Tag: compact disc

New Canadiana :: Archery Guild – Manitòk

Archery_Guild_front-web

Dream sequences hint at things hidden and mythical from our collective memories, experiences that we can all understand even if they’re hard to explain. Michael Cota is adept at allegory, able to coax meaning from the music and texts on this album. What this means is that Manitòk’s oblique narrative is fully realized and succinctly fleshed out by his multi-tasking band mates. Like the guiding northern star of a boreal night, these sound-stories remain a beacon for campfire vigils. An Algonquin homeric epic-in-miniature, well worth a spin while on your settee.

Les séquences de rêves font allusion aux choses cachées et mythiques de nos mémoires collectives, des expériences que nous pouvons tous comprendre malgré le fait qu’elles soient difficiles à expliquer. Michael Cota est un adepte des allégories et capable d’amadouer une signification par la musique et les textes de cet album. Cela veut dire que la narration oblique de Manitòk est tout à fait accomplie et étoffée de manière concise par ses copains de groupe qui font plusieurs choses à la fois. Tout comme l’étoile du Nord qui guide dans la nuit d’une aurore boréale, ces histoires en sons restent le signal pour les veilles de feu de camp. Un Algonquin homérique, grandiose en miniature, qui vaut bien la peine d’être écouté sur votre canapé.

Archery Guild – Blood Comfort

Archery Guild – Meadow

New Canadiana :: Flash Palace – Ceiling All

Flash Palace - Ceiling All

Warm-wave syncopation and ambient washery commix at the point where petrichor becomes mistaken for the redolence of dream-smoke delirium. Soft echoes bounce off swaying arms symptomatic of space seekers gathering en masse; dirigible minds at the confluence of arteries where grey areas expand between the here and there. These tepid waters lap against the granulated microcosms of brain-gelled banks as cranial overstimulation pushes us further into the deepening depths of calm-Kraut while the impressible features of cotton-soft cataclysms are worn as guards against mechanosensation-al listlessness.

Des syncopes fiévreuses et des vagues ambiantes se rencontrent là où l’on confond le petrichor avec l’odeur d’un délire aux contours oniriques. De doux échos rebondissent sur des bras qui ondulent, un symptôme de ces grands rassemblements où se réunissent ceux qui [recherchent l’espace(http://weirdcanada.com/2014/03/new-canadiana-each-other-being-elastic/). Des esprits dirigeables là où les artères se croisent, là où les zones grises se dilatent entre ici et là-bas. Ces eaux tièdes lapent les grèves gélatineuses de microcosmes granuleux, alors que le surplus de stimulations crâniennes nous pousse plus loin dans les profondeurs profondes du calm-Kraut, pendant que les particularités impressionnables de cataclysmes doux comme du coton sont portées comme des armures contre la lassitude mécanique des sens.

Flash Palace – Some Set Sun

Flash Palace – Uoi

New Canadiana :: The Silver Skeleton Band – Snake Highs

The Silver Snake Band - Snake HIghs

Nick Dirksen and the gang have returned with another collection of ghoulish shanties that cast spells on your corporeal functions and drive you to dance. Next thing you know, you’re throwing back strange brews with Dante at his Inferno beach party to welcome the recently deceased. These dudes surely surf the same lysergic waves as Dennis Wilson and the dark side of the Beach Boys, as their cult of nostalgia worships and apotheosizes the shadowy transgressions of the venerated past.

Nick Dirksen et sa bande sont de retour avec une nouvelle collection de chansons de marin macabres qui jettent un sort sur vos fonctions corporelles et qui vous poussent à danser. Tout à coup, vous êtes sur la plage en train de boire des boissons étranges avec Dante, à un party de bienvenue pour les récemment défunts. Ces gars surfent sans doute sur les mêmes vagues lysergiques que Dennis Wilson et le côté sombre des Beach Boys, alors que leur culte nostalgique adore et glorifie les transgressions obscures d’un passé vénérable.

The Silver Skeleton Band – Isolation

The Silver Skeleton Band – Silver Samba

Psyché.qc.ca :: Les Biberons Bâtis – Attaboy on meurt!

Les Biberons Bâtis - Attaboy on meurt!

Attaboy on meurt! is a CD anthology of two tapes, Attaboy on souffre (1984) and Attaboy on agonise (1985), with the addition of nine previously unreleased songs. This is where things stop being normal. Les Biberons Bâtis is only one man. They/he never played any shows. Once the record starts to spin, it’s a parade of post-punk hallucinations that goes right through your brain for the next hour. One-man orchestra in a straightjacket Satan Bélanger offers us garage-post-surf nuggets, mixing phone calls with imaginary friends and tormented feelings. Between the fuzz and Suicide-esque noise in songs like “Action”, there are also sparkers like “La Santé” that could have been recorded by Amen Dunes with a sore throat, noisy rock sitcoms loaded with musical references, and the search for happiness through Québec’s Nordiques hockey team. Les Biberons Bâtis embrace their madness; it is inescapable. What remains is a work transcending comedy and punk nihilism, without giving any shit, ever.

