Tag: drone

New Canadiana :: Fulldeck Subhuman – Distraction Motif

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A fragment of sound has been looping in your head for days, you can’t remember where from. It has mutated into an unsettling mantra.

Someone has extracted this sound from your skull and transcribed it into midi notation. The result combines with a scratched CDR of music for corporate motivational powerpoint presentations. It plays in an abandoned building and is currently livestreaming on the deep web.

Slices of glass with high-resolution artefacts hurtle towards an accelerando event horizon before succumbing to entropy. Chaos overlaps until it becomes meditative. Your senses adjust. Calm.

Un morceau de son joue en boucle dans ta tête depuis plusieurs jours, tu ne peux pas te rappeler d’où ça vient. Ça s’est transformé en mantra perturbant.

Quelqu’un a extrait ce son de ton crâne et l’a transcrit en notation midi. Le résultat se combine à un CD-R de musique égratigné pour faire des présentations Powerpoint corporatives centrées sur la motivation de soi. Il joue dans un bâtiment abandonné et est actuellement retransmis en direct sur le web caché.

Des tranches de verre accompagnées d’artéfacts en haute résolution foncent à toute allure vers un gouffre en accéléré avant de succomber à l’entropie. Le chaos se chevauche jusqu’à en devenir méditatif. Tes sens s’ajustent. Calme.

Fulldeck Subhuman – Mimi

Fulldeck Subhuman – Distraction Motif (Excerpt)

New Canadiana :: M. Mucci – Don’t Be Afraid

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“Starkest Darkness” is a song and an inspired cadence to an eponymous poem by Nathanael Larochette. It bands together the truth seekers who are boundlessly searching for pure self-expressionism, and calls to those who creatively jaunt through their unprecedented future. This extended collaborative intermezzo features the caesura of spoken word over M. Mucci’s incessantly dexterous finger style pacing. It‘s your last impressioned coda. Don’t Be Afraid is prominent in guitar and lap steel arrangements, assembling cymbal crashes and swells with orchestrated pipe organ drones.

La chanson « Starkest Darkness » possède un rythme inspiré du poème éponyme écrit par Nathanael Larochette. Elle rassemble les chercheurs de vérité, ces êtres inlassablement en quêtent de l’expression personnelle la plus pure, et elle appelle ceux qui se baladent avec créativité vers un futur sans précédent. Cet intermezzo collaboratif prolongé nous offre une césure dans la création orale de M. Mucci constamment articulée virtuose du doigté avec cadence. C’est votre dernière impression – votre coda. La présence de guitare et d’arrangements lap-steel prévalent dans Don’t Be Afraid, avec un drone ambiant d’orchestration de cymbales et d’orgue.

M. Mucci – Basta Cornuto!

M. Mucci – Starkest Darkness

New Canadiana :: French Pretzel – Kimono

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A militaristic march into a dark grove of trees, javelin spikes raised into the soft underbelly of clouds. Teeth bared, glinting like nacreous, dripping stalactites throwing diffused ire. Black trees shift like bad photocopies; migrating clusters of inky drops probe into smeared mountains and craggy falls. A metallic whirring tears open the sky, giving the thrumming bass and persistent drum cadence empyrean breathing room. Inside the forest, the mossy soil exhales into the folded hands of the canopy. A creeping mist wanders through spindly trunks, collecting samples that echo and absorb.

Un défilé militariste dans un bois sombre, pointes de javelots levées dans le bas-ventre doux de nuages. Les dents dévoilées, scintillantes comme des stalactites ruisselantes et nacrées, lançant de l’ire diffusée. Des arbres noirs se déplacent comme des photocopies ratées; des amas migrants de gouttes obscures sondent des montagnes brouillées et des falaises escarpées. Un bourdonnement métallique déchire le ciel, donnant à la basse vrombissante et à la cadence persistante de la batterie de l’oxygène empyréenne. À l’intérieur de la forêt, le sol moussu expire dans les mains repliées de la canopée. Une brume glissante erre à travers des troncs filiformes, recueillant des échantillons qui résonnent et absorbent.

