Tag: bruised tongue

New Canadiana :: The Yips / Organ Eyes – Split

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Winter’s gone and colour’s returned. Bleary-eyed yet bushy-tailed, people snow-crushed souls wake from hibernation and stumble from basement apartments onto clear, sunny sidewalks. Children spout popcorn refrains from recent blockbusters, as radio melodies float from passing cars to rest in pedestrians’ ear canals. As bright days fade to humid nights, idle hooks from Centretown streets plants dreams of festivals and patio parties in residents’ slumbering subconscious.

L’hiver est parti, les couleurs reviennent. Les yeux bouffis, mais pleins d’énergie, les âmes des gens écrasées sous le poids de la neige sortent de l’hibernation des sous-sols et émergent sur les trottoirs dégagés et ensoleillés. Tandis que les chansons des radios des voitures qui passent se posent dans les canaux des oreilles des passants, les enfants chantent les refrains entraînants des récents succès. Alors que les journées illuminées se transforment en soirées humides, l’oisiveté s’accroche aux plantes du centre-ville qui rêvent de festivals et de partys sur le patio de résidents endormis béatement.

The Yips – Let Go

Organ Eyes – Expectations

New Canadiana :: Richard Ritalin & Racism – Witch Hunter Blues

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Richard Ritalin & Racism’s fifteen-minute release sweeps you into twisted and tortured far away lands. Through cheeky rhymes and catchy chants, Richard’s matter-of-fact talk-singing spins tall and horrible tales peopled with colourful and macabre characters. RR&R’s fantastical tales of turpitude are indelible. Their rhythm and rhyme are just as haunting as the stories themselves. Do not be surprised when you find yourself involuntarily chanting the depraved and witty lyrics of Witch Hunter Blues.

La sortie de l’album de Richard Ritalin & Racism – d’une quinzaine de minutes – vous emporte dans une contrée éloignée, tordue et torturée. La conversation chantée et terre-à-terre de Richard relate des contes horribles peuplés de personnages colorés et macabres, en utilisant des rythmes insolents et des chants accrocheurs. Les récits de RR&R remplis de turpitudes sont ineffaçables. Leurs rythmes ainsi que leurs rimes sont aussi obsédants que les histoires elles-mêmes. Ne soyez pas surpris si vous constatez que vous psalmodiez involontairement les paroles perverses et pleines d’esprit de Witch Hunter Blues.

Richard Ritalin & Racism – Marauding Monster

Richard Ritalin & Racism – Witch Hunter Blues

New Canadiana :: Moon – Moon

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In 1969 humankind visited the moon. In 2015 moon visited humankind. It brought the following gifts: 1) Ege Bamyasi-ish psych, hovering above a heavy, post-punk ground. 2) Flute, organ and harmonies swimming, over a laid back, deadpan lead. 3) A head full of stunning winter reverie. 4) The comely reconciliation of vintage and avant garde. These offerings, and more are broadcast through nine haligonian hymns, assembled onto cassette and disseminated across the land via bruised tongue – Ottawa’s curator of the bold, beautiful, and bizarre.

En 1969, l’humanité a posé le pied sur la lune. En 2015, la lune lui rend la pareille et elle apporte des cadeaux : 1) du psych à la Ege Bamyasi planant sur un lourd sol de post-punk. 2) Une flute, un orgue et des harmonies qui dansent devant une voix détendue et impassible. 3) Une tête remplie d’éblouissantes rêveries hivernales. 4) La magnifique réconciliation entre rétro et avant-garde. Ces offrandes et d’autres encore sont diffusées en neuf hymnes haligoniens sur une cassette et disséminée sur Terre par le biais de bruised tongue – conservateur ottavien de l’audacieux, du beau et du bizarre.

Moon – One Thousand Shocks

Moon – Stained Glass

New Canadiana :: Ultrathin – Untitled

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Ultrathin’s long overdue long-play slab rides the Megabus red line to the edge of juvenalia. Setting phasers on scum, the rangy trio crank out raw powered loboto-thud of the highest order. Toss a brick through the window and snatch your copy at all costs.

Le long-jeu tant attendu de Ultrathin prend finalement la ligne rouge de Megabus jusqu’aux frontières de la juvénilité. Réglant les phasers à salopards, la force brute du trio errant produit un loboto-bruit de premier ordre. Il te faut absolument une copie, quitte à lancer une brique dans une vitrine.