Attaboy on meurt! est une anthologie CD comprenant deux cassettes, Attaboy on souffre (1984) et Attaboy on agonise (1985) et complétée avec neuf chansons inédites. C’est ici que les choses cessent d’être normales. Les Biberons Bâtis ne sont qu’un seul homme. Ils n’ont jamais fait de concert. Une fois le disque lancé, c’est un défilé d’hallucinations post-punk qui traverse votre cerveau pour la prochaine heure. Véritable homme-orchestre en camisole de force, Satan Bélanger nous présente des pépites post-surf-garage, mêlant conversations téléphoniques avec des amis imaginaires et sentiments tourmentés. À travers le fuzz et le tapage Suicide-esque de chansons comme « Action », on trouve aussi des perles comme « La Santé », qui pourrait avoir été écrit par Amen Dunes avec un mal de gorge, des sketchs noise rock bourrés de références musicales et la recherche du bonheur à travers le hockey des Nordiques de Québec. Les Biberons acceptent leur folie; elle est inévitable. Ce qui reste, c’est une oeuvre qui transcende l’humour et le nihilisme punk, en s’en foutant complètement.

Les Biberons Bâtis – Attaboy on meurt

Les Biberons Bâtis – Sors-tu à soir?

New Canadiana :: Various Artists – Howl Live

Various Artists - Howl Live

CKUT and Howl! Arts present a live record of Montreal’s barrier-pushing creative minds, echoing spaces transformed by resident noisemakers and active listeners. Curated from three years’ worth of shows, the album brings together unique voices to form a flowing narrative. Unraveling through interactions, delicate sounds reverberate into distortion while dissonant modes tune to surrounding tensions and movements. As each track passes, an added layer of meaning appears in the relationship between each piece; Sarah Pagé’s harp playing in the back of memory as Jason ‘Blackbird’ Selman recites his poetic words. In the digital age, the power of the live experience has only become greater.

CKUT et Howl! Arts présentent un disque live qui nous vient des esprits créatifs les plus innovateurs de Montréal, et où les espaces résonnants sont transformés par les musiciens et les auditeurs actifs. Élaboré à partir de trois ans de spectacles, l’album réunit des voix uniques pour former un récit fluide. S’effilochant au fil des interactions, des sons délicats résonnent et se distordent, alors que des modes dissonants s’accordent sur les tensions et les mouvements environnants. Chaque chanson ajoute à la signification qui lie les pièces les unes aux autres: la harpe de Sarah Pagé joue au fond de nos souvenirs, pendant que Jason ‘Blackbird’ Selman récite sa poésie. À l’ère numérique, le pouvoir de l’expérience live n’a fait que s’accroître.

Norsola Johnson – For Ezra

Jason Blackbird Selman – Sedgwick Ave.

New Canadiana :: The Royal Iguana Fur – Wingdings

These bed-headed blasts from the Royal Iguana Fur carry on the hazy humour and culture jam damage of R. Stevie Moore, Ariel Pink or Greydyn H. Wolfcow

.

Royal_Iguana_Fur-cover-web

These bed-headed blasts from the Royal Iguana Fur carry on the hazy humour and culture jam damage of R. Stevie Moore, Ariel Pink or Greydyn H. Wolfcow. Opening your album with a riff on The Mickey Mouse Club is every bit as cracked as covering the theme from Andy Griffith, and Wingdings continues its wriggle through decades of pop culture detritus. From Ouija boards to Easy Bake ovens, Devo to Pinterest, a soda shop tribute to Satan to the creeper on the cover, no schlock is left unturned.

Ces explosions aux cheveux ébouriffés de Royal Iguana Fur poursuivent l’humour flou et les détournements culturels de R. Stevie Moore, Ariel Pink ou Greydyn H. Wolfcow. Commencer un album en improvisant sur The Mickey Mouse Club est tout aussi dingue que de faire un cover de la chanson thème d’Andy Griffith, et l’album Wingdings continue à se tordre à travers des décennies de détritus tirés de la culture populaire. Du Ouija aux fours Easy-Bake, de Devo à Pinterest, de l’hommage bonbon à Satan à l’homme louche sur la couverture, tout y est.

The Royal Iguana Fur – Synth Summer Fun (Play With Guns)

The Royal Iguana Fur – In n’ Out

New Canadiana :: Billie Dre & The Poor Boys – Garlic Fingers

Billie Dre & The Poor Boys - Garlic Fingers

Anthems of late-night attitude. Odes to sweat-soaked ceiling tiles, one a.m. al fresco and speed — the lifestyle, not the drug — played loud and fast, then louder and faster. Garlic Fingers is a monumental release, with 10 songs that distill the garage tsunami of the Poor Boys’ live show pure grease. This is a record for the people: woah-oh choruses, melody-deconstructing solos and relentless rhythms, the kind of music that sounds better with handclaps included. Smiles guaranteed.

Des hymnes d’attitude nocturne. Des odes aux carreaux du plafond trempés de sueur, un matin al fresco et du speed — le style de vie pas la drogue — jouées bruyamment et vite, puis plus bruyamment et plus vite. Garlic Fingers est un enregistrement monumental avec 10 chansons qui distillent le tsunami dans le garage du concert live des Poor Boys, de la graisse pure. Il s’agit d’un enregistrement pour le peuple : des refrains wouah-oh, des solos qui déconstruisent les mélodies et les rythmes incessants; le genre de musique qui a un meilleur son en tapant des mains. Des sourires garantis.


