Tag: catherine gaucher
New Canadiana :: ffffftttt!!!! – ffffftttt!!!!
- ffffftttt!!!!
- ffffftttt!!!!
- (Munt Records)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the disappearing act of Josh Silver:
ffffftttt!!!! is an exercise in chaos and spontaneity, revealing unexpected sonic combinations among subtle emergent patterns. The traditional jazz instrumentation of double bass and saxophone is counterpointed by radio — à la John Cage — and crumpling paper to form an intriguing composition of curated effects. Songs begin in a state of suspension, increase towards plasmatic vibration, then return to calm, drawing listeners through a range of surprising emotions. This album is a road trip to the edge of the musical envelope.
Du tour de disparition de Josh Silver:
(Traduit de l’illusion de Catherine Gaucher)
ffffftttt!!!! est un exercice de chaos et de spontanéité, révélant des combinaisons sonores inattendues par l’émergence de motifs subtils. L’instrumentation traditionnelle jazz de la contrebasse et du saxophone est “contrepointée” par une radio à la John Cage et du papier chiffonné, pour former une composition fascinante d’organisation d’effets. Les chansons commencent dans un état de suspension, augmentent et deviennent des vibrations plasmatiques, puis c’est le retour au calme, les d’auditeurs étant entrainés à travers une gamme d’émotions surprenantes. Cet album est un voyage sur la route vers l’extrémité de la frontière musicale.
Video :: Dog Day – “In Another Life” [Dir. Seth Smith]
- Dog Day
- “In Another Life”
- (Directed by Seth Smith)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the surreal feel of Christina Bell:
Seth and Nancy’s particularly adventurous, superstar pup Woofy is front and centre in this cute dog video made for “In Another Life.” The roaming rock ’n’ roll track is fresh off their 2013 album Fade Out. Acid aesthetics give the majestic landscape in the video a certain surreal feel. The visuals lend themselves to a hypnagogic atmosphere that is typical of director Seth Smith. The melancholic rock riffs and longing vocals play perfectly with entrancing imagery resulting in a complete dream drenched package.
De la sensation surréaliste de Christina Bell:
(Traduit par les rêves acides de Catherine Gaucher)
Woofy, le chien particulièrement aventureux de Seth et Nancy, est la vedette de ce vidéo de chien mignon tourné pour « In Another Life ». Cette chanson de rock ’n’ roll déferlant est fraîchement tirée de leur album Fade Out, paru en 2013. L’esthétique acide du vidéo donne au paysage majestueux une certaine touche surréaliste. L’imagerie se prête à une atmosphère hypnagogique, typique du réalisateur Seth Smith. Ces images envoûtantes s’agencent parfaitement avec les riffs de rock mélancolique et les chants nostalgiques, le résultat étant tout entier imbibé de rêve.
New Canadiana :: Paul Jacobs – Drug Theaters
- Paul Jacobs
- Drug Theaters
- (Ah Some Records)
- Windsor, ON
- ::web/sounds::
From the ghostly noises of Kelly MacNeil:
Deep under the mountains of antiquity and reason, water drips from the ceilings in an infinite chorus of reverb. Stalagmites form from these drips, borrowing the reverb while mocking the mountains and their eternal rumbles. Young in contrast to the rocks from which they form, they are the mountain’s essence of youth. Paul Jacobs is a stalagmite. He rises from deep undercurrents, and yells into the depths.
Des bruits fantômatiques de Kelly MacNeil:
(Traduit par la chute lente de Catherine Gaucher)
Dans un refrain infini de réverbération, l’eau s’écoule des voûtes profondément enfouies sous les montagnes de l’Antiquité et de la raison. De ces gouttes d’eau s’élèvent des stalagmites, puisant à même les réverbérations et imitant ces montagnes et leurs grondements éternels. D’existence récente en comparaison des roches depuis lesquelles ils se forment, ils sont l’essence de la jeunesse de la montagne. Paul Jacobs est tel un stalagmite. Il s’élève par-delà des lointains courants sous-marins et hurle dans les profondeurs.
New Canadiana :: Rose Melberg – Distant Ships
- Rose Melberg
- Distant Ships
- (Kingfisher Bluez)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the glittering prizes of Penny Clark:
Rose Melberg’s striding drums and sunny melodies pedal her song like a bicycle through a bright green day. Recorded as part of the Kingfisher Bluez Single Sided Singles club, this 7” has the hazy, warm quality of a projection film reel. Her vivid guitar tone and calm-breeze vocals sail across the horizon, while the song disappears over the glittering waves just as abruptly as it begins. Melberg offers a brief memory of summer, the scent of the rich earth and gentle salt air.
