tightly fasten their way around the puzzle pieces to create a contained explosion of hyper-melodies, propelling them into the bright blue sky. We’re floating on the clouds now; let’s never descend.
De l’explosion contenue de Mark Gillis:
(Traduit par Jessica Grenier)
Avec Stripped, Dories dévoile son type perfectionné de pop arachnéen typiquement montréalais. Une basse bien ancrée creuse une tranchée s’opposant à la chatoyante dissonance des guitares épineuses qui envoient des aiguilles dans vos nerfs. Au moment où les chansons paraissent sur le point de faire exploser leurs coutures, une voix monotone et onirique vient entourer étroitement les pièces du casse-tête, créant une explosion contenue d’hyper mélodies, puis les expulsant vers le ciel bleu. Nous flottons maintenant sur les nuages… ne descendons jamais.
New Canadiana :: Dories // Telstar Drugs – Split
- Dories // Telstar Drugs
- Split
- (Egg Paper Factory)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the net.art of Josh Silver:
Side one. An energy from the beginning that wastes no time building up. The in media res of the Dories draws you in immediately. Concealing and revealing a series of tempo modulations; running then walking then running again. Instrumentation weaved into careful flows, melodic lines evolving through iterations.
Side two. A total rhythm pervades Telstar Drugs’ exercise in instrumental weaving. Guitar riffing ceases to ornament the music, but becomes a partner to the drums: another layer of beat meaning. Each instrument’s frenetic movement is grounded by the central vocal, outside the structure but at once central. If the Dories create music of evolutionary motives, then Telstar Drugs are its antithesis, creating a motive that evolves within itself.
De l’art.net de Josh Silver:
(Traduit par le réseau artistique de Louis-Félix Pellerin)
Côté A. Une énergie qui dès le début s’accumule sans perdre de temps. L’In medias res des Dories vous accroche immédiatement, dissimulant d’abord puis révélant une série de modulations de tempo; d’abord au pas de course, puis en marchant, puis accélérant le pas encore une fois. Une instrumentation qui forme des flux travaillés, avec des lignes mélodiques qui évoluent avec chaque itération.
Côté B. Un rythme total se répand dans l’exercice de tissage instrumental de Telstar Drugs. Les riffs de guitare cessent d’agrémenter la musique pour aller s’agencer à la batterie, ajoutant une autre épaisseur au sens du beat. Les mouvements frénétiques de chaque instrument sont maintenus en place par un chant qui est à la fois central et hors structure. Si les Dories créent une musique à but évolutionnaire, Telsar Drugs est alors leur antithèse, créant un but qui évolue au sein de lui-même.
New Canadiana :: Hana Vave – 1992
- The end of the free age was marked by a house show. When summer faded, Connor Dennehy of Hana Vave put down his guitar and joined Gretchen as a drummer. Together they sank into the deep waters of time, and could have been lost there forever.
- Hana Vave
- 1992
- (Egg Paper Factory)
- Calgary, AB
- ::web/sounds::
- buy @ wyrd distro
From the teenage myth of Claire Marie Guimond:
The end of the free age was marked by a house show. When summer faded, Connor Dennehy of Hana Vave put down his guitar and joined Gretchen as a drummer. Together they sank into the deep waters of time, and could have been lost there forever.
But perhaps it is no coincidence that Alex Lavoie and Josh Boguski of another band, whose members once rocked out under different names at that house show four years ago, now stand next to Hana Vave singer Geneva, and next to Connor, while his fingers lay down old patterns to tape. Some things want to upwell. For there is ice over the Bow River tonight—our hope to melt it lies in a certain set of pop songs that have snared the power of a younger summer sun, out of the myth that bore them.
Du mythe adolescent de Claire Marie Guimond:
(Traduit par la légende d’enfance de Louis-Félix Pellerin)
La fin de l’ère libre a été marquée par un spectacle à domicile. Lorsque l’été s’est dissipé, Connor Dennehy, de Hana Vave, a mis sa guitare de côté pour aller jouer avec Gretchen en tant que batteur. Ils ont plongé ensemble dans les eaux profondes du temps, au risque de s’y perdre à jamais.
Mais ce n’est peut-être pas une coïncidence qu’Alex Lavoie et Josh Boguski, d’un autre groupe dont les membres, qui, sous une identité différente, ont auparavant fait chauffer la scène de cette représentation à domicile il y a quatre ans, se retrouvent aux côtés du chanteur de Hana Vave, Geneva, et de Connors, qui crée de ses doigts de vieux accords pour le studio. Quelque chose cherche à jaillir : la rivière Bow est recouverte de glace ce soir, et si nous espérons pouvoir la faire fondre, il faudra faire appel à une certaine série de chansons pop qui, avec le mythe qui les a créées, ont pu saisir le pouvoir d’un jeune soleil d’été.