Billie Dre & The Poor Boys – King Taco


Billie Dre & The Poor Boys – Hattie Watson

New Canadiana :: Le Pélican Noir – Le silence tendu au-dessus de nos têtes comme un orage en suspens

Le Pelican Noir - Le Silence

Celestial circumflexes as astral bodies collide to the subterranean syntax of voices registering an instrumental intonation, with arms and heads tilting skywards as the commiseration of the night wraps itself about the day. Take sartorial solace as bodies sway to the reassurances of the timbred phonetics that dance loosely on floors of imagined terrestrialism. The sky breathes heavily, exhaling a dusk that renders moot the muggy light emanating from dimly lit doorways, as denizens of Krautrock propinquities are captured in motion, swaying to the post-rock sepia of slow-form stellar dramatics. Projections of these asymptotic stargazers stand ghostly and translucent before the break of reverie, as the firmament collapses under the weight and provocation of stylistic convergence. Colours bleed into one another as telescopes turn inwards to capture the sights that are the sounds of the nothernly whispering amongst themselves.

Circonflexes célestes pendant que des corps astraux entrent en collision avec la syntaxe souterraine de voix qui enregistrent une intonation instrumentale, avec bras et têtes inclinés en direction du ciel, alors que la commisération de la nuit s’enveloppe autour du jour. Consolez-vous alors que ces astres se balancent aux timbres phonétiques rassurants qui dansent nonchalamment sur des planchers au terrestrisme imaginé. Le ciel a le souffle lourd; il exhale un crépuscule qui rend discutable la lumière moite émanant des portes faiblement éclairées, tandis que les proches de Krautrock sont capturés dans le mouvement, balançant aux sépias post-rock d’un lent drame stellaire. Les projections fantomatiques et translucides de ces astronomes asymptotiques se tiennent à l’aube de rêveries alors que le firmament fléchit sous le poids et la provocation de convergences stylistiques. Les couleurs déteignent les unes dans les autres tandis que le téléscope se retourne contre soi pour capturer les vues que constituent les sons des chuchotements du Grand Nord.

Les Pélican Noir – …Et Les Arbres Déserteront Les Champs

Le Pélican Noir – Kirschen Elektrische

New Canadiana :: Jerk Damaged – For the Ones Who Don’t Feel Right

Jerk Damaged - For the Ones Who Don’t Feel Right

Channeling Hüsker Dü and the Replacements, Truro legend Evan Mumford crafts a crucial reminder for us old-punks: it is still cool to wax poetic on the steady flashes of frustration, pain, and joy we haven’t lost ourselves to since high school. Half the tracks are backed by Sackville rats Joe Chamandy (Astral Gunk) and Scott Brown (Kappa Chow), making this an essential grip for fans of recent marsh-scuzz releases. For the Ones Who Don’t Feel Right is currently soothing my grown-up pains, and I’m considering crowd surfing on the TTC.

C’est en canalisant Hüsker Dü et The Replacements que la légende truroise Evan Mumford rappelle aux vieux punks quelque chose de crucial : il n’y a pas de honte à poétiser ces moments de frustration, de douleur et de joie dans lesquels on ne s’est pas abandonné depuis l’école secondaire. La moitié des morceaux sont faits en collaboration avec les rats sackvillois Joe Chamandy (Astral Gunk) et Scott Brown (Kappa Chow), faisant de cet album un incontournable pour les fans de punk sale et marécageux contemporain. For the Ones Who Don’t Feel Right met du baume sur mes plaies existentielles, et je pense sérieusement aller faire du body surfing sur le réseau de la TTC.

Jerk Damaged – Anthemage

Jerk Damaged – Evan

New Canadiana :: Seashells – The Fondness of a Memory

Seashells-The_Fondness_of_Memory-web.jpg

Disorienting and sometimes harsh zones are par for the course when digging through the Inyrdisk crates, but this latest release from Seashells throws its curveball in the form of unassuming pop precision. Soft strums brush off our troubles with a melodic sleight of hand. Teresa Daniele’s vocals announce their calming presence without waking the silent spaces. Cut through your radio static and pay close attention to how the signal mixes with the hushed breeze outside. Your unfound memories from simpler times will transcend the clock through these saccharine gems.

Des zones déroutantes et parfois discordantes sont courantes quand on cherche parmi les boîtes d’Inyrdisk, mais cette récente sortie de Seashells lance sa balle courbe avec une précision de pop modeste. Des grattements doux écartent nos difficultés avec une dextérité mélodique. Les voix de Teresa Daniele annoncent leur présence calmante sans réveiller les espaces silencieux. Choisissez votre radio statique et prêtez attention à la manière dont le signal se mélange avec la brise feutrée à l’extérieur. Vos souvenirs cachés de temps plus faciles transcenderont l’horloge grâce à ces pierres précieuses saccharines.

Seashells – Westbound Train

Seashells – If Tomorrow