Des récompenses étincelantes de Penny Clark:
(Traduit par la hâte du printemps de Catherine Gaucher)
Grâce à ses percussions marquantes et à ses mélodies ensoleillées, Rose Melberg pédale sur ses chansons comme sur une bicyclette défilant lors d’une radieuse journée. Enregistré pour Kingfisher Bluez et sa collection Single Sided Singles, ce 7 pouces possède une qualité diffuse, chaleureuse et comparable à celle même d’une bobine de projection de film. Ses tonalités vives de guitares et sa voix légère comme la brise voguent à l’horizon, tandis que ses chansons disparaissent tout aussi soudainement qu’elles étaient apparues, parmi les vagues scintillantes. Melberg nous livre un bref souvenir de l’été, un riche parfum de terre et d’air salin léger.
Video :: Soupcans – “Parasite Brain” [Dir. Lindsay Cavanaugh]
- Soupcans
- "Parasite Brain"
- (Directed by Lindsay Cavanaugh)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the callused knuckles of Farah Barakat:
Three guys walk into a bar and are met by a mischievous bartender who serves them a concoction of green-screened neon colour. They turn into zombie cannibals who turn on the bartender. It’s perfect because it comes from the psychotropic minds of The Soupcans.
The Toronto punk patrons’ brain-melting fury has recently unleashed itself onto our eyes and ears with a video from the title track on their latest EP. The concept is a mixture between a day spent in front of Photobooth on your laptop, playing a sadistic game of Operation and psychedelics. None of this sound bad to you? It’s not. It’s awesome.
Rather than using too much fake blood, a major element in the video, they opt for post-production special effects. Splotches are hastily drawn all over the characters and filled-in with film footage close-ups of raw meat, organs and actual blood. It’s an inventive alternative that adds to the ethereal state of the video. Handheld cameras and gore elements parallel the chaotic, lo-fi track which is aptly titled ‘‘Parasite Brain’’.
De la corne des jointures de Farah Barakat:
(Traduit par l’hémoglobine de Catherine Gaucher)
Trois gars entrent dans un bar et sont accueillis par un malicieux barman qui leur sert une mixture de couleur écran-vert néon. Ils se transforment en zombies cannibales et se retournent contre le barman. Le tout est parfait, car cela arrive tout droit de l’esprit sous influence de The Soupcans.
Avec une vidéo pour la chanson-titre de leur dernier EP, ces parrains torontois de la scène punk ont récemment déchaîné leur fureur devant nos yeux et dans nos oreilles. Le concept est un mélange entre une journée passée devant le « Photobooth » de votre ordinateur, à s’adonner au jeu sadique Opération et de psychédélisme. Rien de tout cela ne sonne horrible? C’est parce que ce ne l’est pas. C’est génial.
Plutôt que d’utiliser trop de faux sang, un élément central dans cette vidéo, ils ont opté pour des effets spéciaux créés en post-production. Les éclaboussures hâtivement barbouillées partout sur les personnages sont remplacées par des séquences filmées de gros plans de viande crue, d’organes et de vrai sang. Il s’agit d’une alternative inventive qui ajoute à l’état éthéré de cette vidéo. La caméra à la main ainsi que les éléments « gore » se joignent en parallèle à la chaotique pièce lo-fi judicieusement intitulée « Parasite Brain ».
New Canadiana :: Cult Babies – Cult Babies EP
- Cult Babies
- Cult Babies EP
- (Self Released)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the western gothica of Kyle Valade:
Cult Babies’ self released EP threads metric tonnes of instrumentation and vocals into one magnetic strip. These sounds roll between the permutations on top of the steady and droning crashes of the drummer, whose name is strangely difficult to find. Where some bands might gladly jam into the double digits with melodies as hypnotic as these, Cult Babies keep their songs nice and concise, making for some of the most stylized restraint I’ve ever heard. The lush instrumentation and vaguely repetitive lyrics create an almost cinematic atmosphere where everything disappears at times into the underlying (and almost danceable) Western-Gothic dirge so that it’s a shock when the album ends. Makes you wish you could just — I don’t know — join a cult and never go back to the real world.
Du western gothique de Kyle Valade:
(Traduit par les oubliettes de Catherine Gaucher)
Sur une seule bande magnétique, ce EP auto-produit de Cult Babies renferme des tonnes métriques d’instrumentation et de mélodies vocales. Les sons flottent entre les permutations et au-dessus du drone constant de leur batteur, dont le nom est étrangement difficile à retracer. Là où certains groupes font volontiers durer leur jam dans les doubles chiffres grâce à des mélodies hypnotiques, Cult Babies garde ses chansons agréables et concises, usant de la contrainte avec style comme j’ai rarement entendu. L’instrumentation luxuriante et les paroles vaguement répétitives créent une atmosphère presque cinématographique où tout disparaît par moments à l’intérieur d’un latent (et quasi dansant) hymne funèbre western-gothique ; c’est donc un choc lorsque l’album se termine. Vous souhaiterez pouvoir — je ne sais trop — joindre un culte et ne jamais réintégrer le monde réel.
