Tag: cassette
New Canadiana :: Fish Food – For Mortimer
- Fish Food
- For Mortimer
- (Self-Released)
- London, ON
- ::web/sounds::
From the slack jaw of Rachel Bellone:
Small town Southwestern Ontario is a place with time to kill between house shows. Fish Food fills up the time by mashing hands against instruments and writing lyrics for a brother, a partner, a friend, and even the mean drunk guy, while having big big plans in a small small pond. For Mortimer is homespun and hard hitting, like the smell of cookies in your childhood home which you gobbled for granted. When creativity in this age hits fast and slick, Fish Food reminds us there’s still time for new friends, handmade cassettes, and songs with throwback indie vibes and topical beats.
De la mâchoire détendue de Rachel Bellone:
(Traduit par Julie Mayer)
Le sud-ouest de l’Ontario est une petite ville où il y a du temps à tuer entre les spectacles faits main. Fish Food remplit ces temps morts en frappant ses mains contre des instruments de musique et en écrivant des paroles de chansons pour un frère, un partenaire, un ami et même le méchant type saoul, tout en ayant de grands, grands plans dans un petit, petit étang. For Mortimer est fait maison et percutant tout comme l’odeur des biscuits que vous engloutissiez pour acquis quand vous étiez petits. Malgré cette ère dans laquelle la créativité ne fait que passer, Fish Food nous rappelle qu’il est encore temps de se consacrer aux nouvelles amitiés, aux cassettes artisanales, aux rythmes tropicaux ainsi qu’aux chansons composées d’ondes indie qui retournent aux sources.
New Canadiana :: Philippe Vandal – Frag
- Philippe Vandal
- Frag
- (Jeunesse Cosmique)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the splintered mind of Laura Stanley:
Our hearts once beat together. Their united sound displaced the loneliness that lived inside me for so long. But now, the loneliness has returned and I hear the ghosts of our former life: our fights, our joy, your favourite jazz record, the clatter of our dishes, the static from the TV when we forgot to pay our cable bill. In Frag, Montreal’s Philippe Vandal summons distant discordance with forgotten feelings. Like us, these memories are fragmented and atonal. Together they sound as fearful of the future as I am.
De l’esprit fragmenté de Laura Stanley:
(Traduit par la mentalité capricieuse de Louis-Félix de Chevigny)
Nos cœurs ont autrefois battu à l’unisson. Ce battement synchronisé a repoussé la solitude qui vivait en moi depuis si longtemps. Maintenant, elle est de retour et je peux entendre les spectres de notre vie d’auparavant : nos chicanes, notre joie, ton disque de jazz favori, le bruit de nos assiettes, les parasites de notre télé la fois où nous avions oublié de payer notre facture de câble. Dans Frag, le Montréalais Philippe Vandal invoque, par des sentiments oubliés, une discordance lointaine. Comme nous, ces souvenirs sont fragmentés et atonaux. En les écoutant, on pourrait penser qu’ils sont aussi effrayés par le futur que je le suis.
New Canadiana :: Swim Team – Freedom/Constraint
- Swim Team
- Freedom/Constraint
- (Self-Released)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the quarter life crisis of Eleanor Wearing:
“Are you filled with existential dread?
“Yes. Wait—no. Maybe? Things feel serious most of the time. Very serious. Slow lulls invoke a cloudy comatose state, only to be shot through and shattered by a harsh and unrelenting reality. Voices that once spoke softly surge louder, fighting to be heard.”
“When darkness sets in, does obsession follow? Dominating every move you make? If you feel this way, it’s ok. You are not alone. Look at the lows, carve out the highs. Push through. Drift beyond. Swim along.”
De la crise de la vingtaine de Eleanor Wearing:
(Traduit par Alison McReynolds)
“Es-tu plein d’angoisse existentielle ?”
"Oui. Attend—non. Peut-être? On dirait que les choses sont sérieuses, du moins, la plupart du temps. Très sérieuses. Une douce accalmie invoque un état comateux voilé, pour bientôt être transpercée et mise en pièces par la dure et infatigable réalité. Des voix, qui discutaient doucement, surgissent désormais plus fortement, se battant pour être entendues.
