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New Canadiana :: Various Artists – Native North America: Aboriginal Folk, Rock, and Country: 1966-1985 (Vol. 1)

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Like a reprieve from cold Canadian winters, Native North America easily enfolds you in its warmth, swaddling you in rich & deep melodies. From sea to sea, twenty-three Aboriginal artists & groups echo this land’s rawest vistas; the rolling of prairies, the crispness of mountains, the coolness of woods, the smoking of cities, the choking of towns. Sonorous voices breathe a cold draft through the cozy acoustic folds of music, with rustling whispers of voicelessness, oppression, exploitation & vagrancy. In a very subtle & slow way, these songs reach deep inside of you. The compilation proves to be a beautiful intimation of music as a rediscovery of culture, voice & meaning.

Pour vous donner un répit des froids hivers canadiens, laissez Native North America vous envelopper dans sa chaleur et vous emmitoufler dans ses riches et envoûtantes mélodies. D’un océan à l’autre, vingt-trois artistes et groupes autochtones font écho aux paysages les plus purs du pays; les immenses prairies, les montagnes majestueuses, les forêts apaisantes, les villes grouillantes, les agglomérations étouffantes. Les voix graves soufflent le froid sur la musique réconfortante, comme les bruissements murmurés de l’oppression, de l’exploitation et du vagabondage. Lentement et de façon très subtile, ces chansons vous atteignent profondément. La compilation se révèle être une magnifique invitation à redécouvrir la culture, la voix et le sentiment par la musique.

Willie Dunn – I Pity the Country

Lloyd Cheechoo – James Bay

New Canadiana :: The Highest Order – If It’s Real

The Highest Order - If It's Real

While a lighthouse is barely discernible through low hanging rain clouds and a turbid cosmic fog, this sea-worn vessel drifts astern in a fit of slackadaisicalness. Not ready to face the certainty of land and the warmth of a real bed, the ship’s world-weary crew sets course for a rocky sandbar of tumult and distortion, lost at sea between bygone and contemporary shores. The heartbreak still aches and the high E string remains broken and unstrung, but the weathered twangs of Gibsons and Jazzmasters remain a beacon of hope and navigational confidence in the night’s open sea. The Highest Order’s If It’s Real is an asserted reminder of lost sounds and souls, a lamented memory of love songs and trap kits. Though their rural-psych haul bears formidable heft, its journey’s end point of offloading remains the weightless mirage of a dreamt-up manipulation, luring all ears on deck with the its winsome siren song.

Alors qu’un phare est à peine visible à travers les nuages de pluie bas et le brouillard cosmique trouble, ce navire dérive vers l’arrière dans un accès de nonchalance fainéante. N’étant pas préparé à affronter la certitude de la terre ferme et la chaleur d’un vrai lit, l’équipage désabusé du bateau fait cap sur un banc de sable rocailleux de tumulte et de distorsion, perdu en mer entre des rivages révolus et contemporains. La peine d’amour est encore douloureuse et la corde Mi aigu reste cassée et défilée, mais les vibrations érodées des Gibsons et des Jazzmasters restent un signal d’espoir et facilitent la navigation nocturne en pleine mer. If It’s Real de The Highest Order revendique des sons et des âmes perdus, comme un souvenir regretté de chansons d’amour et de batteries. Bien que leur embarcation psych rural supporte un poids impressionnant, le déchargement qui marque la fin du voyage reste le mirage léger d’une manipulation imaginée, attirant toutes les oreilles à bord avec le séduisant chant des sirènes.

The Highest Order – Offer Still Stands

The Highest Order – Sacred Team

New Canadiana :: Dead Ghosts – Dead Ghosts

Bursting from the desperate vaults of R&R’s discrete past, Dead Ghosts is a shattering testament to the janglophone origins of pop. Reverberated country twang, phantasmic R&B, gnarly jangled garage, and indelible pop hooks bespeckle this game-changing thesis, throwing a Hegelian bomb into your square neighbor’s pool party. Grab the telephone, kick-down the door, wave your 4-4 and keep yelling: pop music ain’t gonna hit me no more. There ain’t nothing new without something old so grip it all while you’re still here to party.

En transperçant les caveaux désespérés du passé discret du rock and roll, Dead Ghosts est un témoignage éclatant aux origines janglophones du pop. Les réverbérations nasillardes de country, les R&B phantasmiques, le garage noueux et cliquetant, et les accroches indélébiles de pop tachettent cette thèse révolutionnaire, en lançant une bombe hégélienne au milieu de la fête de votre voisin pas cool. Prenez le téléphone, forçez la porte, brandissez votre 4-4 et continue de hurler: la pop va plus me frapper! Y’a rien de nouveau sans quelque chose de vieux alors achetez tout pendant que vous êtes encore ici pour fêter.

Dead Ghosts – Off the Hook

Dead Ghosts – How the West Was Fun

Dead Ghosts – I Want You to Know

New Canadiana :: Bummer High – Bummer High

Wispy, dusted country of an ilk only brewed north of the border. Way north. Snowy cowboys crossing the infinite tundra, riding their horses into the cold oblivion. With sharp stabs of frozen twang, reverberating beneath harrowing vocals recorded in the bowels of an ice cave, Bummer High’s debut cassette gives you a glimpse into the weathered lives beneath coats of frozen leather.

La country flou et sapoudrée d’un genre qu’on brasse seulement au nord de la frontière. Très au nord. Les cowboys enneigés traversent la toundra infinie, en chevauchant leurs chevaux jusqu’à l’oubli froid. Avec les coups tranchants de glace nasillard, en réverbérant sous le chant éprouvant enregistré dans le fond d’une grotte glaciale, la première cassette de Bummer High vous donne une aperçu des vies patinées sous les manteaux de cuir gelé.


Bummer High – Cabin Fever


Bummer High – Plains Drifter

New Canadiana :: JLK – Cold City Country

Blown-out wastoid guitaroke from the femme half of Velvet Chrome. Using forgotten country tapes as a back-drop for her destructed guitar explorations, Jane L. Kasowicz croons for the disparate nihilism of urban cowboys. Swirling vocals float above dusted guitar riffs while the steel clamour of JLK’s exploration drills into your psyche. Her western reconnaissance hits hard mid-way through “Shake The Devil Out” and solidifies the experiment as a piece of reverberated genius. SADDLE UP.

C’est le guitar-oké camé et explosé de la moitié femme de Velvet Chrome. En utilisant les cassettes oubliées de country en tant que toile de fond pour ses explorations détruites de guitare, Jane L. Kasowicz chantonne pour le nihilisme disparate des cowboys urbaines. Le chant tourbillonnant plane au-dessus de riffs sapoudré de guitar pendant que le chahut en acier de l’exploration de JLK perce ton esprit. Sa reconnaissance western cogne au milieu de “Shake The Devil Out” et solidifie l’expérience en tant que morceau de génie réverbéré. Sellez-y!


JLK – Shake the Devil Out


JLK – Distortions For Frankie Laine