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Ex Libris :: Geneviève Castrée – Susceptible
- Pause in between each of Geneviève Castrée’s illustrations in Susceptible; otherwise, you will miss just how deeply they can permeate. Perceiving another’s childhood through illustration enables an empathic account, how much easier to project into the other when you can see the visions entrenched upon their eyes. Visions of their formulation, a process wholly incomplete.
- Susceptible
- Geneviève Castrée
- (Drawn & Quarterly)
- 80 pages, perfect bound
- Montréal, QC
- ::web/words::
From behind the windows of the soul of Dianne Lalonde:
Pause in between each of Geneviève Castrée’s illustrations in Susceptible; otherwise, you will miss just how deeply they can permeate. Perceiving another’s childhood through illustration enables an empathic account, how much easier to project into the other when you can see the visions entrenched upon their eyes. Visions of their formulation, a process wholly incomplete.
Our formation is mentally and physically encumbered by what happened in the past. This isn’t necessarily a bad thing since our accident of entering into the world does not mean that our ties in it are any the less valuable. When saying, “oh I got that from Mom” or “this seems like something my father would do,” we are placing ourselves by some of the only references we know. However, doing so becomes much more difficult when our familial points of reference do not speak our language or share our values. Castrée shows the cognitive dissonance created between wanting our vision of the perfect family and admitting that reality is often far off, creating a tragedy. We subsequently ask: what does the (m)other want?
En provenance de l’arrière des fenêtres de Dianne Lalonde:
(Traduction issue du plus profond du cœur de Louis-Félix Pellerin)
Prenez le temps de bien regarder chacune des illustrations de Geneviève Castrée en feuilletant Susceptible, sinon vous ne réaliserez pas à quel point elles peuvent s’imprégner dans votre être. Percevoir l’enfance de quelqu’un à l’aide du dessin permet d’adopter un point de vue empathique; il est tellement plus facile de s’identifier à une personne lorsque l’on peut voir à travers ses yeux. Des bribes de la formation de son être, un processus entièrement incomplet.
Notre formation est mentalement et physiquement encombrée par notre passé. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose puisque l’accident qu’est notre entrée dans ce monde ne diminue en rien la valeur de nos liens avec celui-ci. Lorsque l’on dit « oh, je tiens ça de ma mère » ou « on dirait quelque chose que mon père ferait », on se situe à l’aide des seules références que l’on connaît. Cela devient beaucoup plus difficile lorsque notre point de référence ne parle pas notre langue ou ne partage pas nos valeurs. Castrée illustre la dissonance cognitive causée par le fait d’avoir une vision de vie familiale parfaite, et en même temps d’admettre que la réalité est rarement comme on la souhaite, ce qui est tragique. On se demande ensuite : que veut donc la m(autre)iarche?


Ex Libris :: Back Alleys and Urban Landscapes [Michael Cho]
- Back Alleys and Urban Landscapes
- Illustrated by: Michael Cho
- (Drawn and Quarterly)
- [80 pp., paperback, 9.75″ x 7.5″, full colour]
- Toronto, ON
- ::web/visuals::
From the alleyways and avenues of James Lindsay:
There are always two ways to walk a city. The first is its obvious face, efficient and fair, presented to citizen and tourist alike. The second is for those who don’t want to be seen, forgoing sidewalks in favour of the shadow streets that maze in back, as if an afterthought, but really a functional necessity. For many who have lived most of their lives in Toronto, Michael Cho’s drawings are as iconic as anything you might find on a postcard bought at the base of the CN Tower, yet have a dreamlike quality that’s at once instantly familiar but also unplaceable. You know you’ve been in some of these images, but couldn’t say when. You were only passing through to somewhere more apparent, more populated, and decided to take a shortcut where the planners didn’t intend for us to walk. But we do, and often at night.
Des ruelles et avenues de James Lindsay:
(Traduit par les pérégrinations de Dominic Mpilé)
Il y a toujours deux façons de découvrir une ville à pied. La première est de parcourir son côté visible, fonctionnel et attrayant, présenté autant aux citoyens qu’aux touristes. La seconde est pour ceux qui ne veulent pas être vus, ceux qui renoncent à emprunter les trottoirs en faveur du labyrinthe de ruelles sombres qui se déploie derrière, telle une arrière-pensée, mais pourtant essentiel d’un point de vue fonctionnel. Pour beaucoup qui ont vécu la majeure partie de leur vie à Toronto, les dessins de Michael Cho sont aussi iconiques que n’importe quelle carte postale achetée au pied de la Tour CN, mais présentent un caractère onirique, endroits instantanément familiers mais insituables. Vous savez vous être trouvé dans quelques-unes de ces images, mais vous ne pourriez dire quand — vous ne faisiez que passer en direction d’un lieu plus lumineux, plus populeux, et vous avez décidé de prendre un raccourci, là où les planificateurs urbains ne nous attendaient pas, mais nous y marchons, et souvent la nuit.