“Lorsque l’obscurité s’installe, est-ce que l’obsession suit ? Dominant chaque geste que tu fais ? Si tu te sens comme ça, c’est correct. Non, tu n’es pas seul(e). Regarde les hauts, sculpte les bas. Passe à travers. Dérive au-delà. Nage avec le courant.”
New Canadiana :: Dernier Sex – 3-Song EP
- Dernier Sex
- 3-Song EP
- (Menace Collective)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the ethereal web of Charlotte White:
Your blood thickens and the pavement feels warm on your bare feet. Humid air churns around your body creating eddies of fizzing ecstasy as your heartbeat slows to a near standstill.
This is where dreams become nightmares and nightmares become dreams. Here you are lifted above all pain and fears that ooze from dark corners like water seeping under bathroom doors.
At dawn you awake drenched in sweat and blood. You’re unsure if it’s your own.
Du site web paradisiaque de Charlotte White:
(Traduit par Sergio Calla)
Ton sang s’épaissit et la chaleur du pavé caresse tes pieds nus. L’air humide tourbillonne autour de ton corps générant un tourbillon, un vortex euphorique pétillant provoquant un ralentissement raide du rythme cardiaque.
Il s’agit d’un domaine où les rêves se transforment en cauchemars et les cauchemars en rêves. Ici, cesse la douleur et les craintes qui suintent de tous les coins sombres comme de l’eau qui s’infiltre sous les portes de salles de bains.
Vous vous réveillez à l’aube ensanglanté et en sueur, incertain de votre sort.
New Canadiana :: Watershed Hour – From Your Best Friend
- Watershed Hour
- From Your Best Friend
- (Not Quite)
- Peterborough, ON
- ::web/sounds::
From the bent antenna of Mackenzie Smedmor:
We interrupt your regularly scheduled saloon shenanigans with a sludgy sonic invasion. Watershed Hour pounds Peterborough’s airwaves with femme fatale howls and supernaturally infectious rhythms, hooking your ears faster than you can change the channel. This joint’s midnight snack special is blood and guts with a side of crunchy peanut butter straight from the jar. Skip the coffee, the hypnotic harsh bass lull will shake you awake until morning.
From Your Best Friend is an on-the-house tonic of uncensored late-night television escapism.
De l’antenne tordue de Mackenzie Smedmor:
(Traduit par la deuxième bouche de Mackenzie Smedmor)
Nous interrompons votre programmation de niaiserie de saloon régulière avec une invasion sonique boueuse. Watershed Hour frappe fort sur les ondes de Peterborough avec des hurlements de femme fatale et des rythmes surnaturellement contagieux qui vous accrochent les oreilles plus rapidement que vous pouvez changer de chaîne. Le spécial de minuit de ce resto, c’est le sang et la chair accompagné de beurre d’arachide croquant directement du pot. Sautez le café, la berceuse de basse rugueuse et hypnotique vous agitera jusqu’au matin.
From Your Best Friend est un tonic offert par la maison d’évasion non censurée de télévision nocturne.
New Canadiana :: Nervous Talk – Nervous Talk

- Nervous Talk
- Nervous Talk
- (Shake! Records // Hosehead Records)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the rat face of Kyle Valade:
Nervous Talk’s self-titled tape is a violent daydream on a Friday afternoon. Listening at work, you’ll have no choice but to play some ferocious air drums while the guitar player throws in tastefully flashy touches all over the place. There’s some 60’s and 70’s ground up and thrown into the mix, but you’ll find yourself pining for going from show to show down Hastings. Walking late through the Downtown Eastside with its concrete, rats, and shipping containers, intersecting with pals you only see at shows, heading outside between bands, and listening to the real thing.
De la face de rat de Kyle Valade:
(Traduit par Sergio Calla)
La bande audio éponyme de Nervous Talk est une violente rêverie d’un vendredi après-midi. L’écoute au travail donne le gout de jouer sauvagement à la batterie invisible, alors que le guitariste démontre avec vigueur, son gout « tape à l’œil » charmant. Le mélange des années 60 et 70, donne envie de faire la tournée des spectacles le long du boulevard Hastings. Se promener tard à l’est d’un centre-ville tout en béton, les rats et les conteneurs d’expédition, croisant des copains que vous ne voyez que pendant l’entracte des shows tout en écoutant ce qui est authentique.