New Canadiana :: Happy Trendy – For Trial Listening
- Happy Trendy
- For Trial Listening
- (Carpi Records)
- Edmonton, AB
- ::web/sounds::
From the analog crib of Cassilou Landra:
Most of the time life is good, but sometimes it just really, really fucking sucks. During moments like this, it helps to soothe with a little sequence and synth. Edmonton’s Happy Trendy delivers on both with an added dash of musique concrète, building on the tradition of seminal works by Luc Ferrari, Pierre Schaeffer and Bernard Bonnier. These brushstrokes act as our anchor, our passenger plane through the foggy drones and comforting arpeggios of For Trial Listening’s earthly atmosphere.
‘Trial’ is the keyword here, but not in the context of demos. If anything, this is music to massage your frustration after numerous, unsuccessful rounds of Trials; comforting and childlike. “#14” reads the alphabet like it’s counting sheep, while “#07” and “#03” are twins after a visit to the dentist. “#13” and “#17” show clear roots in the visceral and vibrant analog explorations of synth pioneers such as Raymond Scott and the BBC Radiophonic Workshop, and might as well be the pillow you rest your head on at night. Sleep tight, child.
Du berceau analogue de Cassilou Landra:
(Traduit par le sommeil paradoxal de Catherine Gaucher)
La plupart du temps, la vie est belle, mais parfois elle est aussi juste assez, assez merdique. Dans de tels moments, cela aide de s’apaiser avec un peu de séquences et de synthés. Happy Trendy d’Edmonton nous offre les deux à la fois et ce, ajoutant un soupçon de musique concrète qui s’appuit sur la tradition des oeuvres de Luc Ferrari, Pierre Schaeffer et Bernard Bonnier. Ces inspirations nous servent d’ancre et d’avion nous transportant à travers le drone brumeux et les arpèges réconfortants de l’atmosphère de For Trial Listening’s.
Ici, « Essai » est un mot clé, mais non pas dans le sens de démo. Il s’agit plutôt de musique pour évacuer votre frustration après de nombreux essais infructueux; réconfortant et enfantin, « #14 » fait la lecture de l’alphabet comme s’il s’agissait de compter les moutons, tandis que « 07 » et « #03 » sont tels des jumeaux après une visite chez le dentiste. Montrant clairement leurs racines provenant des explorations analogiques viscérales et vibrantes des pionniers du synthé tels que Raymond Scott et le BBC Radiophonic Workshop, « #13 » et « #17 » pourraient tout aussi bien être l’oreiller sur lequel se pose votre tête la nuit venue. Fais de beaux rêves, mon enfant.
New Canadiana :: Reversing Falls – Reversing Falls
- Reversing Falls
- Reversing Falls
- (Self Released)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the distorted speakers of Matt Lazenby:
The self-titled release from Montreal’s Reversing Falls is like the soundtrack to the best house party you’ve never been to. The album adds up to just under 30 minutes of immediate rock ’n’ roll: hooks, anthemic choruses, and wry odes to teen angst (“Pyramid Scheme”: “You’ve got a teenage heart, I can hear it in the hallway / It runs at 90 beats per minute”). Although released a while back, it’s still helping the band gain plaudits across the country, and it’s not hard to see why. Frontman Tyler Crawford refers to their sound as “riff wave”, which makes sense listening to the wall-to-wall power chords and distortion that texture songs such as “Is This Thing On?”, “Shitty Birthday”, and “Curse This Place”. Add some powerhouse percussion (courtesy of Unicorns/Islands’ Jamie Thompson, plus a good old fashioned drum machine), and the production of Mark Lawson (Colin Stetson, The Luyas, et al), and it’s clear Reversing Falls have something special going on here.
De la distorsion des haut-parleurs de Matt Lazenby:
(Traduit du coeur d’adolescente de Catherine Gaucher)
Cet album éponyme du groupe montréalais Reversing Falls sonne comme la bande sonore du meilleur party de votre vie, avec un peu moins de 30 minutes de rock ’n’ roll sans détours : hooks, refrains hymniques et odes désabusées aux angoisses adolescentes (« Pyramid Scheme » : « Tu as un coeur d’adolescent, je l’entends dans le couloir / Il bat à 90 battements par minute »). Bien que la parution de cet album remonte à un moment déjà, il permet encore au groupe de recueillir des éloges partout au pays et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. À la tête du groupe, Tyler Crawford définit leur son comme étant du « wave riff », ce qui a du sens à l’écoute des murs de power chords et de distorsions qui texturent les chansons comme « Is This Thing On? », « Shitty Birthday » et « Curse This Place ». Ajoutez-y quelques percussions (offertes par Jamie Thompson des Unicorns/Islands et une bonne vieille boîte à rythmes) et la production de Mark Lawson (Colin Stetson, The Luyas, et autres.) et voilà qu’il est clair que Reversing Falls nous présente ici quelque chose de spécial.