French Pretzel – Désorganism

French Pretzel – Boudoir Chez Bambou

New Canadiana :: Shōgun – The End

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Hiding in an empty room that is waiting to be filled, Shōgun’s The End stirs the ghosts that rest under chipped baseboards and deep carpet that has never seen the sun. Some strings loop while others creep outwards, towing in the cloudy glow of the late summer sky. These five songs eagerly fill the imperfect spaces where we sometimes reside. And the corners of our mind that all too easily lay dormant.

Caché dans une pièce vide qui n’attend qu’à être remplie, The End de Shōgun tire de leur repos les fantômes qui se trouvent sous les plinthes écaillées et la moquette épaisse qui n’a jamais vu la lumière du jour. Quelques cordes jouent en boucle alors que d’autres se glissent à l’extérieur et remorquent à l’intérieur la lueur ennuagée d’un ciel de fin d’été. Ces cinq morceaux remplissent les espaces imparfaits qu’il nous arrive d’habiter. Et les coins de notre esprit qui se laissent bien trop facilement gagner par le sommeil.

Shogun – Dots and Loops

Shogun – Gazing At Your Face Reflecting the Beauty of the Moon

New Canadiana :: BABEL – Martialis

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BABEL’s meditations on Mars compose a world that does not get to change from red to green to blue. This Martian chronicle is one of a red world turning redder. A sonic world where isolation is salvation and the familiar story of human introduction of course leads to destruction. Curiosity, Odyssey, Orbiter, Spirit, Opportunity, give these exploits whatever name you want: they’re all still drones.

Les méditations sur Mars de BABEL composent un monde qui n’a pas la chance de changer de rouge à vert à bleu. Cette chronique martienne nait d’un monde pourpré qui s’empourpre toujours. Un monde sonique où l’isolation est le salut et l’histoire familière de l’introduction humaine mène bien sûr à la destruction. Curiosity, Odyssey, Orbiter, Spirit, Opportunity, nommez ces exploits comme vous voulez: ils s’agissent tous toujours de drones.

BABEL – Martialis III

BABEL – Martialis IV

New Canadiana :: Prison Hair – Relief Patterns

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Syrupy synths drip over kitchen countertops, warming to the temperature of the human body. From the living room comes a faint, high-pitched whistle; the whirring of a broken television set.

Thick, sluggish beats pulse like cotton balls dabbed on the trembling skin of closed eyelids. Soothing, soft, wet. A rattling snare chews through its harness and rocks itself to sleep.

The radio dial twists past the frequencies of a million collapsing stars, folding inwards like laundry. Galaxies form in cotton creases.

In a house made from memory foam, every surface remembers, and is remembered.

Des synthétiseurs sirupeux dégoulinent des comptoirs de cuisine et se réchauffent jusqu’à atteindre la température du corps humain. Du salon nous parvient un sifflement aigu et étouffé; le ronronnement d’un téléviseur brisé.

Des rythmes épais et engourdis pulsent comme des balles de coton tamponnant la peau tremblante de paupières closes. Apaisants, doux, humides. Une caisse claire clinquante mâchonne et scinde sa bride et se berce elle-même jusqu’au sommeil.

Le fredonnement de la radio se tord pour atteindre la fréquence d’un million d’étoiles en chute libre, repliées sur elles-mêmes tel le linge propre. Des galaxies se forment dans les plis du coton.

Dans une maison faite de mousse mémoire, chaque surface se souvient et l’on se souvient de chaque surface.

Prison Hair – Intro

Prison Hair – Head Shave (feat. Andrea Lo)

New Canadiana :: Virgins – Everyone Lost.

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Be still, don’t breathe. Doomsday is anthropogenic and takes the form of bio-cybernetic revolt. The planet is threatened and engages to resurrect its biomechanical engines of destruction from its underground dormancy to obliterate humankind. It’s the found percussion of hard struck cathedral bells and the incline of a chain hill wooden roller coaster on Everything Dies that mimics dialogue and AI takeover. The droning, Tripod-bass growls are impending. Seismic strides can be mistaken for the sunken heart throbs of those who are enduring a post-apocalyptic world.

Immobile, pas un souffle. L’apocalypse est anthropique et prend des airs de révolte biocybernétique. La planète est menacée et s’apprête à ressusciter de leur dormance souterraine ses engins de destruction biomécaniques pour anéantir l’humanité. La percussion retrouvée des cloches de cathédrale sonnées violemment et la pente d’une chaîne de montagnes russes de bois sur Everything Dies mimiquent les dialogues et conquêtes de l’IA. Le bourdonnement et les grognements de basse à Trépied survolent le tout, menaçants. Les éclats sismiques ressemblent à s’y méprendre aux battements de coeur en noyade de ceux qui perdurent dans un monde post-apocalyptique.