New Canadiana :: Téléphone Maison – Translucidopathe

- Téléphone Maison
- Translucidopathe
- (Port Vanderlay)
- Montréal, QC
- ::web/sounds::
From the tired mind of Piper Curtis:
Feeling: Incomplete.
Moving through a smoky hallway, loose green fabrics draped from the walls and ceiling. Wires sparking.
Dancing formlessly in this peculiar space. Move with me, see through me. Here we are transient.
Missing: Nothing.
De l’esprit fatigué de Piper Curtis:
(Traduit par Julie Mayer)
Sentiment d’inachevé
Se déplacer le long d’un couloir enfumé, des tissus verts et lâches pendent des murs et du plafond. Des câbles font des étincelles.
Danser de manière abstraite dans cet espace singulier. Bougez avec moi, voyez à travers moi. Ici, nous sommes éphémères.
Ce qui manque : Rien
New Canadiana :: Sister Blanche – When a Drug Becomes a Cult
- Sister Blanche
- When a Drug Becomes a Cult
- (Gary Cassettes)
- Victoria/Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the gnawed appendages of Piper Curtis:
Wandering through a witchy haze, feet not quite touching the ground. Waves of discontent fill the air. Feeling intensely lovely, calm amongst unrest and agitation. There is a dissonance between us and this fuzzy dreamscape.
Static, moving all around. Witches watch through a shroud of fog. Dusk descended before we awoke here and remains, permeating.
Par les appendices rognés de Piper Curtis:
(Traduit par la scansion sabbatique de Benoit Arcand)
Errance dans une brume de sabbat, les pieds pas tout à fait au sol. Des ondes de discorde emplissent l’atmosphère. Le sentiment d’être ardemment aimable et posé dans ce tumulte, ce trouble. Il y a dissonance entre nous et ce paysage onirique flou.
La statique fluctuant tout autour. Des sorcières guettent à travers des linceuls de brouillard. Le crépuscule tombe avant que nous nous réveillions, et demeure, prégnant.
New Canadiana :: Brandon DeVries – Self-Titled
- Brandon DeVries
- Self-Titled
- (Self-Released)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the many couches of Eva Jane:
For a short sweet 12.1 minutes you get to join Brendan DeVries in their bedroom. The intimacy they have with their lyrics provides you with the sense that you’re not in the room with them, but sitting outside, leaning against the wall by the door frame, listening in. And one gains an understanding that this is what they intended. They carry the light and delicate parts of an ethereal touch throughout this self titled album, bringing normal terrestrial business (such as in “Peach Pit” and “Shower Song”) a little higher. Another good folk sharing their individual, natural feedback.
Des nombreux divans d’ Eva Jane:
(Traduit par Diane Beaupré)
Pendant 12,1 brèves et charmantes minutes, vous avez le privilège d’être avec Brendan DeVries dans sa chambre. L’intimité qu’elli partage avec les paroles vous donne l’impression que nous n’êtes pas dans la pièce avec sol, mais assis contre la porte à l’extérieur de la chambre. Et vous réalisez que c’est ce qu’elli souhaitait. Elli donne à tout l’album éponyme une impression aérienne composée de parties légères et délicates, qui emporte les préoccupations terre-à-terre un peu plus haut (comme dans les morceaux “Peach Pit” et “Shower Song”). Un autre bon personne qui exprime ses propres opinions au naturel.
New Canadiana :: Nighttime – Summer EP
- Nighttime
- Summer EP
- (Self-Released)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the summer haze of Laura Stanley:
Summer Sadness is a common affliction. Under the long shadows of July, idleness leaves too much room for thought and anxiety. In peeling, blistered skin, the heat of August is suffocating. After eyes spend too long on parts exposed, time passes in recovery. The romance of the season finally burns out when freshets of autumn wind revive and sing farewell to misery.
Des brumes d’été de Laura Stanley:
(Traduit par l’audace citronnée de Marie-Pier Chevrier)
La tristesse estivale est une affliction commune. Sous les ombres longues de juillet, l’oisiveté laisse trop de place à la réflexion et l’anxiété. Les ampoules font lever la peau; la chaleur d’août est suffocante. Après que les yeux aient trop regardé les parties exposées, le temps passe en convalescence. La romance de la saison s’éteint finalement lorsque les crues venteuses d’automne reviennent et chantent adieu à la misère.