New Canadiana :: I Am Robot and Proud – Touch/Tone
- I Am Robot and Proud
- Touch/Tone
- (Darla Records)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the curious daydream of Josefa Cameron:
Electronic artist and video game designer Shawn-Han Liem a.k.a. I Am Robot And Proud has released his latest album. Opener “Kresna” is drenched with cheerful robot bubbles and drubbing drums, while “Circles” blends a brimming resonance of electro house, trap-influenced beats and classical transience. If you can imagine a more tropical Boha, less moody Kontravoid or trendier Balmorhea, you can envision the direction Leim’s creation veers. Touch/Tone comes across as a mad composer directing an orchestra of robots on synths, drum machines and mixers. A tasteful blend of classy piano harmonies and chirpy computerized sounds swirl to a danceable beat. “Summer Colour” plays in mystical humility with dreamy waves of flute, harp, and piano. The album ends with “Slow Reaction”, a four-minute tune of generous melodies layered on the next, almost like a Ratatat sans guitars or a less stoned Shlohmo.
Traduit du somnambulisme de Josefa Cameron:
(Du curieux songe diurne de Catherine Gaucher)
L’artiste électronique et concepteur de jeux vidéo Shawn-Han Liem, alias I Am Robot And Proud, a fait paraître son plus récent album. En ouverture, “Kresna” baigne dans des bulles robotiques de bonne humeur et des drums percutants. De son côté, “Circles” allie une résonance débordante d’électro-house à des influences trap et à un classicisme éphémère. Imaginez un Boha plus tropical, un Kontravoid moins maussade ou un Balmorhea plus au goût du jour, vous pourrez alors avoir une idée de la direction de la création de Liem. Touch/Tone fait apparaître un compositeur fou dirigeant un orchestre de robots affairés sur des synthés, des boîtes à rythmes et des mélangeurs. Avec bon goût, un mélange d’harmonies de piano chics et de sons informatisés entrainants tourbillonnent sur un rythme dansant. “Summer Colour” transpose une humilité mystique avec ses vagues rêveuses de flûte, d’harpe et de piano. L’album se termine avec “Slow Reaction”, une pièce de quatre minutes composée d’une superposition de couches généreuses de mélodies, ressemblant à Ratatat sans guitares ou bien Shlohmo sans l’influence d’hallucinogènes.
New Canadiana :: Greenhouse – Cold Wires
- Greenhouse
- Cold Wires
- (Prairie Fire Tapes)
- Winnipeg, MB
- ::web/sounds::
From the green apartment of Kevin Strang:
Winnipeg drone guitarist Curran Farris has become known for his signature tones and signals, elevating the listener in both live and recorded settings. Cold Wires continues his ethereal world of pedal worship, providing a musical base to a moment in which one can pause and be raised above the void of soundlessness in their mental make-up, looking down upon their thoughts as they are momentarily lifted into a lush musical landscape. Serving as the perfect follow up to his 2011 album Tired Forever, with Cold Wires Farris gives the listener another escape for 45 minutes and 14 seconds.
De l’appartement vert de Kevin Strang:
(Traduit par le cercle chromatique de Catherine Gaucher)
Curran Farris, guitariste drone originaire de Winnipeg connu pour le son distinctif de ses tonalités et signaux, est capable de soulever ses auditeurs autant en écoute live que sur enregistrement. Cold Wires est conséquent de son monde éthéré voué au culte des pédales et fournit une trame musicale propice à un moment où l’on peut faire une pause et, dans une constitution mentale, être élevé au-dessus du vide du silence, observant d’en haut les pensées pendant qu’elles s’élèvent momentanément dans un luxuriant paysage musical. Servant de parfaite suite à son album Tired Forever, paru en 2011, Farris, avec Cold Wires, offre à ses auditeurs une autre évasion de 45 minutes et 14 secondes.

![Dog Day - "In Another Life" [Dir. Seth Smith]](https://weirdcanada.com/wp-content/uploads/2014/03/Dog_Day-In_Another_Life-Video_Still-web-300x300.jpg)


![Soupcans - "Parasite Brain" [Dir. Lindsay Cavanaugh]](https://weirdcanada.com/wp-content/uploads/2014/03/soupcans-parasite_Brain-video-web-300x300.jpg)





