Tag: cold wave

New Canadiana :: Bruised Knees – CASTINGS

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Magnetic metal bearings suspended in a translucent, lilac gel. Bass vibrations shuffle their symmetry, rumbling drums make them shake. A vast, cold room with no light. Heaving flashes slash the dark, and purple purse-lipped faces appear, diamond eyed and austere. Warbling synthetic tones echo to penetrate like alarms. Anxiety and urgency are the singular senses, limbs lashed to a metal slab. The ceiling shrinks closer, the music becomes louder. The floor rises, shouts are drowned. Room a slim rectangle, filling with water. Walls become porous with light and hydrangeas curl out to blossom in the pitch.

Des billes de métal magnétiques, comme suspendues dans un gel lilas translucide. Les vibrations d’une basse les déplacent symétriquement; le grondement d’une batterie les fait frémir. Une pièce vaste et froide, sans lumière. Des éclairs nauséeux déchirent l’obscurité, révélant des visages cramoisis austères, les lèvres pincées et les yeux en diamant. L’écho de notes synthétiques chante comme une alarme. Le sentiment singulier d’une urgence anxieuse, les membres fixés à une table métallique. L’espace semble rapetisser à mesure que le son de la musique augmente. Le plancher se soulève, noyant les cris. La pièce n’est plus qu’un mince rectangle se remplissant d’eau. La lumière passe par les pores des murs, où des hortensias se mettent à fleurir.

Bruised Knees – Lichzeitpegel

Bruised Knees – Rameira

New Canadiana :: Police des Moeurs – Les Mécanismes de la Culpabilité

Police des Moeurs - Les Mécanismes de la Culpabilité

On their newest EP, Police des Moeurs explore universal feelings of unease. Internal accusations and pangs of guilt are narrated and dissected to the sound of impeccably programmed synthesizers. The band brings to mind a number of references without ever falling into simple emulation. Melancholic voices acknowledge situations where no happy ending can be expected. Maybe they can be overcome, or maybe not. There are blends of frustration (“Tu as honte parfois”) and abandon (“Echéance”), with despair expressed by the slogan on the cover (The Salary for your Sin, it is Hell). A final tribute is paid to the Adverts, diverting our thoughts from these dark reveries. There is something cold at the heart of the EP’s orchestration and themes, yet at the same time it is luminous and alive. A haunting collection of tracks.

Police des Moeurs énonce un malaise qui traverse souvent les êtres. L’accusation qui viens de l’intérieur, le sentiment de culpabilité disséqué par exemples narrés aux sons impeccablement programmés de synthétiseurs qui évoquent nombrede références sans tomber à pieds joints dans la simple émulation. Les voix mélancoliques font prendre conscience de situations qui ne peuvent que finir mal, peut-être pour mieux les surmonter, peut-être pas. Des mélanges de frustration (« Tu as honte parfois »), d’impuissance (« Echéance ») et de désespoir qui s’exprime jusque dans le slogan de la couverture … Un hommage rendu aux Adverts en postface nous tire de nos sombres méditations. Il y a à la fois quelque chose de très froid et sombre dans l’orchestration et les thèmes, mais en même temps c’est aussi lumineux et actif. Une collection de morceaux obsédante.

Police des Moeurs – Tu as honte parfois

Police des Moeurs – Ce sera un temps de malheur

Departures :: The Party’s Over – Tissue Sample

The Party's Over - Tissue Sample

Decades before filesharing, Discogs and the ‘Tube democratized musical knowledge, news of the Industrial Revolution could only arrive on this side of the pond through word of mouth or at the cost of pricey imports. Alongside contemporaries like March of Values, Diner’s Club (featuring a nascent Brian Ruryk) and local legends Fifth Column (all of whom appear on Urban Scorch, Toronto’s answer to No New York), The Party’s Over were a gang of art-school insurgents who got the memo and decided to spread it around town however they could. The squelched electronics, Xerox paste-jobs (1, 2) and lab horror imagery of their 1981 cassette not only point the way to countless post- and post-post-punk iterations, but also parallel the earliest budgeted efforts of Cronenberg. Though members would go on to achieve higher levels of notoriety in Kids on TV and the Cure-worshipping combo Century’s End, it’s the contagious Tissue Sample that’s most likely to cause a future outbreak.

Des décennies avant que le partage de fichiers, Discogs, et Youtube aient démocratisé la connaissance musicale, les nouvelles de la révolution industrielle pouvaient seulement arriver à ce côté de l’océan par le bouche à l’oreille ou au prix des imports chers. À côté des tels contemporains que March of Values, Diner’s Club (mettant en vedette un Brian Ruryk naissant), et les légendes du coin Fifth Column (dont tous passent à Urban Scorch, la réponse de Toronto à No New York). The Party’s Over étaient un gange des insurgé d’école d’art qui ont reçu le memo et ont décidé de le faire passer autour de la ville peu importe comment ils le pouvaient. L’électronique marécageuse, les couper-collers de Xerox (1, 2), et les images d’horreur de leur cassette de 1981 montrent le chemin à d’innombrables itérations post- et post-post-punk, mais qui sont parallèles aussi aux efforts économiques les plus tôts de Cronenberg. Même si les membres ont atteint plus tard les plus grands niveaux de notoriété dans Kids on TV et le combo Cure-vénérant dit Century’s End, c’est le Tissue Sample contagieux qui est le plus probable de provoquer une pandémie à l’avenir.

The Party’s Over – Action Seeks Violence

The Party’s Over – Ken

New Canadiana :: Various Artists – Visage Musique Vol. 1

Wipe that icy sweat off your brow and vogue like a vampire. Visage Musique’s late 2011 salvo sends out a coldwave of shimmering shivers with minimal emotion and maximum satisfaction, spanning the label’s extended family, WC fave Femminielli and a fresh cast of freaks. Black light aerobics and arena anthems pump it up like Pavel Bure while the witching hour survivors get their kicks. G to the RIP.

Essuyez la sueur glacée de votre front et voguez comme un vampire. La dernière slave de fin 2011 de Visage Musique envoie une vague froide de frissons chatoyants avec de l’émotion minimale et un maximum de satisfaction, étendant la famille élargie du label, le préféré de WC Femminielli et un casting frais de bizarroïdes. De l’aérobie de lumière noire et des hymnes d’aréna et le gonfle comme Pavel Bure pendant que les survivants de l’heure du crime obtiennent leur dynamisme. Le S de AISIR.

Police Des Moeurs – Monde fallacieux (Extended)

Brusque Twins – What Else Is There To Say