Ultrathin – In My Mind

Ultrathin – White Walls

New Canadiana :: The Yips – Air Loom

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Ouija words spill across distorted distances. Sound waves imbued with garage spirits that once stood so still now force their way through the parapets that keep their potential energy at bay. Air Loom is a staggering edifice of sound; a source of the waves that emanates from the eye of the storm , intorting its breath to the point of becoming the heavy dissonance that turns calm to clamour; ‘yeah yeah yeahs’ that reverberate across the northernly compass.

Des mots de Ouija s’étendent sur un horizon déformé. Des vagues de son imprégnées d’esprits de garage, qui jadis restaient si immobiles, essayent de défoncer les garde-fous tenant à distance leur énergie potentielle. Air Loom est un édifice de son vertigineux; c’est la source de ces vagues qui émanent de l’œil de la tempête en tordant sa respiration intérieure, au point de devenir une lourde dissonance changeant le calme en cacophonie. Les « yeah yeah yeah » se répercutent à travers l’étendue nordique.


The Yips – Repeater


The Yips – Submariner

New Canadiana :: Bonnie Doon – An Affair to Imagine

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Bruised Tongue slams another release out of the park with distorted, two bass glam-punk tape sounds from Bonnie Doon. The band immortalizes cheap slice Ottawa eatery Pizza Shark and the hot dinosaur who earns a living at the record store. They do this with vocals that are like some kind of insane Monster Mash/Bikini Kill Frankenstein monster. These Ottawa toughs crack wise sharper than anybody else.

C’est une autre garnotte étampée Bruised Tongue qui s’ébroue ici au-delà des palissades du champ gauche. Toutes basses glam-punk distordues brandies, Bonnie Doon rend au passage un térébrant hommage aux peu chères pointes de chez Pizza Shark et à ce dinosaur qui trime chez le disquaire, et tout ça sur des airs qui tiennent de l’hybridation démente de Monster Mash et de Bikini Kill. Ces durs à cuire ottaviens raillent plus profondément que les concurrents.


Bonnie Doon – Pizza Shark


Bonnie Doon – Hot Dinosaur

New Canadiana :: Various Artists – Afterburners Vol. 4

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The fourth instalment of Bruised Tongue’s post-Ottawa Explosion comp kicks off with a phone call from The Yips: Can you do dinner tonight at an inter-provincial, all-you-can-listen buffet of sonic delicacies? Call the sitter and clear your schedule, it’s time to sip dandelion homebrew with Boyhood and sample wild game with Mark Alexander McIntyre. Look over there in the corner! Neck’s eating mashed potatoes with their hands down their pants while Bonnie Doon devour $2 slices. It’s time to pay, but the price is free – my compliments to the chef.

Le quatrième tome de la compé post-Ottawa Explosion de Bruised Tongue commence avec un appel téléphonique de The Yips: Pouvez-vous vous occuper du souper ce soir, à un fin buffet sonique à volonté interprovincial? Appelez la gardienne et libérez-vous, c’est le temps d’aller siroter de la liqueur de pissenlit artisanale avec Boyhood et de déguster du gibier sauvage avec Mark Alexander McIntyre. Mais regardez qui est dans le coin! Neck se gavent de patates pilées les mains dans les pantalons tandis que Bonnie Doon dévorent des pointes à 2$. Il est venu le temps de payer l’addition, un gros GRATUIT est inscrit à la place du montant final; mes compliments au chef.


Organ Eyes – Sunnyday Jaguar


Mouth Killer – Killer Diller


Astral Gunk – Antilove

New Canadiana :: The Pink Noise – Wave

The Pink Noise - Wave

Experimental garage/fuzz/new wave outfit The Pink Noise have come a-knocking with their new album Wave, and you’ll want to answer the door. It’s gunshots in opium dens, where keyboards buzz and drums swagger. Cuts like “Shit Talk” and “Dear Gods of Slapstick” hang out in your brain and paint tube-fuzz garage graffiti on the walls shaped like vintage guitar echo. “Lurid Future” bubbles over with pure, melodic doom. The songwriting is all at once a fantastic, cohesive mess that spikes serotonin levels and dilates pupils. If they’re putting something funny in that Montreal water, we’ll take a big gulp.

Pink Noise, le groupe de garage/fuzz/new wave expérimental, sont à la porte avec Wave, leur nouvel album, et vous voudrez certainement les laisser entrer. Ce sont des coups de feu retentissant dans des fumeries d’opium où les claviers bourdonnent et où les tambours se laissent aller. Des morceaux comme « Shit Talk » et « Dear Gods of Slapstick » vous restent en tête en éclaboussant les murs de leur peinture bourdonnante, les couvrant de graffiti de garage qui représentent l’écho de guitare classique. « Lurid Future » bouillonne d’une ruine pure et mélodique. La composition est à la fois un capharnaüm cohésif et fantastique qui déclenche une montée des niveaux de sérotonine et qui dilate les pupilles. Si c’est l’effet de quelque chose de bizarre qu’ils répandent dans l’eau de Montréal, nous en prendrons volontiers une bonne gorgée.