Virgins – The Air We Are Breathing (Be Still)

Virgins – Everything Dies

New Canadiana :: anthéne – repose

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There’s a stillness in the air; the sound of sanctuary. Each one of Brad Deschamps’ eight reveries opens like a cavern — reverberant, ancient, serene. Inside: a crackling warmth, and the echo of minimal melodies that shimmer in the depths. It’s a glowing kind of peace, anchored in hope or heartbreak. It swells with a sizzling hum. We breathe in and close our eyes.

L’air est calme; le son du sanctuaire. Chacun des huit rêveries de Brad Deschamps s’ouvre comme une caverne — pleine de réverbération, ancienne et sereine. Là-dedans, une chaleur crépitant et l’écho des mélodies minimales qui miroitent des profondeurs. C’est une paix rayonnante, qui est ancrée dans l’espoir ou le déchirement. Elle gonfle avec un bourdonnement sifflant. On inspire et ferme les yeux.

anthéne – reaction

anthéne – social engineering

New Canadiana :: Hexigen – Regenerations I-V

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It feels like electricity thudding into your body through the nerves of your fingertips. It rockets up into the ticklish base of your brain.

Brampton’s Hexigen releases a semi-improvised rainstorm of droning airborne frictions showering out of a near-future dystopia, from a time when the few remaining habitable areas of the earth have been enclosed in impenetrable low-lying domes.

The air, the rain, the sun: just cold and distant projections in the encased and gasping remnants of our dimming organic world. Our once soft bodies now composed of 60% cybernetic parts.

All touch so cold and plastic — but we will long to feel the texture of skin, and shriek for it in our coded dreams.

C’est une sensation comparable au martèlement de l’électricité qui traverse ton corps par les nerfs situés au bout de tes doigts. Ça se propulse jusqu’à la base chatouilleuse de ton cerveau.

Hexigen, groupe originaire de Brampton, lance une pluie diluvienne semi-improvisée de frictions bourdonnantes portées par le vent. Ces dernières coulent, tel un jet de douche, d’une dystopie de l’avenir proche, d’un temps où le peu de zones habitables restantes de la Terre sont enfermées sous d’impénétrables dômes de faible altitude. L’air, la pluie, le soleil : que des projections froides et distantes dans les vestiges mis sous verre et haletants de notre monde organique déclinant. Nos corps jadis tendres sont désormais composés à 60 % de pièces cybernétiques.

Tout contact est si froid et plastique, mais nous nous languirons de ne pas sentir la texture de la peau, et la réclamerons à grands cris dans nos rêves encodés.

Hexigen – RGN i: Initiation Wave

Hexigen – RGN iv: Razor Limbs Uncoil

New Canadiana :: Valiska – Repetitions

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Last summer, Krzysztof revisited with his Polish extended family overseas. Living in landlocked Alberta, he recalls his exciting encounter with the greatly flowing and ebbing Baltic Sea on the country’s northern coast, and the long steel rail commutes between cities and hamlets that bookend idyllic back country landscape. A fleeting honeymoon phase and the stirring ideas of repetition in musical arrangement led to a modern composition that longed for his evocative acculturation. Oscillating and saturated waves of clarinet and bassoon registers lay at the underbelly of looping piano improvs in cold ambience.

L’été dernier, Krzysztof a revu sa famille éloignée, qui habite en Pologne. Établi en Alberta – donc loin de l’eau –, il se rappelle sa rencontre formidable avec la mer Baltique, située sur la frontière au nord du pays, et le long rail ferroviaire faisant la navette entre les villes et les hameaux qui enserrent le panorama idyllique de l’arrière-pays. Une phase de lune de miel fugace et le brassage d’idées de répétitions dans un arrangement musical ont mené à une composition moderne se languissant de l’acculturation évocatrice du musicien : des vagues oscillantes et saturées de clarinette et de basson reposant au bas-fond d’impros de piano jouées en boucle dans une atmosphère froide.

Valiska – Glide

Valiska – Dawn