The Pink Noise – Dear Gods of Slapstick


The Pink Noise – Lurid Future

New Canadiana :: Roberta Bondar – Caustic

Roberta Bondar - Caustic

Two EPs in, Roberta Bondar have already fused nimble noise-rock with an experimental edge. Their latest, Caustic, grinds alt-rock and shoegaze into a sludgy pulp. “Children” opens with a string section that makes Bernard Hermann sound as serene as Brian Eno and features a repeated, mantra-like chorus. “Palm Bay” skids to a near-halt before rising from the dead midway through. The title track feels like a midnight trip through the Greenbelt on peyote. Caustic may slow down Roberta Bondar’s sound, but damn if it won’t stop your heart as well.

À peine deux albums de faits, et Roberta Bondar ont déjà fusionné le noise rock vif et la marge expérimentale. Leur plus récente sortie, Caustic, réduit du rock alternatif et du shoegaze en un amas boueux. Les cordes du premier morceau « Children » donnent à Bernard Hermann une apparence aussi sereine que Brian Eno; sans parler du refrain répété comme un mantra. « Palm Bay » dérape jusqu’à un arrêt presque complet, puis revient d’entre les morts à mi-chemin. La chanson « Caustic » est comme une excursion nocturne dans la ceinture verte sous l’influence de peyotl. Cet album ralentit peut-être le son de Roberta Bondar, mais il va clairement ralentir votre cœur aussi.


Roberta Bondar – Children


Roberta Bondar – Caustic

New Canadiana :: Tropical Dripps – Is Cool Dude

Tropical Dripps - Is Cool Dude

Bred in the basement. Reared on crazy. Tropical Dripps come on like snot-nosed gunslingers barreling straight into the abyss. The malformed music of Is Cool Dude is low on fidelity but high on everything else. Opener “Orbit” blasts the tape wide open with stabs of squealing guitars and an oppressive dual vocal attack. “Isolation” rides a twisted tropicalia riff before galloping across high lonesome verses and ring-modulated surf solos. The tape’s third song “Cowboys” extends the swirling mix of surf, punk and western sounds as well as bolstering lyrical themes found throughout the album:

I met a cowboy / he had no words

He gave me the best advice / I ever heard

Lyrically, Is Cool Dude presents a type of exuberant existentialism; One that posits that the seeking of any real meaning, or, ahem, “truth” in this world is a pursuit of vanity. Rather than wallowing in meaninglessness, the Tropical Dripps rejoice. Closer “We Are All Going Away” pulses exuberantly, repeating the song’s title until what is first perceived as an uncomfortable truth mutates into a comforting mantra-like slogan: “Don’t worry… is cool dude.”

Conçu au sous-sol. Entretenu dans la folie. Les Tropical Dripps font leur entrée avec l’intensité d’une bande de caïds mal-léchés fonçant à toute vitesse vers l’abysse. La musique malformée de Is Cool Dude contient peu de fidélité, mais déborde de tout le reste. Le morceau d’entrée « Orbit » explose avec des braillements de guitare ainsi qu’une attaque à double voix des plus agressantes. « Isolation » chevauche un riff tropicálien tordu avant de galoper à travers des vers solitaires et des solos de surf modulés en anneau. « Cowboys », la troisième chanson, continue dans la même graine de musique surf, punk et western et contient un bel exemple du genre de paroles encourageantes qu’on retrouve dans le reste de l’album :

I met a cowboy / he had no words

He gave me the best advice / I ever heard

Lyriquement parlant, Is Cool Dude présente un type d’existentialisme exubérant qui suggère que la recherche de tout sens ou, hum, « vérité » en ce bas monde est un acte motivé par la vanité. Au lieu de se morfondre dans l’insignifiance, les Tropical Dripps s’y exultent. Avec chaque répétition de ce passage résonnant avec exubérance, « We Are All Going Away », ce qui est d’abord perçu comme une vérité troublante se transforme en un slogan mantraesque réconfortant : « Don’t worry… is cool dude » (T’inquiètes pas man… tout baigne).

Tropical Dripps – Isolation

Tropical Dripps – Cowboys